Lafarge Holcim inaugure une usine de clinker et de ciment au Cameroun

L’usine de production de clinker et de ciment est portée par Cimfig, filiale à 100% de Cimencam, elle-même détenue à 55% par LHMA.

Dotée d’une capacité nominale de 500.000 tonnes par an, cette usine de dernière génération, première du genre dans le pays, marque une avancée industrielle majeure pour le Grand Nord du Cameroun. Sa mise en service porte la capacité de production totale de Cimencam à 2,3 millions de tonnes, consolidant ainsi sa position de leader du marché camerounais.

« L’inauguration de cette usine ne constitue pas seulement une nouvelle implantation industrielle ; elle incarne notre vision partagée de l’innovation, de l’excellence et de la coopération Sud-Sud. C’est un jalon stratégique pour le développement durable du Grand Nord camerounais et un symbole fort de notre engagement en faveur de l’émergence industrielle du Cameroun », déclare, à cette occasion, Saïd Elhadi, président de LHMA.

Cette réalisation a nécessité un investissement global de 65 milliards de FCFA, soit plus de 1 milliard de dirhams. Son financement a été assuré par un pool bancaire conduit par la Société commerciale de banque du Cameroun (SCB Cameroun), filiale du groupe Attijariwafa bank, agissant en tant que prêteur principal.

Véritable levier de développement économique et social, ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique de coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Cameroun. Il témoigne de la volonté de LHMA de contribuer, de manière durable et inclusive, à la création d’emplois, à la valorisation des ressources locales et à la modernisation de l’industrie des matériaux de construction en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

Fluoralpha s’allie à Falcon Energy pour lancer une usine d’anodes à Jorf Lasfar

Fluoralpha, filiale du groupe InnovX, s’apprête à devenir le premier producteur marocain d’acide fluorhydrique anhydre (AHF), un réactif essentiel dans la purification du graphite utilisé pour les batteries.

Grâce à ce partenariat, Falcon sécurise un approvisionnement local en AHF, élément critique dans le procédé de fabrication du CSPG, matériau clé des anodes pour batteries lithium-ion, indique un communiqué de Falcon.

« Avec Fluoralpha à bord, nous avons réuni un écosystème de premier plan au Maroc pour livrer la première installation de production de CSPG à grande échelle en dehors de la Chine », a déclaré Matthieu Bos, PDG de Falcon, cité dans le communiqué.

Dans le cadre de cet accord, Fluoralpha mettra à disposition de Falcon un site au sein de sa zone industrielle de Jorf Lasfar, pour y construire une usine pilote, dont les travaux débuteront au deuxième trimestre 2025, avec une mise en service prévue au second semestre de la même année.

Cette unité pourra produire environ 100 kg de CSPG par jour, ajoute la même source, permettant à Falcon de fournir des échantillons à ses futurs clients et de finaliser des accords de vente pour la future unité industrielle.

Le site pressenti pour cette usine d’anodes à grande échelle est Park X, une zone industrielle adjacente au complexe de Jorf Lasfar, également détenue par InnovX. Sa proximité avec les installations de Fluoralpha, les infrastructures portuaires de Casablanca et les autres équipements industriels en fait un emplacement privilégié pour une production à vocation exportatrice.

Créée en juin 2023, avec un capital de 367 MDH, Fluoralpha est une entreprise innovante installée à Benguérir. Elle valorise le fluor issu du phosphate marocain, en particulier à travers la récupération et la transformation de l’acide fluorosilicique (FSA), un sous-produit de la fabrication d’engrais, pour produire de l’AHF et du fluorine synthétique.

Ses solutions visent des marchés stratégiques en pleine croissance : batteries, aluminium, semi-conducteurs et chimie avancée.

Falcon Energy, cotée à la Bourse de Toronto, ambitionne quant à elle de devenir un fournisseur intégré de matériaux pour anodes de batteries. Elle développe une mine de graphite en Guinée, qui alimentera en amont son unité de transformation CSPG au Maroc.

