Le Maroc a atteint des niveaux record de baisse des nappes phréatiques (Baraka)

Le Maroc connaît aujourd’hui des ruptures et des changements inédits au niveau de son cycle de l’eau, expose le ministre de l’Équipement et de l’eau.

« Nous sommes en train de vivre la septième année consécutive de sécheresse. Historiquement, le Maroc n’a jamais dépassé quatre ans consécutifs de sécheresse. Nous avons enregistré, en 2023, 1,8 degré de plus que la norme, soit plus que le seuil fixé aux termes de l’Accord de Paris sur le climat qui est de +1,5 degré. Chaque jour, nous assistons à l’évaporation de 1,5 million de m³, due à l’augmentation de la température. En 2023, nous avons également dépassé la température record de 50 degrés, notamment à Agadir ».

Les précipitations ont connu une amélioration par rapport à l’année dernière. Néanmoins, nous restons en deçà de 45% par rapport à la moyenne habituelle

« Ce mois de janvier, nous sommes à 3 degrés de moins comparé à la normale, à cause des épisodes neigeux. Nous avons cumulé environ 3.000 km² de neige, soit l’équivalent de 1,5 milliard de m³ qui entrent dans les nappes phréatiques et dont une partie va aux nappes souterraines. Les précipitations ont connu une amélioration par rapport à l’année dernière. Néanmoins, nous restons en deçà de 45% par rapport à la moyenne habituelle« .

Une situation particulièrement délicate

« Entre 1940 et 2024, la moyenne des apports en eau était de 22 MMm³. De 2018 à aujourd’hui, cette moyenne se chiffrait à 3,7 MMm³. Nous sommes dans une situation particulièrement délicate. Pour garantir l’eau agricole et l’eau potable, nous sommes contraints de surexploiter les nappes souterraines. Nous consommons de 6 à 7 MMm³. Mais nous avons un déficit de 3 MMm³, ce qui se traduit par une baisse des nappes souterraines. Nous avons atteint des niveaux record de baisse des nappes souterraines. Nous avons atteint 7 mètres de baisse par an dans les régions de Zagora et d’Errachidia et 3,5 mètres de baisse par an dans la région de Berrechid. Nous risquons de nous retrouver demain sans capacité hydrique au niveau des nappes phréatiques ».

À cause du réchauffement climatique, le Maroc perdra entre 30% et 50% de ses capacités hydriques en fonction des zones

« Selon les données actualisées du dernier recensement, nous sommes aujourd’hui autour de 600 m³ par habitant par an. Je tiens à rappeler que nous étions à environ 2.600 m³ par habitant par an en 1960. Nous nous acheminons vers la pénurie hydrique (seulement 500 m³ par habitant par an à l’horizon 2040). À cause du réchauffement climatique, le Maroc perdra entre 30% et 50% de ses capacités hydriques en fonction des zones ».

« Les apports en eau dans les barrages ont par ailleurs connu une baisse importante. La situation est meilleure cette année. Le niveau de remplissage des barrages a connu une amélioration de 72% par rapport à l’année dernière, mais une baisse de 73% par rapport à la normale. Le taux de remplissage des barrages est aujourd’hui de 27,7% contre un taux de 23% en 2023. Il y a une légère amélioration qui a concerné essentiellement l’Oriental et le Sud-Est ».

Aujourd’hui, seulement 55% des ressources en eau dans les barrages sont destinées à l’agriculture, ce qui est largement en deçà des besoins de l’agriculture

« Par le passé, 85% des ressources en eau dans les barrages allaient à l’agriculture. Le reste à l’eau potable. À cause de la baisse importante en apports en eau, et le fait que nous sommes descendus à 3,3 MMm³ en apports en eau en 2023 et 2024, nous avons dû privilégier l’eau potable (910 Mm³) au détriment de l’agriculture. Aujourd’hui, seulement 55% des ressources en eau dans les barrages sont destinées à l’agriculture, ce qui est largement en deçà des besoins de l’agriculture ».

La politique des barrages a contribué largement au maintien de la garantie de l’alimentation en eau potable et de l’eau agricole, malgré les changements climatiques, note Nizar Baraka. « Sa Majesté a apporté une nouvelle impulsion en accélérant le rythme de réalisation des barrages, mais aussi en apportant d’autres formes de mobilisation d’eau à travers ce que nous appelons les eaux non conventionnelles. Aujourd’hui, nous avons 154 grands barrages, avec une capacité de 27 MMm³. Nous avons 150 petits et moyens barrages. Nous sommes en train d’en construire d’autres. Nous avons 16 stations de dessalement qui existent déjà, avec une capacité de 277 Mm³. Nous avons également 17 ouvrages de transfert d’eau entre les barrages ».

