Visa Schengen et faux documents : 9 individus arrêtés à Nador et à Guercif

Selon les premiers éléments de l’enquête, les mis en cause sont en lien avec un réseau criminel s’activant dans la falsification de documents administratifs requis pour l’obtention de visas pour des pays européens, qui seraient utilisés dans l’organisation de l’immigration irrégulière, poursuit la même source, notant que les recherches et investigations entreprises ont permis d’appréhender huit individus à Nador et le neuvième à Guercif.

Les perquisitions effectuées dans les deux villes ont abouti à la découverte, en possession des suspects, de plusieurs documents falsifiés, d’ordinateurs et d’un véhicule léger qui serait utilisé pour faciliter ces actes criminels, précise-t-on.

Ces opérations ont également permis la saisie de photographies, de documents d’identité, de passeports au nom d’autrui, outre des reçus d’ordres de virement et de sommes d’argent d’environ 350.000 dirhams qui proviendraient de cette activité criminelle.

Les prévenus ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent afin d’élucider les éventuelles ramifications de cette activité criminelle et d’interpeller les autres complices.

(Avec MAP)

BLS Tanger : de nouvelles modalités pour les demandes et renouvellements de visas Schengen

À l’image des ajustements déjà appliqués au centre BLS de Rabat depuis février, le centre BLS Tanger adopte désormais un système différencié selon le profil du demandeur.

Certains demandeurs devront obligatoirement réserver un créneau via le système de prise de rendez-vous disponible sur le site officiel de BLS Tanger. Sont concernés :

Les créneaux seront ouverts chaque semaine, le lundi à 17 h.

Accès sans rendez-vous pour les renouvellements récents

D’autres demandeurs, disposant d’un historique de visa favorable, seront autorisés à se présenter directement au centre BLS Tanger, sans rendez-vous, dans la limite du quota journalier. Il s’agit de :

Dans tous les cas, une copie des visas précédents devra être présentée lors du dépôt de la demande.

Autre nouveauté importante introduite à Tanger : les enfants de moins de 12 ans ne sont plus autorisés à entrer dans le centre. Pour les demandes les concernant, il faudra uniquement fournir une photo récente (datant de moins d’un mois), sans la présence de l’enfant, ajoute le communiqué.

Le centre BLS Tanger rappelle que la prise de rendez-vous est entièrement gratuite. Les demandeurs sont invités à rester vigilants face aux offres frauduleuses proposant des rendez-vous payants ou des accès privilégiés.

Visas pour la France : TLScontact généralise l’attribution automatique des rendez-vous

Pour les demandeurs de visas pour la France, notamment ceux qui en font la demande pour la première fois, TLScontact a introduit un nouveau système d’attribution des rendez-vous. Désormais, les créneaux ne sont plus disponibles à la réservation en ligne. Ils sont attribués automatiquement et de manière aléatoire aux demandeurs inscrits sur le site.

La confirmation du rendez-vous est conditionnée au paiement des frais de service. Si ce paiement n’est pas effectué, le créneau est réattribué à un autre demandeur, explique TLScontact dans un communiqué.

Ce changement vise à contrer la fraude, particulièrement fréquente parmi les primo-demandeurs. Ces derniers sont souvent les plus touchés par les abus, car la demande pour les rendez-vous est très forte, et des réseaux frauduleux captent les créneaux pour les revendre à des prix élevés.

TLScontact, pour répondre à ce phénomène, a opté pour un système plus sécurisé et équitable. Ce dispositif, testé avec succès à Rabat à l’automne 2024, a permis de réduire de 48% l’activité des bots, qui étaient utilisés pour réserver massivement des créneaux. En tout, près de 15.000 rendez-vous ont été attribués en toute sécurité dans ce cadre, ajoute la même source.

Suite au succès de la phase pilote à Rabat, le système a été étendu aux centres TLScontact de Fès, Oujda et Tanger en février 2025, et à Casablanca en mars 2025, avec un objectif clair : offrir un accès plus équitable aux rendez-vous pour tous les demandeurs légitimes et rétablir la confiance dans le processus.

En bloquant les stratégies d’intermédiaires frauduleux, ce nouveau système simplifie également la démarche pour l’usager final, sans ajouter de complexité inutile, précise TLScontact.

Le prestataire explore également la possibilité d’appliquer ce système à d’autres pays confrontés à des problèmes similaires de fraude sur les rendez-vous.

Visa pour la France : premiers résultats « prometteurs » du nouveau dispositif de prise de rendez-vous

Dans une vidéo, l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, s’est « félicité des résultats du dispositif entamé depuis 18 mois pour améliorer les conditions de prise de rendez-vous pour les Marocains souhaitant obtenir un visa pour la France ». « Je crois que nous y sommes assez largement parvenus », a-t-il déclaré.

