Covid-19: en France, Sanofi va produire les vaccins de Pfizer-BioNTech

Sanofi a annoncé, mercredi 27 janvier dans un communiqué, après l’avoir dévoilé dans un entretien à la presse la veille, qu’il donnera à Pfizer/BioNTech l’accès à son outil de production à partir de l’été 2021. Les producteurs de vaccins autorisés contre le Covid-19 rencontrent en effet des difficultés de production à très grande échelle.

Dans ces conditions, Sanofi « prendra en charge les dernières étapes de la fabrication pour fournir plus de 125 millions de doses de vaccin Covid-19 pour l’Union européenne », selon ce communiqué.

Produire pour un concurrent « est une première », a souligné Olivier Bogillot mercredi sur RTL, ajoutant que « l’enjeu n’est pas du tout économique mais la capacité de les distribuer le plus vite possible ».

M. Bogillot a par ailleurs défendu les choix stratégiques de son laboratoire, vivement critiqué depuis le retard de son principal candidat-vaccin.

« Moderna et BioNtech ont fait ce choix-là (de la technologie novatrice de l’ARN messager, NDLR) aussi car c’était la seule technologie qu’ils avaient. Nous, on avait plusieurs options. On a choisi une option qu’on maîtrisait », a-t-il indiqué à propos du vaccin utilisant la technologie de la protéine recombinante qu’il développe avec le britannique GSK.

Mais ce vaccin, qui était initialement annoncé pour l’été 2021, a essuyé un revers après des essais cliniques décevants. Il « va arriver d’ici à la fin de l’année. On s’attend à avoir une très bonne efficacité », a affirmé M. Bogillot.

« On va aussi explorer l’efficacité de ce vaccin sur les variants » du virus, a-t-il précisé.

(AFP)

En France, Sanofi étudie la possibilité de fabriquer les vaccins anti-Covid

Sanofi travaille au développement de deux vaccins anti-Covid mais ne sera pas en mesure d’en proposer un avant la fin 2021.

Pourrait-il donc, à l’instar de sous-traitants pharmaceutiques français, mettre d’ici-là à disposition ses chaînes de production pour fabriquer des vaccins anti-Covid d’autres groupes pharmaceutiques?

Mme Pannier-Runacher a indiqué le lui avoir demandé: « On est en train de regarder avec eux, et eux regardent avec d’un côté BioNTech et de l’autre côté Janssen si c’est possible », des laboratoires « avec lesquels il y a le plus de chance d’y arriver ».

Sans citer aucun nom de laboratoire, Sanofi, interrogé par l’AFP, a indiqué qu’il « évalue en particulier la faisabilité technique d’effectuer temporairement certaines étapes de fabrication pour soutenir d’autres fabricants de vaccins Covid-19″, en soulignant qu’il s’agissait « à ce stade » d' »une réflexion encore très préliminaire ».

Selon Mme Pannier-Runacher, la question est d’abord d’ordre « technique »: « Ont-ils des cuves et des équipes, des capacités de fabrication qui sont libres » et ne sont pas occupées par exemple à produire le vaccin antigrippal ?

Il s’agit aussi de savoir « en combien de temps peuvent-ils développer cette fabrication », alors que « les transferts de technologie » devraient être faits « en trois à cinq mois pour le remplissage des doses » plus « encore quelques mois pour la partie principe actif », contre « 12 à 18 mois en temps normal ».

Face aux critiques émises contre Sanofi, accusé d’être en retard sur ses concurrents, la ministre a voulu « casser une légende urbaine »: « Sanofi devait livrer au mois de juillet .., ils ont trois mois de retard, comme d’autres vaccins aujourd’hui », a-t-elle fait valoir, en soulignant que même avec ce retard, produire un vaccin dans ces délais est déjà « une performance extraordinaire ».

En France, le sous-traitant pharmaceutique français Delpharm avait annoncé dès le mois de novembre qu’il produirait une partie des vaccins contre le Covid-19 de Pfizer et BioNTech, dans son usine normande.

L’usine de son homologue Recipharm doit quant à elle produire le vaccin Moderna à partir de fin février/début mars, avait précisé Mme Pannier-Runacher le 8 janvier.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a précisé vendredi sur franceinfo que ces vaccins « produits sur le territoire français » entreront « dans le quota » de vaccins commandés par l’Europe et distribués à la France en fonction de sa population. Ils ne s’ajouteront donc pas à sa quote-part.