Ce partenariat avec Fluoralpha illustre une volonté commune de renforcer la souveraineté industrielle et énergétique du Maroc tout en s’inscrivant dans une dynamique mondiale de diversification des chaînes d’approvisionnement hors de Chine, notamment dans les matériaux critiques pour la transition énergétique, ajoute le communiqué.

Doray, la marque espagnole de miel, installe une usine au Maroc

Doray, dont 80% des ventes proviennent des marchés internationaux, a débuté son aventure au Maroc au début des années 1990. Aujourd’hui, le pays représente déjà 30% de son chiffre d’affaires, au même niveau que les États-Unis, selon le journal El Correo.

L’implantation d’une nouvelle unité de production au Maroc permettra non seulement de renforcer sa position sur ce marché clé, mais aussi d’accéder plus facilement à d’autres destinations comme l’Arabie saoudite et l’Égypte, grâce à des accords bilatéraux plus favorables qu’en Europe, rapporte la même source.

Basée à Espartinas, en Andalousie, Doray continue également d’investir dans la promotion du miel andalou et espagnol à travers sa marque propre. Longtemps tournée vers la production pour des marques blanches, l’entreprise met désormais l’accent sur le développement de produits innovants adaptés aux tendances de consommation actuelles. Parmi ses nouvelles références, on retrouve des sauces et toppings à base de miel, associés à des ingrédients comme le piment, la truffe noire ou le wasabi.

Avec l’ouverture de son usine marocaine, Doray prévoit d’augmenter ses effectifs locaux pour atteindre un niveau similaire à celui de son site en Espagne, qui emploie actuellement plus de 30 personnes. Cette expansion confirme la place stratégique du Maroc dans le développement industriel et commercial de la marque à l’échelle mondiale.

Leoni ouvre sa nouvelle usine à Agadir

La nouvelle unité de production de Leoni à Agadir, d’un investissement de 230 millions de DH, est implantée au cœur de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) Souss-Massa. S’étendant sur 7,6 hectares, dont plus de 19.000 m² sont dédiés à la production, cette unité permettra, selon le groupe, la création de plus de 3.000 emplois directs d’ici 2027, portant ainsi à 19.000 le nombre total d’emplois au sein de Leoni au Maroc. Cette implantation fera passer le nombre d’unités de production du groupe dans le Royaume à 11.

Cette inauguration représente une étape clé dans la mise en œuvre du protocole d’accord conclu entre le groupe Leoni et le gouvernement marocain, visant la réalisation de six projets capitaux dans le secteur automobile. Ces investissements, d’un montant global de plus de 932 millions de DH, sont répartis sur plusieurs régions du Royaume, avec un impact significatif attendu sur l’économie locale, indique un communiqué de Leoni. À terme, ces projets généreront la création de 7.100 nouveaux emplois directs d’ici 2027.

« Un tel investissement est de nature à conforter la position de notre pays sur la carte mondiale de l’industrie automobile, et la confiance du groupe allemand Leoni vient confirmer le dynamisme et l’essor que connaît ce secteur au Maroc, grâce à la vision éclairée du Roi Mohammed VI, faisant désormais du Royaume une destination de choix pour les leaders mondiaux du secteur de l’automobile », a déclaré le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui présidait la cérémonie d’inauguration.

« Ce projet renforcera, par ailleurs, la position d’Agadir en tant que nouveau pôle industriel, au regard du potentiel dont dispose cette ville en termes d’infrastructures industrielles et logistiques modernes, en plus d’un système de formation professionnelle qui s’adapte aux besoins des entreprises », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de son expansion, Leoni a mis en place des programmes de formation sur mesure pour accompagner ses employés dans le développement de leurs compétences, souligne le communiqué de Leoni. Ces initiatives comprennent des formations techniques spécifiquement conçues pour répondre aux exigences de production, ainsi que des séminaires axés sur le leadership d’équipe.

Ce site de production est dédié à la fabrication de câblages pour véhicules commerciaux, y compris les poids lourds, les chaînes cinématiques et les véhicules tout-terrain. Conçu pour répondre aux normes strictes des marchés internationaux tels que l’Allemagne, la France, l’Italie et le Japon, il se distingue par sa capacité à produire des séries limitées de câblages hautement complexes, parfaitement adaptés au segment des véhicules utilitaires, indique la même source.

