Aux abattoirs de Casablanca, la viande ovine prend 30 DH en une semaine

Cette semaine, les prix de gros à Casablanca, publiés par la SDL Casa Prestations, montrent des variations notables sur le marché alimentaire. La viande ovine connaît une forte hausse, avec une augmentation de 30 DH/kg pour le prix minimum. Les tomates, quant à elles, enregistrent également une hausse de 1 à 2 DH/kg par rapport à la semaine précédente.

Voici en détail les principaux changements dans le marché de gros de Casablanca pour cette semaine du 28 mai 2025.

Viandes rouges : hausse remarquable de la viande ovine

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Légumes

  • Tomate : Le prix minimum est passé de 1,50 DH/kg à 2,50 DH/kg, et le prix maximum a augmenté de 6,50 DH/kg à 8,50 DH/kg (+1,00 DH/kg pour le minimum, +2,00 DH/kg pour le maximum).

  • Courge : Le prix minimum est resté stable à 2,50 DH/kg, tandis que le prix maximum a diminué de 8,00 DH/kg à 7,00 DH/kg (-1,00 DH/kg).

  • Carotte : Le prix minimum a augmenté de 1,20 DH/kg à 1,30 DH/kg, tandis que le prix maximum a diminué de 3,00 DH/kg à 2,50 DH/kg (+0,10 DH/kg pour le minimum, -0,50 DH/kg pour le maximum).

  • Oignon frais : Le prix minimum est de 1,20 DH/kg, et le prix maximum est de 3,50 DH/kg, sans variation par rapport à la semaine précédente.

  • Pomme de terre : Le prix minimum a diminué de 2,50 DH/kg à 2,00 DH/kg, et le prix maximum a baissé de 4,00 DH/kg à 3,80 DH/kg (-0,50 DH/kg pour le minimum, -0,20 DH/kg pour le maximum).

  • Chou fleur : Pas de variation, avec des prix stables à 1,20 DH/kg pour le minimum et 3,00 DH/kg pour le maximum.

  • Chou blanc : Aucun changement, avec des prix à 0,70 DH/kg pour le minimum et 1,30 DH/kg pour le maximum.

  • Courgette : Pas de variation, les prix sont restés stables à 2,00 DH/kg pour le minimum et 3,80 DH/kg pour le maximum.

  • Concombre : Pas de variation pour le prix minimum (1,50 DH/kg), mais le prix maximum a baissé de 3,00 DH/kg à 2,80 DH/kg (-0,20 DH/kg).

  • Aubergine : Pas de variation, avec des prix stables à 2,00 DH/kg pour le minimum et 4,50 DH/kg pour le maximum.

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Fruits

  • Banane locale : Pas de changement, les prix sont restés à 8,00 DH/kg pour le minimum et 11,00 DH/kg pour le maximum.

  • Pêche : Nouveau produit cette semaine, avec un prix compris entre 7,00 DH/kg et 12,00 DH/kg.

  • Orange : Pas de variation, avec des prix à 3,00 DH/kg pour le minimum et 5,00 DH/kg pour le maximum.

  • Pomme locale : Aucun changement, les prix sont restés entre 7,00 DH/kg et 13,00 DH/kg.

  • Pomme importée : Pas de variation, avec des prix à 13,00 DH/kg pour le minimum et 23,00 DH/kg pour le maximum.

  • Pastèque : Pas de variation, avec des prix restant entre 2,00 DH/kg et 6,50 DH/kg.

  • Avocat : Aucun changement, les prix sont stables à 20,00 DH/kg pour le minimum et 37,00 DH/kg pour le maximum.

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Source  : Casa Prestations, traitement par Médias24

Marché de gros à Casablanca : baisse notable du prix de la viande ovine

Cette semaine, les prix de gros à Casablanca, publiés par la SDL Casa Prestations, reflètent une stabilité générale sur le marché alimentaire. Par rapport à la semaine précédente (30 avril 2025), les prix de la plupart des légumes et des fruits n’ont pas changé. Cependant, la viande ovine enregistre une baisse notable de 15 DH/kg au niveau du prix maximum.

