Viandes rouges : les prix restent élevés, malgré un cheptel suffisant et les mesures annoncées

Les prix des viandes rouges avoisinent toujours les 100 DH/kg ou plus dans différentes régions du Maroc.

Au marché de gros de Casablanca, le mercredi 10 septembre, la viande ovine oscillait de 85 à 110 DH/kg, tandis que la viande bovine coûtait de 74 à 94 DH/kg. Chez les bouchers, des marges supplémentaires pouvant atteindre 40 DH/kg sont appliquées, accentuant encore le coût pour le consommateur.

Ces niveaux de prix perdurent depuis plus d’un an, malgré les multiples mesures mises en place par le ministère de l’Agriculture. Une situation dénoncée par les consommateurs, d’autant que le dernier recensement du cheptel national a montré que l’offre est suffisante pour répondre aux besoins du pays, particulièrement pour la viande ovine.

Des marges très élevées et une désorganisation du marché

Joints par Médias24, différents professionnels du secteur pointent toujours les mêmes problématiques, à savoir les spéculations et la désorganisation du marché, mais ajoutent cette fois-ci « le retard de la mise en œuvre des mesures annoncées dans le cadre du programme de reconstitution du cheptel ».

D’après l’une de nos sources, « pour un veau vif, le kilogramme se négocie actuellement autour de 95 DH, tandis qu’un agneau de lait vif atteint jusqu’à 120 DH. Un mouton destiné à l’abattage, d’un poids variant entre 45 kg et 50 kg, coûte pour sa part 95 DH/kg, soit 30 DH de plus qu’il y a quelques mois ».

« Si l’on fait le calcul, un agneau de lait pourrait coûter jusqu’à 1 .700 DH actuellement. Son prix continue d’augmenter, car il est très prisé pour Aïd al-Adha et pourrait atteindre jusqu’à 2.500 DH ».

« Les engraisseurs commencent déjà à acheter leurs moutons en prévision de l’Aïd », nous confie notre source, estimant qu’il est peu probable qu’un nouvel appel à l’abstention du sacrifice soit lancé une deuxième année consécutive.

« Pour le prochain Aïd, les prix pourraient atteindre des niveaux record. Un agneau de lait peut consommer jusqu’à 3.000 DH d’alimentation d’ici cette période, une charge qui doit être compensée lors de sa vente », avertit notre source. « Un engraisseur qui l’achète actuellement à 1.700 DH pourrait donc le vendre à plus de 4.000 DH durant l’Aïd ».

Même constat auprès d’un autre professionnel. « Le lendemain du recensement, le prix du kilogramme d’agneau vif avoisinait 60 DH à 65 DH, alors que chez les bouchers, il dépassait largement les 100 DH/kg », souligne-t-il, pointant les marges appliquées par ces derniers.

Selon notre première source, le problème vient avant tout du circuit commercial. « Le bétail est vendu jusqu’à six reprises avant d’arriver au marché de gros. Le marché est désorganisé et soumis à la spéculation ».

D’autre part, « les marchés de gros souffrent d’un manque d’organisation, notamment de l’absence de certificats de naissance, de décès ou d’abattage, ainsi que le manque de traçabilité… Autant d’éléments qui alimentent la spéculation. Il faut donc s’attaquer au cœur du problème », dénonce l’une de nos sources.

Flambée des prix des aliments

Outre cette problématique structurelle, les professionnels pointent le coût des aliments pour bétail. « L’orge, le tourteau de soja ou encore le maïs ont vu leurs prix s’envoler. L’orge est vendue à 2,80 DH/kg et le tourteau de tournesol entre 2,20 et 2,25 DH/kg. Le blé tendre local coûte 2,20 DH/kg, contre 3,15 DH/kg pour l’importé, subventionné à hauteur de 1 DH par l’État. Au final, l’aliment d’engraissement peut atteindre 3,5 DH/kg ».

