Zoo de Aïn Sebaâ : vidéosurveillance et aménagement paysager en cours

La mise à niveau du zoo de Aïn Sebaâ franchit une nouvelle étape avec le lancement de deux nouveaux marchés de travaux, venant compléter les trois premiers déjà engagés par la société de développement local Casa Aménagement, sous l’égide de la commune de Casablanca.

Un système de vidéosurveillance pour sécuriser le zoo

Le quatrième lot concerne la fourniture, l’installation et la mise en service d’un système de vidéosurveillance, pour un budget estimé à environ 3 millions de DH. Ce projet vise à équiper l’ensemble du zoo d’un dispositif de sûreté harmonisé, destiné à prévenir tout acte de vandalisme ou tentative d’intrusion.

Les prestations incluent l’ensemble des travaux préparatoires nécessaires (études d’exécution, topographie, génie civil, tranchées…), ainsi que l’installation d’un système full IP. Toutes les caméras seront connectées via un réseau ethernet en POE/POE+, permettant une évolution modulable du nombre de dispositifs. La durée d’exécution du chantier est fixée à trois mois.

Végétalisation et mobilier urbain

Le cinquième lot, estimé à 2,3 millions de DH, porte sur l’aménagement paysager du zoo de Aïn Sebaâ. Il comprend plusieurs interventions : terrassements, dessouchage, transplantation, plantations, mise en place d’un système d’arrosage, pose de revêtements ainsi que l’installation de mobilier urbain.

Le chantier prévoit également des travaux de protection et de sécurisation du site durant l’exécution, avec la mise en place de clôtures provisoires et d’un balisage adapté. L’ensemble de cette opération se déroulera sur cinq mois, répartis en deux phases : deux mois pour les travaux, suivis de trois mois dédiés à l’entretien et à la garantie des plantations.

Un programme global de modernisation

Avec ces deux nouveaux marchés, le montant cumulé des cinq premiers lots de travaux s’élève à près de 18 millions de DH. Ces interventions s’inscrivent dans le programme global de réhabilitation du zoo, en vue de moderniser les infrastructures, de renforcer la sécurité et d’améliorer les conditions de vie des animaux, tout en proposant aux visiteurs une expérience plus immersive et respectueuse du bien-être animal.

Agadir prépare son système de vidéoprotection

La SDL Agadir Souss Aménagement vient de confier la première tranche des travaux d’installation et de mise en service d‘un système de vidéoprotection dans la ville au groupement composé des sociétés C.T.H.Z.F et Cires Tech. Le marché a été adjugé pour un montant de 42,8 millions de DH.

Le groupement a été désigné après avoir présenté l’offre la moins-disante, peut-on lire dans le procès-verbal de l’appel d’offres.

Les travaux à réaliser sont, entre autres :

 – Fournir, installer et raccorder des caméras dômes PTZ et des caméras fixes couleurs (ou tout autre type de caméras) à implanter sur la voie publique ainsi que l’ensemble des équipements, supports et accessoires nécessaires à leur bon fonctionnement ;

– Fournir, poser et raccorder les dispositifs de transmission des flux vidéo et de télémétrie (équipements optiques, matériels radio, etc.) nécessaires au fonctionnement des transmissions des images et des PTZ des caméras sur des infrastructures à fibres optiques ;

– Déployer des réseaux de transmission multipaires cuivre et d’alimentation électrique des caméras sous conduites de génie civil, dans les salles déportées et les bâtiments de fédération du réseau (CSUs) ;

– Équipement et mise en œuvre du centre de commandement (principal et secondaire) ;

– Former les utilisateurs aux équipements et logiciels installés ou rénovés dans le cadre du marché.

– Maintenance du système de vidéoprotection déployé ;

Le délai d’exécution des prestations est de 18 mois : 6 mois pour la phase travaux et 12 pour la phase maintenance.

https://medias24.com/2025/03/12/videosurveillance-rabat-bientot-cameras-dernier-cri/

Entrepôts de stockage régionaux des produits de première nécessité : plus de 20 MDH pour la vidéosurveillance

Lors du lancement de ce marché, le ministère de l’Intérieur, maître d’ouvrage, l’a scindé en deux lots, chacun correspondant aux entrepôts de stockage de six régions. Chaque lot comprend aussi deux parties : l’acquisition du matériel nécessaire (caméras…) et la maintenance.

Le premier lot englobe les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’Oriental, Rabat-Salé-Kénitra, Béni Mellal-Khénifra et Drâa-Tafilalet. Il a été attribué à la société 3G Com pour plus de 10.8 MDH, destinés à l’acquisition et à l’installation du matériel, et pour un montant légèrement supérieur à 980.000 DH pour la maintenance.

Le deuxième lot englobe les régions de Casablanca-Settat, Marrakech-Safi, Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab. Le ministère de l’Intérieur a porté son choix sur la société NewEraCom. L’acquisition et l’installation du matériel coûteront plus de 10.2 MDH, alors que la maintenance sera réalisée pour un montant de 936.000 DH.

