Dans le Round University Ranking 2025, Euromed Fès domine au Maroc et s’impose en Afrique

L’Université Euromed de Fès (UEMF) vient d’être classée première au Maroc, deuxième en Afrique et 353e à l’échelle mondiale.

Le classement international Round University Ranking évalue les universités à l’échelle mondiale en se basant sur des critères rigoureux fournis par la base de données Thomson Reuters en matière notamment de la qualité de l’enseignement, de la production scientifique et de l’impact de la recherche ainsi que sur l’ouverture internationale. Il fait partie des classements les plus crédibles. Ces classements principaux diffèrent dans les méthodologies et la pondération conférée à chaque critère.

Quatre catégories de critères sont prises en considération par le RUR : l’enseignement, la diversité internationale, la recherche et la durabilité financière. 1.200 universités dans 85 pays sont classées.

L’UEMF entre ainsi dans le cercle des universités les plus réputées au monde. C’est Harvard qui se hisse cette année à la tête de ce classement, suivi par Stanford, Caltech et MIT.

Le Maroc place 3 de ses universités dans le classement, contre 28 pour l’Égypte et une seule pour l’Algérie.

Selon l’UEMF, « cette reconnaissance internationale met en avant le caractère novateur du modèle pédagogique de l’Université Euromed de Fès ainsi que la qualité et l’impact de ses recherches scientifiques, techniques et technologiques ».

À l’échelle nationale, elle est suivie dans ce classement par l’université Mohammed V-Rabat et par l’université Cadi Ayyad de Marrakech. Au niveau africain, elle est classée 2e après l’université Cap Town. Ce classement renforce le positionnement des universités marocaines sur la scène académique mondiale.

Voici le classement RUR 2025 pour ce qui concerne le Maroc :

-Université Euromed de Fès, 1re au Maroc, 353e mondiale, 2e en Afrique.

-Université Mohammed V de Rabat: 719e mondiale.

-Université Cadi Ayyad de Marrakech : 1.082e mondiale

L’UEMF rappelle dans un communiqué ses différentes positions dans plusieurs classements :

Plus de 1,2 milliard de DH pour un pôle des sciences de la santé dans la région de Fès-Meknès

Ce projet prévoit la construction de :

– un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) euro-méditerranéen,

– une faculté euro-méditerranéenne de médecine,

– une faculté euro-méditerranéenne de médecine dentaire,

– un CHU euro-méditerranéen de médecine dentaire.

Fruit d’un partenariat entre le Conseil régional et l’Université Euromed de Fès (UEMF), ce projet vise à renforcer l’infrastructure hospitalière de la région en développant une offre de soins de niveau 3 et en améliorant la formation et l’enseignement supérieur dans le domaine médical. L’investissement global est réparti entre le Conseil régional, avec 150 MDH, et les partenaires avec 956,45 MDH.

Présidée par Abdelouahed El Ansari, président du Conseil, et en présence du wali de la région Fès-Meknès, Mouad Jamai, ainsi que du gouverneur de la province de Moulay Yacoub, Mohamed Samir El Khamlichi, cette session a permis l’examen et la validation d’une quarantaine de conventions de partenariat. Celles-ci concernent notamment la santé, l’enseignement, l’eau, l’investissement, les infrastructures et l’économie sociale et solidaire.

Parmi les projets adoptés figurent la création d’un centre numérique régional, la réalisation de la deuxième phase de Fès Smart Factory, écosystème d’innovation orienté vers l’industrie 4.0, et la mise en place d’un incubateur régional de projets.

Le Conseil a également validé une convention de partenariat avec la CDG pour la digitalisation de son administration dans le cadre du programme de développement régional, ainsi qu’un accord-cadre relatif à la gestion de l’eau.

D’autres accords ont été approuvés, notamment une convention-cadre pour la gestion des déchets ménagers et assimilés sur la période 2025-2034, un soutien aux festivals régionaux, la création d’un fonds régional pour le financement des projets d’investissement et la promotion de l’emploi. Des initiatives en faveur de la préservation des métiers de l’artisanat, de l’amélioration des conditions des détenus et du développement des zones d’activités artisanales ont également été adoptées.

Le Conseil a, en outre, validé plusieurs conventions visant à soutenir les coopératives et les groupements d’utilité économique, à améliorer la commercialisation des produits du terroir et à encourager les activités culturelles, sportives et de communication dans la région.

Dans le cadre de l’accélération de la mise en œuvre du Programme de développement régional (PDR) 2022-2027, le président du Conseil a souligné que la région, en concertation avec la wilaya et les partenaires, a identifié les projets prioritaires en tenant compte des capacités de financement, de la disponibilité des partenaires et du foncier.

