Tunnel de Gibraltar : la SNED veut déployer trois sismomètres pour cartographier la zone sous-marine

Dans le cadre du projet du tunnel de Gibraltar, la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED) recherche un prestataire à l’international pour l’acquisition et la maintenance de trois sismomètres de fond de mer, connus sous l’acronyme anglais OBS (Ocean Bottom Seismometer).

Ces équipements portables de haute technologie assureront la surveillance sismotectonique sur la rive sud du détroit. L’opération bénéficiera d’un budget prévisionnel de 3,9 millions de DH.

De l’autre côté de la Méditerranée, quatre sismomètres ont été loués en novembre 2024 pour des opérations du même type. Le contrat avait été attribué à l’entreprise Tekpam Ingeniería, basée à Guadarrama (Madrid), spécialisée dans les services de sismologie et de télécommunications.

Un projet « stratégique »

Pour l’instant, deux points du littoral espagnol sont envisagés comme possibles terminaux d’accès au tunnel : les environs d’Algésiras, avec sa connexion ferroviaire et son port d’intérêt stratégique, et la côte proche de Tarifa, la ville la plus méridionale d’Europe. De l’autre côté du détroit, le tracé se dirige vers les environs de Tanger.

L’option privilégiée depuis des années envisage une connexion de 38,5 kilomètres, dont 27,7 km sous-marins, au moyen de deux tunnels ferroviaires creusés sous le fond marin, dans une zone à haute complexité géologique en raison de la présence de flyschs et d’une activité sismique.

Bien que les premières études du tunnel datent des années quatre-vingt, l’initiative a pris un nouvel élan avec l’amélioration des relations bilatérales entre l’Espagne et le Maroc, après la visite du président Pedro Sánchez à Rabat en avril 2022. Lors de la réunion de haut niveau tenue en 2023, la ministre de l’époque, Raquel Sánchez, avait qualifié le projet de « stratégique » pour les deux pays.

Il s’agit d’une infrastructure qui s’inscrit dans la vision de faire du détroit un axe prioritaire du corridor euro-méditerranéen, connectant les réseaux de transport européens avec l’Afrique du Nord et au-delà. Cette dimension géopolitique a conduit le gouvernement espagnol à commander des études supplémentaires.

L’un des modèles dont s’inspire le projet est l’Eurotunnel, qui relie la France et le Royaume-Uni, construit dans les années quatre-vingt sous la Manche. Cette infrastructure, gérée par une société privée avec participation d’entreprises, est un précédent technique et financier clé pour la connexion entre l’Europe et l’Afrique.

L’Espagne réduit le budget alloué aux études de faisabilité du tunnel de Gibraltar

Selon le portail des marchés publics espagnols, le montant alloué aux études de faisabilité du tunnel de Gibraltar, qui seront réalisées par l’entreprise publique Ineco, s’élève désormais à seulement 1,6 million d’euros (17 millions de DH), contre les 2,4 millions d’euros (24,8 millions de DH) prévus initialement, rapporte le média espagnol Europa Sur.

L’étude comprend l’analyse physique, fonctionnelle et financière du projet, poursuit la même source. « Cela implique d’évaluer la faisabilité de creuser le sous-sol marin, de projeter la demande de trafic de passagers et de marchandises, et d’étudier différents scénarios de retour économique ».

Pour l’instant, deux points du littoral espagnol sont envisagés comme possibles terminaux d’accès au tunnel : les environs d’Algésiras, avec sa connexion ferroviaire et son port d’intérêt stratégique, et la côte proche de Tarifa, la ville la plus méridionale d’Europe. De l’autre côté du détroit, le tracé se dirigerait vers les environs de Tanger.

L’option privilégiée depuis des années envisage une connexion de 38,5 kilomètres, dont 27,7 km sous-marins, au moyen de deux tunnels ferroviaires creusés sous le fond marin, dans une zone à haute complexité géologique en raison de la présence de flyschs et d’une activité sismique.