La RAM et la CDG s’allient pour un écosystème TravelTech marocain

La cérémonie de signature a été organisée récemment au siège de la compagnie nationale à Casablanca, en présence de Hamid Addou, président-directeur général de Royal Air Maroc, Khalid Safir, directeur général de la CDG, Noureddine Mouaddib, président de l’Université internationale de Rabat (UIR), et Yassine Abderrazik Haddaoui, directeur général de CDG Invest, indique un communiqué conjoint publié ce mardi 28 mai.

Ce partenariat, conclu en marge de Gitex Africa Morocco organisé à Marrakech du 31 mai au 2 juin, vise à soutenir les start-up marocaines prometteuses et à développer des solutions innovantes qui répondront aux besoins du secteur du tourisme, en particulier dans le cadre de la Coupe du monde de la FIFA 2030, qui sera organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, précise le communiqué.

Cette alliance, une première au Maroc, s’assigne deux objectifs majeurs : soutenir les start-up opérant au Maroc ou fondées par des Marocains, dans le Royaume ou à l’étranger, dans le domaine de la TravelTech et promouvoir le développement de la TravelTech marocaine. Pour cela, les partenaires entendent conjuguer leurs efforts communs en vue de renforcer les programmes d’accompagnement et d’innovation de chaque partie, en facilitant l’accès aux marchés et l’achat de solutions et produits de la TravelTech, tout en encourageant l’investissement dans les start-up marocaines viables opérant dans ce secteur, ajoute la même source.

« Nous sommes fiers aujourd’hui de poser les jalons d’un futur écosystème TravelTech marocain dynamique. Royal Air Maroc apportera tout son soutien à ce partenariat exceptionnel, notamment en renforçant et adaptant ses programmes d’accompagnement de l’innovation digitale. Cette synergie entre plusieurs institutions publiques accélérera sans aucun doute la transformation digitale du Maroc et renforcera la force de frappe de Royal Air Maroc en préparation à la Coupe du monde de la FIFA 2030 », a indiqué Hamid Addou, PDG de Royal Air Maroc, cité dans le communiqué.

De son côté, Khalid Safir, directeur général de la CDG, a souligné que « ce partenariat s’inscrit dans l’ADN du groupe CDG, une institution engagée au service du progrès économique et social du Maroc. Nous sommes mobilisés, aux côtés de nos partenaires, à promouvoir la TravelTech et les jeunes entrepreneurs marocains innovants, en renforçant nos dispositifs de financement et d’accompagnement des start-up. Nous sommes convaincus que ce partenariat contribuera à l’émergence et à la croissance d’un écosystème national de la TravelTech, aligné sur les ambitions du Maroc, en particulier en vue de l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2030 ».

Grâce à ce partenariat, les start-up bénéficieront de l’expertise métier des trois groupes (RAM, CDG et UIR), notamment en termes d’accompagnement, et de l’expertise des professionnels de Royal Air Maroc, à travers son programme RAM Digital Open Innovation, et du groupe CDG et de l’Université internationale de Rabat, pour les aider à se développer. Concrètement, le partenariat mobilisera les lauréats de l’initiative « JobInTech », les chercheurs et les étudiants en ingénierie de l’UIR pour contribuer à la conception et au développement de solutions innovantes pour le secteur de la TravelTech. Les projets sélectionnés bénéficieront également d’un financement visant à faire émerger des start-up d’envergure mondiale en lien avec le Maroc et l’Afrique, à travers le programme 212Founders de CDG Invest, conclut le communiqué.

L’UIR signe un prêt de 681 MDH pour financer la construction de l’hôpital universitaire et des bâtiments d’enseignement

Un contrat de prêt pour le financement de l’hôpital universitaire et des bâtiments d’enseignement de l’Université internationale de Rabat (UIR) a été signé, le lundi 8 avril, par la filiale « Foncière hospitalière » de l’UIR avec le consortium Banque Populaire et CIH Bank.

Ce crédit à long terme de 681 millions de DH pour la construction d’un hôpital universitaire, de deux bâtiments d’enseignement, d’un centre de simulation médicale et d’un centre de recherche en sciences de la santé, s’inscrit dans le cadre du développement de l’UIR, et plus particulièrement de son Pôle Santé.

D’un coût total estimé à 1,6 milliard de DH, ce projet phare qui s’étend sur une superficie de 96.000 m2 vise à renforcer l’offre de formation en sciences de la santé, ainsi que l’offre de soins dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Il permettra ainsi d’accueillir plus de 4.500 étudiants dans différentes spécialités médicales et paramédicales.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de l’UIR ouvrira ses portes fin 2025 et devrait accueillir 20.000 patients avec 200.000 consultations par an, a indiqué le directeur général de la Foncière hospitalière, Mohamed Abdellaoui Andaloussi Maane, cité dans un communiqué.