Voici en détail les principaux changements dans le marché de gros de Casablanca pour cette semaine du 07 mai 2025.

Légumes

 

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Fruits

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Viandes rouges : baisse remarquable de la viande ovine

 

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Source  : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Le prix de la viande ovine s’envole à nouveau, atteignant 115 DH/kg au marché de gros de Casablanca

Cette semaine, les marchés de gros de Casablanca enregistrent des variations notables des prix, selon les données publiées par Casa Prestations. Les hausses les plus marquées concernent la viande ovine, l’avocat et l’oignon sec.

La viande ovine a connu une hausse de 18 DH/kg par rapport à la semaine précédente.

Voici en détail les principales évolutions de prix pour cette semaine.

Viandes

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Légumes

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Fruits

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Source : Casa Prestations, traitement par Médias24

Viandes rouges : les prix restent élevés malgré l’amélioration de l’offre

Les prix pratiqués chez les bouchers restant relativement élevés, pouvant atteindre 100 à 120 DH/kg dans certains quartiers. Une situation qui interroge sur les marges pratiquées.

Les prix au marché de gros

Selon les chiffres publiés ce mercredi 19 mars par Casa Prestations, les prix de la viande ovine au marché de gros de Casablanca varient entre 60 et 97 DH/kg, contre 60-90 DH/kg la semaine précédente.

Le cheptel initialement destiné à l’abattage pour Aïd al-Adha continue donc d’être réorienté vers les abattoirs. C’est une offre supplémentaire qui vient renforcer le marché et compléter le cheptel importé.

La viande bovine, quant à elle, est restée stable avec un prix de gros oscillant entre 65 et 90 DH/kg. Un opérateur du secteur explique que la viande bovine locale est achetée à près de 80 DH/kg au marché de gros avant d’être revendue entre 90 et 100 DH/kg au consommateur final. « Cela dépend de plusieurs critères, notamment des quartiers et du chiffre d’affaires réalisé par le boucher », précise-t-il.

« En ce qui concerne la viande bovine importée, son prix au marché de gros se situe entre 65 et 70 DH/kg, ce qui en fait une option plus abordable pour les consommateurs », ajoute notre interlocuteur.

Du côté de la viande ovine locale, « les prix oscillent entre 85 et 95 DH/kg au marché de gros, ce qui peut porter le prix final au-delà de 100 DH/kg pour le consommateur », ajoute notre source, soulignant que « les ovins importés restent globalement plus abordables ». Bien que les prix soient élevés, ils restent en deçà de ceux pratiqués avant la décision royale, et qui atteignaient jusqu’à 120 DH/kg.

Des marges injustifiées sur le marché de détail

Malgré ces baisses, les prix affichés chez les bouchers restent élevés, pouvant atteindre 100 DH selon les quartiers. Une tendance qui suscite des interrogations sur les marges appliquées par les professionnels du secteur et les modalités de fixation des prix.

Certains bouchers justifient ces prix par les coûts de fonctionnement, les charges fixes et la variabilité de la demande. Toutefois, d’autres observateurs estiment que de telles marges sont excessives et qu’une meilleure régulation des prix s’impose pour garantir un accès équitable à la viande rouge.

Dans un contexte où le pouvoir d’achat des Marocains est sous pression, l’écart entre les prix du marché de gros et ceux du marché de détail pousse à se poser des questions. Selon nos informations, il s’explique en grande partie par une augmentation des marges pratiquée par les chevillards et les détaillants afin de compenser la baisse de leur clientèle.

Dans un article précédent, des sources bien informées avaient également pointé un système oligopolistique et résistant. « La distribution de la viande est dominée par un petit nombre d’opérateurs possédant les capacités financières et logistiques pour acheter localement ou importer et stocker en grandes quantités. Ces derniers visent donc principalement à rentabiliser leurs opérations », nous avaient-elles confié.