(AFP)

Le Maroc signe pour l’acquisition de vaccins anti-Covid d’AstraZeneca

Cette signature qui s’est déroulée en visioconférence entre les deux parties, s’inscrit dans le cadre des efforts du Royaume pour sécuriser l’approvisionnement du pays en quantités de vaccins suffisantes.

Ont participé à cette cérémonie de signature, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le ministre de l’Economie, Mohamed Benchaâboun, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb, le directeur général de « R-Pharm », Vasily Ignatiev, et le vice–président d’ »AstraZeneca », Alec Van Gelder.

La cérémonie de signature de ce mémorandum d’entente s’est déroulée au siège du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration. 

(Avec MAP)

 

Covid. Les essais cliniques phase III du vaccin chinois vont démarrer au Maroc

Ce projet conclu solennellement avec le laboratoire chinois, est bouclé sur le plan juridique, poursuit notre source. Il s’agit d’un essai multicentrique supervisé par un comité d’éthique et conduit dans le respect de la loi n° 28-13 relative à la protection des personnes participant aux recherches biomédicales, ainsi que dans le respect de loi relative à la protection des données à caractère personnel.

5 pays participent à ces essais: la Chine, les Emirats Arabes Unis, le Pérou, le Maroc et l’Argentine.

En cas de succès, les Marocains pourront accéder à ce vaccin, comme c’est la règle dans ces cas d’espèce. Selon Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé, le Maroc ira jusqu’à fabriquer lui-même ce vaccin si les essais cliniques sont concluants. Dans ce cas, c’est probablement le laboratoire Sothema qui sera le producteur au Maroc ou le partenaire dans la production.

Covid-19: Le Maroc participera aux essais multicentriques relatifs au vaccin

« Le Royaume, à l’instar de ce qui se passe à l’international, va participer avec certains pays aux essais cliniques multicentriques relatifs à la Covid-19 du moment qu’il dispose de l’arsenal réglementaire et juridique lui permettant de se positionner pour obtenir la quantité du vaccin suffisante pour les citoyens dans les délais opportuns, et assurer le transfert du savoir afin de garantir une autosuffisance par rapport à la production du vaccin », a souligné le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb dans une déclaration à la presse.

Ait Taleb n’a pas précisé quels sont les vaccins en développement qui seront en partie testés au MAroc.

Évoquant la situation épidémiologique à l’échelle internationale, le ministre a fait savoir qu’elle connaît beaucoup de changements et d’incertitude puisque différents systèmes ont été affectés sur les plans économique, sanitaire, commercial et humain, malgré les efforts consentis pour endiguer la pandémie, estimant que « la solution aujourd’hui qui semblerait porter le brin d’espoir, c’est de trouver un vaccin afin que la vie reprenne son cours normal ».

Il a, dans ce sens, précisé qu' »il s’agit d’une denrée rare pour laquelle il va y avoir un engouement », puisque des résultats intéressants ont été obtenus lors de la première et de la deuxième phase d’expérimentation du vaccin.

Le responsable gouvernemental a appelé les citoyens à redoubler de vigilance et à faire preuve de responsabilité et de solidarité, notamment avec l’approche de la rentrée scolaire, les incitant à se conformer aux mesures sanitaires préventives en portant le masque de protection et en respectant la distanciation physique, entre autres.

(MAP)

Covid-19: un vaccin dans un an possible mais optimiste, Sanofi crée la polémique

« Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés, il pourrait ne jamais disparaître », y compris en cas de découverte d’un vaccin, a averti l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Jeudi 14 mai, l’Agence européenne du médicament (EMA), a estimé que dans un scénario « optimiste », un vaccin pourrait être disponible dans un an.

« Nous pouvons voir la possibilité si tout se déroule comme prévu que certains (vaccins) soient prêts à être approuvés d’ici un an », a affirmé Marco Cavaleri, directeur de la stratégie à l’EMA, dont le siège est à La Haye.

Plus de 100 projets sont en lice dans le monde et une dizaine d’essais cliniques sont en cours pour tenter de trouver un remède contre la maladie, apparue dans la ville de Wuhan, en Chine, au mois de décembre et qui depuis a fait 297.259 morts et contaminé 4.362.090 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 11H00 GMT. Une concurrence, non dénuée de tensions.

