Réciprocité, intérêt national et flexibilité : les trois principes de la politique de visas du Maroc (Bourita)

Intervenant le mardi 3 juin à la Chambre des conseillers, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a affirmé que le Maroc adopte une politique de visas souveraine, fondée sur des considérations politiques, historiques, économiques et sociales.

Chaque pays est libre de fixer ses propres règles, a-t-il souligné, mais pour le Royaume, cette politique repose sur trois principes essentiels : la réciprocité, la défense des intérêts économiques et politiques, et une flexibilité adaptée aux contextes.

Interpellé sur la question du e-visa marocain, le ministre a précisé que son coût et sa sécurité ont évolué, conformément aux standards internationaux.

Visas Schengen, un taux de refus d’environ 20%

En 2024, près de 610.000 visas Schengen ont été délivrés au Maroc, avec un taux de refus d’environ 20%, a détaillé Nasser Bourita. La France, principal pays émetteur, a accordé 283.000 visas, enregistrant une hausse de plus de 17% par rapport à l’année précédente.

Cependant, le ministre a mis en garde contre certaines pratiques, qu’elles proviennent de représentations diplomatiques ou d’intermédiaires, qui portent atteinte à la dignité des citoyens marocains. Le Royaume, a-t-il affirmé, ne peut tolérer de telles dérives, même si elles restent isolées, et se réserve le droit d’y réagir.

1.345 plaintes traitées

Dans un autre registre, le ministre a fait état de 1.345 demandes et plaintes traitées en 2024 via le portail national des réclamations « chikaya.ma« .

Ces réclamations se répartissent en quatre grandes catégories : consulaires, demandes liées à l’état civil, de nature pénale et à portée sociale.

Les plaintes relevant des compétences directes du ministère sont traitées en interne, tandis que les autres sont transmises aux départements concernés ou à la Fondation Hassan II pour les MRE. Une coordination étroite avec l’institution du Médiateur est également en place pour assurer un meilleur suivi.

Valoriser les compétences marocaines à l’étranger

Nasser Bourita a insisté sur la nécessité de mieux exploiter le potentiel des compétences marocaines établies à l’étranger, notamment à travers la création d’une banque de données dédiée.

Il a également souligné que les investissements des MRE, estimés à 6 millions dans plus de 100 pays, dont 80% dans six pays européens, ne représentent qu’environ 10% de leurs transferts, un chiffre qu’il est impératif de dynamiser. Selon lui, ces compétences doivent devenir un véritable levier de développement national.

VPS intègre les solutions Visa pour moderniser l’acceptation des paiements au Maroc

Ce partenariat permettra à VPS d’intégrer les solutions développées par Visa, dans le but de proposer aux commerçants locaux des outils de paiement numériques adaptés à différents types d’activités, en présentiel comme en ligne, indique un communiqué conjoint. Les deux entreprises comptent ainsi mettre en place des offres accessibles via un point d’intégration unique, tout en assurant un certain niveau de qualité de service.

L’accord intervient dans un contexte de développement des secteurs du commerce et du tourisme au Maroc, et alors que le pays se prépare à accueillir des événements d’envergure. Il vise également à élargir les canaux d’acceptation des paiements, notamment par le biais du mobile et de l’e-commerce, en offrant davantage d’options aux commerçants comme aux consommateurs, souligne le communiqué.

Un partenariat dans un contexte de croissance

La collaboration entre VPS, qui s’appuie sur sa connaissance du marché local, et Visa, avec son expertise technologique à l’échelle internationale, s’inscrit dans une démarche de renforcement de l’inclusion financière et d’accompagnement de la transition numérique du système de paiement marocain.

L’objectif est de proposer des solutions pratiques et sécurisées à l’ensemble des acteurs économiques, notamment les petites et moyennes entreprises.

Mustapha Badr-Ezzaman, directeur général de VPS, cité dans le communiqué, a indiqué que ce partenariat s’inscrivait dans la continuité des efforts déployés par l’établissement pour faciliter l’accès aux solutions de paiement. Il souligne que l’ambition de VPS est de « rendre les paiements plus simples, plus rapides et plus sûrs, en tenant compte des réalités du terrain ».