Fès : 98 MDH pour renforcer le système de vidéoprotection

Ce dispositif, porté par la société Fès Région Aménagements, a pour objectif de moderniser les infrastructures existantes en intégrant des équipements de vidéoprotection de pointe, avec un budget alloué estimé à 98 MDH.

Le projet prévoit l’installation d’un système de gestion vidéo avancé (VMS), de serveurs d’enregistrement, de caméras de vidéosurveillance, ainsi que d’un mur d’image LED et LCD pour une meilleure supervision. Des équipements complémentaires, tels que des stations de travail, des claviers joystick et du mobilier de bureau, sont également inclus.

En parallèle, des travaux d’aménagement technique seront réalisés, incluant le câblage informatique, les installations électriques, la climatisation de précision et la mise en place d’un réseau en fibre optique. Le volet infrastructurel comprend également la réalisation de micro-tranchées, de tranchées classiques et de fonçages horizontaux pour assurer le déploiement des équipements nécessaires.

Le projet sera mis en œuvre sur une période de 12 mois, suivie d’une phase de maintenance s’étendant sur trois ans.

Vidéosurveillance, reconnaissance faciale : la CNDP va auditionner toutes les parties concernées

Dans un communiqué diffusé vendredi 21 mars, la CNDP explique que cette décision intervient afin de veiller à ce que la loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel soit communément interprétée par les différents acteurs impliqués dans les problématiques liées à ce sujet.

« Le recours à la vidéosurveillance est, de nos jours, une question importante qui a trait à des sujets aussi variés que la protection des lieux publics, la protection des lieux privés, la constatation ou la conservation d’états de fait en vue d’études, de recherches scientifiques ou de prévention de risques divers et variés », relève la même source.

Cette problématique n’est pas traitée de la même manière dans les différentes régions du monde. Son traitement dépend des dispositions constitutionnelles et juridiques en vigueur dans les pays concernés et des traits culturels et sociologiques des populations concernées.

Il dépend enfin des procédés techniques mis en œuvre et des considérations et des contraintes liées à la sauvegarde et au maintien de la tranquillité publique, ajoute-t-on.

À titre d’exemple, en matière de vidéosurveillance avec reconnaissance faciale sur la voie publique, les frontières entre ce qui est nécessaire, ce qui est acceptable et ce qui est possible sont par nature appelées à une évaluation et à une appréciation permanentes, rendues encore plus nécessaires à l’occasion du recours à toute technologie nouvelle, dont l’utilité et l’intérêt appellent une appréciation au regard des risques qu’elle pourrait éventuellement receler du point de vue de la protection des données personnelles.

À cet égard, une réflexion éclairée et apaisée est souhaitable afin de prendre en compte les valeurs portées par la Constitution, l’attachement des citoyens à ces valeurs, mais aussi l’intérêt public légitime, souligne la CNDP.

Avec Rabat et Agadir, le Maroc saute le pas de la vidéosurveillance par reconnaissance faciale

Rabat, 6h du matin. Dans une salle de contrôle ultramoderne, une douzaine d’écrans affichent en temps réel les images captées aux quatre coins de la ville. Un technicien scrute les flux vidéo, tandis qu’un algorithme d’intelligence artificielle analyse en temps réel les mouvements de la foule. « Ce système nous permet surtout de prévenir et parfois, mais parfois seulement de réagir, » explique un responsable de la sécurité urbaine. Ce dispositif de pointe, qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction, illustré d’ailleurs par ce dialogue imaginaire, sera pleinement opérationnel avant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025.

Face à l’afflux massif de visiteurs attendu pour la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030, Rabat et Agadir s’apprêtent à franchir un cap en matière de sécurité urbaine. Elles déploient une infrastructure de vidéosurveillance intelligente capable de reconnaître les visages, de lire les plaques d’immatriculation et d’analyser les comportements suspects. Une initiative ambitieuse, à la croisée des enjeux technologiques, sécuritaires et des interrogations juridiques.

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Dans le cadre de leur transformation numérique et de la préparation à des événements internationaux majeurs, tels que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 et la Coupe du monde 2030, deux grandes villes marocaines, ainsi que quelques infrastructures stratégiques, vont en effet adopter un système avancé de vidéosurveillance. Ce dispositif de pointe peut intégrer les technologies de lecture automatique des plaques d’immatriculation ainsi que la reconnaissance faciale, marquant un tournant en matière de sécurité et de gestion urbaine. C’est ce que Médias24 avait révélé dans deux précédents articles (ici et ici).

Face à l’afflux massif de visiteurs, à l’augmentation des flux de circulation et aux exigences sécuritaires accrues qu’imposent ces deux événements (CAN et Mondial), l’implémentation de la vidéosurveillance intelligente fait partie des mesures qui seront déployées. Des caméras haute définition dotées d’intelligence artificielle seront mises à contribution dans la gestion du trafic et la détection d’éventuels comportements suspects.

Deux lots stratégiques à Rabat, pour une infrastructure de pointe

Les deux grandes villes en question sont Rabat et Agadir. Dans le cadre de sa transformation, la capitale administrative va déployer un système de vidéosurveillance intelligent.