La police fédérale américaine (FBI) a accusé mercredi 13 mai des pirates informatiques, mais aussi des chercheurs et des étudiants proches de la Chine, de voler des informations d’instituts universitaires et de laboratoires publics.

Pékin a réagi jeudi en accusant les Etats-Unis de diffamation.

Côté laboratoires, le géant pharmaceutique français Sanofi a provoqué l’indignation en annonçant qu’il distribuerait en priorité aux Etats-Unis un éventuel vaccin, car les autorités américaines ont investi financièrement pour soutenir ses recherches. Cette avance pourrait être de quelques jours ou quelques semaines, a déclaré son directeur général Paul Hudson.

Une telle éventualité a été jugée « inacceptable » par la secrétaire d’Etat française à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher. L’ONG militante Oxfam a dénoncé des informations « tout simplement scandaleuses » et critiqué « les motivations financières et la recherche de profits ».

 « Bien d’utilité publique » 

« Le vaccin contre le Covid-19 doit être un bien d’utilité publique et son accès doit être équitable et universel », a réagi un porte-parole de la Commission européenne.

Le président de Sanofi France, Olivier Bogillot, s’est abstenu de démentir M. Hudson, appelant l’Union européenne à être « aussi efficace (que les Etats-Unis) en nous aidant à mettre à disposition très vite ce vaccin ».

Dans l’attente d’un traitement, les gouvernements sont contraints d’arbitrer entre les mesures visant à enrayer la propagation de la maladie et la relance de leurs économies. D’où un déconfinement qui continue d’avancer pas à pas.

(AFP)

Vaccin contre le coronavirus : Tariq Daouda mise sur l’intelligence artificielle

Le 5 mai dernier, un groupe de chercheurs internationaux (deux Français, un Brésilien, un Libanais, un Allemand et deux Canadiens ainsi que le Marocain Tariq Daouda), ont lancé la plateforme interactive « Epitopes.world » alimentée par l’intelligence artificielle, dans le but d’accélérer le développement d’un vaccin anti-coronavirus. 

Contacté par Médias24, le chercheur marocain nous explique avoir appliqué l’algorithme développé durant son doctorat, au génome Sars-CoV-2, qui est le virus qui cause le covid-19. « A partir de là, on est capable de faire des prédictions sur ce qui va être présenté à la surface des cellules qui sont infectées par ce virus », pour des cibles vaccinales potentielles.

« Quand le Sars-CoV-2 embrase une cellule, il étudie sa machinerie interne pour produire ses protéines à lui. Une partie de ces protéines -appelées épitopes- vont ensuite être coupées en petits morceaux, et se retrouver à la surface de la cellule. A l’aide de ces épitopes, le système immunitaire arrive à identifier les cellules infectées ».

« Dans notre recherche, nous avons sorti une liste de prédictions d’épitopes qui pourraient, le plus probablement, se présenter à la surface des cellules infectées », selon notre algorithme. « Le but est d’accélérer la phase de découverte des médicaments et molécules importants pour le traitement de ce virus. C’est-à-dire, qu’au lieu de tester plusieurs vaccins, ce qui pourrait prendre des mois, voire des années, les chercheurs peuvent commencer par cibler les épitopes de cette liste, puisqu’ils sont plus probables que d’autres ».

« Si on arrive donc, à partir du génome Sars-CoV-2, à savoir quelles sont les protéines qui vont être présentes à la surface des cellules infectées, celles-ci peuvent être introduites dans un vaccin pour prévenir le covid-19. On peut donc entraîner le système immunitaire à reconnaître à l’avance à quoi ressemble une cellule infectée par le coronavirus. Ce qui veut dire qu’une fois que le virus entre dans le corps de la personne, la réponse immunitaire est beaucoup plus rapide, et c’est le principe du vaccin ».

Ce groupe de chercheurs volontaires est pour l’instant en quête d’autres partenaires, pour faire d’autres validations, vu que peu de données sont disponibles sur le nouveau coronavirus. Ils vont également travailler sur le développement de leur site web pour ajouter des visualisations et des services qui permettent aux utilisateurs, qui sont d’autres chercheurs, à trouver l’information pertinente plus rapidement.