« On nous parle de subventions, mais elles tardent à entrer en vigueur. Tout est importé et le coût reste prohibitif pour la majorité des éleveurs, surtout les petits qui représentent 95% du secteur », nous explique-t-on.

« Le prix de l’orge, indispensable pour l’alimentation du cheptel, a bondi de 50% pour atteindre 3 DH le kilogramme », nous confirme une autre source du secteur, « alors que le soutien prévu par l’État devrait le ramener à 1,50 DH/kg ».

En effet, dans le cadre du programme de reconstitution du cheptel, le ministère de l’Agriculture avait annoncé, le 18 juin dernier, la subvention de l’aliment de bétail. L’État prévoit de subventionner l’orge à 1,5 DH/kg (dans la limite de 7 millions de quintaux) et les aliments composés à 2 DH/kg. L’acquisition devait se faire via des appels d’offres lancés par l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), avec un suivi renforcé de la distribution sur le terrain.

D’après nos sources, aucune de ces mesures n’a encore été réellement mise en œuvre, « ce qui incitera, à terme, certains éleveurs à envisager d’abandonner leur activité ».

Attentes des éleveurs et impact de la sécheresse

Les éleveurs insistent également sur l’urgence de l’appui financier pour les femelles reproductrices.

Toujours dans le cadre du plan de reconstitution du cheptel, le ministère avait prévu une subvention de 400 DH par brebis ou chèvre femelle conservée dans le cheptel pendant une durée déterminée, mais il n’en est toujours rien selon les éleveurs sondés.

« La période actuelle correspond au début des agnelages et à la préparation des brebis à la gestation, qui dure en moyenne un à un mois et demi. Sans une alimentation adéquate avant cette phase, la production pourrait en pâtir. C’est donc le moment opportun pour mettre en œuvre les mesures annoncées, notamment l’aide financière de 400 DH pour chaque femelle identifiée et non abattue », concluent nos sources.

Contacté par Médias24, le ministère de l’Agriculture n’avait pas encore donné suite à notre requête au moment de la publication du présent article.

À suivre…

Viandes rouges et abats : voici comment les importations ont évolué depuis le début de l’année 2025

Selon nos informations, les importations de viandes rouges sont passées de 595 tonnes en janvier 2025 à 97 tonnes en avril 2025.

Il en est de même pour les abats, dont les importations sont passées de 76 tonnes à 24 tonnes durant la même période.

Ainsi, 671 tonnes de viandes rouges et d’abats ont été importées en janvier 2025 contre 121 tonnes en avril 2025.

À l’approche de l’Aïd al-Adha, des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux et dans les marchés ont fait état d’une hausse des importations des abats pour couvrir la forte demande.

Les chiffres relatifs aux importations durant les premiers jours du mois de mai, dont nous disposons, confirment cependant une tendance baissière. À titre d’exemple, les importations d’abats s’élevaient à 4 tonnes au début du mois. Il convient toutefois de noter que ces données restent provisoires, le mois n’étant pas encore terminé.

Selon nos sources, l’appel royal a également généré une baisse des importations des ovins vivants.

Reconstitution du cheptel. Les mesures détaillées du programme de soutien aux éleveurs

Sur instruction du Roi Mohammed VI, le gouvernement lance un vaste programme de soutien à la reconstitution du cheptel national.

Une circulaire conjointe sera émise pour préciser les rôles de chaque intervenant. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Agriculture, Ahmed Bouari, ce jeudi 22 mai à l’issue du Conseil de gouvernement.

Le programme s’articule autour de cinq axes majeurs, avec un budget global de 3 milliards de DH d’ici fin 2025.

3,2 MMDH sont prévus en 2026 au profit des éleveurs inscrits dans la campagne de préservation des femelles reproductrices.

Le programme comprend, comme nous l’avions révélé dans un précédent article, des mesures d’allégement de dettes, une campagne de vaccination et des aides directes aux éleveurs…

Voici donc le détail annoncé ce jour :

1. Reprogrammation des dettes des éleveurs :

Allègement des dettes pour 50.000 éleveurs, pour un montant total de 700 millions de DH, qui sera porté par le budget de l’État.