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L’ONSSA dément les rumeurs sur la sécurité des viandes et la santé du cheptel national

L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a tenu à rassurer le public concernant la santé du cheptel national et la sécurité des produits d’origine animale. Dans un communiqué, l’ONSSA a souligné que la santé des animaux est scrupuleusement suivie tout au long de l’année par ses services vétérinaires, en collaboration avec les vétérinaires privés et les autorités locales.

Concernant les médicaments vétérinaires, leur prescription et leur utilisation sont strictement réservées aux vétérinaires, à la suite d’un diagnostic précis. De plus, les vaccins utilisés sont sans danger pour l’homme, l’animal et l’environnement. Les antibiotiques ne sont administrés qu’en cas de nécessité médicale, et non à des fins préventives.

L’ONSSA a également rappelé qu’un programme national de surveillance des résidus de médicaments, incluant les antibiotiques, est mis en place chaque année, garantissant l’absence de résidus dans la viande destinée à la consommation. Enfin, les animaux destinés à la consommation subissent un contrôle sanitaire quotidien dans les abattoirs sous la supervision des inspecteurs vétérinaires.

Le communiqué conclut en réfutant les rumeurs concernant la présence de substances dangereuses dans les viandes, précisant que la sécurité sanitaire des produits est assurée à toutes les étapes.

Baisse des prix des moutons sur fond de rumeurs d’annulation du rituel du sacrifice de Aïd al-Adha

À l’approche de Aïd al-Adha, une rumeur sur une éventuelle annulation du rituel du sacrifice, en raison de la flambée des prix liée aux années consécutives de sécheresse, s’amplifie. En l’absence d’information officielle sur le sujet, cette rumeur impacte déjà les prix du cheptel.

La question a même été soulevée au Parlement par un député, sans toutefois recevoir de réponse de la part d’Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture.

La détente des prix nous a été confirmée par l’Association nationale des ovins et des caprins (ANOC).

Une baisse de 800 à 1.000 DH/tête

« Une détente des prix des têtes de cheptel est effectivement constatée depuis quinze jours dans les marchés de bétail, selon la remontée d’informations par les éleveurs adhérant à l’ANOC du Moyen Atlas, de l’Oriental et des grands bassins de production des cheptels ovin et caprin. La baisse est de l’ordre de 800 à 1.000 DH/tête« , explique à Médias24 Saïd Chatibi, directeur général de l’ANOC.

Les rumeurs d’une éventuelle annulation du rituel du sacrifice inquiètent en effet les éleveurs, précise-t-il. « Pour éviter et minimiser les pertes potentielles, ils se sont donc résolus à la vente à des prix bas. Mais la détente des prix peut être également expliquée par la faible demande de viande ovine, généralement en hiver. Les Marocains préfèrent en effet la viande bovine pendant la saison hivernale. La viande ovine, elle, étant plutôt consommée à partir du mois de mai, période idoine pour les cérémonies et les festins ».

Répercussion sur les prix de la viande dans les prochains jours

La baisse observée va-t-elle durer ? « C’est difficile à prédire, car le marché est très fluctuant. Mais nous estimons que les prix actuels se stabiliseront peut-être jusqu’à l’approche de Aïd al-Adha« , nous répond Saïd Chatibi.

Les récentes pluies et chutes de neige, synonymes de disponibilité des pâturages, pourraient même accentuer davantage la baisse des prix constatée, selon notre interlocuteur. « La baisse des prix de l’alimentation du bétail induit automatiquement la détente des prix, laquelle détente tirera à la baisse les prix de vente de la viande au détail« , précise ce dernier.

« Certes, cette baisse n’a toujours pas été ressentie dans les boucheries. Mais il faut se rappeler qu’il existe systématiquement un décalage entre les prix dans les marchés de bétail et les prix de vente au détail. En principe, la détente des prix des têtes de cheptel devrait se répercuter dans les jours à venir sur le marché de la viande », conclut-il.