« Nous allons améliorer l’interface et ajouter des pages de vulgarisation. Actuellement, nous avons lancé la plateforme avec le strict minimum avec lequel un chercheur peut travailler », conclut notre source.

Né à Rabat, Tariq Daouda est titulaire d’une licence en mathématiques-informatique à l’Université Henri-Poincaré, Nancy-I, et d’une maîtrise en Intelligence Artificielle à l’Université de Montréal. Il a ensuite fait un doctorat en bio-informatique à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie à Montréal. Actuellement, il est chercheur post-doctoral à Harvard Medical School, et travaille sur la prédiction des épitopes à partir de séquences d’ARN. Il s’agit de l’application de l’intelligence artificielle à l’immunologie. 

La plateforme Epitopes.world

Vaccin contre le coronavirus: le point sur les principaux projets

La mise au point et la distribution d’un vaccin sont nécessaires pour interrompre totalement la transmission du covid-19, a déclaré à plusieurs reprises l’Organisation mondiale de la santé, qui estime que ce virus est dix fois plus mortel que la grippes A H1N1.

La fabrication d’un vaccin peut prendre entre 12 et 18 mois, d’après l’OMS. Trump en a prédit un avant fin 2020.  

Actuellement, plus de 115 projets de recherche sont menés dans le monde. Selon différents médias, seuls huit sont déjà au stade des essais cliniques aux Etats-Unis, en Chine et en Europe.  

La Chine tient-elle le remède?

Le laboratoire Sinovac Biotech, du nord de Pékin, exhibe déjà l’un des premiers vaccins expérimentaux conte le coronavirus, appelé « Coronavac« .

Même si son vaccin n’a pas encore fait ses preuves, le groupe privé se dit prêt à produire 100 millions de doses par an. Ce laboratoire a été le premier au monde à mettre sur le marché un vaccin contre la grippe porcine H1N1 en 2009.

Sinovac a obtenu des résultats encourageants chez le singe, avant d’administrer son sérum pour la première fois à 144 volontaires à la mi-avril. Le laboratoire espère obtenir fin juin de premiers résultats quant à la sécurité de son produit, dans le cadre des essais de phase 1 et 2. Ces essais consistent simplement à vérifier que le vaccin n’est pas dangereux pour l’homme. 

Pour s’assurer qu’il est efficace, il faut engager un essai de phase 3 auprès de porteurs du virus. Le groupe va devoir tester des personnes à l’étranger puisque le nombre de personnes atteintes en Chine est très faible. Le laboratoire est actuellement en contact avec plusieurs pays d’Europe et d’Asie. 

Par ailleurs, outre Sinovac, Pékin a approuvé l’essai clinique de trois autres vaccins expérimentaux: l’un lancé par l’Ecole militaire des sciences médicales et le groupe de biotechnologie CanSino; l’autre par l’Institut de produits biologiques et l’Institut de virologie de Wuhan, la ville où le coronavirus a fait son apparition; et un dernier par le groupe China Biotics, qui a déjà engagé des essais auprès de 32 volontaires.

Essais cliniques sur des humains en Allemagne

L’Allemagne estime pour sa part qu’un vaccin contre le nouveau coronavirus pourrait se faire attendre « des années, car il peut y avoir des déceptions. Nous en avons connues avec d’autres vaccins », a relevé son ministre de la Santé dimanche 3 mai dans des déclarations à la chaîne de télévision allemande ARD.

L’autorité fédérale chargée de la certification des vaccins du pays a par ailleurs donné, mercredi 22 avril, son feu vert à des essais cliniques sur des humains pour le programme de vaccin BNT162 visant à prévenir l’infection par le Sras-CoV 2, mené par le laboratoire allemand BioNTech, en lien avec le géant américain Pfizer.

Ces essais cliniques seront dans un premier temps menés sur 200 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans. Une deuxième phase devrait concerner des volontaires au profil à risque.

Un brin d’espoir au Royaume-Uni 

Le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé jeudi 30 avril un partenariat avec l’université d’Oxford pour fabriquer et distribuer dans le monde entier un vaccin contre le coronavirus.

Cette collaboration porte sur la fourniture aux patients d’un vaccin potentiel connu sous le nom de « ChAdOx1 nCoV-19 », développé par l’institut Jenner et le groupe Oxford Vaccine Group.