Ce projet, piloté par la société Rabat Région Aménagements, a récemment été attribué pour un montant total de plus de 108 millions de dirhams (MDH). Il repose sur l’installation d’un réseau de caméras haute définition couplé à des technologies avancées telles que la reconnaissance faciale et la lecture automatique des plaques d’immatriculation, grâce notamment à l’intelligence artificielle (IA) et au Deep Learning.

Le premier lot, attribué à Finatech Group pour un montant de 34,7 MDH, comprend l’aménagement de :

deux postes de commandement principaux, qui permettront une supervision centralisée de la vidéosurveillance tout en assurant une continuité des opérations en cas de panne ou de maintenance ;

deux Data Centers qui garantiront une gestion complète de l’environnement (électricité, climatisation, installation d’ondulateurs…) ;

deux portes de visualisation placés à des emplacements stratégiques pour offrir une flexibilité dans la supervision et la gestion des opérations pour d’autres services concernés.

Le second lot concerne le déploiement de la solution complète de vidéosurveillance. Attribué à Alomra Group International pour 73,8 MDH, il comprend l’installation de caméras intelligentes, à savoir des :

caméras de reconnaissance faciale pour identifier les individus dans les zones stratégiques ;

– caméras PTZ (Pan-Tilt-Zoom), offrant une surveillance dynamique et une couverture flexible ;

– caméras longue portée, adaptées à la surveillance des zones étendues ou sensibles.

Ce deuxième lot porte également sur la mise en place de l’infrastructure réseau de haute performance et le déploiement de serveurs et équipements technologiques avancés, dotés de capacités d’analyse d’images intégrant des capacités d’intelligence artificielle et de Deep Learning, afin de détecter et d’analyser les comportements suspects.

Un tournant dans la gestion de la sécurité urbaine de la capitale

Ce projet vise ainsi à réaliser une transformation majeure de la gestion de la sécurité urbaine à Rabat, en s’appuyant sur des technologies de pointe et une infrastructure robuste.

Ses principaux objectifs incluent :

– le renforcement de la sécurité urbaine, en assurant une surveillance proactive et réactive des zones critiques de la ville ;

– l’optimisation des ressources humaines et logistiques, en automatisant la détection et l’analyse des évènements grâce à l’IA.

– l’amélioration de l’efficacité des interventions, en fournissant des alertes précisées et des analyses en temps réel pour une réponse rapide ;

Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à positionner Rabat comme une ville référente en matière de sécurité, d’innovation technologique et de durabilité.

Ce projet devrait être opérationnel avant la CAN 2025, qui se tiendra au Maroc à partir du 21 décembre prochain. Le délai d’exécution pour le premier lot est fixé à cinq mois, et six mois pour le second. Leur livraison est donc prévue entre août et septembre 2025.

La ville d’Agadir également engagée dans un projet de vidéoprotection

Le Grand Agadir n’est pas en reste et prévoit également de déployer un système de vidéoprotection sur l’ensemble de son territoire. Ce projet prévoit un Centre de commandement en cours de construction et un réseau de caméras intelligentes, dont les fonctionnalités seront mises à la disposition des forces de l’ordre.

Ce chantier s’inscrit dans une dynamique de Smart City, avec pour objectif l’amélioration de l’espace urbain et une meilleure gestion des mobilités. Le projet repose sur un réseau de transmission dédié en fibre optique et une plateforme hébergée sur des infrastructures privées. Sa mise en œuvre se fera en trois phases, comprenant la conception, l’installation des équipements et leur mise en service. Le délai d’exécution de la première est fixé à 7 mois, soit d’ici octobre prochain. 

Parmi les fonctionnalités attendues figurent la reconnaissance faciale, l’analyse comportementale et la gestion centralisée des données vidéo. La solution devra également être compatible avec les systèmes existants et futurs, tels que ceux dédiés aux parkings, marchés et transports en commun (BHNS notamment).

Outre ces deux grandes villes, d’autres infrastructures stratégiques, telles que les aéroports, renforcent leurs systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d’accès à travers la mise en place de solutions de reconnaissance des plaques minéralogiques et d’analyse d’image.

Une technologie de pointe et des interrogations juridiques

Si ce projet marque un tournant, il soulève également des questions d’ordre juridique et éthique, dont la première concerne la protection des données personnelles. Le système intègre la reconnaissance faciale et la lecture des plaques d’immatriculation. La manière dont ces données seront stockées, traitées et partagées reste une question centrale.

La deuxième question est relative au cadre législatif. Le Maroc dispose d’une loi sur la protection des données personnelles (loi 09-08), mais l’application à un tel système pose de nouveaux défis. Qui aura accès aux images ? Pendant combien de temps seront-elles conservées?

La troisième question a trait à la transparence et au contrôle. Un mécanisme de surveillance indépendant est-il prévu pour garantir que l’usage de la vidéosurveillance respecte les libertés individuelles ?