Entre sécheresse et résistance des opérateurs, le marché de la viande rouge est dans l’impasse

Malgré les multiples mesures adoptées par l’État, telles que l’importation de bétail vivant et de viande fraîche ainsi que l’exonération des droits de douane et de la TVA sur ces importations, les prix des viandes rouges restent élevés au Maroc.

Pour en comprendre les raisons, Médias24 a interrogé plusieurs acteurs du secteur. Il en ressort que le sujet est complexe et nécessite d’être abordé en plusieurs volets.

Dans le présent article, nous allons d’abord présenter une vue d’ensemble des principales raisons qui impactent le marché de la viande rouge. D’autres articles suivront pour aborder en profondeur chacune des problématiques évoquées.

Un marché face à trois chocs

D’après les différentes sources consultées par nos soins, le marché de la viande rouge fait face à trois principaux chocs, celui de l’offre, celui de la demande et celui lié à Aïd al-Adha. Ce dernier, bien que ponctuel, consomme une part importante du cheptel, l’empêchant ainsi de se reproduire.

Le choc de l’offre se traduit par une baisse significative du cheptel national, surtout en ce qui concerne les ovins et les caprins. Selon nos informations, l’effectif abattu a chuté de moitié par rapport à une période normale, soit avant les crises qu’a connues le secteur et la succession d’années de sécheresse.

Cette situation s’explique par plusieurs facteurs, à leur tête l’explosion des coûts des aliments composés. Malgré les subventions accordées par le ministère de l’Agriculture, ce volet reste problématique.

L’alimentation des animaux repose sur un équilibre entre les productions locales des éleveurs, les fourrages issus des champs et parcours, ainsi que les compléments alimentaires achetés sur le marché. Toutefois, cette dernière étape, qui se limitait autrefois à deux ou trois mois, s’étend désormais sur toute l’année en raison des sécheresses récurrentes. Les éleveurs se retrouvent ainsi contraints de supporter des coûts d’alimentation sur une période prolongée, ce qui alourdit leurs dépenses et les pousse souvent à vendre leur cheptel.

Déjà affaibli, le cheptel subit annuellement le choc de Aïd al-Adha, aggravant le déclin des effectifs reproducteurs. Cette célébration vient prélever une moyenne d’environ 5 millions de têtes chaque année, que le cheptel ne supporte plus. Cette situation se poursuit au moins depuis trois ans, durant lesquels une partie du noyau reproducteur a été retirée du cheptel, l’empêchant de se reconstituer, ce qui explique en partie son état actuel.

D’après nos informations, en 2024, seulement 900.000 têtes de bétail ont été importées de l’étranger, dont plus de la moitié ont été consommées durant l’Aïd. Il ne restait ainsi qu’environ 400.000 têtes après cette opération, un chiffre représentant une part modeste de la consommation nationale.

Par ailleurs, ces deux dernières années, la fête de l’Aïd a coïncidé avec la saison estivale, marquée par le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) et l’organisation d’événements tels que les mariages, ce qui a encore accentué la pression sur la demande en viande rouge.

Les éleveurs se retrouvent donc dans un cercle vicieux. Le manque d’animaux reproducteurs, combiné aux effets de la sécheresse, retarde le repeuplement du cheptel. Même avec des années pluvieuses, il faudrait plusieurs cycles pour redresser la situation. En conséquence, la pression sur les éleveurs se maintient, limitant leur capacité à répondre à la demande.

D’un autre côté, le marché de la viande rouge fait face à un choc de la demande. Le ralentissement de la consommation s’explique principalement par un pouvoir d’achat en baisse. Depuis 2021, l’inflation cumulée a atteint environ 17%, alors que le salaire moyen du consommateur marocain tourne autour de 4.000 DH. Les produits comme la viande et le lait, élastiques au revenu, sont donc les premiers à être écartés du panier des ménages moyens et modestes.