De son côté, Walter Lironi, Senior Vice President et responsable des services à valeur ajoutée pour la région CEMEA chez Visa, a affirmé que ce partenariat reflète l’engagement de Visa en faveur de l’innovation et de l’élargissement de l’accès aux paiements numériques. Il a mis en avant le potentiel de cette collaboration pour contribuer à la modernisation de l’écosystème de paiement au Maroc et accompagner les initiatives de digitalisation du pays.

Visa du Hajj : l’appel à la vigilance du ministère des Habous et des affaires islamiques

Dans un communiqué rendu public mardi, le ministère souligne que l’accomplissement des rites du Hajj requiert l’obtention d’un visa « Hajj » via le portail en ligne mis en place par les autorités saoudiennes compétentes, dans la limite du quota alloué au Royaume du Maroc, soit à travers l’organisation officielle ou par le biais des agences de voyages touristiques.

Le ministère appelle à faire preuve de vigilance concernant certaines annonces relayées à ce sujet, soulignant que tout autre visa, qu’il soit pour le tourisme, la visite ou autre, ne confère pas le droit d’accomplir les rites du Hajj, pas plus qu’il ne permet l’acquisition de cartes Nusuk, dont les détenteurs sont les seuls autorisés à accomplir les rites du Hajj.

Visas pour la France : TLScontact généralise l’attribution automatique des rendez-vous

Pour les demandeurs de visas pour la France, notamment ceux qui en font la demande pour la première fois, TLScontact a introduit un nouveau système d’attribution des rendez-vous. Désormais, les créneaux ne sont plus disponibles à la réservation en ligne. Ils sont attribués automatiquement et de manière aléatoire aux demandeurs inscrits sur le site.

La confirmation du rendez-vous est conditionnée au paiement des frais de service. Si ce paiement n’est pas effectué, le créneau est réattribué à un autre demandeur, explique TLScontact dans un communiqué.

Ce changement vise à contrer la fraude, particulièrement fréquente parmi les primo-demandeurs. Ces derniers sont souvent les plus touchés par les abus, car la demande pour les rendez-vous est très forte, et des réseaux frauduleux captent les créneaux pour les revendre à des prix élevés.

TLScontact, pour répondre à ce phénomène, a opté pour un système plus sécurisé et équitable. Ce dispositif, testé avec succès à Rabat à l’automne 2024, a permis de réduire de 48% l’activité des bots, qui étaient utilisés pour réserver massivement des créneaux. En tout, près de 15.000 rendez-vous ont été attribués en toute sécurité dans ce cadre, ajoute la même source.

Suite au succès de la phase pilote à Rabat, le système a été étendu aux centres TLScontact de Fès, Oujda et Tanger en février 2025, et à Casablanca en mars 2025, avec un objectif clair : offrir un accès plus équitable aux rendez-vous pour tous les demandeurs légitimes et rétablir la confiance dans le processus.

En bloquant les stratégies d’intermédiaires frauduleux, ce nouveau système simplifie également la démarche pour l’usager final, sans ajouter de complexité inutile, précise TLScontact.

Le prestataire explore également la possibilité d’appliquer ce système à d’autres pays confrontés à des problèmes similaires de fraude sur les rendez-vous.

Visa s’allie à Maroc Telecom pour intégrer ses solutions de paiement à MT Cash

Ce partenariat permettra l’intégration des solutions de paiement Visa dans les portefeuilles numériques de MT Cash. Grâce à cette innovation, les utilisateurs pourront effectuer des paiements électroniques sécurisés, transférer de l’argent, régler leurs achats chez les commerçants, et bien plus encore, indique un communiqué de l’opérateur télécom.

Ce partenariat stratégique vise à élargir l’accès aux services financiers digitaux, à accélérer la transformation numérique sur le continent africain et à proposer des solutions de paiement innovantes, particulièrement adaptées aux besoins des populations sous-bancarisées, poursuit la même source.

Arabie saoudite : jusqu’à 123.000 DH d’amende pour les étrangers ayant dépassé la durée de validité de leur visa

Les autorités saoudiennes ont confirmé l’application d’une amende pouvant atteindre 50.000 riyals (environ 123.000 DH) et une peine de prison allant jusqu’à six mois, suivies du renvoi du territoire, pour tout étranger qui ne quitte pas le pays à l’issue de la validité de son visa, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur saoudien.