« La reconnaissance faciale est une technologie d’identification et d’authentification qui utilise les caractéristiques physiques du visage des personnes ciblées », explique la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) sur l’un de ses communiqués à ce sujet. « Sur le plan national et international, des réflexions sont en cours pour la mise en place de normes définissant un usage de cette technologie en respect de la vie privée des personnes physiques ».

Dans le cadre de l’exercice de sa mission visant à protéger les personnes physiques à l’égard du traitement de leurs données à caractère personnel, la Commission a convenu de la nécessité de règlementer et d’encadrer très rigoureusement l’usage de cette technologie.

En 2020, la CNDP avait mis en ligne une délibération relative à la définition de l’usage des technologies de reconnaissance faciale, confirmant ses réserves fortes sur le fait que chaque fournisseur de services constitue sa « propre » base biométrique, celle de ses clients et/ou prospects, parfois hébergée en dehors du territoire national. Elle a ainsi recommandé l’usage d’un système de tiers de confiance national, en termes d’authentification, sans multiplication de bases ou de registres d’authentification, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public. La Commission a également recommandé que les données d’usage et les données d’authentification ne soient pas stockées au sein de la même architecture et par la même entité.

Depuis, la CNDP a signé différents protocoles d’accord en prévision du déploiement du tiers de confiance national dédié à l’authentification des usagers de services numériques, notamment avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) en avril 2022.

Plusieurs pays utilisent des systèmes de vidéosurveillance intelligents

Ces systèmes et technologies permettent déjà, dans d’autres villes étrangères, l’optimisation de la gestion des infrastructures en facilitant l’accès contrôlé aux stades, aux aéroports et aux gares, améliorant ainsi l’expérience des spectateurs et des voyageurs, mais aussi le cadre de vie quotidien.

Plus d’une dizaine de pays de l’Union européenne utilisent déjà la reconnaissance faciale, en particulier à des fins juridiques. C’est notamment le cas de la Finlande, de l’Allemagne, de la Hongrie, de la Grèce, de l’Italie et des Pays-Bas…

En France, des caméras de surveillance intelligentes ont été expérimentées lors des Jeux olympiques de Paris. Ce dispositif de vidéosurveillance algorithmique repose sur l’intelligence artificielle et des algorithmes capables d’analyser en temps réel et de manière continue les images captées, afin de détecter des comportements jugés suspects et d’alerter les forces de l’ordre. Parmi les situations considérées comme suspectes figurent la présence d’objets abandonnés ou d’armes, les mouvements de foule, les rassemblements, la circulation à contresens, l’intrusion dans des zones interdites ou sensibles, la chute d’une personne ou encore les départs de feu…

Légalement encadré depuis 2024 dans le cadre de la loi relative aux Jeux olympiques, ce système pourrait être généralisé en France. L’expérimentation est prévue jusqu’au 31 mai 2025, avec l’interdiction explicite de la reconnaissance faciale. Les images et données collectées ne peuvent être conservées que pour une durée maximale de 12 mois.

La Chine est par ailleurs l’un des pays qui s’imposent comme un acteur majeur dans le domaine de la reconnaissance faciale. Un système global reposant sur cette technologie est en place dans le pays depuis plusieurs années, analysant les données issues des millions de caméras de surveillance disséminées sur le territoire chinois. Si cette technologie offre un outil puissant pour le maintien de l’ordre et l’optimisation des services publics, elle soulève également des préoccupations en matière de protection de la vie privée.

Consciente des risques de dérive, la Chine cherche à mieux encadrer l’utilisation de la reconnaissance faciale, en imposant l’obtention de consentement ou d’autorisations légales, notamment pour la collecte de données biométriques par exemple.

En effet, les défenseurs des droits et libertés considèrent que la surveillance dans l’espace public constitue une atteinte au droit à la vie privée. Ils redoutent également des discriminations dans la programmation des comportements potentiellement suspects. A ce stade des projets, il ne nous a pas été possible de recueillir les explications de la CNDP qui est directement concernée. Les échanges entre CNDP et DGSN par le passé, permettent de penser que les aspects de protection des données personnelles et de la vie privée ont certainement été pris en compte.

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GITEX 2025 : Sicotel Communications chargée de la vidéosurveillance

La solution comprendra des caméras haute définition de type PTZ, speed dôme et IR Bullet, ainsi que des switchs réseau POE assurant un débit adapté pour une supervision en temps réel. Une plateforme sur site sera installée, équipée de grands écrans et des outils nécessaires pour garantir une surveillance continue.

Le dispositif prévoit également un stockage sécurisé des enregistrements sur une période d’un mois avant l’événement et cinq jours après, avec un fonctionnement 24 h/24. Un système redondant sera mis en place pour minimiser les risques techniques.

Sicotel Communications prendra en charge l’ensemble des équipements nécessaires au bon fonctionnement de la vidéosurveillance du GITEX 2025, incluant le câblage CAT6A et la fibre armée, des coffrets techniques, des onduleurs assurant une autonomie minimale de 30 minutes, ainsi que les licences pour des fonctionnalités avancées telles que le comptage, la reconnaissance faciale et la détection de mouvement.