Ces trois facteurs combinés font que les prix des viandes rouges restent élevés. Mais pourquoi les nombreuses mesures mises en place par l’État ne réussissent-elles pas à les faire baisser ?

Un marché désorganisé face à la résistance des opérateurs

Selon nos différentes sources, l’anarchie dont pâtit le secteur et la résistance de certains opérateurs annihilent tous les efforts de l’État dans ce secteur.

Nos interlocuteurs nous expliquent par ailleurs qu’il est important de faire la différence entre le marché des bovins et celui des ovins et des caprins. Si le gouvernement a réussi à maintenir les prix de la viande bovine au même niveau depuis le mois de novembre dernier, la viande ovine qui représente 20% à 25% de la consommation marocaine continue, elle, de fluctuer et d’augmenter, comme le montre le graphique suivant :

Cela s’explique par le fait que les petits ruminants restent très chers en Europe, où la viande ovine est qualifiée de viande de luxe. L’ouverture de l’importation de cette dernière n’est donc pas une solution.

En ce qui concerne la viande bovine, elle représente entre 77% et 80% de la consommation marocaine. Certes, les mesures mises en place par le gouvernement sont parvenues à maintenir le prix du kilogramme à environ 100 DH, mais les apports en viande fraîche et en bovins destinés à l’abattage restent limités.

En effet, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a déclaré récemment au Parlement qu’environ 167.000 têtes de bovins, 96.000 têtes d’ovins et 1.724 tonnes de viande avaient été importées. Pour la viande, environ 20.000 tonnes étaient ouvertes à l’importation entre novembre et décembre 2024.

Par ailleurs, « les prix pratiqués au niveau des abattoirs oscillent entre 85 et 90 DH/kg, mais ceux pour le consommateur final, notamment à Casablanca, atteignent en moyenne 100 DH/kg », déplorent nos sources, « puisque les chevillards et détaillants augmentent leurs marges pour compenser la perte de clients« .

Nos sources pointent également un système oligopolistique et résistant. « La distribution de la viande est dominée par un petit nombre d’opérateurs possédant les capacités financières et logistiques pour acheter localement ou importer et stocker en grande quantité », nous explique-t-on.

« Ces derniers visent donc principalement à rentabiliser leurs opérations. Lorsqu’ils importent de la viande fraîche, par exemple, une marge d’au moins 10 DH/kg est automatiquement ajoutée au prix initial, sans parler des frais de distribution, de transport et de congélation, ainsi que des pertes, de la casse et des rejets qu’ils prennent en considération dans la fixation de leurs marges ».

« Ces mêmes acteurs résistent également aux efforts de modernisation des circuits de distribution et à l’importation. De plus, les abattoirs municipaux, sous-utilisés, restent dominés par des pratiques traditionnelles, limitant la transparence et l’efficacité », soulignent nos interlocuteurs.

« Certains opérateurs redoutent même de se heurter à cette résistance. L’importation de nombreuses têtes de bétail ou de grandes quantités de viande rouge nécessite des investissements considérables qui pourraient être perdus si un importateur ne se conforme pas aux règles imposées, notamment par les chevillards ».

De plus, de nombreuses transactions dans le secteur échappent aux radars fiscaux et réglementaires. Cette opacité freine toute tentative de structuration et nuit à la stabilité du marché.

Enfin, nos sources déplorent le manque de logistique dédiée à la viande. La capacité frigorifique dont dispose le Royaume est certes grande, mais elle n’est pas détenue par les opérateurs intéressés par la viande.

« On n’a jamais pensé qu’un jour on consommerait, au Maroc, de la viande fraîche importée », nous confie l’une de nos sources. « Les conditions d’importation ne sont donc pas favorables », ajoute-t-elle, soulignant que « nous sommes partis pour une guerre sans armes. Les frigos et les installations dont on dispose sont à la hauteur, mais ils sont destinés à des usages précis, notamment aux fruits et aux légumes exportés partout dans le monde ».