Le projet de vaccin est entré en première phase d’essais cliniques la semaine dernière et les résultats de cette première étape devraient être disponibles le mois prochain. Les dernières phases d’essais devraient avoir lieu au milieu de cette année.

Le vaccin que développent les chercheurs d’Oxford est basé sur un adénovirus modifié. Il permet de générer une forte réponse immunitaire avec une seule dose et il ne s’agit pas d’un virus qui se réplique, si bien qu’il ne peut pas causer d’infection continue chez l’individu vacciné.

AstraZeneca travaille aussi sur l’identification d’anticorps qui peuvent être utilisés comme traitement ou en prévention de la maladie covid-19.

« Neuf versions russes »

De leur côté les Russes affirment avoir développé neuf versions de vaccins contre le coronavirus, inclues par l’OMS dans la liste des vaccins prometteurs.

« Neuf versions russes de vaccins contre le Covid-19 sont inclues par l’OMS dans la liste des vaccins prometteurs pour vaincre la pandémie. Parmi eux, six ont été mis au point par le Centre scientifique d’État en virologie et biotechnologie ‘Vector’, deux vaccins ont été développés par l’institut ‘Biocad’ et un autre a été développé par l’Institut de recherche sur les vaccins et les sérums de Saint-Pétersbourg » a indiqué vendredi 1er mai le Centre opérationnel pour la prévention et le contrôle des nouvelles infections au coronavirus dans un communiqué relayé par plusieurs médias étrangers.

La vice-Premier ministre russe a souligné que les premiers échantillons de vaccins prêts à l’emploi provenant du Centre « Vector » sont attendus avant le 10 mai, précisant que les essais précliniques du vaccin débuteront le 26 juin tandis que les essais cliniques commenceront le 29 juin sur un groupe de 60 volontaires. 

Un anticorps prometteur aux Pays-Bas

Un anticorps monoclonal capable en laboratoire de neutraliser le virus Sars-CoV-2, responsable de la covid-19, a été identifié par une équipe de chercheurs néerlandais. 

Cet anticorps neutralisant contre le coronavirus responsable de la covid-19 et aussi contre celui responsable du Sars de 2003 pourrait constituer une piste pour la « prévention et le traitement » de ces maladies, selon un article publié lundi 4 mai par la revue scientifique Nature. 

L’équipe associée à l’Université d’Utrecht et au Centre médical Erasmus de Rotterdam, a créé 51 lignées cellulaires produisant des anticorps visant une protéine remarquable à la surface des deux coronavirus. 

Cette même protéine est impliquée dans l’arrimage du virus Sars-CoV-2 au récepteur ACE2 à la surface des cellules humaines et joue un rôle clé dans le processus infectieux de la covid-19. 

Un test a ensuite été mis au point pour déterminer si les anticorps étaient capables de neutraliser les deux coronavirus. Un de ces anticorps a montré une « activité neutralisante » tant sur le virus de la covid-19 que sur celui du Sras. 

L’équipe néerlandaise estime toutefois que cet anticorps seul ou associé à d’autres anticorps neutralisants « pourrait potentiellement aider au développement de stratégies thérapeutiques dans le futur », selon Nature. 

Les anticorps monoclonaux sont des copies créées en laboratoire d’un certain type d’anticorps. Ils représentent une forme d’immunothérapie. 

En ciblant un même « épitope » (molécule remarquable) comme une protéine à la surface d’un virus, ces substances peuvent neutraliser la capacité du virus à infecter les cellules humaines.

L’Europe lève 7,4 milliards d’euros

De grandes personnalités, notamment la chanteuse Madona, Bill et Melinda Gates, des princes, un roi, des présidents et des chefs d’Etat ont participé lundi à un téléthon mondial organisé à Bruxelles pour financer la recherche et le développement d’un vaccin contre le coronavirus qui a permis de rassembler 7,4 milliards d’euros de contributions.

L’objectif visé était de 7,5 milliards d’euros, soit 8 milliards de dollars. Il devrait être atteint dans les prochains jours car la Turquie, la principauté de Monaco et la Banque européenne d’investissement (BEI) n’ont pas précisé le montant de leurs contributions.