C’est pourquoi le projet est soumis à une révision approfondie, avec la collaboration de Herrenknecht, entreprise allemande leader mondial des machines tunnelières, qui analyse la faisabilité technique du tracé, notamment dans sa section la plus critique : le Seuil de Camarinal, où un creusement complexe par TBM (Tunnel Boring Machines-Tunneliers) est prévu. « Ce rapport devra être prêt en juin 2025 », ajoute le média espagnol.

Bien que les premières études du tunnel datent des années quatre-vingt, l’initiative a pris un nouvel élan avec l’amélioration des relations bilatérales entre l’Espagne et le Maroc, après la visite du président Pedro Sánchez à Rabat en avril 2022. Lors de la réunion de haut niveau tenue en 2023, la ministre de l’époque, Raquel Sánchez, avait qualifié le projet de « stratégique » pour les deux pays.

Il s’agit d’une infrastructure qui s’inscrit dans la vision de faire du détroit un axe prioritaire du corridor euro-méditerranéen, connectant les réseaux de transport européens avec l’Afrique du Nord et au-delà. Cette dimension géopolitique a conduit le gouvernement espagnol à commander des études supplémentaires.

En novembre 2024, la location de quatre sismomètres pour plus de 480.000 euros a été effectuée pour poursuivre l’analyse du fond marin. Le contrat avait été attribué à l’entreprise Tekpam Ingeniería, basée à Guadarrama (Madrid), spécialisée dans les services de sismologie et de télécommunications.

Un Eurotunnel hispano-marocain ?

L’un des modèles dont s’inspire le projet est l’Eurotunnel, qui relie la France et le Royaume-Uni, construit dans les années quatre-vingt sous la Manche. Cette infrastructure, gérée par une société privée avec participation d’entreprises, est un précédent technique et financier clé pour la connexion entre l’Europe et l’Afrique.

En ce sens, l’étude d’Ineco comprend également une évaluation de la rentabilité financière, qui sera élaborée à partir de projections de revenus provenant des redevances ferroviaires, des paiements pour services logistiques, des revenus des activités commerciales dans les terminaux et des activités complémentaires comme l’interconnexion électrique ou la fibre optique. L’objectif est de déterminer si l’infrastructure peut être rentable en combinant ressources publiques, financement européen et participation privée.

Tunnel de Gibraltar : le Maroc et l’Espagne renforcent leur partenariat en matière de numérisation et d’ingénierie

La signature de ces deux conventions a eu lieu à l’occasion de la visite d’une délégation marocaine conduite par le président de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED), Abdelkbir Zahoud, au cours de laquelle des réunions des groupes techniques ont été tenues entre les experts des deux pays.

Lors de ces rencontres présidées du côté espagnol par le président exécutif de la Société d’études pour la communication fixe à travers le Détroit de Gibraltar (SECEGSA), José Luis Goberna Caride, l’accent a été mis sur la question de la numérisation des documents, le futur système de management des données ainsi que sur l’ingénierie du projet de liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar.

A cette occasion, la directrice générale du Centre espagnol d’études et d’expérimentation des travaux publics (CEDEX), Áurea Perucho Martínez, et le directeur général du Laboratoire public d’essais et d’études, Hamou Bensaadout, ont signé une convention de partenariat portant sur les études dans les domaines des routes, de l’ingénierie des sols et des roches, ferroviaire et du transport, ainsi que sur les secteurs de l’eau, de la sécurité routière, de l’environnement.

La deuxième convention a été signée entre l’Ecole technique supérieure des ingénieurs des routes, canaux et ports, relevant de l’université polytechnique de Madrid, représentée par son directeur général, José Miguel Atienza Riera, et l’Ecole Hassania des travaux publics (EHTP), représentée par son directeur, Jaouad Boutahar.

Cette convention constitue le début d’une coopération entre les deux écoles dans les domaines de l’enseignement, des stages et de la recherche scientifique.