L’on conclut alors que l’une des principales mesures à mettre en place pour réduire la pression sur les prix des viandes rouges est l’encadrement des marges. Fixer des plafonds temporaires sur les marges des différents intermédiaires pourrait contribuer à modérer les prix pour les consommateurs, mais une telle mesure s’avère difficile à mettre en œuvre sur le marché marocain, regrettent nos différentes sources. La crise de la viande rouge au Maroc met ainsi en évidence de profondes failles structurelles.

Viande rouge : entre baisse des prix de gros et stagnation

Au marché de gros de Casablanca, la viande bovine coûtait, le 2 janvier dernier, entre 80 et 89 DH. Contrairement à la viande ovine, le prix de la viande bovine a enregistré une légère baisse par rapport aux semaines précédentes.

Cependant, cette baisse ne se reflète pas sur le marché de détail, notamment chez les bouchers, dont la majorité continuent de vendre au prix élevé d’environ 100 DH le kilogramme pour la viande bovine, et jusqu’à 140 DH ou plus dans certaines boucheries supposées fines.

Les intermédiaires en cause ?

Contactée par nos soins, une source autorisée nous explique que « la situation dans le secteur des viandes rouges est similaire au reste des produits agricoles. C’est le détaillant au final qui décide du prix de vente ».

« La multiplication des intermédiaires contribue également à la hausse des prix, comme c’est le cas pour d’autres produits agricoles. Ce coût supplémentaire, combiné aux frais de transport, est supporté par le boucher qui les intègre dans ses prix de vente », ajoute notre source.

Les bouchers proposent généralement la viande locale et celle importée, à laquelle ils attribuent un prix presque identique. Autrement dit, la viande importée est vendue plus cher que ce qui est attendu alors qu’elle est censée avoir un prix plus bas pour faire baisser les prix.

Les lacunes logistiques compliquent l’opération

Des opérateurs du secteur, notamment des bouchers, pointent pour leur part les lacunes logistiques. Selon eux, le Maroc ne dispose pas de la logistique nécessaire à cette opération, confirmant ainsi les informations publiées par Médias24 dans un article précédent.

« Nous avons reçu, il y a quelques semaines, au début de cette opération d’importation de viande fraîche, une délégation de Catalogne composée de responsables d’environ 45 entreprises, qui nous avait annoncé que la viande arrivant d’Espagne sera vendue à tous les abattoirs agréés par l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) ».

« Sauf qu’après sa publication, le cahier des charges relatif à cette opération a exigé une logistique spéciale pour respecter la chaîne de froid. On croyait que les frigos des abattoirs des collectivités territoriales allaient alors être ouverts aux petits opérateurs et aux bouchers qui sont également autorisés à importer de la viande fraîche, mais qui ne disposent pas d’endroit de stockage. Ce n’est malheureusement pas le cas ».

« Ces conditions ont fait que seules les unités de découpe agréées par l’ONSSA et équipées en entrepôts, ou sous-traitant l’activité d’entreposage auprès d’un entrepôt agréé par l’ONSSA, ainsi que les grandes entreprises privées avec les moyens logistiques nécessaires, peuvent importer de la viande fraîche ».

Des prix également élevés à l’étranger

L’autre facteur qui explique cette situation est celui du prix. « La viande rouge de bonne qualité est également chère en Europe », nous font savoir nos sources. « Si les opérateurs marocains l’achètent par exemple à 70 DH/kg en Europe, le prix final, combiné aux frais de transport et de stockage notamment, atteindra les 100 DH/kg ».

Les viandes importées disponibles au Maroc arrivent actuellement du sud de l’Europe, principalement d’Espagne, en grande partie en raison de la distance entre les deux pays

« La viande la moins chère actuellement est celle du Brésil« , selon l’un de nos interlocuteurs. « Son importation coûtera toutefois très cher en termes de transport. Il s’agit par ailleurs d’une viande fraîche. Son importation nécessitera toute une logistique qui s’avère difficile à mettre en place et à respecter ».

