Label’Vie : le chiffre d’affaires progresse de 3% à fin juin

Le groupe affiche un chiffre d’affaires en croissance de 3,3% à fin juin à 7,78 MMDH. Les ventes de marchandises à périmètre comparable ont stagné à 6,78 MMDH.

Au deuxième trimestre 2024, Label’Vie a accéléré sa stratégie d’ouverture avec l’inauguration de 10 nouveaux points de vente pour atteindre 11 magasins ouverts sur le premier semestre, dont 3 Carrefour Market, 3 Carrefour Express, 4 Supeco et 1 Atacadao.

Label’Vie a poursuivi durant ce trimestre ses investissements dans le déploiement de son plan d’expansion ainsi que dans son programme de transformation. Le 2ème trimestre a été également marqué par l’ouverture du capital de Terramis et la cession des titres de l’OPCI pour un montant de 473 MDH, représentant 40% du capital. Retraité de l’opération de cession, l’investissement net ressort à 251 MDH pour le 2ème trimestre et à 579 MDH sur l’ensemble du 1er semestre.

Malgré l’accélération du plan de développement, l’endettement net du groupe demeure stable et maîtrisé, s’établissant à 3,9 MMDH à fin juin 2024.

En ligne avec ses objectifs d’expansion, le deuxième semestre connaîtra l’accélération des ouvertures avec plus de 35 nouveaux magasins (tous formats confondus).

Automobile : plus de 94.500 véhicules vendus à fin juillet 2023

Les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) montrent que le marché automobile global à fin juillet 2023 totalise 94.534 unités, en baisse de 1,06% comparativement à fin juillet 2022 où il s’est écoulé 95.544 unités.

Pour les VP, les ventes cumulées s’élèvent à 86.306 voitures, en quasi-stagnation (+0,62%) par rapport à fin juillet 2022, où 85.771 voitures ont été vendues.

Pour ce qui est des VUL, 8.228 véhicules ont été vendus durant les sept premiers mois de l’année en cours, en baisse de 15,81% par rapport à fin juillet 2022, où 9.773 véhicules ont été vendus.

Sur le seul mois de juillet 2023, un total de 13.115 véhicules, toutes catégories confondues. Ces ventes sont en hausse de 11,97% par rapport au mois de juillet 2022, où 11.713 véhicules avaient été écoulés.

Les ventes des VP en recul par rapport à juin

Durant le seul mois juillet 2023, les ventes des voitures particulières (VP) se sont établies à 12.079 véhicules contre 10.592 unités en juillet 2022. Soit une hausse de 14,04%.

Du côté des véhicules utilitaires légers (VUL), 1.036 unités ont été vendues en juillet 2023, contre 1.121 unités vendues en juillet 2022. Une baisse de 7,58 %.

Dacia toujours en tête des ventes

Comme à l’accoutumée, Dacia se classe en tête des ventes, avec 2.756 VP vendues en juillet 2023. Ses performances ont toutefois diminué de près de 6% par rapport à 2022.

Renault et Hyundai occupent, quant à elles, les 2e et 3e rangs, à 1.794 et 1.250 ventes de VP en juillet 2023. Les deux marques ont dépassé les ventes réalisées une année auparavant, avec des hausses respectives de 14,85% et 10,35%.

Ciment : le manque de visibilité et la hausse des taux vont peser sur les ventes

L’an dernier, la guerre en Ukraine a provoqué en quelques mois une forte évolution des prix des matières premières, entraînant une inflation inédite depuis trente ans au Maroc. Cette situation a impacté de nombreux secteurs économiques comme l’immobilier, la construction et naturellement les cimentiers.

La hausse des matériaux de construction a fortement perturbé le secteur, avec une mise à l’arrêt de nombreux chantiers, affectant au passage la consommation de ciment l’an passé. D’après les derniers chiffres de l’Association professionnelle des cimentiers (APC), les ventes de ciment ont affiché un recul exceptionnel de 10,65% à près de 12,5 millions de tonnes (Mt) l’an dernier. Une baisse qui est encore plus forte que celle accusée en 2020, après trois mois d’arrêt total des chantiers durant le confinement, qui avait entraîné une chute de 10% de la consommation.