Villes, ports, aéroports, tribunaux, hôpitaux… Le Maroc renforce son réseau de vidéosurveillance

Villes, ports, aéroports, tribunaux et hôpitaux… autant d’infrastructures où la vidéosurveillance connaîtra des améliorations dans les années à venir au Maroc. Une tendance confirmée par les nombreux appels d’offres lancés depuis le début de l’année 2024, dont l’objectif est l’amélioration du quotidien aussi bien des citoyens que des différents organismes émetteurs, notamment l’Agence nationale des ports (ANP), l’Office national des aéroports (ONDA), ou encore différents hôpitaux et tribunaux.

Dans cet article, Médias24 vous propose un tour d’horizon des principaux marchés initiés à ce jour, ainsi que ceux déjà attribués.

Deux villes et une région

Depuis début 2025, deux grandes villes ambitionnent de se doter de systèmes de vidéosurveillance sur l’ensemble de leur territoire, afin d’assurer une protection de leur population et de leurs bâtiments publics, en mettant à la disposition des forces de l’ordre les différentes fonctionnalités offertes par lesdits systèmes.

C’est notamment le cas de la ville d’Agadir, dont le marché sera scindé en plusieurs tranches. L’appel d’offres relatif à la première tranche, qui est la phase d’initiation, a été lancé ce weekend. Ce chantier s’inscrit dans une dynamique globale de Smart City initiée par le Grand Agadir et qui envisage de favoriser le partage de l’information, d’améliorer l’espace urbain et de faciliter la vie des citoyens.

Cette première phase, pour laquelle une enveloppe budgétaire de 53,4 millions de DH sera mobilisée, se déroulera également en trois phases. La première se concrétise par les dossiers d’exécution des ouvrages à réaliser. L’enjeu de cette phase est de valider les équipements ou matériels afin de programmer les approvisionnements. Cette phase comporte une étape de validation des équipements proposés par le titulaire du marché, en fonction des spécifications attendues. Cette étape de spécifications devra être terminée au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année.

La phase de réalisation, soit la seconde, consiste pour sa part en le déploiement et en la mise en service des ouvrages prévus. L’implémentation de la plateforme s’inscrit dans cette phase.

Enfin, la troisième phase de finalisation comprend l’intégration des ouvrages déployés dans la plateforme. Les formations pourront être dispensées pendant cette phase. Suivent après les réceptions des différentes solutions ou systèmes et leur mise en service.

Ce marché englobe plusieurs prestations, notamment la fourniture, l’installation, et le raccordement des caméras à implanter sur la voie publique, la fourniture et l’installation des dispositifs de transmission des flux vidéo et télémétrie, ainsi que le déploiement des réseaux de transmission…

L’autre exemple est celui de la ville de Rabat, qui a lancé en début d’année un marché de mise en place d’un système de vidéosurveillance intelligent en deux lots. Le premier consiste en l’aménagement des postes de commandement et Data center pour 34,86 MDH, tandis que le second consiste en la mise en place d’une solution de système de vidéosurveillance, pour 73,98 MDH.

La capitale administrative poursuit son ambition de devenir une cité sûre et moderne, en adoptant les dernières technologies pour renforcer la sécurité publique. Ce projet repose sur l’intégration des technologies les plus avancées en matière de surveillance urbaine, notamment l’intelligence artificielle (IA) et le Deep Learning, afin de garantir une sécurité optimale.

L’objectif est de créer une infrastructure résiliente qui soutiendra une gestion proactive et réactive de la sécurité, tout en assurant une continuité de service même dans des conditions critiques.

Dans le cadre du premier lot de cet appel d’offre, Rabat ambitionne de se doter de deux postes de commandement qui permettront une supervision centralisée de la vidéosurveillance. Différents types de caméras intelligentes seront par ailleurs installées dans la ville pour assurer une couverture optimale. Il s’agit notamment de caméras LAPI  (Lecture automatique des plaques d’immatriculation), idéales pour les zones de contrôle routier et les parkings, de cameras de reconnaissance faciale pour identifier les individus dans les zones stratégiques, de cameras PTZ (Pan-Tilt-Zoom), offrant une surveillance dynamique et une couverture flexible et des caméras longue portée, adaptées à la surveillance des zones étendues ou sensibles.

Une réunion a été organisée le 10 février dernier pour présenter les différentes prestations et la solution technique objet de ce marché, à laquelle ont participé différentes sociétés spécialisées, notamment INEOS, Maghrebnet, Moukatel, Cires Technologies et CTHZF

Outre ces deux grandes villes, la région de Casablanca-Settat ambitionne aussi d’acquérir et d’installer un système de vidéosurveillance, pour 752.280 DH. Bien que ce marché ait été lancé à deux reprises, il n’a pas encore abouti. Il consiste en l’acquisition du système, son installation et la formation pour son utilisation.

Ports : différents types de marchés en cours ou attribués

Différents ports sont également concernés par l’amélioration de leur système de vidéosurveillance. Au niveau de ces infrastructures, différents types d’appels d’offres sont lancés depuis début 2024. Certains concernent l’exploitation, tandis que d’autres concernent la fourniture, la maintenance ou l’extension du système. D’autres marchés concernent pour leur port la mise à niveau des systèmes déjà installés.