(Avec MAP)

L’université Euromed et Audencia Nantes lancent l’Executive MBA d’Audencia au Maroc

Cette formation diplômante, triplement accréditée (Equis, AACSB et AMBA) et classée parmi les meilleurs EMBA mondiaux (Financial Times Executive Education Ranking 2020), est déployée sur les campus de l’école en Europe (Paris et Nantes) et en Asie (Shenzhen en Chine) et maintenant au Maroc.

« Destiné aux cadres dirigeants, aux cadres à haut potentiel et aux entrepreneurs expérimentés, Audencia Executive MBA est un accélérateur de carrières qui permet aux participants de développer leur leadership et de mieux appréhender les enjeux des transformations digitales, écologiques et des Business Models des entreprises »,. explique un communiqué.

Le Partenariat entre Euromed B.S. et Audencia B.S. se traduit notamment par l’intervention des professeurs d’Audencia dans les enseignements du programme MBA et par l’organisation d’un Leraning Trip (voyage d’étude) dans l’un des campus d’Audencia B.S. en France ou en Chine.

Fondée en 1900, Audencia Business School est régulièrement classée dans les premiers rangs mondiaux par le Financial Times. Elle accueille plus de 5.300 étudiants, dispose d’un corps professoral de 135 enseignants-chercheurs et d’un réseau de plus de 27.000 diplômés. 

Fès: Euromed lance une formation gratuite en développement informatique

Initié dans le cadre du concept de l’école U’DEV, mise en place par la compagnie canadienne CGI Technologies et Solutions-Maroc, ce projet a pour but de permettre aux personnes ciblées de suivre une formation pointue aux métiers du numérique au Maroc.

La formation sera d’une durée de deux ans, gratuite, diplômante, rémunérée, avec à la clé un CDI sur le site CGI-Fès.

Ce chantier, financé conjointement par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec) et la région de Fès-Meknès, fait suite aux conventions spécifiques signées entre l’université et CGI, d’une part, et entre l’université et la région, d’autre part, en vertu desquelles l’UEMF assure en totalité la formation de niveau « licence professionnelle » dans le domaine des « métiers de l’informatique ».

Selon les termes de cet accord, l’université pilote en totalité le processus de ce chantier, depuis le test d’orientation et le déploiement des formations, jusqu’à l’évaluation finale et l’attribution des diplômes.

Dans une déclaration, à cette occasion, le directeur de CGI-site de Fès, Mohcine Touali, a souligné que cette initiative est une première au Maroc après son démarrage en France en 2007.

(Avec MAP)

La Roja ou les Lions : Munir peut encore choisir… ou pas

C’est une véritable petite bombe qu’a lancé le journaliste sportif Javier Matallanas d’As.tv en rappelant sur son blog dimanche soir que les statuts de la FIFA, modifiés en janvier 2014, permettent dans le cas de Munir de jouer pour le Maroc, même s’il a joué en équipe d’Espagne le lundi 9 septembre contre la Macédoine.

De fait, à la lecture d’une décision de la FIFA en date de janvier 2014, on peut apprendre que « grâce à ce nouveau texte, un joueur de moins de 21 ans, ayant disputé un ou plusieurs matches de compétition officielle pour le compte d’une sélection nationale a désormais la possibilité d’opter pour une autre sélection nationale, sous réserve de remplir un certain nombre de conditions impératives :

-le joueur n’a pas encore disputé de match international « A » pour l’association dont il relève au moment de la demande.

-le joueur possédait déjà la double nationalité (ou multi-nationalité) au moment de sa première entrée en jeu dans un match international d’une compétition officielle de quelle catégorie que ce soit. Par conséquent, ceci exclut tout joueur naturalisé après cette première sélection à l’image de Murat Mogomedov, joueur russe naturalisé israélien après avoir déjà joué pour la Russie et dont la demande vient d’être rejetée par la FIFA.

Cette décision de la FIFA modifie les dispositions de l’article 15 du règlement d’application des statuts

Elle signifie que si Munir souhaite jouer pour le compte des Lions de l’Atlas, il peut en faire la demande et nul doute qu’il serait soutenu dans ses démarches par la FRMF.

Depuis le milieu de l’été, les observateurs de la planète football se demandaient si Munir allait opter pour la sélection d’Espagne ou du Maroc. Munir, qui apparemment penchait côté espagnol, a été « aidé » en cela par le sélectionneur Vicente del Bosque qui l’a sélectionné pour le match contre la Macédoine le 9 septembre et l’a fait jouer pendant 15 minutes. Del Bosque pensait bloquer ce dossier sur la case Espagne, mais le feuilleton n’est pas terminé. Munir et la FRMF peuvent changer son cours s’ils le souhaitent.