Pour la Faculté de médecine et la Faculté de médecine dentaire, on compte environ 250 étudiants, alors que les écoles médicales et paramédicales accueilleront environ un millier d’étudiants, a-t-il ajouté, relevant que le Collège des sciences de la santé va compter environ 4.500 étudiants.

Le CHU devrait recruter environ 1.200 personnes, a-t-il en outre fait savoir.

Pour sa part, le directeur de l’Hôpital universitaire international de Rabat, Abdelkader Errougani, a expliqué que cette structure, qui compte 450 lits, est accessible à tous les étudiants, mais aussi aux médecins en formation, indiquant qu’elle devrait recruter 240 médecins, dont 140 médecins professeurs d’enseignement supérieur, professeurs assistants et professeurs agrégés.

L’hôpital offre 47 spécialités, dont 19 médicales, 15 chirurgicales, 6 biologiques et 7 odontologiques.

L’UIR lance la première web TV universitaire au Maroc

Cette nouvelle plateforme vise à répondre à la demande en contenus thématiques dans le secteur de l’enseignement qui sont à la fois informatifs, académiques et universitaires, a souligné l’UIR dans un communiqué.

« Une demande d’autant plus forte dans ce contexte actuel de confinement, la web TV UIR a été mise en ligne à partir de ce lundi 13 avril », précise le communiqué. En effet, cette plateforme permettra à tout internaute d’accéder à du contenu multimédia exclusif tel que les conférences données par d’éminentes personnalités nationales ou internationales, ainsi que les interventions du corps professoral et de découvrir l’ensemble des projets R&D développés par l’université. Elle permettra également de suivre en live les futurs événements de l’université ou de voir ces derniers en rediffusion, et d’interagir avec la communauté UIR.

En outre, la web TV propose des vidéos et une galerie d’images permettant une visite virtuelle du campus pour les futurs étudiants désireux de poursuivre leurs études à l’UIR.

La Bourse de Casablanca et l’UIR signent un accord de partenariat

Les étudiants bénéficieront des travaux pratiques relatifs aux modules de gestion des marchés financiers à travers des outils d’information sur le marché boursier, des outils de simulation de gestion de portefeuille, de suivi intraday des transactions, ainsi que des travaux de recherche appliquée sur le marché boursier marocain, à travers les outils d’information et les bases de données historiques des valeurs et des indices, précise un communiqué de l’UIR. 

La Bourse de Casablanca assistera à la mise en place, au sein de RBS, d’une nouvelle salle des marchés, notamment, par la fourniture de l’outil de gestion du portefeuille de l’application du jeu des Champions de la Bourse (CdB), l’animation de formations et la formation de formateurs et la fourniture du flux.

En outre, Rabat Business School devient un Centre d’examens du CISI (Chartered Institute for Securities & Investment) au Maroc afin d’évaluer les premiers modules de certification lancés auprès du grand public par cet organisme britannique qui portent sur « les principes et fondamentaux des services financiers ».

(MAP)

Egypte: Le gouvernement annonce sa démission

« Le gouvernement a décidé au vu des circonstances actuelles dans le pays (…) de présenter sa démission au président de la République Adly Mansour », affirme un communiqué officiel publié à la mi-journée à l'issue d'une « réunion d'urgence » du gouvernement. Cette annonce intervient alors qu'une élection présidentielle doit être convoquée d'ici la mi-avril.

Le chef de l'armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, ministre de la Défense et vice-Premier ministre du gouvernement actuel, ne cache pas son intention d'être candidat, mais pour être éligible, il doit démissionner du gouvernement et quitter ou prendre sa retraite de l'armée.Peu avant la publication du communiqué, le Premier ministre Hazem el-Beblawi, nommé après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, avait annoncé cette démission lors d'une conférence de presse retransmise à la télévision d'Etat.

« Le gouvernement a assumé pendant les six ou sept derniers mois sa responsabilité et son devoir », a souligné M. Beblawi, et « n'a pas épargné ses efforts pour sortir l'Egypte de la mauvaise passe où elle se trouvait », louant notamment l'action de la police et de l'armée, qui réprime depuis début juillet les partisans islamistes de M. Morsi.

« Ce n'est pas le moment des intérêts personnels, la nation est au-dessus de tous », a-t-il poursuivi, se félicitant de la tenue du référendum constitutionnel mi-janvier, qui avait marqué avec l'adoption de la Loi fondamentale, la première étape de la « transition démocratique » promise par l'armée début juillet.

(Avec AFP) 

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