Semis direct, agroforesterie, AgriTech : un partenariat au service des agriculteurs marocains

S’inscrivant dans le cadre de la stratégie agricole nationale Génération Green 2020-2030, cet accord a pour objectif d’accompagner l’évolution du secteur agricole marocain en mobilisant la recherche, l’innovation et le développement des compétences au service d’une agriculture durable et adaptée aux contraintes économiques, sociales et environnementales.

Le partenariat vise notamment à contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire du Royaume, à appuyer les politiques publiques agricoles par une meilleure mobilisation des avancées scientifiques et technologiques, à développer des réponses opérationnelles aux effets du changement climatique en valorisant l’expertise nationale, ainsi qu’à consolider la coopération Sud-Sud à travers des projets conjoints et des actions de partage des connaissances.

La collaboration repose sur plusieurs axes d’intervention complémentaires. Elle prévoit le renforcement des connaissances relatives à la santé des sols et l’adaptation des pratiques de fertilisation aux besoins réels des cultures. Elle intègre également le développement des capacités des acteurs du monde agricole, à travers des actions d’accompagnement de terrain, la mise à disposition de moyens de production et le renforcement de la formation agricole.

La résilience des agriculteurs face au changement climatique constitue un autre axe structurant, notamment par le soutien à des programmes tels que le semis direct, l’agroforesterie, la réhabilitation des légumineuses, la création de fermes pilotes et la promotion d’une gestion durable des ressources en eau. Enfin, la science et la technologie sont mobilisées pour favoriser le développement de solutions agricoles accessibles et adaptées aux besoins des agriculteurs.

Ce partenariat permettra une meilleure coordination entre les institutions nationales autour d’un programme commun de recherche agronomique, la mise en place de nouveaux modèles de conseil agricole ancrés dans les territoires, le développement de dispositifs de formation agricole en lien avec les grandes écoles nationales, notamment l’IAV Hassan II, l’ENA de Meknès, l’ENFI, le CAES-UM6P, ainsi que l’intégration des outils numériques dans la mise en œuvre des politiques publiques agricoles. Il prévoit également le soutien à des solutions AgriTech développées au Maroc et répondant aux besoins du secteur.

La convention-cadre signée définit les grandes orientations stratégiques du partenariat. Elle sera déclinée en conventions spécifiques, d’une durée de trois à cinq ans, portant sur des thématiques telles que la santé des sols, la résilience des agriculteurs face au changement climatique, la recherche agronomique appliquée, la formation agricole, la gestion intégrée de l’eau et la coopération Sud-Sud. Des accords spécifiques viendront préciser pour chaque projet les objectifs, les livrables, les calendriers de mise en œuvre, les budgets, ainsi que les contributions respectives des parties.

Cannabis médicinal : l’UM6P et l’ANRAC s’allient pour développer la recherche appliquée

L’UM6P et l’Agence nationale de régulation des activités du cannabis (ANRAC) ont signé, le 17 juin, un accord-cadre à Benguérir pour promouvoir la recherche appliquée sur le cannabis médicinal, précise-t-on dans un communiqué.

La collaboration couvre la caractérisation des composés actifs, l’étude de leur potentiel thérapeutique et le respect des normes réglementaires, ajoute-t-on.

Un volet formation pour les professionnels de santé et un partenariat avec l’African Genome Center ont été lancés pour séquencer et protéger la variété autochtone Beldia, conclut le communiqué.

Rappelons que la culture de cannabis a entamé en avril dernier sa troisième année au Maroc, sous la supervision de l’ANRAC, après sa légalisation en 2022 et deux années concluantes.

La culture de la Beldia, cannabis de terroir marocain aussi connu sous l’appellation « Kif » a, quant à elle, été autorisée par l’ANRAC puis lancée en avril 2024.

Le Future Leaders Challenge s’installe à Benguérir les 2 et 3 juin 2025

Le Maroc s’apprête à accueillir l’édition nationale du Future Leaders Challenge (FLC) les 2 et 3 juin 2025, au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Ben Guerir. Cet événement de deux jours réunira plus de 150 étudiants parmi les plus brillants, des dirigeants du secteur, des représentants gouvernementaux et des sommités académiques. Ensemble, ils relèveront des défis stratégiques concrets du secteur de l’hospitalité et du tourisme, et concourront pour une place aux Finales Régionales MEA (Moyen-Orient et Afrique) à Dubaï, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Un carrefour du capital humain au croisement des secteurs clés

En fédérant le monde académique, les instances gouvernementales et l’industrie, Future Leaders Platform cultive une communauté où l’éducation rencontre l’opportunité, et où les talents sont formés pour répondre aux horizons changeants du secteur. Grâce au dialogue entre directeurs d’établissements, décideurs politiques et cadres dirigeants, le FLC Maroc veille à ce que les diplômés soient non seulement préparés à diriger et à innover, mais aussi à surpasser les standards internationaux avec vision et détermination.