L’objectif final est de renforcer le dispositif de sécurisation des ports, la sécurité des installations portuaires, du transit des marchandises, du séjour des navires dans les ports, ainsi que la maîtrise des flux entrées/sorties piétons, motocycles et véhicules.

Les ports concernés par les appels d’offres de fourniture et de maintenance des systèmes de vidéosurveillances sont notamment ceux de :

Tan-Tan, pour près de 6 MDH. La solution proposée aura pour objectif la mise en place d’une plateforme permettant la vidéoprotection (la gestion, l’administration, l’enregistrement, et l’analyse des flux vidéo émanant des caméras de surveillance). Tous les équipements doivent provenir de chez des équipementiers reconnus.

L’ANP, en sa qualité d’utilisateur de ces équipements, donnera toute l’aide, l’assistance et les justificatifs nécessaires à l’obtention des autorisations nécessaires à leur acquisition, installation et fonctionnement.

Dans ce port, le marché lancé porte également sur l’extension du système, en mettant en place de nouvelles caméras, remplaçant ou déposant l’existant, afin d’améliorer l’ensemble du système.

Assilah : ce marché a été attribué à CGTMP pour 1,749 MDH ;

Larache : ce marché a été également été attribué à CGTMP pour 758.100 DH ;

Casablanca : ce marché de maintenance a aussi été attribué à CGTMP pour 311.040 DH;

Sidi Ifni, où est plutôt lancé un marché relatif à l’approbation du dossier d’exécution et de contrôle des travaux de fourniture et d’installation d’un système de vidéosurveillance pour 200.000 DH. Cet appel d’offre a pour objectif de désigner un bureau de contrôle pour l’approbation des plans, l’assistance et le contrôle technique des travaux de fourniture, l’installation et la mise en service du système de vidéosurveillance ainsi que le contrôle d’accès au port.

Les ports concernés par les marchés de prestation d’exploitation des systèmes de vidéosurveillance sont les suivants :

Al Hoceima/Cala Iris, où le titulaire s’engagera à réaliser plusieurs prestations tous les jours, à savoir la surveillance de la salle de contrôle, l’observation et la surveillance de manière continue des images des différentes caméras qui s’affichent sur les moniteurs, le suivi et l’exécution des opérations d’enregistrement, l’archivage et le classement des enregistrements, ainsi que la détection de toutes anomalies. Ce marché est estimé à 658.800 DH ;

Nador, pour 795.000 DH ;

El Jadida : ce marché a été attribué à M2M pour 274.260 DH ;

Jorf Lasfer : ce marché a été attribué à Somasel pour 1,123 MDH ;

Mehdia : ou deux marchés ont été attribués à deux prestataires différents. Le premier, de maintenance, a été confié à Alliances Business Technology pour 419.920 DH, tandis que celui d’exploitation a été attribué à Maamoura Info pour 408.402 DH.

Le port de Tanger Med est, lui,  concerné par la mise à niveau de son système, déjà installé. Ce marché vise notamment le remplacement des anciennes caméras analogiques par des caméras IP, la sécurisation de l’ensemble des locaux techniques par l’installation des caméras de vidéosurveillance et par le système de contrôle d’accès, ainsi que la sécurisation des nouvelles zones. Selon les dispositions de cet appel d’offres, les zones à sécuriser sont les suivantes : le port Tanger Med 1, les ports passagers et roulier et le port Tanger Med 2.

Enfin, à Agadir, une étude d’extension du système déjà installé au port est en cours, pour 500.000 DH.

Vers le renforcement des systèmes de sécurité des aéroports

Différents aéroports du pays ont, pour leur part, fait l’objet de marchés de mise en place, de mise à niveau ou encore de renforcement de leurs systèmes de sécurité. Il s’agit notamment de :

– L’aéroport d’Al Hoceima Chérif El idrissi, dont le marché de renforcement du système, de contrôle d’accès et sécurité périmétrique a été attribué à Unisystem Group pour 32,155 MDH ;

– L’aéroport de Tétouan Saniat R’mel, dont le marché de mise en place, de renforcement et de sécurité périmétrique a été confié à Maghrenet Rtabi et CIE pour 31,99 MDH ;

– L’aéroport de Laâyoune Hassan 1er, dont le marché de mise à niveau et renforcement du système de vidéosurveillance a été attribué à DMM pour 21, 128 MDH ;

– L’aéroport de Guelmim, dont le marché a été confié à Alomra Group International pour 38,6 MDH ;

– L’aéroport de Tanger Ibn Batouta, dont le marché de mise à niveau, de renforcement des systèmes de vidéosurveillance et de contrôle d’accès a été attribué à Unisystem Group pour 40,4 MDH ;

– L’aéroport d’Oujda-Angad, dont le marché a été attribué à Alomra Group International pour 62,150 MDH ;

– L’aéroport de Fès-Saiss, dont le marché a été confié à DDM pour 36,38 MDH.