« Notre implantation à Agadir reflète une décision stratégique qui témoigne de notre engagement à long terme envers le Maroc et sa région en pleine croissance. Cette démarche illustre notre conviction dans le potentiel du pays ainsi que dans le dynamisme du continent africain et confirme notre capacité à transformer nos engagements en actions concrètes. Elle nous permet de renforcer notre compétitivité dans le secteur des véhicules utilitaires, tout en déployant des processus intelligents au sein de notre réseau de production mondial », a déclaré Ingo Spengler, member of the Executive Board & COO of Leoni.

« Leoni Operating Systems (LOS), véritable colonne vertébrale de notre production, est utilisé sur notre site de Leoni Agadir comme site pilote pour les applications automobiles et industrielles. Il offre une gamme étendue de fonctionnalités pour la gestion des données et des processus liés à la production de faisceaux de câbles, parmi d’autres applications. LOS s’intègre harmonieusement aux processus industriels de Leoni afin d’améliorer la productivité, d’optimiser les flux de production et de soutenir la gestion de systèmes de fabrication complexes. Il inclut des modules avancés pour la surveillance en temps réel, les rapports et d’autres outils essentiels aux opérations de Leoni », a-t-il expliqué.

« Grâce à cette nouvelle orientation axée sur l’innovation technologique de nos processus de production, nous visons à améliorer durablement notre flexibilité. Nous sommes déterminés à croître plus rapidement que le marché dans le segment des véhicules utilitaires au cours des années à venir, en mettant l’accent sur une stratégie orientée vers l’excellence en qualité, le coût optimal et la livraison conforme », a conclu Ingo Spengler.

« L’inauguration de notre nouveau site à Agadir marque une étape clé dans notre stratégie de développement au Maroc, symbolisant notre engagement à long terme dans le Royaume. En choisissant de nous installer dans cette région, nous participons activement au dynamisme économique local tout en renforçant l’innovation et l’excellence dans le secteur des technologies automobiles », a déclaré, pour sa part, Fakhri Bouguerra, directeur général de Leoni Maroc.

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Setexam ouvre une nouvelle ligne de traitement des algues et de production d’agar-agar à Kénitra

Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, a inauguré, mercredi 15 janvier à Kénitra, une nouvelle ligne de production dédiée au traitement des algues et à la production de l’agar-agar relevant de la société Setexam.

Mobilisant un investissement de 60 millions de DH, ce projet, dont le coup d’envoi a été donné en présence de la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, vise à offrir une solution innovante pour réduire l’utilisation des pesticides chimiques.

Cette unité est la seule au Maroc à produire de l’agar-agar, a déclaré à la presse Mme Driouich, notant que le Royaume occupe la 3ᵉ position au niveau mondial après la Chine et l’Espagne pour ce qui est de la production de l’agar-agar, utilisé dans les industries alimentaire, pharmaceutique et cosmétique.

Grâce aux technologies développées au niveau de cette unité industrielle, des fertilisants foliaires destinés à l’agriculture organique seront produits permettant de se passer des pesticides chimiques, a-t-elle souligné.

Pour sa part, le directeur de Setexam, Rachid Lebbar, a souligné l’importance de l’agar-agar qui peut être utilisé dans la production d’antibiotiques.

Produit de haute qualité, l’agar-agar est commercialisé dans les marchés internationaux et dans tous les continents, a-t-il ajouté.

L’extension de cette unité, qui génère à travers ses activités 300 emplois sur site et 10.000 ramasseurs d’algues, permettra également de renforcer le tissu industriel dans la région.

(Avec MAP)

SNEP: chute de 46% du chiffre d’affaires à fin juin

Le groupe affiche à fin juin un chiffre d’affaires à 256,2 MDH en recul de 46,3% par rapport à la même période de l’an dernier.