Une opportunité stratégique pour le Maroc

Alors que le Royaume se prépare à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde de la FIFA 2030, ces événements phares offrent une occasion exceptionnelle de positionner le Maroc comme un modèle régional d’excellence en matière de tourisme, d’hospitalité et de service.

Pour relever ces défis, il est impératif de renforcer les compétences locales, de professionnaliser les carrières dans l’hospitalité et de préparer une nouvelle génération de talents à adopter les normes internationales.

Le Future Leaders Challenge survient à un moment opportun, agissant comme un levier concret pour accélérer la croissance de ce secteur et contribuer à l’attractivité durable du Maroc sur la scène mondiale.

Le leadership en action

Au cœur du FLC Maroc siège un Conseil stratégique composé de cadres supérieurs, parmi lesquels Imad Barrakad (SMIT), Frédéric Feijs (Radisson Hotel Group), Hubert Ummels (Fondateur du FLC), Abbas Azzouzi (Experienciah Morocco), Raouf Ben Chedli (Hilton), Hamid Bentahar (Président, Confédération Nationale du Tourisme CNT), Laila Bensouda (Madaëf Sports & Events), Joafar Mrhardy (TMSA), Souleymane Khol (Accor) et Karim Sentici (SHB). Leur expertise garantit que le programme demeure étroitement aligné sur les priorités nationales et les meilleures pratiques mondiales.

Catalyser la transformation et l’impact

À travers des ateliers pratiques, des panels d’experts et le défi étudiant lui-même, les participants affûteront leurs compétences stratégiques, opérationnelles et en intelligence culturelle.

Une réunion spéciale de l’Alliance des directeurs d’établissements d’enseignement permettra également d’affiner les programmes d’études pour qu’ils soient en phase avec les besoins futurs de l’industrie.

« Dans un monde globalisé, l’hospitalité et le tourisme peuvent être des moteurs de croissance économique, d’inclusion et d’innovation – si nous unissons nos forces », déclare Hubert Ummels. « Le FLC fédère le gouvernement, l’industrie, les éducateurs et les jeunes leaders autour d’un agenda commun pour le capital humain, ancré localement et connecté mondialement ».

Les inscriptions pour le Future Leaders Challenge Maroc 2026 sont désormais ouvertes.

Africorp Consortium et l’UM6P s’allient pour innover dans l’ingénierie, l’agriculture et l’éducation

Africorp Consortium, dirigé par Saâd Berrada Sounni, et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguérir ont signé un accord-cadre de coopération stratégique, en marge du Deeptech Summit 2025.

Paraphé par Abdellatif Souhail, CEO du pôle industrie, représentant la Holding Africorp Consortium et Yassine Laghzioui, directeur général de l’UM6P Ventures et directeur de l’Entrepreneuriat et du capital risque à l’UM6P, cet accord marque le lancement d’une collaboration d’envergure dans les domaines de l’ingénierie avancée, de la transformation digitale et du développement technologique et scientifique, indique un communiqué d' »Africorp Consortium ».

Cette convention, qui établit un cadre de travail commun pour le développement de projets conjoints de recherche appliquée et d’innovation, porte sur des thématiques stratégiques telles que la digitalisation des processus, l’intelligence artificielle, l’optimisation industrielle, le développement de l’excellence opérationnelle sur l’ensemble de la chaine de valeur et le développement de solutions durables, précise la même source.

L’accord-cadre prévoit également le transfert de technologies et la mise en place de laboratoires collaboratifs dédiés à l’ingénierie avancée.

Et d’ajouter qu’au-delà du secteur industriel, la collaboration couvrira aussi les activités agricoles, avec le développement de solutions innovantes pour l’agriculture à haute valeur ajoutée, ainsi que les métiers des mines et carrières à travers des projets de valorisation des ressources et d’amélioration des procédés d’extraction responsables.

Dans le domaine de l’éducation, les deux partenaires travailleront à l’élaboration de programmes de formation avancés, à la promotion de l’entrepreneuriat et à l’intégration de nouvelles technologies éducatives.

Les deux partenaires s’engagent, en outre, à accompagner le développement de compétences à travers des programmes de formation et des initiatives d’intrapreneuriat destinées à renforcer le capital humain du Royaume.

« Ce partenariat avec l’UM6P reflète notre volonté de positionner Africorp Consortium à la pointe de l’innovation technologique et de la durabilité, au bénéfice de nos pôles industriels, agricoles, miniers et éducatifs. Ensemble, nous voulons anticiper les défis de demain tout en créant de la valeur pour notre pays et notre continent », a affirmé Jaafar Harti, CEO d’Africorp Consortium, cité dans le communiqué.