La Chine, d’où est parti le virus, s’est engagée pour 45,6 millions d’euros. L’Afrique du Sud, représentante du continent, a promis 1,1 milliard et l’Amérique latine a fait des promesses sans les chiffrer par la voix du représentant du Mexique.

La Commission européenne avait donné le coup d’envoi de ce marathon en promettant un milliard d’euros, suivie par la France et l’Allemagne, ce qui a permis de passer la barre des 2 milliards avec des contributions de 500 et 525 millions d’euros respectivement.

La levée de fonds de la Commission est un premier pas. « Il faudra cinq fois ce montant » pour développer et distribuer le vaccin, a averti le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, qui estime que trouver un vaccin est la seule voie possible pour un retour à la « normalité » dans le monde.

Washington joue solo

Les Etats-Unis ont été les grands absents de ce marathon en ligne de trois heures, avec la Russie et l’Inde. Le président Donald Trump est en conflit ouvert avec l’OMS et affiche sa volonté de voir les USA se doter d’un vaccin pour la fin de l’année.

« L’Union européenne a répondu favorablement à une demande d’action globale. Les Etats-Unis ont refusé. Ce sont eux qui s’isolent », a déploré un responsable européen.

« Mais nous travaillons de manière très étroite avec des entités américaines très puissantes, comme la fondation de Bill et Melinda Gates qui ont une énorme puissance financière et beaucoup d’influence », a-t-il souligné. La Fondation Gates s’est engagée pour 125 millions d’euros.

Le gouvernement américain a toutefois injecté plus d’un milliard de dollars pour développer des vaccins covid-19.

Notons qu’actuellement, il n’y a encore aucun traitement pour le coronavirus, qui a déjà frappé plus de 3,5 millions de personnes, dont 1,5 million en Europe, et tué près de 250.000 malades. 

Virus: en Chine, un « vaccin » se fabrique déjà à grande échelle

Sinovac Biotech, l’un des quatre labos chinois autorisés à engager des essais cliniques, voit grand. Même si son vaccin n’a pas encore fait ses preuves, le groupe privé se dit prêt à produire 100 millions de doses par an pour combattre le virus, apparu en Chine fin 2019 avant de se répandre dans le monde entier.

Le pharmacien peut se montrer confiant. En 2009, il avait coiffé ses concurrents sur le poteau en devenant le premier au monde à mettre sur le marché un vaccin contre la grippe porcine H1N1.

Dans ses vastes installations de Changping, en grande banlieue de la capitale, des laborantins contrôlent la qualité du vaccin expérimental, à base de pathogènes inertes, déjà produit à des milliers d’exemplaires. Dans sa boîte blanche et orange, il porte même un nom: « Coronavac ».

 Testé chez le singe 

Même si le traitement est encore loin d’une homologation, le fabricant doit montrer qu’il est capable de le produire à grande échelle et soumettre des lots au contrôle des autorités. D’où le lancement de la production avant même la fin des essais cliniques.

Si plus d’une centaine de laboratoires mondiaux rivalisent pour être le premier à mettre au point un vaccin, moins d’une dizaine ont pour l’heure engagé des essais sur l’être humain, selon l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale de Londres.

C’est le cas de Sinovac, qui assure avoir obtenu des résultats encourageants chez le singe, avant d’administrer son sérum pour la première fois à 144 volontaires à la mi-avril dans le Jiangsu (est).

Mais le labo fondé en 2001 ne se prononcera pas sur la date à laquelle son injection d’un demi-millilitre pourra éventuellement être commercialisée.

« C’est la question que tout le monde se pose… », reconnaît Liu Peicheng, directeur de la marque.

D’après l’OMS, la fabrication d’un vaccin peut prendre entre 12 et 18 mois.

 Essais à l’étranger 

Sinovac, qui emploie un millier de salariés, espère obtenir fin juin de premiers résultats quant à la sécurité de son produit, dans le cadre des essais de phase 1 et 2, explique à l’AFP Meng Weining, directeur des affaires internationales.

Ces essais consistent simplement à vérifier que le vaccin n’est pas dangereux pour l’homme. Pour s’assurer qu’il est efficace, il faut engager un essai de phase 3 auprès de porteurs du virus.

