Automobile : légère hausse des ventes à fin juin 2024

Selon les chiffres de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) :

– Pour les VP (véhicule particulier), les ventes cumulées à fin juin s’élèvent à 74.048 unités, soit une baisse de 0,24% en glissement annuel.

– Pour les VUL (véhicule utilitaire léger), 8.238 unités ont été vendues durant les quatre premiers mois de l’année en cours, en hausse de 14,54% en glissement annuel.

Pour le seul mois de juin, 17.368 unités ont été vendues, indiquant une baisse de 0,15% comparativement à juin 2023, où ont été écoulées 17.394 unités.

Les ventes des VP ont enregistré une baisse de 0,04% avec 15.855 unités vendues au mois de juin 2024. Le véhicule utilitaire léger connaît également une baisse de 1,25% avec 1.513 unités.

Dacia en tête des ventes

Comme à l’accoutumée, Dacia se classe en tête des ventes, avec 19.732 VP vendues en juin 2024, enregistrant une hausse de 12,02% par rapport à juin 2023.

Renault et Hyundai occupent, quant à elles, le 2e et le 3e rang, à 11.657 (-19,4%) et 5.933 (-33,85%) ventes de VP en juin 2024.

AtlantaSanad, assureur officiel du salon Avito Expo des voitures d’occasion

Ce salon sera l’occasion pour AtlantaSanad Assurance de lancer une assurance dédiée aux acquéreurs de véhicules d’occasion, indique un communiqué de l’assureur.

« Cette offre est conçue spécialement pour accompagner les acheteurs au moment de l’acquisition de leur voiture en leur offrant un tarif préférentiel et en élargissant la couverture pour inclure une garantie contre les problèmes mécaniques, ainsi que les frais juridiques en cas de litiges liés à un vice caché ayant entraîné une panne », précise la même source.

Ce service est offert par AtlantaSanad Assurance pendant toute la durée du salon, pour toute souscription à son assurance automobile.

Stellantis lance au Maroc son label Spoticar dédié aux véhicules d’occasion

Le constructeur automobile Stellantis a annoncé le lancement au Maroc de Spoticar, son label dédié aux véhicules d’occasion.

Ce lancement au Maroc s’inscrit pleinement dans le cadre du plan Dare Forward 2030 de Stellantis dont l’un des objectifs est de préserver la liberté de mouvement pour tous en offrant aux clients particuliers et aux entreprises un parcours simplifié dans l’acquisition de véhicules d’occasion, précise l’entreprise dans un communiqué.

Stellantis &You Casablanca (ex. Motor Village Bouskoura) sera le premier point de vente Spoticar à partir de ce mois de décembre 2023, suivi d’un déploiement progressif dans les principales villes du Royaume, poursuit la même source.

Cité dans le communiqué, Yves Peyrot des Gachons, directeur général de Stellantis au Maroc a déclaré : « Spoticar se positionne d’ores et déjà comme le partenaire idéal pour les besoins automobiles d’occasion. Chez Spoticar, nous nous engageons à offrir une expérience client transparente, fiable et avantageuse, en mettant à la disposition de nos clients des véhicules d’occasion soigneusement sélectionnés et entretenus. Nous sommes fiers d’introduire notre label au Maroc, offrant ainsi un choix étendu de véhicules et de services de qualité. »

Spoticar propose un choix multimarque de véhicules sélectionnés, expertisés et préparés par les spécialistes des réseaux Stellantis, offrant aux clients un accès à une offre plus large de véhicules et de services, conclut-on.

Automobile : le marché de l’occasion face à une explosion des prix

Le marché des voitures neuves n’est pas le seul à être impacté par la crise des semi-conducteurs, qui dure depuis quelques mois déjà.

Selon les acteurs du secteur des voitures d’occasion joints par Médias24, le constat est unanime : la demande est bel et bien présente, mais l’offre ne suit pas. Les particuliers qui devaient vendre leurs véhicules après quatre ou cinq ans d’usage tardent à le faire en raison de l’indisponibilité du neuf chez les concessionnaires.