La collaboration portera également sur le sourcing et l’accompagnement de startups “DeepTech” répondant aux besoins spécifiques d’Africorp Consortium, la promotion de l’innovation ouverte et la facilitation de projets d’innovation impliquant les collaborateurs du groupe, ainsi que le soutien à la création de nouvelles solutions dans des secteurs stratégiques tels que la gestion des données, les fintechs industrielles et la durabilité.

DeepTech Summit 2025 : plus de 5.500 participants et des partenariats autour de l’innovation scientifique

La 2e édition du DeepTech Summit s’est clôturée, ce vendredi 9 mai, sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir. Consacré à la valorisation des technologies scientifiques émergentes, l’événement a rassemblé plus de 5 500 participants issus de 53 pays, dont 57% de délégations internationales, ainsi que 3.000 étudiants. Le sommet a proposé un format mêlant expertise académique, investissement et vision sociétale.

Structuré autour de 66 sessions thématiques réparties autour de 11 axes majeurs – allant de l’intelligence artificielle à la cybersécurité, en passant par la bio-ingénierie, les technologies climatiques, l’agritech ou encore les technologies quantiques –, le sommet a accueilli 186 intervenants.

Fil conducteur de cette édition, l’intelligence artificielle a été explorée à la fois comme une force scientifique et sociétale. Elle a été analysée comme levier d’optimisation dans des domaines tels que la santé, l’énergie ou l’agriculture, mais aussi comme un enjeu géopolitique et éthique nécessitant la mise en place de cadres de gouvernance inclusifs, dans lesquels l’Afrique entend jouer un rôle structurant, précise un communiqué de l’événement.

À l’occasion de la clôture de cette 2e édition, Yassine Laghzioui, directeur de l’Entrepreneuriat et du Venturing à l’UM6P, a déclaré : « À travers sa programmation et ses collaborations inédites, la 2ᵉ édition du DeepTech Summit a réaffirmé une conviction forte : les avancées scientifiques ne transforment le monde que lorsqu’elles rencontrent l’industrie, les talents, les marchés et un capital patient ».

Parmi les moments forts du sommet, le DTS Prize a cristallisé l’engagement de l’UM6P en faveur d’une innovation technologique responsable, ancrée dans les réalités africaines. Pour cette première édition, plus de 300 candidatures ont été reçues de pays tels que le Maroc, le Nigeria, le Kenya, l’Inde, la France ou encore les États-Unis, avec 25% des dossiers soumis par des femmes fondatrices. À l’issue d’un processus rigoureux conduit par un jury international, 11 start-up finalistes ont été retenues dans trois catégories parmi 60 présélectionnées.

Les trois lauréats reçoivent chacun une dotation de 50.000 dollars ainsi qu’un accès privilégié à l’écosystème d’innovation et de talent de l’UM6P : laboratoires de recherche, infrastructures de test, réseaux d’investisseurs et opportunités d’expérimentation à grande échelle.

Outre les prix, le sommet s’est distingué par des formats immersifs : Pitch in the Dark, Reverse Pitch, Real Talk Labs et DeepTech Factory, qui ont permis à 29 start-up africaines DeepTech de présenter leurs projets à un panel international de capital-risqueurs. Ces entreprises, actives dans la healthTech, l’agritech, la greenTech ou encore la data science, ont illustré le dynamisme croissant de l’entrepreneuriat scientifique africain.

Le Deepfake Challenge, initiative pionnière portée par l’UM6P College of Computing et Startgate, en collaboration avec Inwi, a réuni chercheurs, ingénieurs, étudiants et start-up autour du développement de solutions IA contre la désinformation numérique, indique la même source.

Différents protocoles d’accord ont été signés avec plusieurs institutions académiques et industrielles, jetant les bases de collaboration en recherche appliquée, incubation technologique et co-développement.

Parmi eux, un accord-cadre a été signé entre l’UM6P et H&S, visant le déploiement conjoint de projets dans les domaines de l’innovation, de la recherche appliquée, de l’entrepreneuriat et du développement territorial. Il prévoit notamment l’implantation d’une antenne H&S sur le campus de Benguérir pour encourager la collaboration entre chercheurs, étudiants et experts métiers. Des programmes de R&D seront lancés dans les secteurs de la santé, des biotechnologies, de la chimie verte et de l’intelligence artificielle, avec pour objectif la conception de produits adaptés aux marchés africains.

Dans le même esprit, l’UM6P et Attijariwafa bank ont concrétisé une collaboration opérationnelle entre Startgate et le Lab Innovation du groupe bancaire. Cette collaboration vise à connecter l’écosystème start-up de l’université aux priorités stratégiques d’Attijariwafa bank, à travers une série de dispositifs communs.