Problème: désormais, « seulement quelques cas sont signalés en Chine chaque jour », souligne M. Meng. A moins d’une deuxième vague épidémique sur le sol chinois, le groupe va donc devoir tester des personnes positives à l’étranger.

« Nous sommes actuellement en contact avec plusieurs pays d’Europe et d’Asie », précise-t-il.

« Un essai de phase 3 comprend normalement plusieurs milliers de personnes. Ce n’est pas facile d’obtenir ces chiffres, dans aucun pays », prévoit-il.

 Les trois-huit 

Le groupe n’en a pas moins engagé au sud de Pékin la construction d’un site de production d’une capacité de 100 millions de doses, qui doit pouvoir fonctionner avant la fin de l’année.

« Nous travaillons jour et nuit, nous faisons les trois-huit, ce qui signifie que nous ne perdons pas une minute », assure M. Meng.

Rapporté à la population mondiale, un éventuel vaccin Sinovac ne suffirait pas à protéger la planète. Mais M. Meng assure que son groupe, coté au Nasdaq, est prêt à « des collaborations » avec ses partenaires étrangers, auxquels il vend ses vaccins existants contre la grippe ou l’hépatite.

Etre la première à offrir un vaccin contre le Covid-19 serait une revanche pour la Chine, désireuse de faire oublier que la pandémie a pris naissance chez elle.

« Nous recevons beaucoup d’appui de la part du gouvernement chinois », témoigne M. Meng. « Pas tant d’argent que ça », mais des coopérations avec des instituts publics auprès desquels Sinovac s’approvisionne en souches virales.

Outre Sinovac, Pékin a approuvé l’essai clinique de trois autres vaccins expérimentaux: l’un lancé par l’Ecole militaire des sciences médicales et le groupe de biotechnologie CanSino; l’autre par l’Institut de produits biologiques et l’Institut de virologie de Wuhan, la ville où le coronavirus a fait son apparition; et un dernier par le groupe China Biotics, qui a engagé des essais mardi auprès de 32 volontaires.

(AFP)

Coronavirus: la course mondiale au vaccin s’intensifie

En Allemagne, l’autorité fédérale chargée de la certification des vaccins a donné mercredi 22 avril son feu vert à des essais cliniques sur des humains menés par le laboratoire allemand BioNTech, basé à Mayence, en lien avec le géant américain Pfizer.

Ces essais, les cinquièmes réalisés sur l’homme dans le monde, selon l’Institut Paul Ehrlich (IPE), constituent une « étape importante » pour rendre un vaccin « disponible dès que possible ».

Cette autorité assure avoir donné son feu vert au terme d’une « évaluation minutieuse du rapport risques/bénéfices potentiels » du produit testé.

Ces essais cliniques seront dans un premier temps menés sur 200 volontaires sains âgés de 18 à 55 ans. Une deuxième phase devrait concerner des volontaires au profil à risque, selon l’IPE.

Ils doivent consister, selon l’IPE, à « déterminer la tolérance générale du vaccin testé et sa capacité à proposer une réponse immunitaire contre l’agent pathogène », un virus à ARN, qui a la particularité de muter.

Des essais doivent également démarrer jeudi 23 avril en Grande-Bretagne avec une première dose administrée à des humains dans le cadre d’un projet piloté par l’université d’Oxford, sous l’égide du gouvernement.

Ils porteront dans leur première phase sur 510 volontaires de 18 à 55 ans. La moitié d’entre eux recevront le potentiel nouveau vaccin, les autres un vaccin témoin.

Un million de doses seront produites d’ici septembre en parallèle de la poursuite des recherches, pour qu’en cas de succès, le vaccin soit rapidement disponible. Leurs chances de succès sont évaluées par ses concepteurs à 80%.

En Allemagne, l’IPE ne précise pas quand exactement les essais débuteront. Le PDG de BioNTech, Ugur Sahin, a cependant assuré récemment qu’ils débuteraient « à la fin du mois d’avril ». De premières données pourraient être disponibles « fin juin ou début juillet », avait-il ajouté.

Ce laboratoire, spécialisé dans les traitements contre le cancer, et Pfizer comptent désormais obtenir le feu vert des autorités sanitaires américaine pour lancer des essais aux Etats-Unis, devenus l’épicentre de la pandémie.

D’autres laboratoires devraient eux aussi lancer des essais sur l’homme en Allemagne dans les prochains mois, assure l’IPE.

