Quatre personnes en état d’arrestation et une jeune fille déférée devant un juge des mineurs : les explications du parquet

À la suite des informations publiées sur certains réseaux sociaux concernant les motivations de l’enquête et de la poursuite visant cinq personnes pour leur implication présumée dans des actes criminels punis par la loi, le parquet a décidé, le 1ᵉʳ mars, de poursuivre quatre individus en état d’arrestation et de déférer une jeune fille devant le juge des mineurs, qui a décidé de la placer dans un centre de protection de l’enfance, indique le tribunal correctionnel de première instance de Casablanca, dans un communiqué.

Les cinq mis en cause sont poursuivis pour complicité d’outrage à une instance constitutionnelle et à un corps organisé, de diffusion et de publication d’allégations et de faits mensongers dans le but de porter atteinte à la vie privée des personnes et de les diffamer, ainsi que de délit de menaces. Le cinquième prévenu est poursuivi également pour outrage à un avocat dans l’exercice de ses fonctions, ajoute le communiqué.

Ces poursuites judiciaires ont été déclenchées après que l’enquête préliminaire, confiée par ce parquet à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à la suite d’une plainte déposée par une femme victime de diffamation et de menaces via un numéro de téléphone, a révélé que les suspects avaient commis des actes relevant de la complicité de crimes de diffamation, d’injure, d’outrage et de menace, d’autant que certains des prévenus ont perçu des sommes d’argent issues de ces actes criminels.

L’enquête préliminaire, appuyée par les expertises et réquisitions réalisées, a révélé aussi que c’est la mineure poursuivie dans cette affaire qui avait acheté et fourni les cartes SIM ayant servi à commettre les actes de diffamation, d’extorsion et de menaces de la part du suspect principal, avec lequel elle a des liens de parenté, et qui se trouve actuellement en état de fuite à l’étranger.

Concernant les développements de cette affaire, le Procureur du Roi souligne que l’enquête préliminaire se poursuit avec d’autres individus, placés actuellement en garde à vue dans les locaux de la BNPJ à Casablanca, pour leur implication présumée dans la commission de ces actes criminels.

Najib El Jirari (Dimagaz) vs Babour Sghir et M’fadel El Halaissi : l’affaire mise en délibéré

Le tribunal correctionnel de Aïn Sebaâ a décidé, le jeudi 24 octobre, de fixer la date du prononcé du jugement au 31 du même mois. Cette affaire, dont le dénouement est proche, porte sur des accusations d’escroquerie adressées à Babour Sghir par Najib El Jirari, patron de Dimagaz.

M’fadel El Halaissi, directeur général commercial chargé des entreprises chez Bank of Africa, est également poursuivi dans cette affaire.

Ce procès a démarré en décembre 2023, à la suite d’une plainte déposée par Najib El Jirari qui reproche à l’ancien député de l’Union constitutionnelle (UC) Babour Sghir de lui avoir soutiré des sommes importantes en contrepartie de promesses fallacieuses, une histoire d’intermédiation auprès de connaissances bancaires pour obtenir des crédits au profit de sa société de distribution de gaz.

Les trois hommes sont actuellement en détention dans le cadre d’affaires distinctes. Du côté du plaignant, c’est pour une affaire de chèque sans provision qu’il purge une sentence de cinq ans. Tandis que les deux autres accusés ont récemment été condamnés à des peines privatives de liberté dans une affaire d’escroquerie (cinq ans de prison pour Babour Sghir et six ans de prison ferme pour M’fadel El Halaissi).

À noter que Babour Sghir est condamné à de la prison ferme dans le cadre d’autres affaires, tandis que certains procès en appel sont toujours en cours.