Selon les organisateurs, les start-up sélectionnées bénéficieront d’un accès dédié à des espaces de travail, à des sessions de co-développement avec les experts métiers de la banque, ainsi qu’à un environnement sécurisé pour tester des cas d’usage concrets dans des domaines en lien avec les grands enjeux sectoriels. En parallèle, les équipes du Lab Innovation s’impliqueront dans les programmes de Startgate, notamment via leur participation aux jurys, aux appels à projets et à l’identification de cas d’usage à potentiel.

Attijariwafa bank rejoint également l’Open Innovation Hub de l’UM6P afin d’ouvrir certains de ses défis aux fintechs partenaires, dans une logique de co-construction de solutions financières adaptées aux évolutions du marché.

Un accord de collaboration a également été établi avec Africorp Consortium pour développer des initiatives d’innovation appliquée dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des mines et de l’éducation. Cette collaboration repose sur une articulation entre l’ancrage industriel d’Africorp, sa stratégie continentale et les capacités scientifiques de l’UM6P. Il prévoit des actions communes en matière de montée en compétence technologique, de structuration de projets intrapreneuriaux, d’ouverture des écosystèmes d’innovation et de soutien à l’émergence de profils techniques à fort potentiel.

DeepTech Summit 2025 : l’UM6P place l’intelligence artificielle au centre de l’innovation DeepTech

Les 8 et 9 mai 2025, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) organise sur son campus de Benguerir la deuxième édition du DeepTech Summit (DTS), placée cette année sur le thème : « Redéfinir le progrès : comment l’intelligence artificielle transforme l’innovation DeepTech ».

Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des efforts de l’UM6P pour faire émerger une innovation scientifique, entrepreneuriale et industrielle ancrée dans les réalités africaines. Il se veut un espace d’expérimentation collective et de dialogue entre les mondes académique, industriel et sociétal.

Une plateforme d’accélération pour les startups DeepTech

Véritable vitrine de l’innovation technologique, le DTS 2025 met l’accent sur l’accompagnement des startups DeepTech à travers une série de dispositifs concrets : sessions de pitch, rencontres de mise en relation ciblée avec des fonds d’investissement (CVC Track, Reverse Pitch, Pitch me in the Dark), et échanges avec des acteurs du financement, du corporate venturing et du monde institutionnel.

À travers cette programmation, l’événement entend catalyser les synergies entre porteurs de projets et partenaires stratégiques, avec pour objectif de soutenir le développement d’une DeepTech africaine connectée aux enjeux globaux.

« Cette deuxième édition interroge un moment charnière : celui où l’intelligence artificielle rebat les cartes de la DeepTech, autant dans les laboratoires que dans les chaînes de valeur. C’est un appel à relier l’avant-garde technologique aux enjeux réels, avec l’Afrique comme terrain d’invention », souligne Yassine Laghzioui, directeur de l’entrepreneuriat et du venturing de l’UM6P, et CEO d’UM6P Ventures.

Yassine Laghzioui CEO d’UM6P Ventures
Yassine Laghzioui CEO d’UM6P Ventures

Conférences, panels thématiques et ateliers rythmeront les deux journées du sommet, réunissant chercheurs, entrepreneurs, investisseurs et décideurs. Il s’agira d’explorer les leviers d’une transition technologique inclusive, en phase avec les spécificités des écosystèmes émergents du continent.

Dans un contexte de transformation accélérée par l’intelligence artificielle, l’Afrique dispose, selon les organisateurs, d’une « fenêtre stratégique » pour développer des solutions adaptées dans des secteurs critiques tels que la santé, l’eau, l’énergie, l’agriculture ou encore l’éducation.

Le DTS Prize : valoriser l’innovation de rupture

Nouvelle initiative de cette édition, le DTS Prize distinguera les startups utilisant des technologies de pointe pour répondre à des défis contemporains, notamment dans la santé ou les énergies renouvelables. Parmi plus de 150 candidatures reçues, les startups finalistes bénéficieront d’une visibilité renforcée, d’un accompagnement personnalisé et de potentielles ouvertures vers des financements. Un prix spécial récompensera également une initiative portée par un écosystème africain.

Le sommet mettra aussi à l’honneur les sociétés de capital-risque contribuant à l’émergence d’une nouvelle génération d’innovateurs africains.

Quantum computing, une piste d’avenir pour l’Afrique

Parmi les thématiques prospectives abordées, le calcul quantique (quantum computing) occupe une place centrale. Bien que toujours en phase exploratoire, cette technologie est perçue comme un levier de leapfrogging (saut technologique) pour les écosystèmes africains. Elle ouvre des perspectives dans des domaines comme la santé de précision, la cybersécurité ou encore la modélisation moléculaire, où les besoins en puissance de calcul, en souveraineté numérique et en valorisation des ressources locales sont cruciaux.

Le DTS plaide ainsi pour une collaboration renforcée entre universités, industries et pouvoirs publics afin de structurer un cadre partagé d’investissement dans la recherche fondamentale, les infrastructures et la formation.

