UEMF: workshop sur la soutenabilité dans l’espace euro-méditerranéen

Ce workshop verra la participation de plusieurs chercheurs, experts, diplomates, chefs d’entreprises et des spécialistes de haut niveau du Maroc et de la région euro- méditerranéenne pour une séance de travail riche en débats et échanges fructueux.

Le concept de durabilité-soutenabilité s’est imposé comme un prérequis pour tout modèle de développement des Etats et des organisations. Les Objectifs de développement durable de l’ONU, l’accord de Paris et les différentes COP ont ancré dans les esprits la nécessité de transformer les modes de production et de consommation en adoptant des pratiques plus respectueuses de l’environnement, de la nature, de l’homme et des êtres vivants.

Dans la zone euro-méditerranéenne, le Maroc s’est particulièrement impliqué dans le défi du changement climatique (organisation de la COP22, mise en œuvre du méga projet de la centrale solaire de Ouarzazate, politique active de promotion des énergies renouvelables et stratégie nationale de développement durable) et dans le développement d’une coopération intense sur ce sujet, notamment au niveau africain.

C’est en tant que partisan de cette vision que l’UEMF a pris l’initiative d’organiser en collaboration avec l’Institut européen de la Méditerranée un workshop à Fès sur le thème de la « Soutenabilité: vers un nouveau paradigme de développement dans l’espace euro-méditerranéen ».

Dans ce cadre, diverses contributions allant des approches stratégiques du développement durable, de la transition énergétique de l’économie circulaire aux approches participatives aux dynamiques du changement climatique sont à même d’enrichir cette thématique.

Des ordinateurs « verts » pour les écoles marocaines

La protection de l'environnement au service de l’éducation et de la formation, c’est possible. L’association Al Jisr en a fait sa mission. Baptisée Green Chip, cette action qui en est à sa deuxième phase consiste à collecter les ordinateurs usés ou défectueux auprès des partenaires, les démanteler, les réassembler puis les offrir aux écoles publiques marocaines. Ceux qui ne peuvent être remis en marche sont recyclés par le groupe Managem.

Le bilan de la première phase est plus qu’encourageant. De 2010 à 2013, 45 conventions ont été signées avec les grandes et moyennes entreprises marocaines. Contrats qui permettent à l’association de collecter l’ensemble du matériel inutilisé ou de le reprendre lors du renouvellement du parc informatique des sociétés.

Au total, ce sont 80.000 articles informatiques qui ont été traités, dont 1.200 ont été remis en service. Côté environnement, 400.000 kg de déchets ont été récupérés et recyclés par Managem.

Dans son projet, l’association compte sur l’appui financier de la fondation suisse Drosos. D'un autre côté, le soutien logistique de l’académie régionale de Casablanca a permis l’installation d’un atelier de démantèlement et d’assemblage permanent dans l’enceinte du lycée Moulay Abdellah.

Ce bâtiment permet aux apprentis techniciens de bénéficier d’une formation à l’issue de laquelle un diplôme agréé par le ministère de l’Emploi leur est délivré.

Par ailleurs, l’atelier bénéficie d’une certification du laboratoire mobile LPEE qui garantit que l’endroit ne présente aucun risque sur la santé des apprentis, notamment lors du démantèlement des machines.

Le lancement de la deuxième phase de Green Chip est assorti d’une volonté d’expansion au niveau national. Ainsi, l’ouverture du deuxième atelier Green Chip est prévue à Oujda en février prochain. De plus, l’association tend à promouvoir l’entreprenariat et la création de micro-entreprises viables économiquement en soutien aux apprentis diplômés.

Annoncée en grandes pompes lors de la cérémonie de lancement de la deuxième phase Green Chip le jeudi 31 octobre, l’association a procédé, six mois plus tôt, à la signature d’un partenariat avec Inwi, ce qui lui permettra de récupérer et de recycler les téléphones mobiles à partir de décembre 2013.

Il est à noter qu’en plus de son engagement pour l’écologie et pour la formation dans les métiers de l’informatique, cette action permet aussi de réduire la fracture numérique dans les écoles publiques marocaines.