Cette visite ainsi que la signature des deux conventions s’inscrivent dans le cadre du programme d’échange entre la SNED et la SECEGSA, visant à renforcer la synergie autour du projet entre les deux sociétés d’une part et également entre toutes les composantes de l’écosystème intervenant dans le projet de part et d’autre, et ce conformément aux décisions prises lors de la réunion du Comité mixte hispano-marocain pour la liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar qui a tenu sa 43e session, le 10 avril 2023.

(Avec MAP)

Tunnel de Gibraltar : location avec option d’achat de 4 sismomètres de fond marin

Selon le journal ibérique Vozpopuli, l’Agence espagnole des études pour la communication fixe à travers le détroit de Gibraltar (SECEGSA) vient de signer un contrat de 486.420 euros (5,1 millions de DH) pour la location avec option d’achat de quatre sismomètres de fond marin, capables de se positionner jusqu’à 6.000 mètres de profondeur et de fonctionner pendant une durée de 6 à 24 mois.

Ce dispositif de mesure marque une importante reprise des études sismiques dans cette zone stratégique, où la dernière analyse, menée en 2014 par la professeure Elisa Buforn de l’Université Complutense de Madrid, avait révélé un risque de séismes de magnitude supérieure à 4 sur l’échelle de Richter et à des profondeurs dépassant 40 kilomètres.

Dans le cadre de ce nouveau dispositif, l’Institut Royal et Observatoire de la Marine espagnole sera responsable de la vérification et de la supervision des appareils durant les six premiers mois d’utilisation, afin de s’assurer de leur bon fonctionnement avant leur acquisition définitive.

Le projet bénéficie également d’un soutien scientifique significatif de la part du United States Geological Survey (USGS). Un protocole d’accord a été signé le 3 novembre 2023 entre SECEGSA et l’USGS, dans l’objectif de renforcer l’analyse des données géophysiques du détroit de Gibraltar. À cette fin, SECEGSA a alloué un budget de 178.915 euros (1,8 million DH) à l’USGS pour couvrir la première phase des prestations qui devrait se prolonger tout au long de l’année 2024.

Les géologues et experts américains contribueront à analyser l’environnement géologique complexe du détroit, offrant des informations cruciales pour les études de faisabilité du projet de tunnel.

L’entreprise publique espagnole Ineco, quant à elle, a été mandatée pour mettre à jour les études initiales réalisées en 2007 par une équipe internationale d’ingénierie. Ineco est chargée de préparer un nouveau projet de faisabilité du tunnel d’ici la mi-2026, en intégrant des financements européens, notamment les fonds Next Generation, pour soutenir les études de sécurité, d’ingénierie, et de viabilité financière.

Parallèlement, plusieurs institutions et entreprises partenaires se mobilisent à l’image de l’entreprise marocaine Ingema, le suisse Lombardi, l’espagnol Typsa, et l’italien Geodata, témoignant de la dimension internationale de cet ambitieux projet.

Ce nouveau plan doit répondre aux normes de sécurité les plus strictes, proposer des alternatives de construction viables et fournir une estimation budgétaire complète pour la réalisation des travaux, aussi bien du côté marocain qu’espagnol. Si elle se concrétise, la liaison sous-marine pourrait représenter une avancée géostratégique majeure, consolidant les connexions entre l’Europe et l’Afrique et ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de développement transcontinental.

https://medias24.com/2024/09/18/tunnel-de-gibraltar-lespagne-lance-des-etudes-sismiques/

Tunnel de Gibraltar : l’Espagne lance des études sismiques

La Société espagnole d’études pour la communication fixe à travers le Détroit de Gibraltar SA (Secegsa) mènera une campagne de recherche sismotectonique pour faire progresser les études en vue de la construction du tunnel de Gibraltar qui reliera l’Espagne au Maroc, apprend-on de source médiatique espagnole.

À cette fin, Secegsa a lancé un appel d’offres pour la location, avec option d’achat, de quatre sismomètres de fond marin (OBS, Ocean Bottom Seismometer) dans le cadre de la campagne « Capitaine de Navire Manuel Catalán Morollón », développée par la section de géophysique de l’Observatoire royal de la marine (ROA) pendant six mois. Le contrat est évalué à 487.872 euros, selon les mêmes sources.

