Aïd al-Adha 2026 : l’ONSSA prépare dès à présent l’identification des bêtes destinées à l’abattage

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) vient de lancer un appel d’offres pour l’acquisition de matériel et de fournitures pour l’identification des ovins et caprins destinés à l’abattage à l’occasion de Aïd al-Adha 1447.

Les prestations consistent en :

– l’acquisition de 7 millions de boucles en plastique pour l’identification des ovins et caprins ;
– l’acquisition de 1.200 applicateurs desdites boucles.

Selon le cahier des prescriptions spéciales inclus dans l’appel d’offres, les boucles doivent être fournies et présentées d’une manière qui garantit qu’elles soient utilisées pour un animal unique, avec les spécifications suivantes :

– La boucle doit porter le numéro d’identification à affecter à chaque animal.

– Chaque boucle doit être composée d’une partie « mâle » et d’une partie « femelle ». La partie « femelle » sous forme de plaquette et la partie « mâle » sous forme de bouton.

– Le numéro d’identification doit être composé de huit chiffres et porté dans la partie femelle de chaque boucle.

– Les boucles doivent être de couleur jaune.

– Les boucles doivent être inviolables.

– Elles doivent être imprimées au laser avec le numéro visuel à huit chiffres selon la numérotation adoptée.

– L’impression du numéro visuel doit rester lisible pendant au moins 7 années.

– La matière plastique constituant les parties visibles de la boucle (après fermeture des parties mâle et femelle) doit être de couleur unie jaune.

L’applicateur doit quant à lui répondre aux spécifications suivantes :

Le délai d’exécution de l’ensemble des prestations est fixé à deux mois, pour un coût estimé de 8,5 millions de DH.

Aïd Al-Adha 2022 : les vétérinaires s’impliquent dans le suivi du cheptel et du sacrifice

Plus de 1.200 vétérinaires du secteur privé et 500 du secteur public travaillent pour maintenir le statut sanitaire des petits ruminants à un niveau satisfaisant, apprend-on dans un communiqué de l’Ordre national des vétérinaires. Plusieurs éléments sont évoqués :

La vaccination de plus de 20 millions d’ovins contre la clavelée et la peste des petits ruminants, et plus de cinq millions de caprins contre la peste ;

L’encadrement sanitaire des élevages des animaux destinés à la consommation ;

– L’incitation des éleveurs à adhérer massivement à l’opération d’enregistrement et d’identification des ovins et caprins destinés à l’abattage le jour de l’Aïd ;

– Le contrôle des aliments et de l’eau d’abreuvement destinés aux animaux, tout en sensibilisant les éleveurs aux bonnes pratiques alimentaires du cheptel ;

– L’utilisation raisonnée des médicaments vétérinaires prescrits, en invitant les éleveurs à s’abstenir de l’automédication et à respecter les délais d’attente recommandés.

Par ailleurs, l’Ordre assure que tous les vétérinaires seront mobilisés le jour de l’Aïd pour le contrôle sanitaire et qualitatif des abattages au niveau des différents abattoirs.

Onssa: état d’avancement de la campagne de vaccination du cheptel

Cette opération de vaccination s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de l’Onssa pour la lutte contre les principales maladies animales contagieuses.

Selon un communiqué, ces campagnes nationales de vaccination préventive du cheptel, lancées depuis le 17 janvier 2020, sont assurées gratuitement par les services vétérinaires provinciaux de l’Office et les vétérinaires privés mandatés au profit des éleveurs, et se poursuivent dans toutes les régions du Royaume afin de renforcer l’immunité du cheptel national.

Parallèlement à cette opération de vaccination, les services vétérinaires de l’Onssa suivent de près l’état sanitaire du cheptel national, qui est satisfaisant.

Il convient de signaler que ces maladies animales (fièvre aphteuse, clavelée et Pestes des petits ruminants) ne sont pas transmissibles à l’homme. 

Idh Yennayer: les rituels du nouvel an amazigh au Maroc

La célébration du nouvel an amazigh «Idh Yennayer» 2964 rappelle à la mémoire un calendrier qui, en puisant ses sources dans une histoire antique, a su par ses charges symboliques tenir tête à l'érosion des temps.

Idh Yennayer rend l'écho également au jour de l'intronisation du roi amazigh Chichong dans l'Egypte antique, arguant que «la région égyptienne de Siwa commémore encore cette fête amazighe», souligne Ahmed Sabir, doyen de la Faculté des lettres et des sciences humaines (Université Ibn Zohr d'Agadir).

Soutenant que la célébration de cet anniversaire, qui marque cette année le début de l'an amazigh 2964, remonte à la préhistoire et ne peut être dissociée d'avec les rituels agricoles qui diffèrent d'une région amazighe à une autre, même à l'intérieur du Maroc, il estime que le référentiel agricole constitue un dénominateur commun entre les différentes manifestations de cette festivité amazighe.

Aussi relève-t-il que les nouvelles technologies de l'information et de la communication, pressenties naguère comme une menace pour ce legs culturel, n'en ont fait qu'amplifier davantage le rayonnement et renforcer les échanges et les contacts entre les diverses composantes amazighes pour aller, au-delà du Maroc (Chleuhs, Rifains et Amazighs), à la rencontre d'autres semblables, notamment ceux d'Algérie, de Tunisie, de Libye et d'Egypte.

Pour Khalid Al Ayoud, enseignant-chercheur et acteur associatif, «la commémoration du Idh Yennayer est au fond une célébration de la terre, de l'homme et de la mémoire, en tant que composantes essentielles d'une identité nationale multiple et forte de ses affluents sans exclusion aucune».

A ce titre, il fait observer que la célébration de cette fête, dans la région du Souss, par exemple, est marquée par la préparation de «tagoulla», une sorte de purée à base d'orge ou de maïs (servie avec un mélange de miel et d'argan ou de miel et de beurre), devenue un plat-symbole d'Idh Yennayer à l'image de la tarte du nouvel an.

Autre mets que l'on ne prépare qu'une fois par an, c'est «Orkimen», un plat à base de sept céréales (maïs, orge, fèves, lentilles, etc.).

Idh Yennayer, un autre jour férié ?

M. Al Ayoud met l'accent sur l'impératif de proclamer officiellement la journée du Idh Yennayer, particulièrement au vu des mutations en cours dans le corps social, en termes d'intérêt de plus en plus marqué à coups de grands évènements et manifestations organisés par des associations influentes, tant à Agadir qu'à Tiznit, en passant par Inezgane, Aït Baha, Zagora, outre des célébrations similaires à Rabat et Casablanca, ainsi qu'à l'étranger, notamment en Belgique et en France.

Pour cet acteur associatif, Idh Yennayer devrait être perçu comme une occasion de rappeler l'identité marocaine multiple de par sa riche, vive et multiple diversité.

Reste à signaler que l'Association des étudiants-chercheurs en tourisme et communication (Université Ibn Zohr d'Agadir) prévoit d'organiser, lundi prochain, la 4ème édition de leur Idh Yenayer 2964 sous le signe de «Mille et une saveur», à l'adresse de la poétesse et parolière raïssa Fatima Tabâamrant.

Les convives auront droit à une riche palette de danses et de musiques locales, outre une présentation et une cérémonie de dégustation de 135 authentiques plats marocains, amazighs et africains, notamment du Sénégal et du Niger.

(Avec MAP)