– Annulation de 50% des dettes (capital et intérêts) pour les crédits inférieurs à 100.000 DH. Les petits éleveurs représentent 75% des bénéficiaires.

– Annulation de 25% des dettes (capital et intérêts) pour les montants entre 100.000 et 200.000 DH, soit 11% des bénéficiaires.

– Reprogrammation des dettes et annulation des pénalités de retard pour les crédits dépassant 200.000 DH.

2. Subvention directe à l’alimentation du bétail

Subvention de la vente d’orge : un prix de vente de 1,5 DH/kg dans la limite de 7 millions de quintaux,

Prix de vente des aliments composés : un prix de vente de 2 DH/kg. Un montant total de 2,5 MMDH sera dédié à cette opération.

3. Identification des femelles reproductrices

Interdiction de l’abattage des femelles ovines identifiées à des fins de reproduction jusqu’à mai 2026. Objectif : plus de 8 millions d’ici fin mai 2026.

Subvention de 400 DH pour chaque femelle identifiée et non abattue.

4. Campagne préventive de traitement du cheptel :

Une campagne de traitement et de vaccination visera 17 millions de têtes, avec un budget de 150 millions de DH.

5. Encadrement et accompagnement technique

Un budget de 50 millions de DH est dédié à la formation, à l’encadrement et à l’appui technique des éleveurs.

Chambre des représentants. Une mission d’information sur les viandes rouges creuse les divergences entre majorité et opposition

Nouveau bras de fer entre la majorité et l’opposition à la Chambre des représentants, cette fois au sein de la commission des secteurs productifs.

Juste après le grand oral de Aziz Akhannouch consacré au système éducatif national, les membres de cette commission s’étaient réunis pour décider laquelle des missions d’information mettre en place parmi un total de 7 demandes formulées par divers groupes parlementaires autour de plusieurs thématiques liées en général aux produits de consommation et aux prix.

Au sein de cette commission présidée par Abdelaziz Lachheb (PI), les élus de la majorité (RNI, PAM et PI, soutenus par ceux du MDS et de l’UC) ont tenu à prioriser leur demande d’une mission d’information sur le soutien à l’importation des génisses, des ovins et des viandes. Cette demande avait été déposée en date du 9 avril.

Une option que les élus de l’opposition (USFP, MP, PPS et PJD) ne voulaient pas cautionner, puisqu’ils soutiennent une demande introduite par le Mouvement populaire le 27 février et relative aux « dysfonctionnements liés à la commercialisation des viandes rouges et à l’absence d’une régulation des prix« .

Pour l’opposition, la demande du MP est antérieure à celle de la majorité et devait être examinée pour donner suite à la mise en place d’une mission d’information.

De l’avis de la majorité, il faut respecter une logique de roulement et d’alternance dans la mise en place des missions d’information, puisque la dernière en date a été créée à l’initiative de l’opposition : la mission d’information sur le programme Forsa que préside Hayat Laâraïch, députée USFP de Laâyoune.

Dialogue de sourds et blocage en vue

Face au refus de l’opposition, les élus de la majorité décident de recourir au vote. En guise de protestation, l’opposition, décriant une « dictature numérique », quitte la salle. La mission d’information de la majorité est adoptée par 17 voix (toutes de la majorité).

« Cela nuit d’abord au travail législatif et c’est une malheureuse perte de temps », commente une source parlementaire, même si rien n’est encore joué et que le dernier mot reviendra au bureau de la Chambre des représentants, qui a le droit de valider, ou pas, la mise en place d’une mission d’information.

Mais, cela soulève aussi une nouvelle problématique en relation avec le règlement intérieur de la chambre : une mission d’information peut-elle être créée sans la participation de l’opposition ? La réponse est non, si l’on s’en tient aux statuts de la Chambre des représentants.