Munir El Haddadi, rappelons-le, est de père marocain, né à Madrid, et de mère espagnole. En tant qu’individu, jouer pour la Roja ou les Lions est son choix personnel et professionnel. Et ce ne sont pas les déclarations comme celle de Badou Zaki sur « le patriotisme qui ne se négocie pas »  qui risque de le faire changer d’avis.

A noter également qu’une star, aussi grande soit elle ne fait pas une équipe… qui n’existe pas beaucoup ; c’est le cas des Lions de l’Atlas actuellement. Les exemples de Cristiano Ronaldo et du Portugal en ce moment parlent d’eux-mêmes : élimination du Mondial du Brésil au premier tour, défaite en éliminatoires de l’Euro 2016 la semaine dernière.

Munir, âgé de 19 ans, a littéralement explosé en termes de jeu et de présence sur le terrain au cours des six derniers mois. Il est passé du FC Barcelone « B » à la sélection d’Espagne des moins de 21 ans puis au FC Barcelone « A » aux côtés de Messi et Neymar et puis en sélection d’Espagne « A » contre la Macédoine.

Son jeu est efficace et plaisant et Arsène Wenger d’Arsenal et José Mourinho du Chelsea ont lancé leurs agents-recruteurs du côté des Ramblas. Munir vaut aujourd’hui 35 M d’euros au bas mot et il a déjà contribué à ce qu’à Barcelone on parle désormais du trio MNM : Messi, Neymar et Munir.


 

Logements: Le CESE émet des réserves et formule des recommandations sur la vente en l’état futur d’achèvement

Le CESE a adopté l’avis relatif au Projet de loi n°107-12 modifiant et complétant le Dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code des Obligations et des Contratstraitant de la vente d’immeuble en l’état futur d’achèvement et ce, au cours de sa 39e session ordinaire tenue le 26 juin à Rabat, annonce un communiqué du Conseil.

 

Suite à une saisine de la Chambre des Conseillers, le CESE a adopté,à l’unanimité, un avis sur le projet de loi n°107-12 modifiant et complétant le Dahir du 9 Ramadan 1331 (12 août 1913) formant Code des Obligations et des Contrats.La saisine concerne la Section IV du Code traitantde la vente d’immeuble en l’état futur d’achèvement (articles 618-1 à 618-20).

Au terme de l’analyse de ce projet de loi, le CESE a relevé que, bien que les pouvoirs publics aient adopté, en novembre 2003, une loi (44-00) sur la vente d’immeuble en état futur d’achèvement, le secteur souffre toujours de nombreux dysfonctionnements dans la relation entre le promoteur et l’acquéreur; cette nouvelle réglementation étant peu respectée et jugée difficilement applicable par les opérateurs.

C’est ainsi qu’un nouveau projet de réforme de la loi a été élaboré pour corriger les dysfonctionnements constatés et protéger le consommateur.

Toutefois, le CESE souligne que cette nouvelle mouture de la loi risque d’engendrer de nouvelles distorsions du marché immobilier notamment en ce qui concerne la nullité des actes en cas de non-respect de la loi.

Partant de ce diagnostic, le CESE a formulé plusieurs recommandations de fond et de forme afin d’établir des relations plus équilibrées entre l’acheteur et le vendeur. Ces recommandations sont structurées autour de trois objectifs :

-la mise en place d’une garantie d’achèvement des travaux,

-la simplification et la clarification des procédures lors de la vente sur plan

-et l’amélioration de l’efficacité des mécanismes de recours en cas de litige.

Concernant les recommandations de fond, le CESE propose notamment de:

-mettre en place une nouvelle garantie d’achèvement des travaux pour l’acquéreur ;

-renforcer la garantie de remboursement existante et améliorer le traitement juridique en cas de défaillance du promoteur; 

-introduire une nouvelle étape dans la vente dite «de réservation» avec droit à la rétractation sans frais dans un délai de 21 jours tout en réglementant l’échelonnement des paiements;

-systématiser et conditionner le recours à la pré-notation et rendre obligatoire la mise en place d’une garantie décennale.

Sur la forme, le CESE recommande, entre autres:

-de remplacer la nullité absolue de la vente en cas de non-respect des dispositions de la loi par une nullité relative pour éviter d’encourager une nouvelle forme de spéculation

-et de clarifier certaines dispositions de la loi notamment au niveau de contenu technique du cahier des charges signé par les deux parties.