Le second trimestre 2024 a été marqué par une performance stable de l’activité électrolyse. Par ailleurs, les ventes de l’activité vinylique, en particulier du PVC, ont montré une amélioration par rapport au premier trimestre, grâce à une meilleure disponibilité de la production.

Cependant, l’impact temporaire de la phase de démarrage sur la production, a entraîné une baisse des ventes par rapport à la même période de l’année précédente, accentuée par une diminution du prix de vente du PVC, en phase avec les tendances internationales.

Les investissements enregistrés au cours du premier semestre 2024, s’établissent à 41,3 MMAD, en recul de 20,3% par rapport à la même période en 2023.

Suite au démarrage des nouvelles installations et l’impact provisoire de la reconstitution des stocks sur le BFR, l’endettement financier a connu une légère hausse de 4,5%, pour s’établir à 747,1 MDH au terme du premier semestre 2024.

Au cours du deuxième semestre 2024, SNEP poursuivra la montée progressive de la production de ses nouvelles unités pour répondre à la demande croissante du marché. Les phases de démarrage et de stabilisation de ces nouvelles unités ont entraîné une hausse temporaire des charges, ce qui a directement impacté les performances industrielles et la rentabilité de l’entreprise au premier semestre.

Mutandis inaugure son nouveau complexe industriel à Berrechid pour 285 MDH

Le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a présidé mardi 19 mars 2024 à Berrechid la cérémonie d’inauguration du nouveau complexe industriel du groupe Mutandis à Berrechid.

Ce complexe industriel a nécessité un montant d’investissement de 285 millions de DH. Il offre des opportunités professionnelles pour la communauté locale en créant 250 emplois directs, indique un communiqué de Mutandis.

Couvrant une superficie totale de 40.000 m², le projet se compose de trois usines principales, chacune spécialisée dans un domaine spécifique :

Safari et Knauf lancent une usine de fabrication de plaques de plâtre à Safi

L’usine de production, qui sera située dans le parc industriel de Sidi Tiji, devrait créer une centaine d’emplois directs et plus de 500 emplois indirects, peut-on lire dans un communiqué. L’engineering et la construction seront réalisés par Knauf Engineering GmbH, tandis que des entreprises allemandes de premier plan fourniront l’essentiel de l’équipement.

La technologie de pointe choisie pour ce projet réduira considérablement la consommation d’énergie et d’eau par rapport aux usines de plaques de plâtre « conventionnelles » existantes, et fera de l’usine de Sidi Tiji un projet phare en termes d’efficacité et de durabilité, poursuit la même source.

Pour accompagner l’usine de Sidi Tiji, la Compagnie marocaine de plâtre et d’enduit (CMPE) ouvrira plusieurs centres de formation au Maroc, dans le but de former les applicateurs et de sensibiliser les architectes et les ingénieurs du bâtiment à la conception et à l’application de systèmes modernes de construction sèche.

En investissant dans une ligne de production moderne et dans des centres de formation, Knauf et le groupe Safari visent à améliorer la productivité, la sécurité et la durabilité dans le secteur du bâtiment marocain, note le communiqué.

Ce projet a fait l’objet de la signature d’un protocole d’accord entre le ministère de l’Industrie et du commerce, le ministère de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques et la CMPE.

« Notre décision d’investir dans une nouvelle usine de plaques de plâtre témoigne de notre confiance dans la croissance du marché marocain et contribuera à renforcer la position de leader de la CMPE. Cet investissement est en ligne avec les orientations du gouvernement marocain visant à réduire les importations et à développer une industrie locale compétitive et d’excellence. Avec notre nouvelle production, nous approvisionnerons le marché marocain et exporterons vers les marchés subsahariens », ont déclaré Saïda Karim Lamrani, PDG du groupe Safari, et Jörg Kampmeyer, associé gérant de Knauf, cités dans le communiqué.

Knauf, entreprise multinationale et familiale dont le siège est basé à Iphofen, en Allemagne, et Safari, groupe familial présent dans plusieurs secteurs économiques du Royaume, sont partenaires dans la CMPE depuis vingt-deux ans.