Le règlement intérieur de cette chambre, dans son article 306, dispose qu’une mission d’information doit comprendre au moins un membre de chaque parti représenté en son sein alors que le président et le rapporteur ne sauraient être du même bord politique. Autrement dit, si le président d’une mission d’information est issu de la majorité, le rapporteur est obligatoirement désigné dans les rangs de l’opposition. Et vice-versa.

Avec ce qui s’est passé lundi 19 mai au sein de la commission des secteurs productifs, il est probable que le parlement vive un autre blocage qui témoigne des bras de fer entre la majorité et l’opposition.

La seule issue reste celle de trouver un consensus, qui peut être recherché au sein de la conférence des présidents des groupes et groupements parlementaires.

Marchés de gros de Casablanca : stabilité des prix, légère hausse de ceux de la viande bovine

Cette semaine, les prix de gros à Casablanca, tels que publiés par la SDL Casa Prestations, affichent une stabilité générale sur le marché des denrées alimentaires. Comparativement à la semaine précédente (7 mai 2025), les prix des légumes et des fruits demeurent largement inchangés. Toutefois, la viande bovine connaît une légère hausse au niveau du prix maximum.

Voici un aperçu détaillé des principales évolutions des marchés de gros à Casablanca pour la semaine du 14 mai 2025.

Viandes rouges : légère hausse de la viande bovine

 

Médias24

Légumes

  • Tomates : aucun changement dans les prix, avec un minimum de 1,50 DH/kg et un maximum de 5,50 DH/kg.

  • Courge : les prix n’ont pas varié, avec 2,50 DH/kg pour le minimum et 8 DH/kg pour le maximum.

  • Carottes : une légère hausse, le prix minimum passant de 1,20 DH/kg à 1,30 DH/kg (+0,10 DH/kg), et le prix maximum de 2,80 DH/kg à 3 DH/kg (+0,20 DH/kg).

  • Oignon sec : aucun changement, les prix demeurent à 7 DH/kg pour le minimum et 11 DH/kg pour le maximum.

  • Pommes de terre : les prix restent constants à 2,50 DH/kg pour le minimum et 4,30 DH/kg pour le maximum.

  • Chou-fleur : pas de variation, avec des prix à 1,20 DH/kg pour le minimum et 2,50 DH/kg pour le maximum.

  • Choux blanc : aucun changement, les prix sont de 0,70 DH/kg pour le minimum et 1,50 DH/kg pour le maximum.

  • Courgettes : le prix maximum a diminué de 1 DH/kg, passant de 4,50 DH/kg à 3,50 DH/kg, tandis que le prix minimum reste à 2 DH/kg.

  • Concombre : une légère augmentation du prix maximum de 0,50 DH/kg, passant de 2,50 DH/kg à 3 DH/kg, tandis que le prix minimum reste stable à 1,50 DH/kg.

  • Aubergines : pas de variation, avec des prix à 2 DH/kg pour le minimum et 4,50 DH/kg pour le maximum.

 

Médias24

Fruits

  • Bananes locales : aucun changement, les prix restent à 8 DH/kg pour le minimum et 11 DH/kg pour le maximum.

  • Bananes importées : le prix maximum a diminué de 1 DH/kg, passant de 17 DH/kg à 16 DH/kg, tandis que le prix minimum reste stable à 12 DH/kg.

  • Oranges : pas de variation, avec des prix à 3 DH/kg pour le minimum et 5,50 DH/kg pour le maximum.

  • Pommes locales : aucun changement, les prix restent à 7 DH/kg pour le minimum et 13 DH/kg pour le maximum.

  • Pommes importées : pas de variation, les prix restent à 13 DH/kg pour le minimum et 23 DH/kg pour le maximum.

  • Pastèque : le prix maximum a baissé de 0,50 DH/kg, passant de 5,50 DH/kg à 5 DH/kg, tandis que le prix minimum reste à 2 DH/kg.