Cependant, un problème persistait : celui des « officines qui parvenaient à capturer des rendez-vous et qui cherchaient à les revendre à des prix exorbitants », a ajouté l’ambassadeur. Pour remédier à cette situation, le contrat entre l’État français et le prestataire TLS Contact a été renouvelé avec « des ajustements visant à contrer ces pratiques abusives ».

En effet, un nouveau dispositif de vérification d’identité par appel vidéo, conçu pour garantir une prise de rendez-vous « équitable », a été lancé le 18 septembre.

Pour sa part, Bassem Missaoui, directeur Afrique du Nord de TLS Contact, a détaillé le fonctionnement du nouveau système : « L’expérimentation concerne deux étapes. La première, c’est la vérification par appel vidéo qui, par la suite, donnera lieu à l’attribution d’un rendez-vous par un système neutre et complètement transparent au profit du consulat, qui permettra aux demandeurs de recevoir leur créneau, et non plus d’attendre qu’on leur donne un créneau ou qu’ils aient affaire à un rabatteur ».

Les premiers résultats semblent « prometteurs », comme l’a indiqué Olivier Ramadour, consul général de France à Rabat, première ville où cette procédure a été mise en service. « Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais les informations qui nous remontent nous rendent optimistes. Les appels téléphoniques de TLS permettent de contacter directement les demandeurs, plus besoin d’intermédiaires. À ce jour, 30% des demandeurs vérifiés obtiennent un rendez-vous dans les jours qui suivent. Les autres, nous les faisons patienter au maximum une vingtaine de jours ».

Comme l’a souligné Christophe Lecourtier, « si ces données se confirment, c’est évidemment une bonne nouvelle et nous pourrons alors étendre la procédure à d’autres sites et à d’autres catégories de demandeurs. C’est pour moi une question de respect de la dignité des demandeurs et nous serons donc, par conséquent, extrêmement attentifs à l’efficacité de la procédure aujourd’hui mise en œuvre ».

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Un nouveau dispositif pour faciliter les demandes de visas des Marocains titulaires de diplômes français

Dans une vidéo partagée par l’ambassade de France le jeudi 17 juin, la Consule générale de France à Rabat, Sandrine Lelong-Motta, a expliqué que ce dispositif vise à simplifier les démarches de demande de visa pour les Marocains titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur français. Ce dispositif facilite l’obtention d’un rendez-vous de visa (à travers des créneaux spécifiques pour le dépôt du dossier) et l’instruction de la demande.

« Il ne s’agit pas d’une délivrance automatique à tous les demandeurs », précise t-elle, ajoutant que « si le dossier est complet, un visa de circulation de 1 à 5 ans est octroyé. Ce visa permet de circuler dans l’Union européenne et d’entrer en France, à plusieurs reprises ».

La directeur de Campus France Maroc, Guillaume Marceny, a précisé de son côté que ce dispositif est dédié aux titulaires d’un Master ou équivalent, d’un diplôme d’ingénieur ou d’un niveau supérieur comme le doctorat.

Pour bénéficier de ce dispositif, la même source explique qu’il faut suivre trois étapes : la première est de s’inscrire sur le site France Alumni Maroc, où il faut insérer son diplôme afin que Campus France vérifie son authenticité. Il faut ensuite s’inscrire sur le site France Visas où un assistant aide les alumnis à rassembler les pièces nécessaires à leur demande, qui devra être inscrite sur la même plateforme en choisissant l’option « entrées multiples ». L’assistant oriente ensuite les alumnis vers un centre TLS Contact pour obtenir un rendez vous. La troisième et dernière étape est de se rendre au centre TLS pour le dépôt du dossier de la demande de visa.

Accord facilitant l’octroi par la France de visas aux médecins marocains : les précisions du CNOM

« Dans le cadre de la convention professionnelle (soit une invitation pour participer à un congrès, soit une formation ne dépassant pas 4 mois) conclue entre le Consulat général de France à Rabat et le CNOM, et afin d’organiser des rendez-vous pour les visas de France, le présent partenariat a pour objet de définir la procédure à cette fin auprès du prestataire de service extérieur du Consulat, et ce pour les personnes désignées comme ‘bénéficiaires’, en vue de déposer une demande de visa de court séjour pour se rendre en France », lit-on sur le document.

« Les bénéficiaires doivent ainsi suivre les directives spécifiques fournies par le Consulat », ajoute le communiqué, qui ont été détaillées par le CNOM.

Les étapes à suivre par le bénéficiaire

Pour bénéficier des rendez-vous, les médecins sont tenus de préciser leurs adresses, soit professionnelles, soit personnelles, relevant des régions suivantes :

La première étape consiste à remplir le formulaire par le demandeur sur le portail dédié « France-Visas« , lequel est par la suite envoyé aux personnes responsables de la mise en œuvre du partenariat désignées par l’Ordre national des médecins, qui se chargeront de prendre le pré-rendez-vous en ligne.