Le ministère a réitéré l’importance de respecter scrupuleusement les lois en vigueur concernant le Hajj et la Omra, appelant les visiteurs à se conformer aux règles établies pour éviter toute sanction.

Visas Schengen : nouvelles modalités sans rendez-vous à BLS Rabat

Les titulaires d’un visa Schengen d’une durée d’un an, délivrés au cours des quatre dernières années, peuvent demander leur renouvellement en se présentant sans rendez-vous à BLS Rabat, du lundi au jeudi, de 9 h à 11 h. Cette procédure est valable jusqu’à épuisement du quota hebdomadaire. Les demandeurs doivent fournir une copie de leurs visas les plus récents lors du dépôt de leur dossier, précise BLS dans un communiqué.

Les détenteurs d’un visa Schengen de trois ans ou plus, délivrés au cours des quatre dernières années, peuvent également bénéficier de cette procédure. Ils doivent se présenter sans rendez-vous à BLS Rabat tous les vendredis de 8 h à 10 h, jusqu’à épuisement du quota hebdomadaire. Une copie des visas les plus récents est exigée au moment du dépôt de la demande.

Selon la même source, les personnes possédant un visa Schengen d’une durée de deux ans ou plus, délivré au cours des quatre dernières années, peuvent demander son renouvellement sans rendez-vous, du lundi au jeudi, de 9 h à 11 h, jusqu’à épuisement du quota hebdomadaire. Une copie du visa le plus récent est requise.

Par ailleurs, BLS continue de proposer des rendez-vous via sa page web pour les demandeurs qui préfèrent cette option.

Facilitation des demandes de visa d’études

À partir du 17 février, les demandes de visa pour études universitaires pourront être déposées directement à BLS Rabat sans rendez-vous, dans la limite du quota quotidien. Cette mesure vise à simplifier et à accélérer la soumission des dossiers des étudiants. Ceux ayant déjà obtenu un rendez-vous en ligne, et dont le dossier est prêt, peuvent également le soumettre sans attendre.

Mauritanie : un visa de trois mois à entrées multiples pour les conducteurs marocains

« Accédant aux démarches de l’ambassade, les autorités mauritaniennes compétentes ont répondu favorablement à leur demande (conducteurs marocains), en leur permettant désormais d’obtenir un visa valable trois mois à entrées multiples sur le territoire mauritanien », indique l’ambassade du Royaume dans un communiqué.

Avant cette nouvelle décision, les conducteurs professionnels marocains étaient tenus d’obtenir un visa pour chaque entrée sur le territoire mauritanien, ce qui impactait négativement leur activité.

L’ambassade appelle les conducteurs professionnels et les chefs d’entreprises de transport international opérant entre le Maroc et la Mauritanie, ou entre le Maroc et les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest via le territoire mauritanien, à demander des visas de trois mois à entrées multiples via la plateforme dédiée aux demandes de visas mauritaniennes électroniques, en cochant la fonction « conducteur professionnel« .

L’ambassade du Royaume du Maroc fait part également de sa profonde gratitude aux autorités mauritaniennes compétentes pour leur réactivité positive et immédiate à ce sujet.

Nouveau système de visa américain pour les demandeurs marocains à partir du 8 février

Le nouveau système de visa américain sera opérationnel à partir du 8 février 2025. L’ambassade des États-Unis a dévoilé certains détails à connaître sur ce nouveau dispositif.

La page de connexion, le profil et les pages de prise de rendez-vous auront une apparence différente. Pour se connecter, il faudra se rendre sur www.ustraveldocs.com et procéder aux étapes suivantes :

L’ambassade américaine insiste pour que les demandeurs utilisent la même adresse mail enregistrée dans leur ancien profil lors de l’inscription dans le nouveau système, afin de récupérer leur reçu de paiement et leurs futurs rendez-vous.

« Dans le cas où vous avez payé vos frais de visa le 3 février ou avant dans l’ancien système et que vous n’avez toujours pas obtenu votre reçu de paiement à votre profil, vous pouvez cliquer sur « S’inscrire maintenant » et vous connecter au nouveau système », explique l’ambassade. « Une fois saisis le numéro du reçu de paiement et la date, vous pourrez récupérer votre nouveau reçu ».