Une alliance entre OCP Nutricrops, Arvalis, Intercéréales et l’UM6P pour une gestion durable des sols

Signé en marge de la 17ᵉ édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM), ce partenariat s’inscrit dans la continuité du mémorandum d’entente signé en octobre 2024, qui avait jeté les bases d’une coopération autour de la recherche agronomique, de la nutrition, de la santé des sols et de l’adaptation au changement climatique, indique un communiqué conjoint.

Des solutions agronomiques durables

Cette collaboration, qui marque une étape structurante vers la co-construction de solutions fondées sur la science, en phase avec les réalités du terrain, prévoit la mise en œuvre d’expérimentations, le développement d’outils d’aide à la décision, ainsi que l’élaboration de recommandations communes pour une fertilisation raisonnée, conciliant performance agronomique et exigence environnementale.

Un programme de recherche de trois ans (2025-2028) est ainsi lancé, autour de trois axes, à savoir des essais agronomiques en France, en station et en conditions réelles d’exploitation, l’élaboration de plans de fertilisation personnalisés, fondés sur des critères scientifiques, ainsi que la création de contenus pédagogiques pour faciliter l’appropriation des résultats par les agriculteurs.

Le programme repose sur les principes des « 4R » (le bon nutriment, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit) et une gestion différenciée des éléments nutritifs. Cette approche permet de répondre avec précision aux besoins des plantes, de limiter les pertes, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité nutritionnelle des récoltes, tout en soutenant la productivité.

La santé des sols pour renforcer la résilience agricole

La santé des sols est au cœur de la durabilité agricole. Les quatre institutions partenaires s’engagent à promouvoir des pratiques capables d’améliorer durablement la fertilité des sols et leur capacité à faire face aux aléas climatiques.

Ainsi, le programme entend réduire les émissions liées à des pratiques de fertilisation non adaptées, en proposant des alternatives scientifiquement fondées, mesurables et compatibles avec les réalités économiques des agriculteurs.

Les résultats de ces travaux seront progressivement transférés sur le terrain via des dispositifs de démonstration et des actions de formation, pour en faciliter l’adoption à grande échelle.

En s’appuyant sur une approche scientifique rigoureuse et des solutions adaptées, cette collaboration contribue concrètement à une agriculture durable (objectif de développement durable (ODD 13), productive et résiliente (ODD 2).

Un socle scientifique entre l’Europe et l’Afrique

Cette alliance s’inscrit pleinement dans la stratégie internationale d’OCP Nutricrops, acteur mondial de la nutrition des plantes et de la santé des sols.

En collaborant avec des acteurs majeurs du monde agricole européen, l’entreprise marocaine affirme sa volonté de contribuer à l’émergence d’un référentiel scientifique commun entre le Nord et le Sud au service de la souveraineté alimentaire, de la compétitivité agricole, de la nutrition et de l’adaptation au changement climatique.

OCP Nutricrops est une filiale du groupe OCP dédiée au développement de solutions de nutrition des sols et des plantes pour répondre aux défis mondiaux de la production alimentaire et de la durabilité.

Organisme de recherche appliquée agricole, Arvalis, en France, est le plus grand et le premier référent technique pour les grandes cultures.

De son côté, Intercéréales est l’interprofession représentative en France des céréales qui réunit tous les acteurs économiques de la filière : la production, la collecte/commercialisation et les acteurs de la première transformation.

InnovX veut mobiliser 800 millions de dollars pour transformer les chaînes agricoles en Afrique

La plateforme MAVA (Mobilizing for Agricultural Value Chains in Africa), portée par InnovX, a organisé la 3ᵉ édition du Forum africain sur l’investissement dans les chaînes de valeur agricoles, en présence d’investisseurs, d’acteurs du secteur agroalimentaire, d’entrepreneurs et d’agences de développement, indique un communiqué d’InnovX.

« InnovX contribue au développement de l’initiative MAVA, aux côtés de l’IFC et du groupe OCP, dans une volonté commune d’accompagner la transformation durable des chaînes de valeur agricoles en Afrique. Cette 3e édition du forum reflète notre engagement à favoriser les synergies entre innovation, investissement et impact au service des territoires », déclare Amine Houssaim, CEO d’InnovX, cité dans le communiqué.

Créée en octobre 2023, MAVA est le fruit d’une alliance stratégique entre InnovX, le groupe OCP (via sa filiale OCP Africa) et la Société financière internationale (IFC), bras du secteur privé du groupe Banque mondiale.

« MAVA incarne une ambition forte : mobiliser 800 millions de dollars d’ici 2030 pour catalyser et déployer des investissements stratégiques dans les chaînes de valeur agricoles à travers l’Afrique en conjuguant leur expertise respective en matière de financement et de développement des systèmes alimentaires », explique Younes Addou, vice-président Agribusiness & Sustainability Solutions chez InnovX.