  • Avocat : le prix maximum a diminué de 1 DH/kg, passant de 38 DH/kg à 37 DH/kg, tandis que le prix minimum reste à 20 DH/kg.

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Source  : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Aïd al-Adha : les abattoirs de Casablanca maintiennent leur activité pour les professionnels, pas d’opération spéciale pour les particuliers

C’est ce qu’affirme un communiqué diffusé dans la soirée du dimanche 11 mai par Casa Prestations en réponse à des « rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux ».

Selon la SDL, les abattoirs de Casablanca vont continuer à fonctionner de manière normale avant et juste après l’Aïd, de sorte à assurer la continuité de l’approvisionnement des marchés en viandes rouges.

« Les abattoirs ne vont pas fermer, sauf durant les deux jours fériés officiels », affirme Aïcha El Abbassy, directrice de la Business Unit Communication au sein de Casablanca Prestations contactée par Médias24. « En dehors de cette période, ils resteront ouverts, mais uniquement pour les professionnels. Il n’y aura pas d’opération exceptionnelle pour les particuliers cette année », précise-t-elle.

Chaque année, une ouverture spéciale était organisée à l’occasion de l’Aïd al-Adha pour permettre aux citoyens d’effectuer leur sacrifice dans un cadre encadré, aux normes d’hygiène. « C’est dans ce cadre que les abattoirs ouvraient exceptionnellement le jour de l’Aïd. Cette année, ce ne sera pas le cas », confirme la responsable.

La responsable rappelle également qu’une période de maintenance est traditionnellement programmée juste après l’Aïd. « D’habitude, après l’Aïd, nous consacrons une période de deux à trois semaines à la maintenance. C’est une étape importante dans notre processus qualité », souligne-t-elle. Et d’expliquer ce choix de calendrier : « C’est la période la plus appropriée pour effectuer ces travaux sans perturber la continuité de l’activité ».

Cependant, cette organisation pourrait être réajustée cette année. « Étant donné les dispositions exceptionnelles, nous ajusterons cette période de maintenance. Cela se fera, comme toujours, en concertation avec les professionnels du secteur », conclut Mme El Abbassy.

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Marché de gros de Casablanca : tendance générale à la stabilité des prix

Le bilan des prix de gros publié par la SDL Casa Prestations révèle une tendance générale à la stabilité des prix pour la plupart des produits sur le marché de gros. Cependant, la viande ovine se distingue par un changement léger, marqué par une baisse de son prix minimum et une hausse de son prix maximum.

Voici en détail les principales évolutions dans le marché de gros de Casablanca pour cette semaine du 30 avril 2025.

Légumes

 

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Fruits

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Viandes rouges

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Source  : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Prix de gros à Casablanca : stabilité générale avec une baisse des prix des viandes

Cette semaine, les prix de gros à Casablanca, publiés par la SDL Casa Prestations, reflètent une stabilité générale sur le marché alimentaire. Par rapport à la semaine précédente (16 avril 2025), les prix de la plupart des légumes et des fruits n’ont pas changé. Cependant, les viandes enregistrent une baisse, avec un léger recul du prix maximum de la viande ovine et bovine.

Légumes

 

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Fruits

 

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Viandes rouges


Les viandes représentent la seule catégorie à afficher une baisse notable parmi les prix de gros à Casablanca cette semaine  :

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Source  : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Marché de gros de Casablanca : baisse du prix des viandes rouges

Le bilan des prix de gros publié par la SDL Casa Prestations révèle une tendance générale à la baisse des prix pour certains légumes, les viandes rouges et certains fruits par rapport à la semaine précédente.

En revanche, d’autres fruits, notamment les oranges et les bananes importées, enregistrent de légères hausses.

Voici en détail les principales évolutions des prix de gros pour cette semaine du 16 avril 2025.