Une fois le rendez-vous attribué, le prépaiement devra s’effectuer dans les deux heures qui suivent. Le reçu de paiement devra être envoyé au Consulat pour validation du RDV. Le bénéficiaire doit par la suite se présenter personnellement au RDV auprès du prestataire de service extérieur.

Parmi les obligations précisées par l’Ordre, le médecin bénéficiaire doit faire bon usage du visa délivré par une observation scrupuleuse de sa nature, de son type et de sa durée de validité. Il devra également justifier sur demande du Consulat général de son retour, et le cas échéant, des membres de sa famille qui l’ont accompagné à l’issue de la durée de validité de son visa.

Rappelons que cette convention a fait polémique, beaucoup ayant estimé qu’elle facilitera le départ des médecins marocains en France et accentuera la problématique de désert médical au Maroc.

Controverse autour d’un accord facilitant l’octroi par la France de visas aux médecins marocains

L’accord en question a été signé le 25 mars 2024, entre le consulat général de France à Rabat et le président du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM). Dans une annonce sur sa page Facebook officielle, l’ambassade évoque « un premier accord de partenariat relatif aux visas » entre les deux parties, dans le cadre de la « promotion de la mobilité entre la France et le Maroc ».

Du côté marocain, aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce sujet, laissant place à une polémique dans le secteur médical.

Faciliter l’octroi de visa aux médecins pour participer aux évènements scientifiques

Le hic, c’est que cet accord exclut les visas touristiques. Il s’agit seulement de participer à des événements scientifiques ou… d’effectuer des stages. Sachant que les stages sont parfois le marchepied vers un emploi, cet accord a été largement interprété comme une volonté française d’embaucher des médecins marocains au moment où le pays s’est engagé dans la généralisation de la couverture médicale. Un chef de parti politique, et non des moindres, a cité cet accord dans le cadre d’exemples de mobilité internationale. C’est dire !

Un accord dénoncé par des médecins

Des médecins renommés de la place, joints par Médias24 et qui disent ignorer à ce stade l’intérêt de cet accord, le dénoncent, craignant qu’il n’amplifie la problématique de désert médical dont souffre le Royaume.

Cette polémique prend de l’ampleur, notamment après les dernières annonces du Premier ministre français sur le recrutement de médecins étrangers pour subvenir aux besoins de l’Hexagone.

Le 30 janvier dernier, dans sa déclaration de politique générale, Gabriel Attal avait présenté une série de mesures visant à répondre à la crise actuelle du système de santé en France. Il avait ainsi annoncé la nomination d’un émissaire tâché de chercher des médecins à l’étranger pour exercer en France.

« Cette convention facilitera aux étudiants la réalisation de stages et les encouragera à aller étudier la médecine en France. Elle encouragera également les médecins à aller exercer en France, surtout après la récente annonce de Gabriel Attal à ce sujet », explique l’un des médecins contactés. « Si cela est avéré, ce n’est pas normal. C’est comme si on leur facilitait l’immigration », déplore-t-il.

Une polémique sans fondement ?

Interpellée sur ce volet, notre source au Conseil régional de l’ordre des médecins de Casablanca-Settat nous indique qu’il s’agit « simplement d’une polémique. Pour aller travailler en France en tant que médecin, il y a un circuit spécifique à suivre. Il faut également avoir un diplôme de médecine et sa spécialité notamment. Par ailleurs , les médecins pourraient bien choisir d’autres pays, tels que l’Allemagne ou le Portugal par exemple, et pas seulement la France ».

De plus, « il ne s’agit pour l’instant que d’une annonce. L’accord n’a pas encore été mis en application. Des textes d’application sont nécessaires pour connaître son détail, et si, pour bénéficier de ses facilités, les médecins devront passer par les conseils régionaux de l’Ordre des médecins, ou bien directement par le Conseil national ».

Nos sources proches du dossier confirment également. « Ce n’est pas un visa de travail ou d’embauche, c’est un visa Schengen pour une première entrée en France pour la participation aux manifestations scientifiques », insistent-elles.

Contactées par Médias24, des sources proches du dossier affirment que l’idée de cet accord est « de faciliter aux médecins l’obtention de rendez-vous pour la participation à des congrès, ou encore pour la réalisation de stages ».

« Il ne s’agit pas d’un visa touristique », précisent nos interlocuteurs. « Il s’agit du premier visa d’entrée Schengen, qui donnera, bien sûr par la suite, à ses détenteurs le droit à un visa touristique ».

Et nos sources d’insister : « Le premier visa qui sera accordé aux médecins doit absolument servir aux congrès, aux échanges scientifiques ou aux stages, par exemple ».

Même son de cloche auprès d’une autre source du Conseil régional de l’Ordre des médecins de Casablanca-Settat.

« Les premiers éléments dont on dispose, c’est que cet accord concerne essentiellement l’octroi de visas aux médecins pour des manifestations scientifiques », nous confie-t-elle.