« Les frais de livraison premium et de soumission de documents premium pourraient être révisés à partir du 8 février 2025, même si vous avez choisi ce service avant cette date », poursuit la même source.

Les services ordinaires, les services de paiement des taxes et le call center ne seront pas ouverts du mercredi 5 au vendredi 7 février, indique l’ambassade américaine dans une publication sur ses réseaux sociaux.

 

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Toutefois, sur la même période, les demandeurs de visa peuvent continuer à soumettre leur dispense d’entretien ou les 221g de documents au même emplacement de courrier. Les retraits de passeport et les livraisons vers les adresses choisies vont également se poursuivre.

Les demandeurs doivent honorer leurs rendez-vous en temps et en heure. Ceux ayant déposé leur demande de rendez-vous entre le mercredi 5 et le vendredi 7 février pourraient s’attendre à un retard de livraison de passeport durant ces trois jours.

M-wallets, inclusion financière, sécurité : les priorités de Visa au Maroc et en Afrique

Au Maroc, Visa, leader dans le domaine des paiements numériques, collabore étroitement avec les institutions locales pour moderniser les transactions financières, renforcer l’inclusion financière et accompagner la transformation digitale. Son objectif : offrir des solutions sécurisées, accessibles et innovantes qui répondent aux besoins d’un écosystème en pleine évolution.

Dans ce cadre, médias24 a échangé avec Sami Romdhane, directeur général de Visa au Maroc, pour mieux comprendre la vision de l’entreprise, les initiatives qu’elle mène au Royaume et les défis qu’elle rencontre dans le développement des paiements digitaux en Afrique.

Médias24 : Dans un continent comme l’Afrique, marqué par la multiplicité des devises et des cadres réglementaires, est-il possible d’aller vers un système de paiement intégré ?

Sami Romdhane : La vision de Visa pour un système de paiement intégré repose sur la création d’une infrastructure harmonisée qui facilite les transactions transfrontalières, tout en respectant la diversité des devises et des cadres réglementaires locaux.

Nous envisageons un environnement où consommateurs et entreprises peuvent effectuer des paiements de manière fluide et sécurisée, indépendamment des frontières et des devises. Pour atteindre cet objectif, nous collaborons étroitement avec les régulateurs, les institutions financières et les partenaires technologiques afin de développer des solutions de paiement innovantes répondant aux besoins spécifiques de chaque marché, tout en favorisant l’interopérabilité à l’échelle continentale.

De plus, nous nous engageons à promouvoir l’inclusion financière en intégrant des technologies avancées telles que les paiements mobiles et les plateformes numériques. Cela nous permettra de toucher une population plus large, y compris les personnes actuellement sous-bancarisées. Notre objectif est de contribuer à la croissance économique et à la stabilité financière en Afrique grâce à un écosystème de paiement robuste et inclusif.

La sécurité des transactions est une préoccupation majeure, avec des risques de fraude et de cyberattaques nécessitant des investissements continus dans des technologies de sécurité avancées

– Quels sont les obstacles concrets que Visa rencontre dans la facilitation des paiements transfrontaliers en Afrique ?

– Chaque pays a ses propres régulations et exigences en matière de paiements. L’infrastructure de paiement, qui n’est pas uniformément développée à travers le continent, la multiplicité des devises constituent un autre défi, ajoutant de la complexité aux transactions transfrontalières en raison des conversions monétaires et des fluctuations des taux de change.

La sécurité des transactions est également une préoccupation majeure, avec des risques de fraude et de cyberattaques nécessitant des investissements continus dans des technologies de sécurité avancées.

L’adoption des nouvelles technologies de paiement en Afrique peut être lente en raison de la réticence au changement, du manque de sensibilisation et de la nécessité de former les consommateurs et les commerçants aux nouvelles technologies de paiement.

Au Maroc, 20 offres M-wallets sont présentes sur le marché, dont 12 émises par des établissements de paiement, avec un encours global passant de 7,7 millions à fin 2022 à 10,4 millions à fin 2023

– Est-il possible de transformer ces défis des paiements transfrontaliers en opportunités ?

– Visa s’attaque activement aux défis de la facilitation des paiements transfrontaliers pour créer un système de paiement plus efficace, inclusif et sécurisé, à travers plusieurs initiatives stratégiques telles que la réduction des coûts, en s’appuyant sur des partenariats avec des fintechs locales et des opérateurs de monnaie mobile.