Le marché relatif à la maintenance des systèmes de vidéosurveillance et contrôle d’accès de l’aéroport de Nador-El Aroui est quant à lui toujours en cours. Lancé à deux reprises, il n’a toujours pas abouti.

Sécurisation des nouvelles plateformes régionales des produits de première nécessité

Un autre marché phare de plus de 20 MDH est également en cours. Il concerne la fourniture, l’installation, la mise en service, l’entretien, et la maintenance d’un système de vidéosurveillance intelligent pour les entrepôts de stockage régionaux des produits de première nécessité qui sont en cours de construction au niveau des 12 régions du Royaume.

Ce marché est scindé en deux lots :

– Le premier concerne les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (où 4 entrepôts seront construits dans la préfecture de Tanger), l’Oriental (2 entrepôts à Oujda), Rabat-Salé-Kénitra (4 entrepôts à Rabat), Fès-Meknès (4 entrepôts à Fès), Béni Mellal-Khénifra (2 entrepôts à Beni mellal), et Drâa-Tafilalet (2 entrepôts à Errachidia) ;

– Le second concerne pour sa part les régions de Casablanca-Settat (4 entrepôts à Casablanca), Marrakech-Safi (4 entrepôts à Marrakech), Souss-Massa (4 entrepôts à Agadir), Guelmim-Oued Noun (2 entrepôt à Guelmim), Laâyoune-Sakia El Hamra (2 entrepôts à Laâyoune) et à Dakhla-Oued Ed-Dahab (2 entrepôts à Oued Ed-Dahab).

D’autres marchés similaires en cours concernent également certains tribunaux, notamment le tribunal de première instance de Nador (426.768 DH), et hôpitaux, tel que le centre hospitalo-universitaire Mohammed VI d’Oujda (3,79 MDH).

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https://medias24.com/2024/03/21/la-medina-de-tanger-aura-son-systeme-de-videosurveillance/

https://medias24.com/2025/02/19/la-videoprotection-de-la-foret-de-bouskoura-confiee-a-3g-com/

136 MDH pour l’extension du réseau de vidéosurveillance à Tanger

Ce projet, qui fait l’objet d’une convention de partenariat entre la commune de Tanger, le ministère de l’Intérieur, la wilaya et le conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Agence pour la promotion et le développement du Nord (APDN), vise à doter les espaces publics de la ville de systèmes de vidéosurveillance et à renforcer la signalisation routière, à travers l’installation de feux tricolores, afin de permettre aux services de sûreté nationale de contrôler et gérer la circulation et de verbaliser les infractions.

Cet accord ambitionne également de fournir les moyens nécessaires pour lutter contre les infractions à la loi commises sur la voie publique, protéger les biens publics et privés, et d’organiser le stationnement des véhicules de transport de marchandises.

La commune de Tanger, qui a ratifié l’accord lors d’une séance extraordinaire tenue récemment, a souligné, dans une note d’information, qu’elle a alloué une enveloppe de 54 MDH, en guise de participation au financement de ce projet.

Cette convention, qui prend effet au moment de sa signature par toutes les parties, fixe la durée de réalisation des projets prévus à trois ans à compter de la date de sa signature.

(Avec MAP)

Bientôt un système de vidéosurveillance dans la forêt de Bouskoura à Casablanca

Le projet consiste à doter la forêt de Bouskoura d’un système de vidéosurveillance constitué notamment de :

Ce projet de vidéoprotection permettra de sécuriser la forêt et ses visiteurs contre les risques inhérents à la forêt et ses installations (incendie, vandalisme, dégradation des équipements, etc.) comme aux visiteurs eux-mêmes (vols, agressions), note-t-on dans l’appel d’offres.

Le périmètre d’intervention du projet est représenté comme suit :

Zone principale : Couverture intégrale : périmètre, accès et intérieur.

Zone complémentaire : Couverture des zones sensibles du périmètre et des passages intérieurs.

 

Les prestations confiées au bureau d’études Navec dans le cadre du marché sont les suivantes :

Casablanca : trémie de la Résistance et centre de vidéosurveillance, le point sur deux projets structurants

Cette réunion a été tenue en préparation de la session ordinaire de février. Plusieurs points étaient à l’ordre du jour, notamment l’examen du transfert d’une enveloppe budgétaire de 109 millions de dirhams (MDH) au projet de réalisation d’un poste central de commande, combiné à un réseau de caméras de vidéosurveillance et un système de régulation du trafic.

Ce montant devait initialement être consacré à un certain nombre de travaux, dans le cadre d’une convention de la ville avec le ministère de l’Intérieur et la wilaya de la région Casablanca-Settat, relative à la réalisation d’ouvrages de trémies au niveau des boulevards Zerktouni et Ghandi.

Contacté par Médias24, Abdullah Abaakil, représentant du PSU au Conseil de la ville de Casablanca, qui a assisté à la réunion, nous a expliqué que ce budget devait être consacré à une trémie sur le boulevard Zerktouni. Ce projet a été reporté par le Conseil de la ville, qui a estimé que le moment n’était pas opportun, vu le nombre d’artères déjà bloquées par les travaux dans la métropole.