Dans un communiqué diffusé le 7 février, l’APC soulignait que « la contraction de la demande constatée en 2022 ramène le niveau de la consommation nationale de ciment à celui de 2007 (hors 2020, année du Covid) ».

Mais à quoi peut-on s’attendre cette année pour ce qui est de la consommation de ciment et du comportement du marché de la construction immobilière qui capte près des trois quarts de la consommation nationale ?

S’il est naturellement très difficile de prévoir le comportement des ventes de ciment et du marché immobilier sur l’année entière, 2023 démarre plutôt mal. En janvier 2023, la consommation de ciment a chuté de 6% par rapport à la même période en 2022 à un peu plus de 1 Mt, dans la même tendance baissière qu’en 2022. Plusieurs facteurs ne laissent pas présager une amélioration dans les mois à venir.

Une demande atone, dans l’expectative

Le marché est toujours dans une phase expectative concernant les aides au logement directes aux primo-accédants. Alors que les promoteurs immobiliers retardent leurs projets de construction du fait de l’incertitude, les acheteurs temporisent également de leur côté, attendant d’en savoir plus sur ce fameux programme.

« Le secteur navigue a vue car le gouvernement a annoncé un programme d’aides directes aux acquéreurs, sur proposition de la FNI et actuellement, à presque mi-février, il n’y a toujours pas de décret d’application. Jusqu’à quand, ça nous ne le savons pas », nous confie une source au sein de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI).

Outre la forte hausse des intrants et l’inflation globale, le secteur a également été touché sur le volet de l’offre. De nombreux chantiers sont à l’arrêt ou en attente de plus de visibilité pour redémarrer. « Il faut préciser que la conjoncture a fait qu’en 2022, les demandes d’autorisation de construire ont baissé de 50% par rapport à l’année précédente. Les demandes de crédits bancaires ont également reculé, car le risque devient trop important », poursuit notre interlocuteur. Un chiffre qui explique notamment la tendance baissière affichée l’an dernier en termes de consommation de ciment.

Un effet nuisible attendu de la hausse des taux sur l’offre et la demande

En effet, en 2022, d’après les derniers chiffres des statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib, le crédit aux promoteurs est le seul segment qui a connu une baisse de son encours. Alors que l’encours global du crédit bancaire a connu une évolution de 7,6%, celui des promoteurs a baissé de 2% à 54,8 MMDH.

Les deux récentes hausses du taux directeur opérées par BAM en fin d’année ne vont pas améliorer les choses. Si la transmission tardera probablement plusieurs mois à se répercuter sur les taux débiteurs, l’effet impactera le secteur immobilier ainsi que les ventes de ciment.

Contactée à ce sujet, l’APC nous explique : « L’impact de cette mesure devrait être mécanique sur le secteur de la construction via les niveaux de taux et les niveaux de l’encours des crédits immobiliers à venir, aussi bien pour les acquéreurs, les promoteurs immobiliers et l’auto-construction. L’effet s’en ressentira à coup sûr dans les prochains mois. »

Avec un pouvoir d’achat rogné par l’inflation, la hausse des taux sera sans doute une épine de plus dans le pied du secteur.

En l’absence totale de visibilité, le secteur cimentier peut compter sur certains leviers. Comme le déblocage du dossier des aides aux logements. « Le secteur du logement et de l’autoconstruction devrait être également dynamisé, aussi bien dans le monde rural qu’urbain, par une plus grande fluidité dans les démarches administratives et la mise en place de mesures incitatives pour la promotion du secteur », indique l’APC. Le secteur compte également sur le maintien de l’investissement public en 2023 pour poursuivre les projets d’infrastructure représentant 20% de la consommation nationale de ciment.

Marché automobile : un mois de janvier morose, les ventes en baisse de 9%

Le marché automobile marocain commence l’année 2023 comme il a terminé la précédente, avec une nette baisse des ventes de véhicules neufs. Au titre du mois écoulé, celles-ci se sont établies à 11.333 unités, en recul de près de 9% par rapport aux chiffres de janvier 2022. Pire, en comparaison avec le mois de décembre 2022, la contraction se fait vertigineuse, frisant les 30%.