Légumes

 

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Fruits

 

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Viandes rouges

Médias24
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Source  : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Débat sur les 13 MMDH et les aides à l’importation : les vrais chiffres et les questions en suspens

La guerre des chiffres relative aux montants des subventions accordées dans le cadre du soutien gouvernemental à l’importation du bétail a pris fin.

Le ministère de l’Agriculture a rendu publics les chiffres officiels. Le coût pour les caisses de l’État est de 437 MDH étalés sur deux ans. Cela représente l’enveloppe totale déboursée des deniers publics pour soutenir l’importation des moutons à l’occasion de l’Aïd al-Adha.

Une interrogation pourrait subsister néanmoins chez certains : comment expliquer l’écart entre les 13,2 milliards de dirhams évoqués et les 437 millions finalement déboursés ?

La réponse se trouve dans les explications apportées par le ministère des Finances dans le document où le montant de 13,2 MMDH a été puisé : « Données et informations complémentaires demandées par les groupes parlementaires à la Chambre des représentants », transmises en octobre 2024 aux parlementaires en réponse à leur demande d’informations.

C’est sur ce document que le PPS s’est appuyé pour avancer ce chiffre.

Médias24 a consulté ce document, où la question des aides est abordée à plusieurs reprises en réponse à des demandes de groupes parlementaires portant principalement sur :

Les 13,2 milliards de dirhams résultent de l’addition de plusieurs montants mentionnés dans le rapport :

1 – Suppression des droits de douane et de la TVA pour l’importation des ovins (février 2023 et octobre 2024) : 5,03 milliards de dirhams.

2 – Suppression des droits de douane et de la TVA pour l’importation des bovins entre octobre 2022 et décembre 2024 : 8,04 milliards de dirhams.

3 – Aide des 500 DH pour les ovins : 237 MDH pour 2024.

Deux de ces trois montants sont purement théoriques et même virtuels : ils correspondent à un manque à gagner hypothétique estimé sur la base d’un tarif douanier de 200% et d’une TVA de 20%.

Concrètement, l’auteur du rapport a appliqué un droit de douane de 200% et la TVA sur la valeur des importations de 2023 et 2024, puis a présenté le résultat comme un manque à gagner.

Or, le Maroc n’importait pas de bétail vivant destiné à l’abattage. Donc, l’État n’a jamais perçu de telles recettes. Les seules importations concernent des génisses reproductrices ou des vaches laitières, par exemple.

Les taux de droit de douane sur les importations d’animaux vivants et de viande bovine, ovine et caprine étaient à 200%, justement, « pour empêcher toute importation commerciale d’être rentable » et protéger ainsi le cheptel national.

Considérer ces 13 milliards de dirhams comme une perte ou un manque à gagner pour l’État relève d’un contresens économique.

Tout d’abord, si ce tarif douanier avait été maintenu, aucun opérateur n’aurait pris le risque d’importer, devant s’acquitter d’un droit de douane équivalant au double de la valeur des marchandises, en plus de la TVA.

Et quand bien même cet opérateur l’aurait fait, pour rentabiliser son opération, il aurait impacté ces charges sur les prix. Au final, l’opération n’aurait pas eu l’effet attendu. Au contraire, les prix de la viande importée auraient flambé.

Pour mieux comprendre le biais du raisonnement, il est évident qu’aucun responsable sensé, qu’il soit de la majorité ou de l’opposition, n’aurait autorisé la subvention et l’importation en maintenant la TVA et les droits de douane. L’opération aurait échoué et il y aurait eu une levée de boucliers générale.

Le seul montant réellement déboursé par l’État est donc l’aide de 500 dirhams par tête d’ovin.

Si les données du ministère de l’Agriculture permettent de trancher la question des chiffres, une interrogation demeure : pourquoi ces mesures ont-elles eu un impact limité par rapport aux attentes de l’État ?

De l’aveu même de plusieurs responsables gouvernementaux, soit publiquement, soit dans des déclarations à Médias24, les prix n’ont pas baissé aux niveaux espérés et escomptés par le gouvernement.