« Il a donc été décidé de transférer ce montant au projet de réalisation du poste de vidéosurveillance« , précise notre source.

Priorité aux projets importants

Selon nos informations, dans le cadre du plan de développement du Grand Casablanca 2015-2020, plusieurs conventions ont été signées, notamment celle relative à la réalisation de trémies au niveau des boulevards Zerktouni et Ghandi (projet Trémies/Zerktouni), ainsi que la convention relative à la réalisation d’un poste central de commande combiné à un réseau de caméras de vidéosurveillance et à un système de régulation du trafic (projet PCC). De nombreux avenants y ont été apportés par la suite, afin de prioriser des projets de mobilité plus importants, visant à décongestionner le trafic. Ces deux projets sont en grande partie financés par le ministère de l’Intérieur et la commune de Casablanca.

Un budget initial de 460 MDH a été alloué à la première phase du projet PCC, financé à hauteur de 60 MDH par le ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale des collectivités locales (DGCL), et auquel participent la commune de Casablanca et la wilaya de Casablanca-Settat à hauteur de 200 MDH chacune.

Les études relatives à la seconde phase de ce projet, intégrant notamment une plateforme de gestion intelligente de la ville de Casablanca, ont estimé ce projet capital à 975 MDH, au lieu de 460 MDH prévus initialement. Afin de le concrétiser, les différentes parties se sont accordées à mobiliser le financement supplémentaire de 515 MDH. Les membres de la commission ont ainsi examiné mardi la réaffectation d’un montant de 109 MDH de la convention relative au projet Trémies/Zerktouni (estimé à 800 MDH, et auquel la commune participe à hauteur de 200 MDH) au projet PCC. La décision sera actée en février, lors de la session ordinaire.

L’achèvement de la trémie de la Résistance prévu pour 2024

Lors de cette réunion, la commission a également fait le point sur l’avancement des projets inscrits dans le cadre de ces deux conventions.

En ce qui concerne la convention Trémies/Zerktouni, le projet en cours de réalisation est celui de la trémie de la Résistance. Elle se trouve sous le carrefour Résistance/Mohammed VI, et comprend la réalisation de bretelles, permettant l’accès de et vers le boulevard de la Résistance dans les deux sens, l’accès à la rue de Libourne et une sortie vers le rond point « Chimicolor », ainsi que la mise à niveau de la trémie de Hadj Omar Riffi.

La première partie de cette trémie a été achevée. Par ailleurs, un portique pour soutenir la plateforme de la ligne T3 du tramway, qui passe au-dessus, a dû être réalisé pour la somme de 33 MDH.

La seconde phase, relative à la réalisation de la trémie et des bretelles, et qui devrait coûter 112 MDH à la commune de Casablanca, n’a pas encore été lancée. Les variantes d’aménagement sont toujours à l’étude. L’achèvement des travaux de cette trémie est prévu pour 2024. Ce montant et la date d’achèvement des travaux peuvent connaitre des modifications, selon la variante d’aménagement retenue.

Trois trémies ont déjà été réalisées, à savoir :

–  les trémies de Sidi Abderrahman (au niveau du croisement du bd Abdelhadi Boutaleb et bd Abdelkrim Khattabi) et d’Ain Sebaa (au niveau de l’ancienne route de Rabat, en face du zoo d’Ain Sebaa, en croisement avec la ligne T2 du tramway), réalisées entre 2017 et 2018 ;

– la trémie de Ghandi, réalisée entre 2019 et 2020 au niveau du croisement du bd Ghandi et bd Roudani, dans le sens de la route d’El Jadida.

Le point sur le poste de vidéosurveillance

En ce qui concerne le projet de réalisation du poste central de commande, une partie des travaux de la seconde phase démarrés en 2022 vont se poursuivre jusqu’en 2025.

Celle-ci comprend, entre autres, la mise en place de 330 sites de vidéosurveillance par caméra, d’une boucle en fibre optique de 135 km, d’un Data Center et de la gestion intelligente du trafic à travers 200 contrôleurs de carrefours.

Rappelons que la réalisation de ce projet s’étale sur la période 2015-2025. Les années 2015 à 2019 ont été consacrées à la réalisation des études et des travaux de la 1ère phase du projet, tandis que les années 2020 et 2021 ont été consacrées à l’actualisation de l’étude de la 2e phase.

La maîtrise d’ouvrage de ce projet est assurée par la commune de Casablanca. Hormis le bâtiment avec ses équipements qui seront la propriété de la préfecture de police de Casablanca, les autres équipements et installations demeureront la propriété de la commune.

A noter que ce projet de vidéosurveillance qui ne fait pas l’unanimité, risque de faire des remous au prochain Conseil de la ville.

Ce projet « porte atteinte à la vie privée des citoyens, puisqu’il contient un système de reconnaissance faciale », explique M. Abaakil. « La sécurité des citoyens relève des compétences de la police nationale. La commune est plutôt responsable de la circulation. La ville ne peut donc pas financer un projet qui bénéficiera à une autre institution », conclut-il.