Après la décision de la France de réduire le nombre de visas octroyés aux Marocains, « les médecins rencontrent, ces dernières années, beaucoup de difficultés pour participer à des congrès et à des manifestations scientifiques. Ils se retrouvent donc bloqués ».

« C’est d’ailleurs une problématique qu’on essaie de résoudre avec la France depuis plusieurs années, avant même la pandémie du Covid-19 ».

« Nous sommes un pays francophone, et plusieurs manifestations francophones dans le secteur médical sont organisées en France. En tant que médecins, nous sommes obligés d’y assister pour réactualiser notre formation, sauf que l’obtention de visa devient de plus en plus difficile. D’ailleurs, différents médecins ont par le passé acheté leurs billets, se sont inscrits aux congrès en question et ont payé leur participation, et se sont vu refuser le visa par la suite ».

« L’objectif de cet accord est donc de faciliter l’obtention du visa aux médecins pour la participation à des congrès, à des stages ou à des formations ciblées. Le circuit de dépôt et d’obtention sera ainsi plus fluide », souligne notre interlocuteur.

Un quota important et un guichet spécial

Nos sources proches du dossier nous confient pour leur part qu’un « quota quotidien très important de rendez-vous de visa sera ainsi accordé aux médecins, et qu’un guichet s’occupera spécifiquement du traitement des dossiers des ordres professionnels, dont celui des médecins du Maroc », tout en se gardant toutefois de nous dévoiler ledit quota.

« Le traitement des dossiers sera donc plus rapide », ajoutent nos interlocuteurs, soulignant que « l’octroi du visa nécessite bien sûr que les dossiers soient complets, ainsi que le paiement des frais. Sur ce volet, il n’y aura aucun changement ».

« Le Conseil a également négocié une possibilité d’extension du quota accordé en cas de rush, lorsqu’il y aura des congrès où plusieurs spécialités devront assister en même temps ».

Par ailleurs, si l’ambassade de France au Maroc a annoncé la signature de cet accord, du côté marocain, le silence persiste sur cette affaire. Différents médecins contactés par nos soins ignorent à ce stade l’intérêt et les avantages de cet accord, ainsi que la procédure à suivre pour en bénéficier.

Sur ce point, nos sources nous expliquent qu’un « premier accord a été signé entre le consulat général de France à Rabat et le CNOM, et qu’un autre est prévu d’être signé prochainement avec le consulat général de France à Casablanca« .

Une communication officielle sera donc faite par le Conseil national de l’Ordre des médecins, lorsque le second accord sera signé.

Contactée par nos soins à ce sujet, l’ambassade de France au Maroc est restée injoignable au moment de la publication de l’article.

UE : feu vert à la numérisation de la procédure des visas

Le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté, le lundi 13 novembre, de nouvelles règles visant la numérisation de la procédure des visas, afin de permettre aux personnes qui envisagent de voyager dans l’espace Schengen de demander un visa en ligne.

Les deux règlements adoptés portent notamment sur la création d’une plateforme numérique européenne de demande de visa, a indiqué le Conseil dans un communiqué, notant que les demandes de visa Schengen se feront via cette plateforme, à quelques exceptions près.

Sur la plateforme, les demandeurs de visa pourront saisir toutes les données pertinentes, télécharger des copies électroniques de leurs documents de voyage et pièces justificatives, et payer leurs frais de visa.

En principe, une comparution en personne au consulat ne sera nécessaire que pour les primo-demandeurs, les demandeurs dont les données biométriques ne sont plus valables et ceux possédant un nouveau document de voyage.

Les nouvelles mesures comprennent aussi le remplacement de la vignette visa actuelle par un code-barres signé cryptographiquement, a précisé le Conseil.

« La possibilité de demander un visa Schengen en ligne constituera une grande amélioration pour les citoyens et pour le traitement de la demande. Cela simplifiera le processus de demande pour les voyageurs et, dans le même temps, allégera la charge des administrations nationales, qui seront en mesure de réagir plus rapidement et plus efficacement », s’est félicité à cet égard le ministre espagnol de l’Intérieur par intérim, Fernando Grande-Marlaska Gómez, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.

Après leur signature, les deux règlements seront publiés au Journal officiel de l’UE et entreront en vigueur le vingtième jour suivant leur publication.

La date d’application des nouvelles règles sera décidée une fois terminés les travaux techniques sur la plateforme de visa et le visa numérique, a fait savoir le Conseil.

Indisponibilité des rendez-vous, affaire CNDP, digitalisation des procédures… les explications de TLScontact

La problématique de l’indisponibilité des rendez-vous de visa pour certains pays européens pèse sur TLScontact qui rappelle qu’il ne joue que le rôle d’intermédiaire entre le demandeur et le consulat. Un rôle que certains appellent à supprimer pour laisser place à la digitalisation des procédures. Mais cela est-il possible ? Quid de la responsabilité de TLScontact dans la disponibilité des rendez-vous ? Et qu’en est-il de l’affaire pendante au sein de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) ?