Ces dernières années, le gouvernement marocain a relancé l’activité de la société SNED (Société nationale d’études du Détroit de Gibraltar) qui est chargée d’étudier la liaison entre les deux pays via un tunnel.

La nomination d’un directeur à la tête de la Sned en novembre 2022 et l’annonce, un mois plus tôt, d’une dotation de 750.000 euros accordée par le gouvernement espagnol au profit de la liaison fixe ont été les premiers signaux de la réactivation de ce projet.

En 2023, lors de la 43e Réunion du comité mixte hispano-marocain, un mémorandum d’entente a été signé entre les deux parties, réaffirmant leur engagement de « relancer et actualiser le projet de liaison fixe à travers le détroit de Gibraltar ». Le comité a demandé à Secegsa et à la SNED de présenter une nouvelle stratégie générale et un plan de travail détaillé pour les années 2023-2025.

En mars 2024, le ministre des Transports et de la Mobilité Durable, Óscar Puente, a exprimé aux ministres marocains des Transports et de la Logistique, Mohammed Abdeljalil, et de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, l’intérêt de l’Espagne pour ce projet de liaison fixe à travers le Détroit de Gibraltar, qualifié de « stratégique », et a invité à l’aborder lors de la prochaine réunion du Comité Mixte Hispano-Marocain.

Le gouvernement espagnol précise que l’objet social de Secegsa se limite à la réalisation des études, et non à des travaux de construction, ceux-ci devant être réalisés conjointement avec la SNED, créée en 1981. « Toute construction future nécessiterait un nouvel accord bilatéral avec le Maroc, conformément aux accords internationaux en vigueur », a-t-il déclaré en avril 2023.

Le tracé choisi, selon les études menées jusqu’à présent, serait de 42 kilomètres entre Punta Paloma, à Tarifa, et Punta Malabata, à 11 kilomètres à l’ouest de Tanger. Ce choix est motivé par le fait que la profondeur maximale de 300 mètres dans cette zone (elle est de 900 mètres dans l’option la plus courte, entre Punta Canales et Punta Cires, où la construction d’un tunnel est impossible), et la pente maximale de 3 %. Il y aurait deux tunnels à voie unique, de 7,9 mètres de diamètre, avec une galerie de service de 6 mètres de diamètre. Les trois tunnels seront reliés par des passages transversaux tous les 340 mètres, dont 100 dans la zone d’arrêt de sécurité.

Tunnel de Gibraltar : la SNED dément que les travaux de construction démarreront l’année prochaine

Le Mondial 2030, dont l’organisation se départagera entre le Maroc et ses deux voisins de l’autre rive (l’Espagne et le Portugal), rallume l’espoir chez beaucoup de gens quant à la finalisation du projet du tunnel de Gibraltar.

À telle enseigne qu’un calendrier des travaux a été récemment largement repris sur les réseaux sociaux et par certains médias. Selon les informations qui circulent, les travaux de construction de la liaison fixe Maroc-Espagne démarreraient l’année prochaine pour prendre fin d’ici cinq ans.

Une annonce complètement infondée d’après la SNED

Jointe par Médias24, la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED) explique que cette annonce de « source inconnue » est complètement « infondée ».

« Le maître d’ouvrage du projet de liaison fixe est le comité mixte maroco-espagnol intergouvernemental qui est le seul habilité à communiquer publiquement autour du projet. Ni la société d’études SNED au Maroc ni son homologue la SECEGSA en Espagne ne disposent d’une telle information », souligne la SNED.

« Le projet de liaison fixe, en phase d’étude de faisabilité, connaît en revanche une redynamisation grâce à la reprise des sessions du comité mixte permettant à terme les développements nécessaires à la visibilité de sa réalisation, du fait de son envergure et de sa complexité », ajoute-t-on de même source.