 

Lors du Forum, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé une subvention stratégique de 350.000 euros à InnovX, destinée à financer des études de diagnostic et de faisabilité sur les chaînes de valeur agricoles. Parmi les axes ciblés : la valorisation des sous-produits agricoles à des fins de séquestration du carbone.

Des projets concrets déjà en cours

MAVA s’inscrit dans une approche orientée terrain. Elle a déjà soutenu des projets pilotes autour de filières stratégiques comme le riz et la noix de cajou, à savoir :

Un start-up challenge a également été lancé avec Digital Africa (groupe PROPARCO), pour appuyer les meilleures innovations en Agtech, Fintech et Insurtech, avec des tickets d’investissement pouvant aller jusqu’à 100.000 dollars.

 

L’approche MAVA repose sur un modèle collaboratif unique mêlant innovation, appui financier, renforcement des capacités locales et mise en réseau. D’autres rencontres sont prévues dans les mois à venir pour assurer le suivi opérationnel des projets et maintenir la dynamique engagée sur le terrain, conclut le communiqué.

L’UM6P crée UM6P Foundry pour accompagner les start-up Deep Tech

UM6P Foundry a pour objet la prise de participation directe ou indirecte dans des start-up marocaines ou étrangères, en phase de création ou déjà établies, qui développent des projets innovants basés sur des technologies avancées (Deep Tech). Les secteurs ciblés incluent notamment l’industrie, l’agriculture et la santé, avec un accent mis sur les innovations de rupture.

Le conseil d’administration de UM6P Foundry est composé exclusivement de représentants de l’UM6P ou de personnalités liées à son réseau. La direction générale de la société a été confiée à Driss Lahlou Kitane, désigné par le conseil d’administration.

L’Université y siège en tant qu’actionnaire majoritaire, représentée par Hicham El Habti, président de l’UM6P. Il est accompagné de :

Dotée d’un capital social de 50 MDH, cette société anonyme a été officiellement constituée le 24 janvier 2025 et enregistrée à Benguérir.

La mission de commissariat aux comptes est assurée par Deloitte Audit. Le dépôt légal a été effectué le 8 avril 2025 auprès du tribunal de première instance de Benguérir.

World Football Summit. Le Maroc au cœur du développement du football mondial

La volonté de toujours aller de l’avant n’est pas seulement l’apanage des grandes nations du football. C’est aussi le créneau des décideurs du football mondial. En atteste l’édition 2025 du World Football Summit (WFS). Ce mardi 9 et mercredi 10 avril, le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Rabat a l’honneur d’accueillir la première édition sur les terres africaines de cet événement à portée internationale.

Au même titre que la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la société Evosport, filiale de l’UM6P, a étroitement collaboré à la tenue de ce sommet mondial qui réunit les leaders de l’industrie du football dans l’optique d’échanger sur les stratégies visant à développer la discipline en Afrique.

Placé cette année sous le thème « Cultiver l’héritage futur du football africain au-delà de la Coupe du monde », le WFS Rabat 2025 représente un terreau fertile pour cultiver différents partenariats afin d’en récolter les fruits à l’avenir, dans le cadre du développement des infrastructures, mais aussi sur le plan de la formation des jeunes, de la gouvernance, du football féminin et des innovations technologiques.

Ce n’est pas un hasard si le Maroc a été sollicité pour être l’hôte du World Football Summit. Place forte du football continental, le rayonnement du football marocain a dépassé les frontières africaines depuis la formidable épopée de l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

En outre, les prochaines compétitions organisées par le Maroc, la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030, entre autres, attestent de « la place grandissante du Maroc sur l’échiquier du football international ». « Ces compétitions sont également des opportunités pour améliorer nos infrastructures », assure Hicham El Habti, président de l’UM6P.


En effet, le football est plus qu’un jeu, « c’est un catalyseur d’espoir et de développement », abonde Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football. « C’est un sport qui transmet des valeurs de développement et de bien-être. C’est aussi un levier d’inclusion sociale exceptionnel », affirme M. Lekjaa.

En ce sens, la Coupe du monde 2030 est particulièrement attendue. « Elle s’inscrit dans une logique de construction. Le Royaume du Maroc a toujours eu un rôle crucial en tant que relais de civilisation et de flux commerciaux entre les continents », indique M. Lekjaa. D’ailleurs, l’organisation tripartite de la Coupe du monde 2030 n’est pas fortuite.

« À travers cet évènement, on souhaite rafraîchir la mémoire de la jeunesse du pourtour méditerranéen sur l’importance qui a toujours été occupée par le Maroc dans cette région du monde », ajoute-t-il. 