Dégringolade sur le marché des VUL

Ce calage au démarrage est surtout le fait des véhicules utilitaires légers (VUL), dont les ventes se sont effondrées de 42,5% par rapport à la même période de l’année précédente, à 840 unités. D’après les importateurs, les nouvelles dispositions fiscales applicables aux entreprises agricoles ne sont pas étrangères à ce véritable écroulement.

En rendant plus contraignantes les demandes d’exonération de la TVA sur l’acquisition de matériels agricoles, ces mesures contenues dans la loi de finances 2023 auraient poussé au report, voire à l’annulation, de projets d’achat d’un véhicule neuf.

Du côté des véhicules particuliers (VP), la baisse est beaucoup moins sévère. Les ventes sont en retrait de 4,4% en glissement annuel, à un volume de 10.493 unités. Pour cette catégorie de véhicules, ce sont surtout la conjoncture économique défavorable et la hausse des taux d’intérêt qui sont évoquées par les opérateurs, tandis que les difficultés d’approvisionnement commencent à s’estomper.

Renault maintient la forme

Dans un tel contexte, peu de marques à gros volumes sont parvenues à afficher des évolutions positives. On citera principalement Hyundai, qui tire son épingle du jeu avec des ventes en hausse de 3%, à 1.643 unités. Les autres gagnants du mois sont Volkswagen (627 unités, +12,3%), Skoda (338 unités, +252%), Fiat (329 unités, +40%) ou encore Seat (200 unités, +38%).

Dans le segment du premium, c’est BMW qui se distingue, réussissant à doubler ses ventes par rapport à janvier 2022 pour atteindre un volume de 231 unités.

Résultat, le classement par marque connaît quelques chamboulements. En dépit d’une baisse de ses immatriculations de 21% par rapport à janvier 2022, Dacia reste bien installée en tête avec 2.402 unités. La marque roumaine voit toutefois son avance se réduire sur le “cousin” Renault, dont les ventes sont en quasi-stagnation (-1,4%), à un volume de 2.065 unités.

La troisième marche du podium est occupée par Hyundai, qui distance Volkswagen, désormais 4e du classement. Le top 5 est complété par Toyota, dont les ventes se sont toutefois contractées de 23% par rapport à la même période de l’année précédente.

Marché automobile : le bilan d’une année 2022 en demi-teinte

Alternant les mois de baisse et ceux, plus rares, de courtes reprises, le marché automobile marocain a, sans grande surprise, clos l’année 2022 dans le rouge.

Handicapées par un contexte international compliqué et ralenties par une conjoncture économique nationale défavorable, les ventes n’ont pu améliorer le score de 2021, année de rattrapage, ni même renouer avec les volumes de 2019. Radioscopie, en chiffres, d’une année dont le moteur a tourné au ralenti.

Des ventes en berne

Traditionnellement considéré comme celui du pic des ventes – dopées à coups de rabais et d’opérations promotionnelles -, le mois de décembre a été en 2022 particulièrement décevant pour le marché automobile marocain. Accusant une baisse de 14% par rapport au même mois de 2021, ses volumes de vente ont même été les plus bas des sept dernières années. Résultat : ils n’ont fait qu’aggraver la tendance baissière du marché qui clôt l’année 2022 sur une baisse de 8%, à 161.410 unités. Petite consolation : le recul se réduit à -2,7% par rapport à 2019, année référence pré-Covid.

Cette contraction trouve son origine dans une somme de vents contraires. Le premier est la pénurie des semi-conducteurs, qui a eu pour conséquence une grande perturbation de l’approvisionnement des distributeurs, conduisant à l’assèchement périodique de leurs stocks. Les conséquences de la guerre en Ukraine, les tensions inflationnistes et la hausse du prix des carburants (qui a contrarié les plans d’investissement des transporteurs) ont aussi constitué autant de facteurs défavorables. Enfin, la morosité de la conjoncture économique nationale a logiquement produit un net ralentissement de la demande, perceptible surtout durant la seconde moitié de l’année.

VP et VUL, logés à la même enseigne

Principal compartiment du marché automobile, représentant près de 89% du volume total, la catégorie des voitures de tourisme (ou véhicules particuliers, VP) a vu ses ventes baisser de 7%, à 143.186 unités. Outre les tensions au niveau des stocks, les ventes ont également pâti de la hausse des prix des véhicules, écartant nombre d’acquéreurs potentiels : le prix de vente moyen des véhicules est ainsi passé de 252.000 DH en 2021 à 295.000 DH en 2022, soit une inflation spectaculaire de 17% sur une seule année.