Ces collaborations aident à rationaliser le processus de paiement, réduisant le nombre d’intermédiaires et les frais associés, l’amélioration de la vitesse des transactions en mettant en œuvre des solutions de paiement en temps réel.

Des technologies comme Visa Direct permettent des transferts plus rapides et plus efficaces, permettant l’envoi et la réception de fonds presque instantanément, la navigation dans la complexité réglementaire.

Visa collabore étroitement avec les régulateurs locaux pour assurer la conformité avec les divers cadres réglementaires, en s’engageant avec les organismes de réglementation.

L’entreprise aide également à créer un écosystème de paiement plus standardisé et harmonisé à travers différents pays, et à l’expansion de l’accès pour pallier l’infrastructure bancaire limitée. Visa étend sa portée via les plateformes de paiement mobile et les digital wallets.

– Avec la montée des solutions comme M-wallets, Visa prévoit-elle des partenariats ou des intégrations avec des opérateurs locaux ?

– Les M-wallets connaissent une adoption croissante au Maroc, avec 20 offres M-wallets présentes sur le marché, dont 12 émises par des établissements de paiement (EDP), avec un encours global passant de 7,7 millions à fin 2022 à 10,4 millions à fin 2023, offrant aux consommateurs une solution pratique et sécurisée pour effectuer des paiements et gérer leurs finances.

Visa a accompagné plusieurs banques locales et institutions non financières dans l’expansion de ces solutions depuis leur lancement. De plus, nous avons introduit en 2023, avec nos partenaires bancaires, une nouvelle génération de M-wallets dénommés les X-Pays, comme Google Pay et Apple Pay, qui sont intégrés dans les portefeuilles mobiles offrant une sécurité renforcée, une expérience utilisateur fluide et une compatibilité étendue, ce qui les rend souvent plus avantageux que les M-wallets traditionnels.

Nous travaillons étroitement avec plusieurs partenaires non seulement pour étendre les M-wallets et les X-Pays au Maroc, mais aussi pour promouvoir la finance intégrée et les solutions de paiement intégrées, qui jouent un rôle déterminant dans l’inclusion financière des populations non bancarisées.

Cela consiste à intégrer des systèmes de paiement numérique directement dans des plateformes ou des services non financiers, comme les plateformes et les applications e-commerce ou les opérateurs télécoms. Ces solutions permettent aux entreprises d’offrir des options de paiement et de prêt de manière transparente au sein de leurs plateformes, sans nécessairement avoir un compte bancaire traditionnel.

– Vous avez mentionné la montée des cyberattaques. Quels efforts spécifiques Visa déploie-t-elle au Maroc pour renforcer la sécurité des paiements numériques ?

–  Nous reconnaissons l’évolution constante des menaces de sécurité et nous nous engageons résolument à rester à l’avant-garde de la lutte contre ces défis.

Visa a investi plus de 10 milliards de dollars dans la technologie au cours des cinq dernières années. Ce qui montre notre engagement à développer l’infrastructure nécessaire pour soutenir les finances intégrées. Ces investissements incluent l’intégration d’outils tels que Visa Secure, la tokenisation et la prévention des fraudes alimentée par l’intelligence artificielle (IA), garantissant ainsi à nos consommateurs une expérience à la fois pratique et sécurisée.

Nos systèmes de détection de fraude alimentés par l’IA ont permis de bloquer, en 2023, plus de 40 milliards de dollars de fraude

– Quels objectifs entend atteindre Visa avec la tokenisation et l’IA ?

– Nous avons  développé la tokenisation pour sécuriser les données de paiement sensibles. En remplaçant les informations sensibles telles que les numéros de carte par des jetons uniques, Visa garantit que les plateformes de finance intégrée maintiennent un haut niveau de sécurité, tout en réduisant le risque de violations de données.

Nos systèmes de détection de fraude alimentés par l’IA analysent en temps réel des milliards de transactions à l’échelle mondiale pour détecter et prévenir la fraude. Au cours de l’exercice fiscal 2023, ces outils ont permis de bloquer plus de 40 milliards de dollars de fraude.