Pour Achraf Fayda, directeur général de l’Office national marocain de tourisme (ONMT), « le secteur du tourisme au Maroc constate une croissance à double chiffre depuis 2020 qui a fait de nous la première destination africaine à la fin de 2024, avec 17,4 millions, dont 90% de tourisme européen ».  

Et ce n’est pas fini. « On est sensible à la force du football. D’ailleurs, le rayonnement planétaire des différentes compétitions prévues dans le pays permettra d’attirer davantage de touristes en augmentant la notoriété du Maroc, notamment en Amérique du Sud et en Asie pacifique », assure-t-il. 

« Grâce aux différents chantiers qui ont été lancés, notamment en matière d’infrastructures, les villes marocaines seront toutes connectées. Cela permettra aux touristes qui seront présents lors de la CDM 2030 de tomber sous le charme de plusieurs régions du Royaume », ambitionne-t-il.

Cela dit, « le Maroc est dans une vision de développement qui a été mise en application bien avant l’obtention de l’organisation des compétitions internationales. Avec ou sans la Coupe du monde, le Maroc allait améliorer les infrastructures aéroportuaires et ferroviaires afin d’attirer plusieurs millions de touristes supplémentaires. Ce qui permettra d’avoir plus de croissance et d’emploi pour la jeunesse ». 

Une chose est sûre, la Coupe du monde 2030 fera de « la jeunesse son centre névralgique », ajoute Fouzi Lekjaa qui n’a pas caché son souhait de voir la finale du mondial 2030 se disputer à Casablanca, « entre le Maroc et l’Espagne, dans un remake du huitième de finale du Mondial 2022 ». Ce à quoi Enrique Ojeda Vila, ambassadeur d’Espagne au Maroc, a répondu en indiquant que son pays disposait également de très beaux stades.

L’UM6P Rabat accueille le World Football Summit 2025 les 9 et 10 avril

Cet événement, organisé en partenariat avec Evosport, filiale de l’UM6P, et en collaboration avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF), rassemblera les principaux acteurs du ballon rond mondial pour explorer les leviers du développement du football en Afrique, annoncent les organisateurs dans un communiqué.

Cette édition mettra en lumière le rôle du football dans la mobilisation des talents marocains et africains ainsi que ceux de la diaspora pour accélérer la croissance du football sur le continent et au-delà, poursuit la même source.

Le choix du Maroc comme pays hôte s’inscrit dans la dynamique de son développement croissant sur la scène footballistique mondiale, illustré par des réalisations majeures telles que sa performance lors de la Coupe du monde 2022 et l’organisation de la Coupe du monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal, précise le communiqué.

Oléiculture : des rendements en hausse de 19% à 38% grâce aux plateformes de démonstration d’Al Moutmir

Malgré une campagne agricole marquée par une baisse de la production nationale d’olives -estimée à 950.000 tonnes, soit une diminution de 11% par rapport à l’année précédente et de 44% par rapport au record historique de 2021 (1,9 million de tonnes)- les plateformes de démonstration (PFDs) ont permis d’améliorer significativement les rendements en olives.

Le programme des plateformes de démonstration (PFDs) vise, rappelons le, à accompagner les agriculteurs dans l’adoption de pratiques agricoles optimisées et adaptées aux spécificités locales.

Une hausse moyenne des rendements entre 19% et 38%

Comparées aux parcelles témoins, qui suivent les itinéraires techniques habituels des agriculteurs, les PFDs ont enregistré une hausse moyenne des rendements comprise entre 19% et 38%.

L’analyse des données montre que, dans un contexte de production difficile, l’adoption du programme de gestion intégrée des cultures (ICP) a joué un rôle clé dans l’amélioration des rendements. En intégrant des pratiques adaptées aux spécificités agro-climatiques de chaque région, l’ICP a permis d’optimiser la nutrition des arbres, d’améliorer la gestion de l’eau et de renforcer la résilience des vergers face aux stress environnementaux, notamment en zones irriguées où toutes les parcelles appliquant l’ICP ont enregistré une hausse des rendements.

Par ailleurs, les PFDs ont également permis d’augmenter la rentabilité des exploitations. En moyenne, elles ont généré une marge bénéficiaire allant jusqu’à 30.363 DH/ha, contre 25.133 DH/ha pour les parcelles témoins. Cette amélioration s’est traduite par une hausse allant de 19% à 32% selon les contextes.

Ces résultats confirment l’importance d’adopter des itinéraires techniques optimisés fondés sur une approche intégrée. En combinant une fertilisation raisonnée, une gestion efficace de l’eau, une conduite culturale adaptée et une protection phytosanitaire ciblée, le programme de gestion intégrée des cultures (ICP) se présente comme une solution durable pour améliorer la productivité et la rentabilité de la filière oléicole, tout en atténuant les effets du changement climatique.