La société américaine MSA Safety inaugure sa nouvelle usine au Maroc

L’usine nouvellement construite abritera la production d’une variété de gammes de produits généraux d’équipement de protection individuelle (EPI). La nouvelle installation permettra également à MSA de mieux répondre à la demande croissante de produits de sécurité MSA dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), explique un communiqué.

MSA Safety est présent au Maroc depuis 2002, date à laquelle l’entreprise a acquis la société française CGF Gallet, a souligné José Sanchez, vice-président de Mission OPS de MSA Safety dans le même communiqué. « L’expansion de nos opérations au Maroc fait partie de notre stratégie d’investissement dans les régions où nous constatons une croissance et une demande pour nos produits de sécurité », poursuit-il.

Avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars en 2022, MSA Safety a son siège social à Cranberry Township, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Elle emploie une équipe de plus de 5.000 associés sur plus de 40 sites internationaux.

Le singapourien Visionary Energy construira une usine de sels de lithium au Maroc

Le fabricant de produits chimiques sud-coréen, Duksan Electera, a annoncé, le 31 octobre, avoir signé un accord d’approvisionnement exclusif avec Visionary Energy, un fabricant de sels de lithium basé à Singapour, en vue de l’établissement d’une usine de sels de lithium au Maroc et de la fourniture exclusive de ses produits à Duksan Electera, fait savoir cette dernière sur LinkedIn.

L’accord prévoit la création d’une usine de sels de lithium par Visionary Energy au Maroc, qui bénéficie d’un accord de libre-échange avec les États-Unis, et la fourniture d’une partie de la production de l’usine, exclusivement, à Duksan Electera.

Une capacité de production annuelle de plus de 30.000 tonnes d’ici 2026

« Visionary Energy est une entreprise multinationale basée à Singapour, spécialisée dans les matériaux de batteries secondaires tels que les sels de lithium et la matière première pour les sels de lithium, le carbonate de lithium. La société prévoit d’établir une unité de production de sels de lithium au Maroc, avec une capacité de production annuelle de plus de 30.000 tonnes d’ici 2026« , lit-on encore dans la publication.

« Avec cet accord, Duksan Electera assure une source stable de sels de lithium répondant aux exigences de la loi sur la réduction de l’inflation (IRA), atténuant ainsi de manière proactive les risques liés à son approvisionnement en lithium », précise-t-on.

Cité dans la publication, un représentant de Duksan Electera a déclaré : « Cet accord représente un tournant significatif pour les opérations de notre usine du Tennessee, en atténuant simultanément les risques mondiaux d’approvisionnement en lithium et en assurant une source stable d’un ingrédient clé pour la production d’électrolyte. Nous espérons que cet accord renforcera le partenariat et donnera de l’élan aux deux parties pour devenir des pionniers de l’industrie des matériaux de batteries secondaires ».

Immorente Invest finalise l’acquisition d’une usine à Tanger pour 110 MDH

SFC Solutions Morocco occupera l’actif immobilier en tant que locataire pour une durée ferme de près de dix ans.

L’actif d’une superficie de 12.000 m² sur un terrain de 2 ha, est situé dans la zone d’accélération industrielle de Tanger Automotive City.
Cet investissement a été réalisé le 26 septembre dernier.

Usine de dessalement de Casablanca : une dérogation permettra de poursuivre le processus de sélection

Deux candidats sur trois ont déposé des offres pour la réalisation de l’usine de dessalement d’eau de mer de Casablanca. L’information nous a été confirmée par l’un des membres du groupement qui s’est retiré, après avoir été annoncée en primeur par des confrères (ici et ici).

Contacté par nos soins, un des membres du consortium constitué de la SGTM et de la Somagec, côté marocain, de l’israélien IDE Technologies et du japonais Mitsui & Co, confirme son retrait de la course. Le consortium n’a effectivement pas déposé d’offre financière dans les temps impartis.Selon notre source, « le package de financement proposé par les partenaires n’était pas rassurant pour la suite », ce qui a abouti au non-dépôt de l’offre finale.