Pour ce qui est du classement par marque, Dacia reste largement en tête avec 38.885 unités, certes en retrait de -12% par rapport à 2021, mais avec une part de marché très confortable de 27,2%. La marque roumaine est suivie par la « grande sœur » Renault, dont les ventes ont progressé de 6%, à 21.545 unités et une part de marché de 15%. La troisième marche du podium est occupée par Hyundai qui, comme nombre de marques asiatiques, a profité de meilleures conditions d’approvisionnement que la concurrence européenne. Le constructeur coréen finit l’année avec 13.197 voitures écoulées, en hausse de 10%, pour une part de marché de 9,2%.

La catégorie des véhicules utilitaires légers (VUL) a connu une baisse encore plus sévère, s’établissant à -14% par rapport à l’année 2021, à un volume de 18.224 unités. Là encore, les incertitudes sur le contexte économique, aggravées par la sécheresse qui a sévi durant l’année écoulée, ont dissuadé les velléités d’achat d’une clientèle essentiellement professionnelle. Conséquence : la quasi-totalité des marques enregistre des ventes en régression, à l’exception de Renault qui profite du succès de sa fourgonnette Express (et de la disparition du Dacia Dokker) pour devenir le nouveau leader de la catégorie, avec 4.840 unités et une part de marché de 26,6%.

Moins de Diesel, (un peu) plus d’électrons

Après l’avoir dominé sans partage trois décades durant, le Diesel continue à perdre du terrain sur le marché automobile marocain, au profit des motorisations essence. Certes, la mécanique « à mazout » reste largement majoritaire dans le mix des ventes, avec une part de 85,7%, mais cette dernière a reculé de 8 points en quatre années, dont 3,5 points pour le seul exercice 2021. S’il n’y a pas encore lieu de parler de désaffection, le « grand remplacement » du Diesel semble désormais lancé, accéléré par sa disparition progressive dans certains segments (principalement les citadines), quand ce n’est pas de l’ensemble de la gamme de quelques constructeurs.

Cette tendance profite logiquement aux motorisations essence, qui représentent désormais 11,8% du marché du neuf, mais aussi aux motorisations électrifiées, dont les ventes progressent de 17% par rapport à 2021, à une part globale de 3,5%. Dans cet ensemble, les hybrides simples se taillent la part du lion avec 5.027 unités (+20% par rapport à 2021), tandis que les hybrides rechargeables, dont les prix sont bien plus élevés et l’offre moins étoffée, pointent à 516 unités (+22,5%). Quant aux ventes des modèles 100% électriques, elles ont curieusement reculé de 257 à 171 exemplaires malgré l’élargissement de l’offre de 5 à 14 modèles. Visiblement, la barrière des prix et surtout des aspects pratiques semble encore dissuasive.

La résilience du marché de l’occasion

Si le marché du neuf a connu une baisse nette en 2022, ce n’est pas tellement le cas de celui du véhicule d’occasion. Durant l’année écoulée, le nombre de mutations s’est amélioré d’un petit 1,5%, pour atteindre un volume de 627.000 unités… soit près du quadruple des ventes de véhicules neufs. Un engouement qui s’explique évidemment par des prix plus accessibles, mais aussi par les problèmes de disponibilité qu’a vécus le marché du neuf. La professionnalisation progressive de ce pan du marché (où de plus en plus d’importateurs sont impliqués), ainsi que l’ouverture des sociétés de financement à sa clientèle, ne sont pas non plus étrangères à cette résilience.

Reste à mentionner l’évolution spectaculaire des importations de véhicules d’occasion, dont le volume a progressé de 45%, à 11.486 immatriculations. Plus étonnant encore, ce sont les voitures âgées de plus de cinq ans, dont l’importation est pourtant prohibée, qui composent près des deux tiers de ce contingent. Explication : les 7.570 unités concernées ont fait l’objet de la dérogation accordée aux Marocains résidant à l’étranger, assortie d’un abattement conséquent sur les droits de douane à payer.