Contacté par Médias24, TLScontact répond à plusieurs sujets, voire polémiques, qui le concernent.

“TLScontact est seulement l’intermédiaire”

Concernant l’indisponibilité des rendez-vous de visa pour certains pays européens, TLScontact explique que “depuis la fin de la Covid”, ses centres “accueillent des centaines de demandeurs de visa tous les jours. Malheureusement, avec la reprise de l’activité, la demande est aujourd’hui supérieure à l’offre. Malgré nos meilleurs efforts pour gérer cette très forte demande, il y a souvent de l’attente pour obtenir un rendez-vous pour déposer son dossier, d’autant plus que TLScontact est seulement l’intermédiaire entre les demandeurs de visa et les services consulaires. Ce sont les consulats qui fixent le nombre de rendez-vous que nous pouvons proposer, en fonction de leurs propres capacités de traitement”, nous explique-t-on.

L’on constate qu’au niveau des pays pour lesquels TLScontact joue le rôle d’intermédiaire, l’indisponibilité des rendez-vous est propre à l’espace Schengen. Ainsi, la prise de rendez-vous pour la demande de visa vers le Royaume-Uni est plus fluide. Pourtant, c’est bien TLScontact qui en assure la gestion.

Le groupe explique que le Royaume-Uni “reste une destination de choix pour les ressortissants marocains”, que ce soit pour “travailler, étudier, se soigner ou simplement visiter”.

“Mais la demande reste largement inférieure à celle pour la France et d’autres pays de la zone Schengen”, constate-t-on de même source.

“Comme nous l’avons expliqué, il s’agit de l’effet de la faible demande comparativement aux pays de l’espace Schengen. Car les demandes de visa restent en grande partie corrélées aux flux migratoires entre les pays. Si un pays européen a une main-d’œuvre ou une population migrante plus importante en provenance de certains pays, cela peut augmenter la demande de visa pour ce pays. C’est exactement le cas de certains pays de l’espace Schengen, où les communautés marocaines sont présentes en plus grand nombre et, par conséquent, reçoivent une plus grande pression sur les rendez-vous de visa que le Royaume-Uni”.

Beaucoup comparent également les services de demandes de visa pour les Etats-Unis à ceux des pays européens, en soulignant que même si les rendez-vous pour le consulat des États-Unis sont lointains, ils restent, au moins, disponibles. De nombreux appels sont donc lancés pour éliminer les prestataires de visa et suivre l’exemple des États-Unis. Mais le groupe TLScontact répond que, “comme de nombreux pays de la zone Schengen, les États-Unis font appel à un prestataire externe de services, pour la gestion des rendez-vous”.

“Par ailleurs, les délais d’attente sont actuellement bien plus élevés que pour les pays Schengen. Les sociétés d’externalisation comme TLScontact gèrent toute l’interface avec le demandeur de visa : informations, gestion des rendez-vous, enrôlement biométrique et retour du passeport à la fin du processus. Ce travail administratif, géré selon un cahier des charges très exigeant, permet aux équipes consulaires de se concentrer uniquement sur l’instruction des dossiers et la prise de décision”, précise-t-on de même source.

Le groupe estime qu’en tant que société “privée”, “flexible” et “réactive”, TLScontact est “capable de monter en puissance très rapidement pour s’adapter à la demande”. Cela dit, le groupe rappelle qu’il est “simplement l’intermédiaire entre les postes consulaires et les demandeurs de visa”, et que “le nombre de rendez-vous disponibles est déterminé par le consulat concerné”.

Digitalisation : les primo-demandeurs auront toujours besoin d’intermédiaires

Une autre proposition est soumise, de part et d’autre, notamment par des acteurs de la société civile, qui appellent à la suppression totale d’intermédiaires et à la mise en place de la digitalisation des demandes de visa Schengen. Si un tel projet se concrétise, risque-t-il d’impacter, voire de mettre fin à l’activité de TLScontact ?

Le groupe estime avoir encore un rôle à jouer, même en cas de numérisation de la procédure. Il explique que “le nouveau Pacte sur la migration et l’asile, présenté en septembre 2020, ambitionne de rendre à terme la procédure de visa entièrement numérisée. La proposition vise à moderniser, simplifier et harmoniser le processus de demande de visa en numérisant la procédure de visa, et à réduire les risques de fraude, les faux et faciliter le processus de vérification à la frontière grâce à la numérisation de la vignette-visa qui ne sera plus apposée sur le document de voyage”.

“La numérisation des demandes de visa passera par la mise en place d’une plateforme européenne unique pour les demandes de visa en ligne. La plateforme permettra en outre aux demandeurs de s’acquitter des frais de visa, mais aussi de les informer concernant les exigences et les procédures telles que les pièces justificatives ou la nécessité d’un rendez-vous pour collecter des identifiants biométriques. Et c’est justement là que TLScontact entre en jeu, car les primo-demandeurs ou les demandeurs, dont les données biométriques ne sont plus valables ou disposant d’un nouveau document de voyage, devront continuer à se présenter en personne pour la collecte des identifiants biométriques”, poursuit-on de même source.