Nous menons également des campagnes de sensibilisation des consommateurs, telles que notre campagne « Stay Secure », active sur plusieurs marchés, y compris le Maroc. Cette campagne éduque les consommateurs sur les risques associés aux paiements numériques et fournit des conseils sur la sécurisation des informations personnelles.

Par exemple, au Maroc, nous avons collaboré avec des banques locales pour distribuer des supports éducatifs mettant en avant les bonnes pratiques en matière de mots de passe et les dangers du phishing. À la suite de cette campagne, 80% des participants ont rapporté une meilleure sensibilisation aux menaces cybernétiques et 75% ont adopté des comportements en ligne plus sûrs.

Enfin, Visa emploie une équipe de plus de 1.000 experts en cybersécurité qui surveillent les transactions 24h/24 et 7j/7/365 pour protéger les consommateurs contre les menaces émergentes, telles que le phishing et les attaques zero-day.

– Le gouvernement marocain ambitionne de digitaliser davantage les services publics et les paiements. Quel rôle joue Visa dans cette dynamique ?

– Notre expertise en matière de paiements numériques et notre engagement envers l’innovation nous permettent de soutenir activement cette ambition.

Visa s’engage à renforcer l’infrastructure de paiement numérique du Maroc en investissant dans des technologies avancées et en collaborant avec des partenaires locaux pour améliorer l’interopérabilité et l’efficacité des systèmes de paiement. Nous croyons que ces efforts contribueront à créer un écosystème de paiement numérique robuste et inclusif, soutenant ainsi les objectifs de digitalisation du gouvernement marocain.

La nouvelle stratégie Digital Morocco 2030 accorde une importance particulière à l’inclusion numérique et financière, et Visa est mondialement reconnue pour ses initiatives dans ces domaines

Nous sommes profondément engagés à soutenir l’ambition du Maroc de numériser davantage les services publics et les paiements. Nous travaillons en étroite collaboration avec plusieurs entités gouvernementales pour soutenir les efforts de numérisation des services publics et promouvoir l’inclusion financière et numérique à travers le pays.

– Dans ce cadre, quels sont, par exemple, vos partenariats avec le secteur public ?

– Nous avons signé un partenariat stratégique avec le ministère de l’Industrie et du commerce pour promouvoir l’inclusion financière et numérique des PME et des commerces traditionnelles, en les intégrant à l’économie numérique grâce à des solutions de paiement numérique innovantes et en élargissant l’acceptation des paiements numériques.

De plus, notre partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication vise à étendre le Youth Pass en partenariat avec Al Barid Bank, à mener plusieurs programmes d’éducation financière et à soutenir l’innovation et l’inclusion pour les jeunes.

Visa joue un rôle clé en tant que partenaire stratégique dans la digitalisation des services publics et des paiements au Maroc

Nous travaillons également pour la mise en place des programmes de Capacity Building dans plusieurs régions au Maroc, notamment des partenaires comme l’Agence de Développement du Digital (ADD) et Technopark, ce type de programmes est essentiel pour fournir aux individus et aux entreprises les compétences et les connaissances nécessaires pour accéder et utiliser efficacement les services financiers numériques.

En résumé, Visa joue un rôle clé en tant que partenaire stratégique dans la digitalisation des services publics et des paiements au Maroc, en offrant des solutions innovantes, en promouvant l’adoption des paiements numériques et en renforçant l’infrastructure de paiement du pays.

– Comment le Maroc peut-il, selon vous, devenir un modèle pour d’autres pays africains en matière de paiements digitaux ?

Le Maroc occupe une place très importante dans la stratégie de Visa en Afrique. Nous considérons que le pays possède de nombreux atouts qui peuvent lui permettre de devenir un modèle pour d’autres pays africains en matière de paiements digitaux. Le Maroc a été l’un des premiers marchés dans la région à adopter les nouvelles solutions innovantes de paiement, telles que les paiements Contactless, les M-wallets, et l’introduction des technologies X-Pays comme Google Pay et Apple Pay récemment.

Pour que le Maroc devienne un modèle en paiements digitaux en Afrique, il doit investir dans une infrastructure de paiement robuste et sécurisée, établir un cadre réglementaire favorable à collaborer avec les régulateurs pour un cadre favorable, et continuer à promouvoir l’inclusion financière dont le Maroc était un des pionniers avec le lancement de la Stratégie nationale d’inclusion financière. L’éducation financière et la sensibilisation des citoyens sur les paiements numériques sont essentielles, tout comme la sécurité des transactions pour protéger les données et prévenir la fraude.