Il n’existe à ce stade aucun traitement ou vaccin contre le Covid-19, qui a tué plus de 120.000 personnes dans le monde et en a infecté quelque deux millions.

Trouver un vaccin est la seule voie possible pour un retour à la « normalité » dans le monde, a prévenu la semaine dernière le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, appelant dans ce domaine à accélérer les projets en développement.

Une résolution de l’ONU, adoptée lundi dernier, appelle à un accès « équitable, efficace et rapide » à un éventuel vaccin.

 Lutte sans pitié 

Actuellement cinq projets en sont au stade des essais sur des humains, selon les autorités allemandes.

De premiers essais cliniques ont été annoncés dès la mi-mars par des développeurs chinois et américains.

Le 16 mars, Pékin a approuvé le premier essai d’un vaccin mis au point par l’Académie des sciences médicales militaires, soutenue par l’armée, et la société de biotechnologie CanSino Bio, cotée à Hong Kong.

Le même jour, la société américaine Moderna, productrice de médicaments, avait assuré avoir entamé des tests sur l’homme, en partenariat avec les Instituts fédéraux de la santé.

La quête effrénée d’un vaccin contre ce virus qui a mis à bas l’économie mondiale donne lieu à une lutte sans pitié entre certains pays.

Le gouvernement allemand a ainsi dû intervenir pour stopper in extremis des tentatives, pilotées par la Maison Blanche, de rachat du laboratoire pharmaceutique allemand CureVac.

Au-delà, c’est toute l’Europe, fragilisée par l’épidémie, qui est en train de muscler ses garde-fous face aux projets d’acquisition d’entreprises stratégiques par des groupes étrangers en quête de bonnes affaires.

La Commission européenne vient récemment d’exhorter les 27 pays de l’UE à « se protéger » contre cette menace.

(AFP)

Les associations HappyNass et Sqala organisent les thés du partage et de la solidarité

Mondial. La France corrige la Suisse et rêve de la coupe

"Qu'est-ce qu'a mangé le coq au dessert? Des petits suisses", c'est ce que n'arrêtaient pas de répéter ironiquement les supporters Français ici au Jockey Club de Rio De Janeiro (fief des supporters Français au Brésil).

Beaucoup plus que cette victoire écrasante sur la Suisse, plusieurs enseignements sont à tirer de ce match.

 

 

 

Le premier est que, finalement, la blessure de Franck Ribery n'est pas une si mauvaise affaire que cela. Au contraire, cela permet de jouer en 4-3-3 avec Benzema en attaquant gauche: un droitier qui repique vers le centre à la Ronaldo ou Henry. Valbuena à droite a été virevoltant, rien à voir avec le fantôme qu'on a connu cette saison à l'Olympique de Marseille. Giroud en point de fixation est un vrai numéro 9, un renard des surfaces. 

Cette disposition tactique était impossible lorsque Ribery était apte à jouer car il affectionne particulièrement son couloir gauche.

Les milieux de terrain tricolores sont compacts, agressifs sur le porteur du ballon et, ce qui est très important,  ce sont trois  milieux récupérateurs qui sont aussi les premiers contre-attaquants. D’ailleurs, on a pu observer cela sur le but du Parisien Blaise Matuidi, et surtout, sur la passe "zidanesque" de Paul Pogba sur le but de Karim Benzema.

Enfin, en défense, avouons qu'il est FRANCEMENT difficile de marquer un but  contre l'équipe de France. La charnière centrale Sakho – Varane est d'une complémentarité incroyable. Un joueur très physique et un super relanceur, ils me font d'ailleurs  penser à l'axe Dessailly-Blanc d'une certaine belle époque…

Patrice Evra a été agréablement méconnaissable, il a enfin décidé d'aller en quart au lieu de rester dans le car. Mathieu Debuchy, la motocyclette, a été énorme lui aussi sur son couloir droit.

En conclusion, il faut garder la même équipe contre l'Equateur, avec peut être le Turinois Pogba à la place du Magpies Sissoko.

Je serai au Maracana  la semaine prochaine et je salive déjà à l'idée de voir jouer cette belle équipe de France qui a tout intérêt à finir première de son groupe afin d'éviter l'ogre Argentin qui joue "à domicile".