Enfin, concernant la convocation de TLScontact par la CNDP, en janvier dernier, au sujet de l’existence d’un transfert régulier d’images extraites des enregistrements de vidéosurveillance vers deux institutions gouvernementales à l’étranger, le groupe TLScontact affirme que l’affaire porte sur un “défaut de notification auprès de la CNDP”. Et c’est “dans ce cadre qu’a eu lieu l’audition”.

En tout cas, le groupe confirme “coopérer, pleinement, avec la CNDP” et affirme que “l’instruction suit son cours” ; sachant que TLScontact se met “entièrement à la disposition de l’autorité”.

Visa Schengen : l’Union européenne s’apprête à numériser la procédure

La proposition instaure la possibilité de demander un visa en ligne et remplace la vignette-visa actuelle par un visa numérique. Elle vise à rendre la procédure de demande de visa plus efficace et à améliorer la sécurité de l’espace Schengen, explique dans un communiqué le Conseil européen de l’Union européenne.

« Un visa Schengen numérique permettra aux voyageurs en règle de demander plus facilement un visa et contribuera dans le même temps à rendre l’espace Schengen plus sûr. Les demandes en ligne réduiront le nombre de déplacements que doivent effectuer les voyageurs au consulat et faciliteront le processus pour les administrations nationales. Dans le même temps, le visa numérique éliminera le risque de falsification et de vol de la vignette-visa« , explique Maria Malmer Stenergard, ministre suédoise des Migrations, dans le même communiqué.

Les nouvelles règles proposées créeront une plateforme pour les demandes de visa. Toutes les demandes de visa Schengen seront introduites par l’intermédiaire de cette plateforme, un site web unique, qui les transmettra aux systèmes nationaux en la matière.

Sur cette plateforme, les demandeurs de visa pourront introduire toutes les données pertinentes, télécharger des copies électroniques de leurs documents de voyage et pièces justificatives et payer leurs droits de visa. Ils seront également informés des décisions relatives à leur visa, explique le même communiqué.

Ainsi, les demandeurs ne devront se présenter en personne au consulat que s’ils demandent un visa pour la première fois, si leurs données biométriques ne sont plus valides ou s’ils ont acquis un nouveau document de voyage.

Lorsqu’une personne a l’intention de se rendre dans plusieurs pays Schengen, la plateforme déterminera automatiquement lequel d’entre eux est responsable de l’examen de la demande en fonction de la durée du séjour.

Toutefois, le demandeur aura également la possibilité d’indiquer si la demande doit être traitée par un État membre spécifique en fonction de l’objet du voyage.

En vertu des nouvelles règles proposées, les visas seront délivrés au format numérique, sous la forme d’un code-barres 2D signé cryptographiquement. Cela réduira les risques en matière de sécurité liés à la contrefaçon et au vol de vignettes-visas.

La Commission européenne avait présenté, le 27 avril 2022, une proposition législative visant à numériser la procédure de visa. Sur la base du mandat de négociation arrêté le mercredi 29 mars, la présidence du Conseil entamera des négociations avec le Parlement européen afin de parvenir à un accord sur le texte définitif, conclut la même source.

Dépôts de visas, intermédiaires frauduleux, gestion des dossiers… Les éclairages du consul italien

La récente attribution de l’appel d’offres pour la gestion des demandes de visas individuels d’entrée en Italie, s’est accompagnée de quelques changements temporaires, en attendant le lancement de la nouvelle plateforme qui sera mise en place par VF Worldwide. 

Ce nouveau prestataire de services extérieur « devrait déployer sa nouvelle plateforme de prise de rendez-vous vers le mois de juin ou juillet« , nous explique Marco Silvi, le consul général d’Italie à Casablanca.

Pour Médias24, M. Silvi fait le point sur les changements à prévoir dans le cadre des dépôts de visas italiens. Il assure qu’ils sont normalement délivrés, si l’ensemble des critères et conditions sont remplis.

« En 2022, 19.000 visas ont été délivrés par l’Italie au Maroc, contre 9.500 en 2021, soit le double », nous dit-il. 

Visas touristiques et de regroupement familial

La totalité des visas d’entrée en Italie sont délivrés par l’ambassade d’Italie à Rabat et le consulat général d’Italie à Casablanca. Toutefois, il convient de noter les éléments suivants : 

les résidents de la préfecture Rabat-Salé sont de la compétence du bureau consulaire de l’ambassade à Rabat ; 

les résidents de toutes les autres préfectures du Maroc, hors Rabat-Salé, sont de la compétence du consulat de Casablanca.

« Les résidents de la préfecture Rabat-Salé ne sont pas concernés pour le moment par les changements qui sont entrés en vigueur lundi 16 janvier », souligne le consul général d’Italie à Casablanca. 