La SNED espère avoir une visibilité avant 2030

Peut-on espérer voir se concrétiser, tout de même, le projet du tunnel de Gibraltar d’ici la Coupe du monde 2030 ?

« Effectivement, le tunnel de Gibraltar vient directement à l’esprit dès que l’on évoque le Mondial 2030. Il y a une dynamique dans ce sens qui est installée. Nous espérons bien avoir une visibilité avant 2030, c’est sûr. Nous sommes optimistes« , soutenait la SNED dans un article précédent.

« Il est important de retenir que c’est un projet plus que sérieux ! Le projet est régulièrement sur les agendas de l’Union européenne et de l’Union africaine. Ces agendas de schémas directeurs prospectent un horizon qui est à définir en fonction des études, de la volonté des Etats et d’autres paramètres. Nous pouvons néanmoins affirmer que nous envisageons de réaliser ce projet dans des délais acceptables, étudiés, et qui correspondent à des projets d’envergure similaire, dans des délais qui seront définis par les études en cours », ajoutait-elle.

Nous rappelons que le comité mixte hispano-marocain tiendra une réunion fin mai prochain, afin d’élaborer une feuille de route pour l’évaluation des études réalisées à cet effet et de finaliser la conception de ce projet stratégique. Cette réunion permettra de valider le plan de travail 2023-2025, qui inclura, aux côtés de la stratégie globale qui sera approuvée à la même occasion, l’analyse de la faisabilité de la construction d’une galerie de reconnaissance pour identifier les caractéristiques géo-mécaniques.

Les accords de coopération bilatérale maroco-espagnole de 1980 et 1989 prévoient en effet que le comité mixte, composé en outre des présidents de la SNED et de la SECEGSA, et de quatre à cinq membres désignés par les gouvernements marocain et espagnol, se réunisse deux fois par an. La SNED et la SECEGSA chapeautent le volet technique du projet. Les deux sociétés sont chargées de la réalisation des études de faisabilité technique de la liaison fixe dans le détroit de Gibraltar.

Un tunnel ferroviaire creusé sous le sol marin

Différents champs d’investigation et des approches multiples (connaissances géologiques, océanographiques, sismiques, études d’ingénierie, données socioéconomiques) ont été pris en considération afin de réaliser des études pour déterminer l’implantation de la future liaison à travers le détroit de Gibraltar.

Des études préliminaires conduites par les deux sociétés étatiques ont permis de retenir, en 1995, le projet d’un tunnel ferroviaire creusé sous le sol marin pour relier le Maroc et l’Espagne, écartant ainsi les autres options examinées telles que le pont sur appuis fixes, le pont sur appui flottant et le tunnel foré.

Le tunnel ferroviaire sous-marin a été choisi comme solution de base, eu égard à l’absence d’interférence avec la navigation maritime et de risques de collision, la compatibilité de la réalisation du projet par phases successives en fonction de l’évolution du trafic et l’efficacité des techniques de construction déjà connues et éprouvées.

Le choix du tracé, quant à lui, s’est porté sur le terrain situé entre Punta Paloma, sur la côte espagnole, et Ras Malabata, sur la côte marocaine. Il réunit en effet les meilleurs paramètres largeur-profondeur. Ce tracé s’étend sur une distance de 28 km et une profondeur maximum de 300 mètres. La distance la plus courte entre les deux continents est de 14 km environ, mais il s’avère que c’est également là que se trouvent les fonds les plus profonds, atteignant à certains endroits 900 mètres de profondeur.

Selon les dernières données relatives à l’ingénierie du projet, la longueur totale du tunnel sera de 38,7 km. La partie sous-marine atteindra quant à elle une longueur de 27,7 km.

Le tunnel sera composé de deux galeries à voie unique de 7,9 m de diamètre intérieur, ainsi que d’une galerie de service et de secours pressurisée, de 6 m de diamètre intérieur. Celle-ci sera centrée entre les deux galeries ferroviaires, communiquant avec elles par des voies d’accès transversales situées à intervalles réguliers, tous les 340 m.