« Les viandes importées disponibles au Maroc arrivent actuellement du sud de l’Europe, principalement d’Espagne, en grande partie en raison de la distance entre les deux pays ».

« La viande locale est pour sa part toujours chère« , nous confie un autre opérateur. « La viande bovine coûte environ 100 DH/kg chez le boucher, tandis que la viande ovine coûte entre 120 et 125 DH/kg dans le marché de gros. Elle est donc vendue à au moins 140 DH/kg chez les bouchers ».

Ces prix s’expliquent par la sécheresse qui se poursuit, et donc le manque de pâturage qui est un phénomène insoluble en l’absence de pluies. Les éleveurs sont ainsi obligés de recourir aux aliments composés, ce qui augmente le coût de revient de la production de la viande locale.

Ce phénomène est moindre en Europe, où une partie de l’alimentation du bétail est assurée par le pâturage.

« Le consommateur préfère la viande locale »

La troisième raison avancée par nos interlocuteurs a trait au comportement du consommateur marocain. Ce dernier préfère la viande produite localement, même si son prix est plus élevé.

Lorsque les consommateurs arrivent chez le boucher, la première question qu’ils posent est en relation avec l’origine de la viande exposée. Arrive ensuite le prix de la viande

« La couleur de certaines viandes arrivant d’Espagne est différente de celle de la viande locale. Lorsque les consommateurs arrivent chez le boucher, la première question qu’ils posent est en relation avec l’origine de la viande exposée. Arrive ensuite le prix de la viande », soulignent nos sources.

C’est donc un frein à la consommation de la viande importée.

« Le maintien des prix est déjà un exploit »

Les opérateurs sondés par nos soins affirment par ailleurs que bien que les prix restent élevés, ils se stabilisent autour de 100 DH/kg, notamment pour la viande bovine, ce qui représente déjà un véritable exploit.

« Le prix de la viande rouge a continué d’augmenter depuis le Covid-19. Ainsi, si les mesures mises en place par le gouvernement ne sont pas parvenues, pour le moment, à baisser le prix sur le marché de détail, elles sont parvenues à le maintenir au même niveau, et ce, sur plusieurs semaines déjà. C’est important de le mentionner », déclare l’une de nos sources.

« Sans toutes ces mesures qui approvisionnent le marché en viande, le prix aurait continué de grimper« .

Nos interlocuteurs disent enfin préférer l’opération visant à importer le cheptel prêt à l’abattage, qui permet à plusieurs acteurs du secteur de travailler, notamment les vendeurs d’abats.

Jusqu’à 70 DH/kg dans les grandes surfaces

Par ailleurs, notant que si les prix se maintiennent à un niveau élevé sur le marché de détail, ils atteignent jusqu’à 70 DH/kg dans les grandes surfaces, notamment à Marjane, soit une différence de 30 DH/kg.

Selon nos informations, cela est possible grâce à la mutualisation de la logistique nécessaire et à la structuration de la chaîne d’approvisionnement.

Ces grandes surfaces disposent de salles de découpe internes, ce qui leur permet d’entreposer la viande importée notamment sans avoir à supporter de charges supplémentaires. Cela leur permet également de vendre à des prix très compétitifs.

Baisse du prix de la viande ovine au marché de gros de Casablanca, premiers effets des importations?

Selon les données publiées par la SDL Casablanca Prestations pour la semaine du 27 novembre 2024, les prix de gros des fruits, légumes et viandes à la métropole ont connu les variations suivantes par rapport à la semaine précédente:

Légumes 

 

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Fruits 

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Viandes 

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Baisse des prix de la viande ovine au marché de gros à Casablanca

Pour la semaine du 13 novembre 2024, les prix de gros à Casablanca ont globalement montré une stabilité, sauf pour les prix de la viande qui ont enregistré une baisse remarquable. Selon les données publiées par Casablanca Prestations, les prix des viandes ovines ont diminué de manière significative, avec une réduction de 7,00 DH/Kg pour le prix minimum et de 10,00 DH/Kg pour le prix maximum par rapport à la semaine précédente. En revanche, les prix des légumes et des fruits sont restés relativement stables, avec seulement des variations mineures.