Le vrai sujet demeure donc « les 18 spéculateurs et les marges non éthiques » que Ryad Mezzour a dénoncées. Sont-ils 18, plus, ou moins ? Là aussi, le nombre importe peu.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une poignée d’opérateurs puissants, probablement intégrés sur toute la chaîne de valeur de l’importation à la distribution et à la transformation des viandes, font la pluie et le beau temps au niveau des prix.

C’est ce que nous avions expliqué dans un précédent article en nous basant sur le témoignage d’une source sûre et qui connait le secteur de l’intérieur.

Interrogé sur les raisons de l’impact limité des mesures gouvernementales sur les prix à la consommation, cette source a pointé « un système oligopolistique et résistant » dans le segment de la distribution.

« La distribution de la viande est dominée par un petit nombre d’opérateurs possédant les capacités financières et logistiques pour acheter localement ou importer et stocker en grande quantité », nous expliquait-il.

Une situation exacerbée par l’anarchie et le manque de transparence dont pâtit le secteur.

Le gouvernement aurait dû, si le secteur avait été mieux organisé, conditionner la subvention à un abattage rapide (des importateurs ont stocké les ovins jusqu’au Aïd) et/ou à des prix de vente au public décents.

Les Marocains ont subi au cours des dernières années, une inflation importante tirée par les produits alimentaires. L’alimentation est trop importante pour le pouvoir d’achat et pour la paix sociale, pour laisser les circuits dans cet état d’anarchie et d’opacité.

–00O00–

Ce qu’il faut retenir sur les importations d’ovins et de bovins destinés à l’abattage en 2023 et 2024:

-L’Etat a payé des subventions à raison de 500 DH par tête d’ovin: soit un total de 437 MDH. C’est le seul décaissement qui a été fait.

-Les importations ont été exonérées de TVA et de droits de douane. Ces droits de douane et cette TVA virtuels auraient été de 13 milliards de DH s’ils avaient été appliqués. Mais s’ils avaient été appliqués, les importations n’auraient tout simplement pas eu lieu.

>> Pour approfondir le sujet, nos précédentes révélations et analyses :

Marché de gros de Casablanca : hausse du prix de l’oignon sec, la tomate plus abordable

Chaque semaine, la SDL Casa Prestations publie les variations des prix de gros des produits alimentaires. Pour la semaine du 2 avril 2025, plusieurs changements notables ont été observés par rapport à la semaine précédente.

Parmi les hausses les plus marquées, on note l’oignon sec dont le prix minimum a augmenté de 1 DH/kg et le prix maximum de 0,50 DH/kg. L’avocat enregistre également une forte hausse avec une augmentation de 3 DH/kg sur son prix maximum. En revanche, la tomate a connu une baisse significative avec une diminution de 0,50 DH/kg sur son prix minimum et 1,20 DH/kg sur son prix maximum.

De plus, le prix maximum de la viande bovine a reculé de 1 DH/kg. D’autres produits alimentaires ont également subi des variations modérées que nous détaillons ci-dessous.

Légumes 

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Fruits 

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Viandes 

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24

Marché de gros de Casablanca : les prix de la viande ovine repartent à la hausse

Cette semaine, le marché de gros de Casablanca enregistre quelques variations notables des prix, selon les données publiées par Casablanca Prestations. Les hausses les plus marquées concernent la viande ovine et l’avocat.

La viande ovine a connu une hausse significative par rapport à la semaine précédente, avec un prix maximum passant de 90 DH/kg à 97 DH/kg (+7 DH/kg), tandis que son prix minimum est resté stable à 60 DH/kg. La viande bovine n’a pas connu de variation, restant à 65 DH/kg pour le prix minimum et 90 DH/kg pour le prix maximum.

Voici en détail les principales évolutions de prix pour cette semaine.

Viandes 

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Légumes 

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Fruits 

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Source : Casablanca Prestations, traitement par Médias24