Afin d’affiner la gestion de l’irrigation, des capteurs intelligents ont été installés sur les PFDs, permettant de mesurer en temps réel l’humidité du sol et d’ajuster les apports hydriques en fonction des besoins réels des arbres. Cette technologie innovante aide les agriculteurs à adopter une irrigation plus précise et plus efficiente, évitant le gaspillage tout en assurant un bon développement des oliviers.

La productivité moyenne de l’eau sur les PFDs a atteint 0,95 kg/m³, ce qui représente une augmentation comprise entre 11% et 25% par rapport aux parcelles témoins, démontrant ainsi une meilleure valorisation de chaque mètre cube d’eau utilisé.

En parallèle, les agriculteurs bénéficient d’un accompagnement spécifique pour s’approprier ces technologies et intégrer les bonnes pratiques d’irrigation dans leur gestion quotidienne des vergers. Ce suivi personnalisé contribue à une adoption progressive des techniques économes en eau, essentielles pour renforcer la résilience de la filière oléicole face aux défis climatiques.

« Depuis que j’utilise une sonde pour mesurer l’humidité du sol et l’application sur le téléphone, l’irrigation de mon oliveraie a vraiment changé. Grâce aux informations directes sur l’humidité, j’arrive à donner juste ce qu’il faut en eau, ce qui m’a permis de réduire ma consommation en eau de 25% tout en gardant une bonne production », témoigne Khalid Lamaoui, oléiculteur à Al Haouz.

« Avec Al Moutmir, j’ai mis en place une plateforme de démonstration de l’olivier, et les résultats ont été vraiment très bons. J’ai adopté l’itinéraire conseillé par l’agronome Al Moutmir et j’ai utilisé un engrais spécifique, 13-14-20, à une dose de 2 qx/ha.  Les oliviers ont bien poussé comparé à la parcelle témoin. En plus, le rendement a augmenté de 2,6 t/ha, soit une hausse de 14% », ajoute Abderahmane Kahak, oléiculteur à Moulay Yaacoub.

« Avec Al Moutmir, j’ai installé une plateforme de démonstration pour l’olivier. Habituellement, je ne pratiquais pas la fertilisation foliaire de bore ni les apports d’oligoéléments, mais cette méthode a permis de réduire la chute des fleurs et d’améliorer le développement ainsi que le rendement de mes oliviers », a déclaré, pour sa part, Aeiz Hoummane, oléiculteur à Beni Mellal.

Plus de 28.600 PFDs dans plus de 40 provinces

Plus de 28.600 plateformes de démonstration ont été installées dans plus de 40 provinces depuis le lancement du programme des plateformes de démonstration (PFDs). Ces PFDs montrent l’impact de l’utilisation des meilleures pratiques agricoles sur le rendement, la qualité de la production et le revenu généré.

Grâce à ce programme, qui jouit du soutien scientifique de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir, plus de 640 agriculteurs ont bénéficié directement des plateformes et plus de 6.000 ont été accompagnés indirectement via les écoles aux champs, les formations théoriques et les échanges sur les réseaux sociaux et au niveau d’@tmar. Le but est de créer un effet d’émulation et d’induction porté par les agriculteurs qui ont hébergé ces plateformes de démonstration, véritables ambassadeurs des bonnes pratiques et garants de la continuité et de la durabilité de l’effort.

Pour rappel, la plateforme de démonstration (PFD) est une parcelle où l’ingénieur agronome d’Al Moutmir met en œuvre un itinéraire technique optimal et durable respectant les principes des 4Rs (apporter le bon engrais, au bon endroit, à la bonne dose et au bons moments), tandis qu’à côté se trouve une parcelle témoin où l’agriculteur suit son itinéraire habituel, permettant ainsi à l’agriculteur de constater la différence et d’adopter facilement les bonnes pratiques agricoles.

L’itinéraire technique dans les PFD est basé sur un programme de management intégré appelé « Integrated Crop Program » (ICP), se concentrant sur quatre piliers :

– la gestion rationnelle de l’eau,

– la fertilisation raisonnée,

– la protection intégrée des cultures,

– l’utilisation des produits de spécialité adaptés.

Tout commence par les analyses du sol, une étape cruciale pour élaborer une stratégie de fertilisation et garantir une nutrition équilibrée des plantes. Ces analyses sont réalisées par les laboratoires mobiles déployés à l’échelle nationale par Al Moutmir et au niveau des laboratoires UM6P. Après la mise en place de la PFD, l’agriculteur bénéficie d’un suivi régulier tout au long des stades et opérations clés de la culture. En même temps, les écoles aux champs sont organisées sur la parcelle et servent de formation pratique aux agriculteurs et à leur communauté. En outre, des programmes de renforcement des capacités sous forme de séances de formation théoriques sont dispensés aux agriculteurs, couvrant divers aspects de la gestion des cultures.