Ces derniers devront donc continuer à prendre des rendez-vous sur la plateforme de TLS Contact, jusqu’à l’entrée en service de VF Worldwide, le nouveau prestataire de services.

« Même chose pour les demandeurs de visas relevant des autres régions et préfectures du Maroc », indique M. Silvi, sauf pour les demandes relatives à trois types de visas :

regroupement familial avec les citoyens de l’Union européenne ;

regroupement familial avec Nulla Osta, termes désignant une pièce administrative délivrée par l’officier d’état civil, qui renseigne sur les coutumes d’une personne, relatives au mariage ; 

tourisme, à l’exception du tourisme pour les membres de la famille des Italiens résidents à l’étranger.

« Cette mesure concerne uniquement ces trois types de visas, car selon nos estimations, les créneaux de leurs rendez-vous ont atteint la date d’entrée en service du nouveau prestataire, contrairement à Rabat dont le système de créneau reste différent », complète M. Silvi. 

Des rendez-vous disponibles à partir de juin 2023

Pour faire simple, si vous habitez hors de la préfecture Rabat-Salé et que vous souhaitez prendre un rendez-vous pour obtenir l’un des trois visas susmentionnés, vous devez passer par la plateforme Prenot@mi.

Mais cela ne sera possible qu’à partir de juin 2023. « Aucun rendez-vous ne sera disponible pour le dépôt d’une demande de visa touristique et de regroupement familial, avant, à minima, juin 2023, la date d’entrée en service du nouvel outsourcer« , affirme M. Silvi.

Pour utiliser la plateforme Prenot@mi, il faut respecter certaines exigences :

– les rendez-vous seront ouverts tous les lundis de chaque semaine, jusquà épuisement du quota hebdomadaire (350 rendez-vous répartis entre les trois types) ;

– il est obligatoire dindiquer, au moment de la réservation, un numéro de téléphone joignable : le consulat général confirmera les rendez-vous seulement après avoir vérifié quils ont été pris directement par le demandeur ou un membre de sa famille. Si le rendez-vous est pris par un intermédiaire, ou sil ny a pas de réponse après plusieurs tentatives de contact avec le demandeur (au moins 5), ou si le numéro fourni n’est pas correct, le rendez-vous ne sera pas confirmé et sera remis à disposition ;

– le service Prenot@mi se limite à fixer la date du rendez-vous : chaque demandeur sera ensuite appelé par le nouvel outsourcer qui prendra le relais de TLS, lequel lui indiquera lheure et le lieu du rendez-vous pour le dépôt de la demande.

« Prenot@mi est une plateforme consulaire habituellement utilisée pour d’autres services, comme les passeports des Italiens résidents au Maroc. Elle va temporairement permettre aux demandeurs de visa de fixer une date de rendez-vous qui sera honorée par le prochain sous-traitant », indique Marco Silvi. 

« Cette plateforme nous aide à combler le vide actuel, en attendant l’entrée en service du nouveau prestataire« , ajoute-t-il. Dès que la plateforme de VF Worldwide sera opérationnelle, « nous allons fermer notre plateforme pour les visas et transférer les rendez-vous enregistrés au nouveau prestataire ».

Des pratiques de médiations à combattre

En septembre 2022, le consulat d’Italie à Casablanca a décidé de suspendre, pour deux semaines, les rendez-vous pour l’obtention de visa Schengen de regroupement familial. Une décision qui intervient après le constat de pratiques frauduleuses émanant de plusieurs intermédiaires qui monnayaient un service gratuit. 

« Nous avions besoin d’un peu de temps pour réviser la plateforme d’un point de vue technique, explique M. Silvi, et surtout réviser des milliers de rendez-vous afin de déterminer s’ils avaient été pris par un demandeur de visas ou par un intermédiaire. »

Les pratiques de médiation pour l’obtention de rendez-vous sont en effet devenues monnaie courante ; d’autant qu’il est difficile d’en venir à bout sans une prise de conscience généralisée« , avance Marco Silvi.

« Car lorsque l’on trouve la solution à un problème, il y en a un autre qui se pose. Il faut que les personnes qui prennent des rendez-vous auprès des intermédiaires, comprennent qu’elles alimentent ce système d’intermédiation« , insiste-t-il. 

« Ces personnes sollicitent un rendez-vous auprès d’un intermédiaire parce qu’elles ne trouvent pas de rendez-vous disponible », reprend-il. « Mais justement, elles ne trouvent pas de rendez-vous puisque ce sont les intermédiaires eux-mêmes qui les prennent ! » Un cercle vicieux qu’il n’est pas simple d’enrayer. 