Si le volume du trafic n’atteint pas les estimations préliminaires, la première phase de construction ne comprendra alors qu’un seul tunnel ferroviaire à voie unique qui sera exploité dans les deux sens.

Le Maroc et l’Espagne veulent accélérer le projet de tunnel de Gibraltar

Le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, s’est entretenu, lundi à Rabat, avec le ministre espagnol des Transports et de la mobilité durable, Oscar Puente Santiago, sur plusieurs projets de coopération.

Ces entretiens ont été l’occasion d’examiner les moyens de renforcer les relations bilatérales et d’élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre de projets d’envergure relatifs aux infrastructures et à la Coupe du monde de football 2030, qui sera co-organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, a affirmé Nizar Baraka dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre.

Les entretiens ont également porté sur le projet de liaison continentale entre le Maroc et l’Espagne, qui contribuera à la « consolidation des relations bilatérales distinguées, inscrites dans une dynamique avancée », a poursuivi le ministre. Il a dans ce sens évoqué la réunion du Comité mixte hispano-marocain, qui se tiendra fin mai prochain, afin d’élaborer une feuille de route pour l’évaluation des études réalisées à cet effet et de finaliser la conception de ce projet stratégique pour les deux pays, ainsi que pour les continents africain et européen.

Qualifiant cette rencontre de « fructueuse« , Oscar Puente Santiago a pour sa part indiqué que ces entretiens ont été l’occasion d’examiner divers projets dans le domaine des infrastructures, dont les réseaux ferroviaire et routier, les défis communs liés à l’organisation de la Coupe du monde de football 2030, ainsi que la coopération portuaire.

L’Espagne disposée à contribuer au développement du réseau ferroviaire marocain

L’Espagne est disposée à contribuer au développement du réseau ferroviaire marocain et à partager son expérience avec le Maroc dans ce domaine, a affirmé, lundi 4 mars, le ministre espagnol des Transports et de la mobilité durable, Oscar Puente Santiago, à l’issue d’une réunion de travail avec le ministre du Transport et de la logistique, Mohammed Abdeljalil.

« Le Maroc vient de lancer des projets de développement de son réseau ferroviaire et l’Espagne aspire à contribuer à ce chantier, eu égard à son expérience en la matière », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de cette réunion, exprimant la disposition de son pays à partager son expérience avec le Maroc dans le domaine du transport ferroviaire.

M. Puente Santiago a qualifié de « prioritaire et très importante » la relation de l’Espagne avec le Maroc, ajoutant que le Royaume représente une grande opportunité pour le développement de l’ensemble de la région, notamment pour l’Union européenne.

Il s’est dit « très impressionné par la dynamique de développement enclenchée au Maroc, pays voisin et frère ».

Pour sa part, M. Abdeljalil a souligné que cette visite représente une opportunité idoine pour aborder des questions d’intérêt commun. « Les deux parties travailleront ensemble pour développer le réseau ferroviaire à grande vitesse au Maroc et examineront les perspectives de coopération dans ce secteur », a-t-il dit.

(Avec MAP)

Tunnel de Gibraltar : le siège de la SNED va faire peau neuve

Un nouveau signal en faveur de l’avancement du projet de réalisation du tunnel de Gibraltar. La Société générale des travaux du Maroc (SGTM) a été retenue pour la réalisation des travaux de réaménagement du siège de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED), pour une enveloppe de 3.889.098 DH, suite à un appel d’offres lancé par la direction régionale de Rabat-Salé-Kénitra de l’Agence nationale des équipements publics.

Les travaux consistent en les corps d’état suivants :

– Travaux de démolition, dépose, gros-œuvre et charpente métallique ;
– Étanchéité ;
– Revêtements ;
– Menuiserie bois ;
– Menuiserie aluminium ;
– Faux plafond et cloisons sèches ;
– Peinture ;
– Électricité courant fort-courant faible ;
– Plomberie sanitaire – protection contre incendie – climatisation.