La collaboration public-privé est essentielle pour développer des solutions innovantes car elle permet de combiner les ressources et les expertises des deux secteurs. Ensemble, ils peuvent créer des solutions adaptées aux besoins locaux, accélérer la digitalisation des services et améliorer l’accès aux services financiers pour tous les citoyens. Cette synergie est fondamentale pour stimuler l’innovation et favoriser une croissance économique inclusive.

En mettant en œuvre ces stratégies, le Maroc peut non seulement améliorer son propre écosystème de paiement numérique, mais aussi servir de modèle pour d’autres pays africains, montrant la voie vers une adoption réussie des paiements digitaux à l’échelle du continent.

Visa pour la France : premiers résultats « prometteurs » du nouveau dispositif de prise de rendez-vous

Dans une vidéo, l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, s’est « félicité des résultats du dispositif entamé depuis 18 mois pour améliorer les conditions de prise de rendez-vous pour les Marocains souhaitant obtenir un visa pour la France ». « Je crois que nous y sommes assez largement parvenus », a-t-il déclaré.

Cependant, un problème persistait : celui des « officines qui parvenaient à capturer des rendez-vous et qui cherchaient à les revendre à des prix exorbitants », a ajouté l’ambassadeur. Pour remédier à cette situation, le contrat entre l’État français et le prestataire TLS Contact a été renouvelé avec « des ajustements visant à contrer ces pratiques abusives ».

En effet, un nouveau dispositif de vérification d’identité par appel vidéo, conçu pour garantir une prise de rendez-vous « équitable », a été lancé le 18 septembre.

Pour sa part, Bassem Missaoui, directeur Afrique du Nord de TLS Contact, a détaillé le fonctionnement du nouveau système : « L’expérimentation concerne deux étapes. La première, c’est la vérification par appel vidéo qui, par la suite, donnera lieu à l’attribution d’un rendez-vous par un système neutre et complètement transparent au profit du consulat, qui permettra aux demandeurs de recevoir leur créneau, et non plus d’attendre qu’on leur donne un créneau ou qu’ils aient affaire à un rabatteur ».

Les premiers résultats semblent « prometteurs », comme l’a indiqué Olivier Ramadour, consul général de France à Rabat, première ville où cette procédure a été mise en service. « Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais les informations qui nous remontent nous rendent optimistes. Les appels téléphoniques de TLS permettent de contacter directement les demandeurs, plus besoin d’intermédiaires. À ce jour, 30% des demandeurs vérifiés obtiennent un rendez-vous dans les jours qui suivent. Les autres, nous les faisons patienter au maximum une vingtaine de jours ».

Comme l’a souligné Christophe Lecourtier, « si ces données se confirment, c’est évidemment une bonne nouvelle et nous pourrons alors étendre la procédure à d’autres sites et à d’autres catégories de demandeurs. C’est pour moi une question de respect de la dignité des demandeurs et nous serons donc, par conséquent, extrêmement attentifs à l’efficacité de la procédure aujourd’hui mise en œuvre ».

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L’Algérie instaure le visa pour les Marocains

Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, relayé par les médias locaux, cette décision a été prise avec effet immédiat et concerne tous les ressortissants étrangers détenteurs d’un passeport marocain.

Il y a près d’un mois, une campagne contre le Maroc, les Marocains et leurs institutions avait été lancée sur les réseaux sociaux et relayée par les médias algériens pro-régime. Cette campagne appelait à imposer le visa aux Marocains, mais surtout à expulser ceux d’entre eux qui résident en Algérie.

L’annonce de ce jeudi 26 septembre serait-elle une simple coïncidence? L’historique de ces derniers années et mois montre que ce n’est nullement le cas. A chaque fois que le Maroc remporte une victoire diplomatique, l’Algérie répond de manière hystérique. Et justement, ce jeudi, le Danemark a apporté son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc. Une annonce en plus qui a été faite dans les arcanes de l’ONU. Alger va-t-elle rappeler son ambassadeur à Copenhague?!

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