Au-delà du cadre du projet de loi, le CESE recommande de revoir l’ensemble de la législation relative aux défauts de conformité, aux vices de construction et aux garanties et à la conservation foncière.

 

Le CESE adopte son rapport annuel 2013

Au cours de la même session, le CESE a adopté, à l’unanimité, son rapport annuel au titre de l’année 2013 qui comprend une analyse par le Conseil de la situation économique, sociale et environnementale du pays, un focus sur la gouvernance des villes et le rapport d’activité du Conseil.

 

Cannabis : l’Istiqlal propose une régularisation et une réglementation

Aujourd’hui, tout ce qui touche à cette culture au Maroc reste informel et incontrôlé. Le parti de l’Istiqlal appelle à la mise en place d’un cadre légal.

La discussion sur la légalisation du cannabis, depuis son ouverture en décembre 2008 lors d’un débat télévisé, donne lieu à de nombreuses positions opposées. Si de façon régulière, le sujet revient au parlement, aucune réglementation n’en est sortie jusqu’ici. Fallait-il que l’Uruguay légalise résolument la consommation, la production et la vente de cannabis pour que nos députés se décident à rédiger un texte de loi ?

Avec sa proposition de loi, l’Istiqlal dit défendre le respect de l’égalité entre tous les citoyens et toutes les citoyennes, de la dignité de chacun, de l’égalité des chances, du droit au travail et à l’auto-emploi, et souligne la nécessité de prendre en considération les exigences et les besoins spécifiques des populations rurales des provinces du Nord.

Le fait est qu’aujourd’hui, les économies locales d’Al Hoceima, Chefchaouen, Taounate, Ouazzane et Tétouan, dépendent en grande partie de la culture du kif. Conscientes de ce phénomène depuis plusieurs années, mais bien décidées à ne faire aucune concession en faveur de la culture du kif, les autorités repoussent systématiquement le débat.

Pour elles, ces situations irrégulières ne pourraient se solder que par l’éradication des cultures de cannabis et par la transition vers une économie licite et formelle pour les populations locales.

Seulement, le processus est lent. Si les superficies recensées dédiées à la culture du kif ont été divisées par 3 entre 2003 et 2011, elles s’élevaient tout de même il y a deux ans à 47.500 hectares. La solution que propose à présent l’Istiqlal à travers sa proposition de loi est d’harmoniser les textes avec le phénomène observé dans la réalité, et limiter l’exploitation effective de ces superficies.

La proposition de loi de l’Istiqlal s’articule ainsi en quatre parties : dans un premier temps, elle détermine ses objectifs explicités plus haut. Ensuite, elle délimite les conditions dans lesquelles seront octroyées les licences d’exploitation des terres, de transformation de la plante en produit fini et sa distribution. Dans une troisième partie, le texte évoque la nécessité de créer une Agence nationale censée s’occuper de tout ce qui concerne l’octroi de ces licences et s’assurer du respect des règles citées. Enfin, la dernière partie précise les modalités dans lesquelles se fera le contrôle de la culture du cannabis et les pénalités s’appliquant en cas de non-respect de la loi en question.

Si les conditions de vie des agriculteurs des montagnes du Rif est une réelle préoccupation pour les députés de l’Istiqlal, l’enjeu économique reste l’argument principal en faveur de l’application d’un cadre légal pour régir la culture de kif et en faire un levier dans le développement durable des régions concernées. C’est dans cette vision que le parti de la balance tient à ce que l’Etat puisse :

  –  Contrôler la culture, la production et la distribution de cannabis

  –  Définir le type de semences autorisées dans le cadre de cette culture

  –  Délimiter les zones dans lesquelles ces plantations seront autorisées

  –  Fixer les saisons agricoles

  –  Spécifier les conditions d’accès à la culture, la production et la distribution de kif et produits à base de kif, ces produits étant évidemment destinés à l’industrie pharmaceutique ;

  –  Tracer une ligne de légalité plus proche des conditions réelles et établir un système de sanctions réellement applicables.

Encore faudrait-il que cette loi soit validée par les deux chambres pour qu’elle soit effective. Et a priori, étant donnée la sensibilité du sujet et le grand nombre de députés qui s’y opposent, les chances de la voir passer restent faibles.

Dans les différents débats au sujet d’une possible régularisation du kif, la question principale est occultée : combien de tonnes de dérivés de cannabis le marché pharmaceutique international est-il capable d’absorber ? Trop peu pour constituer un débouché réel d’une hypothétique économie légale du kif au Maroc.