Voici en détail les principales évolutions de prix pour cette semaine.

Légumes 

 

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Fruits 

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Viandes 

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Nouvelle hausse des prix de la viande ovine et ajustements modérés de ceux des produits agricoles à Casablanca

Les marché de gros de Casablanca révèlent cette semaine des variations modérées des prix pour plusieurs produits agricoles, tandis que d’autres restent inchangés. D’après les données communiquées par Casablanca Prestations, la viande ovine connaît une hausse significative, avec un prix minimum en augmentation de 8 dirhams par kilogramme. Les prix des légumes, quant à eux, montrent des ajustements mineurs, avec une baisse pour des fruits comme l’avocat.

Voici les principaux changements observés :

Légumes 

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Fruits 

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Viandes 

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Marché de gros à Casablanca : augmentation des prix des viandes et baisse des prix des pommes

Les données récemment publiées par Casablanca Prestations montrent les variations des prix de gros des produits alimentaires à Casablanca pour la semaine du 28 août 2024, comparativement à la semaine précédente. Les viandes, en particulier, ont enregistré une hausse notable avec une augmentation de 2 DH/Kg pour les prix maximums de l’ovin et du bovin. Du côté des fruits, les pommes locales et importées ont vu leur prix maximum diminuer de 1 DH/Kg.

Voici un aperçu des changements observés :

Légumes 

Pour les légumes, les tomates ont maintenu un prix minimum de 1,50 DH/Kg, mais le prix maximum a diminué légèrement de 0,20 DH, passant de 3,50 à 3,30 DH/Kg. Les prix de la courge sont restés stables, oscillant entre 2,00 DH et 4,80 DH/Kg. Les carottes ont connu une augmentation de 0,10 DH/Kg sur le prix minimum, atteignant 1,00 DH/Kg, et une hausse de 0,30 DH/Kg sur le prix maximum, atteignant 1,80 DH/Kg.

Les pommes de terre affichent une stabilité sur le prix minimum à 3,00 DH/Kg, mais le prix maximum a augmenté de 0,50 DH, s’établissant à 5,50 DH/Kg. Les choux fleur, choux blanc, courgettes, concombre, et aubergines n’ont pas montré de variations significatives dans leurs prix de gros. À noter une baisse du prix maximum pour le choux blanc de 1,50 DH à 1,20 DH/Kg, et une augmentation de 0,70 DH/Kg pour le concombre sur le prix maximum.

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Fruits 

Du côté des fruits, les bananes locales et importées, ainsi que les oranges, sont restées stables, sans aucune variation de prix. Les pommes locales ont maintenu un prix minimum de 6,00 DH/Kg, mais le prix maximum a diminué de 1,00 DH, passant à 12,00 DH/Kg. Une réduction similaire est observée pour les pommes importées, avec une diminution de 1,00 DH/Kg sur le prix maximum, se stabilisant à 23,00 DH/Kg.

Les pastèques ont vu une augmentation du prix maximum de 0,30 DH, atteignant 4,50 DH/Kg. Les raisins sont restés constants avec un prix variant de 3,50 DH à 12,00 DH/Kg.

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Viandes 

Pour les viandes, les prix de l’ovin ont augmenté, avec un prix minimum passant de 108,00 DH à 110,00 DH/Kg et un prix maximum de 110,00 DH à 112,00 DH/Kg, montrant une hausse de 2,00 DH pour les deux catégories. Le bovin a également montré une hausse sur le prix maximum, passant de 90,00 DH à 92,00 DH/Kg, tandis que le prix minimum est resté stable à 88,00 DH/Kg.

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24