La maîtrise d’œuvre est assurée par l’architecte Sifeddine Touzani. Novec assure les études techniques.

Le délai d’exécution est fixé à 3 mois.

La SNED est en charge, aux côtés de son homologue espagnole la SECEGSA, de la réalisation des plans de travail relatifs au projet du tunnel de Gibraltar, officiellement ressorti des oubliettes en avril 2023.

Après un hiatus de quatorze ans, le comité mixte hispano-marocain, organe de direction du projet du tunnel de Gibraltar, a tenu en avril dernier sa 43e réunion, donnant un coup d’impulsion aux études de ce projet de la plus haute importance géostratégique pour le Maroc et l’Espagne, dont Médias24 a antérieurement dévoilé les contours.

Jointe par nos soins, une source autorisée de la SNED nous avait affirmé que le projet affiche des avancées institutionnelles importantes. Une visibilité sur la réalisation du tunnel de Gibraltar est espérée, d’après notre source, avant 2030 ; année durant laquelle le Maroc accueillera conjointement, avec l’Espagne et le Portugal, le Mondial 2030.

Le projet du tunnel de Gibraltar reliant le Maroc à l’Espagne réactivé

Les signaux de la réactivation du projet se multipliaient depuis l’annonce d’une dotation de 750.000 euros accordée par le gouvernement espagnol et la nomination d’un directeur à la tête de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED).

« Nous allons donner une impulsion aux études du projet de liaison fixe du détroit de Gibraltar, lancé par les deux pays il y a quarante ans. Un projet stratégique pour l’Espagne et le Maroc, mais aussi pour l’Europe et l’Afrique », a souligné le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, après avoir rencontré le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, et le ministre du Transport et de la logistique, Mohammed Abdeljalil, rapporte El País Economia.

La réactivation de ce mégaprojet, à la traîne depuis plus de quatre décennies, a été au cœur des entretiens des deux ministres marocains avec la ministre espagnole des Transports, des mobilités et des programmes urbains, Raquel Sánchez, en marge de la 12e Réunion de haut niveau (RNH) Maroc-Espagne.

Deux mémorandums d’entente 

« Sur le plan du transport maritime, les deux parties ont discuté des possibilités de développer le transport maritime au niveau du détroit de Gibraltar, et de renforcer la coopération entre les services de contrôle du transport maritime (VTS) des deux pays », fait savoir le ministère du Transport et de la logistique.

 

« Au cours de leur réunion, les deux ministres ont évoqué le développement de plusieurs projets conjoints dans les domaines de la liaison continentale entre les deux pays, notamment le projet de liaison fixe à travers le détroit de Gibraltar, le renforcement de la coopération conjointe dans le secteur portuaire et celui des infrastructures routières, en plus de l’approfondissement des discussions dans les domaines de la signalisation marine et de la préservation des aspects historiques et architecturales des phares », indique pour sa part le ministère de l’Equipement et de l’eau.

Ces entretiens se sont soldés par la signature de deux MoU entre les deux ministères marocains et le ministère espagnol des Transports, des mobilités et des programmes urbains : un mémorandum d’entente dans le domaine des infrastructures et un autre ayant trait au transport.

Le projet du tunnel de Gibraltar reliant les deux pays avait refait surface bien avant la 12e Réunion de haut niveau Maroc-Espagne. Le 13 octobre 2022, des médias espagnols avaient rapporté qu’une dotation de 750.000 euros avait été accordée par le gouvernement espagnol, dans le cadre de son Budget 2023, pour effectuer « le pas définitif » vers le début des travaux du tunnel reliant le Maroc à l’Espagne.

Selon les données qui nous avaient été communiqués antérieurement par l’ex-président de la Société nationale d’études du détroit de Gibraltar (SNED), en charge de la réalisation des plans de travail relatifs à l’Afrotunnel aux cotés de l’entreprise espagnole Secegsa, le mégaprojet prévoit, à l’horizon 2035, de transporter 9,6 millions de passagers et 6 millions de tonnes de marchandises.

 

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