La cohérence du cursus est nécessaire pour obtenir un visa étudiant

Concernant le retard dans le traitement des dossiers, le consulat général d’Italie à Casablanca explique que très souvent, les dossiers sont incomplets. « Les demandeurs de visa mettent parfois du temps à les compléter. Même la notification d’une demande de dossier incomplet prend du temps parce que la personne en question n’est pas joignable. »

En revanche, la problématique relative au temps de traitement des dossiers ne concerne pas les visas d’affaires, « car les dossiers sont complets et le traitement prend entre trois jours et une semaine« , confie Marco Silvi. 

Les visas étudiants, quant à eux, ne sont pas toujours faciles d’accès. En cause, l’aspect linguistique. « Ce type de visa est l’un des rares qui prévoit un entretien afin de vérifier la connaissance de la langue du demandeur. Un impératif lorsque l’on souhaite étudier en Italie au niveau universitaire », souligne notre interlocuteur. 

Cet entretien sert également à évaluer les ambitions de l’étudiant et comprendre son choix d’étudier en Italie plutôt que de poursuivre ses études au Maroc. « Il faut que son cursus ait un sens« , estime-t-il. 

« Par exemple, un étudiant qui possède une licence d’histoire au Maroc et souhaite commencer une maîtrise de physique en Italie, doit justifier son choix. Si c’est bien argumenté, il n’y aura pas de problème. Le visa lui sera accordé. L’entrevue permet justement à l’étudiant de défendre son projet. »

Par ailleurs, Marco Silvi a tenu à louer « l’excellente et stable relation diplomatique qui existe entre l’Italie et le Maroc« , tout en annonçant une hausse des activités culturelles organisées par l’ambassade d’Italie au Maroc, afin de diffuser la culture italienne, « une de nos tâches les plus importantes », conclut-il. 

Le CMI lance une alerte sur une arnaque aux RDV Visas Schengen

« Devant l’appétit des citoyens à obtenir des RDV pour les demandes de Visa Schengen auprès des centres BLS et TLS, des mercenaires se sont installés et prétendent vendre des RDV proches sur les réseaux sociaux », alerte le DG du CMI dans un post sur LinkedIn. Alors que l’objectif de ces escrocs est de soutirer les informations bancaires et opérer des transferts d’agents.

Joint par Médias24, M. Bellali illustre ce procédé par l’histoire d’une femme qui s’est faite arnaquée en procédant à cinq opérations. Au total, 10.000 DH ont été transférés sur le M-wallet d’un escroc, alors qu’elle pensait qu’il s’agissait de tentative pour régler les frais relatifs à la prise de Rendez-vous.

Comment ? M. Bellali nous détaille la démarche de l’escroc.

« Des fois, les gens ayant des urgences sont désespérés devant l’absence de RDV proches sur les sites de BLS et TLS. Ils peuvent ainsi commettre l’erreur de se tourner vers ces procédés informels. Dans la majorité du temps, ces individus n’ont pas de RDV à proposer. Leur objectif est simplement d’escroquer des personnes naïves, et dans certains cas, à plusieurs reprises », explique le DG du CMI.

Dans ce cas, la victime « avait une urgence médicale ». « Elle a trouvé sur Facebook des propositions de vente de RDV. Elle a contacté l’annonceur qui lui raconte qu’une personne s’est désistée et qu’un RDV avec une date proche est donc libre ».

L’escroc, qui a des approches bien rodées pour mettre en confiance ses potentielles victimes, « demande à la personne de procéder au paiement des frais par carte bancaire en lui communiquant un lien qui ne fonctionne pas en réalité ». 

La victime n’arrive naturellement pas à procéder au paiement. « Après plusieurs essais, l’escroc propose de l’aider et réclame les informations bancaires. La victime communique à son interlocuteur les informations de sa carte bancaire (numéro et date de validité). Un instant plus tard, elle reçoit de sa banque le code SMS de validation de paiement, qu’elle lui envoie également ».

« L’opération de paiement est validée, sauf que l’escroc prétend le contraire, et invente différentes excuses, notamment la saisie d’un code incorrect. Il ne se contente donc pas d’une unique opération, mais de deux à trois, voire cinq comme ce fut le cas pour cette dame », poursuit M. Bellali.

« En réalité, il s’agit d’une opération de paiement pour une recharge de son m-wallet, un compte de paiement sur téléphone. L’argent qui y est transféré est donc définitivement perdu car il peut être retiré immédiatement. Il est donc irrécupérable », 

La victime a dû payé 2.000 DH à chaque opération, 1.000 DH par personne pour son mari et elle pour le soit disant RDV visa, soit 10.000 DH au total ».

Les victimes doivent porter plainte pour permettre de démasquer les escrocs et arrêter ce trafic. « La police est en mesure de faire une réquisition auprès de l’établissement où l’escroc dispose d’un compte. Elle demandera ainsi son identité, et pourra accéder à toutes les opérations du genre qu’il a effectuées auprès de ses différentes victimes », affirme I. Bellali en insistant l’enseignement plus important de cette histoire : « Ne jamais communiquer ses données bancaires ».