Les deux qui restent en lice sont Afriquia Gaz et Green of Africa filiales du Groupe Akwa (Maroc), en plus de Acciona (Espagne). Le deuxième est constitué de Nareva et de la CIMR (Maroc), Itochu (Japon) et Suez (France).

La loi sur les PPP (partenariats public-privé) ne permet pas de poursuivre le processus si le nombre de concurrents descend en dessous de trois. Les options qui se présentent consistent soit à déclarer l’appel d’offres infructueux; soit à obtenir une dérogation.

En l’absence d’un troisième concurrent, et selon l’article 27 du décret n° 2-15-45 pris pour l’application de la loi sur les contrats de partenariat public-privé, ce marché peut être jugé comme infructueux : « L’autorité compétente concernée (dans ce cas l’ONEE Branche eau, ndlr), doit conserver un nombre de candidats suffisants pour permettre une concurrence réelle, sans que ce nombre soit inférieur à trois. » Dans le cadre du dialogue compétitif, la loi exige donc à ce qu’il y ait au moins trois candidats au marché.

D’ailleurs, l’ONEE Branche eau a bien précisé cette référence à la loi sur les PPP dans l’addendum numéro 1 relatif à l’appel d’offres, où elle indiquait clairement que « le ‘Dialogue compétitif’ désigne la procédure de passation du contrat PPP, telle que prévue par la loi n° 86-12 promulguée par le dahir n° 1-14-192 du 24 décembre 2014 relative aux contrats de partenariat public-privé et son décret d’application n° 2- 15-45 du 13 mai 2015, tel que modifié et complété ».

L’ONEE doit donc se conformer à la règle des trois concurrents, sauf si elle fait jouer l’article 7 de la loi n° 86-12 sur les PPP, c’est-à-dire sauf si elle réclame une dérogation et passe par une procédure négociée qui évite de recourir à l’appel à concurrence.

Selon une source sûre, l’ONEE a consulté le SGG, qui tient par ailleurs le secrétariat de la commission nationale des PPP. Nous n’avons pas le détail du contenu des échanges entre les deux parties, mais nous apprenons de même source qu’après cette consultation, l’ONEE pourra, en principe, poursuivre la procédure, avec les deux groupements restants.

Accusant déjà trois mois de retard par rapport au calendrier prévisionnel de l’appel d’offres, dont le lancement a lui-même a été retardé d’une année, les travaux de la station risquaient, hors cette dérogation, de ne pas être lancés en 2023, comme promis à plusieurs reprises par Nizar Baraka, le ministre de l’Équipement et de l’eau, ayant la tutelle du dossier.

Pour rappel, cette station était programmée dans le plan d’action de la région annoncé en mars 2020 pour un investissement de 4 milliards de dirhams. Elle est par ailleurs programmée dans le cadre du plan national pour l’approvisionnement en eau potable et irrigation 2020-2027.

Une dérogation politiquement sensible

Cette procédure dérogatoire est prévue par la loi dans trois cas : le service ne peut être réalisé ou exploité, pour des raisons techniques ou juridiques, que par un seul opérateur ; l’urgence résultant d’évènements imprévisibles pour la personne publique ; les raisons de défense nationale ou de sécurité publique.

Selon une de nos sources, au vu de la sensibilité du dossier et de son urgence, cette solution a été proposée par l’ONEE, en demandant une dérogation au SGG pour négocier avec les deux concurrents restés en lice.

Toutefois, selon une de nos sources, l’entrée en vigueur, attendue à fin août, de l’autoroute de l’eau entre les bassins de Sebou et Bouregreg, ainsi que le branchement d’El Jadida et Safi sur la station de dessalement de l’OCP située à Jorf, écarte relativement le caractère urgent de la station de dessalement d’eau de mer.

Pour rappel, lors de la réunion de suivi du plan national pour l’approvisionnement en eau potable et irrigation 2020-2027, tenue en mai dernier, et présidée par le Roi Mohammed VI, ce dernier a exhorté les départements et organismes concernés à « faire preuve d’efficacité dans la réalisation des projets programmés selon le calendrier établi ».