Résultat : les prix des voitures d’occasion ont largement augmenté, avoisinant à présent ceux du neuf. Ce qui choque encore plus les professionnels du secteur de l’occasion, c’est que, faute de disponibilité dans le marché du neuf, les gens sont prêts à acheter une voiture ancienne à un prix inférieur d’à peine 5% à 10% par rapport à son prix initial chez les concessionnaires.

« Très forte corrélation entre les marchés de voitures neuves et d’occasion »

Joint par Médias24, Nizar Abdallaoui Maane, fondateur de Kifal Auto, société spécialisée dans la vente de voitures d’occasion, souligne qu’il « y a une très forte corrélation entre les ventes de véhicules neufs et celles des voitures d’occasion. Une voiture neuve en début de chaîne devient une voiture d’occasion après trois à quatre ans d’utilisation ».

« La pénurie des semi-conducteurs fait qu’aujourd’hui, on a une croissance moins importante sur le marché de l’occasion que ce qu’on aurait dû avoir, dans la mesure où 2020 a été impactée par la crise du Covid. »

« L’année 2020 a été calme. Elle a connu un recul en termes de ventes par rapport à 2019. » Pour 2021, M. Abdallaoui estime que « l’on aurait dû avoir une année meilleure » mais, ajoute-t-il, « je crois qu’elle s’achèvera avec des niveaux légèrement supérieurs à l’an passé ». Même son de cloche auprès de Hicham Benouna, conseiller et spécialiste dans la mise en place des voitures d’occasion. « Le marché d’occasion est très tendu en ce moment, puisqu’il connaît une très forte pénurie », nous confie-t-il.

« Il y a une grande demande, mais très peu d’offre. Le marché du neuf connaît une indisponibilité des véhicules, causée en grande partie par la pénurie de la crise des semi-conducteurs. »

Sopriam (qui regroupe les marques Peugeot, Citroën et DS) et Autohall (qui regroupe notamment les marques Ford, DFSK, Nissan, Mitsubishi et Fuso), qui disposent également de services d’occasion, font le même constat : « Beaucoup de demandes mais pas assez de stock, en particulier pour le service de reprise. »

Rallongement des délais de vente

Cette situation entraîne deux principales conséquences, la première étant le rallongement des délais de vente. « Les gens qui veulent vendre leurs anciens véhicules prennent à présent un peu plus de temps que d’habitude, principalement parce qu’ils attendent eux-mêmes un véhicule neuf plus longtemps qu’ils ne le pensaient, en raison de la rupture des stocks chez les concessionnaires. Le délai de vente est donc rallongé », nous fait savoir le fondateur de Kifal Auto.

Hicham Benouna confirme : « Les gens qui devaient acheter une voiture neuve pour remplacer leur ancien véhicule tardent à le faire, ce qui crée une pénurie dans le marché d’occasion. »

Explosion des prix des voitures d’occasion

La deuxième conséquence a trait au prix de vente. Selon un responsable du service des voitures d’occasion à Sopriam, « les prix de vente ont subi une hausse d’au moins 5% ».

« Les voitures d’occasion sont aujourd’hui vendues plus cher qu’avant« , confirme Nizar Abdallaoui Maane, qui souligne que « sur certains modèles, cette hausse peut être estimée à 15%« .

« Nous avons des clients qui ont acheté leurs voitures d’occasion sur notre plateforme en 2019, qu’ils vendent aujourd’hui au même prix qu’il y a deux ans. C’est une manière d’illustrer l’augmentation des prix. Un véhicule pareil aurait dû subir au moins 20% de décote. »

« Il y a donc un effet boule de neige qui commence par le neuf. Le manque de stock chez les concessionnaires fait que lorsque quelqu’un met en vente une voiture après une année d’usage, à un prix 5% à 10% moins cher que son prix initial, les clients sont disposés à l’acheter. »

« Avant, ils  étaient à la recherche d’opportunités. À présent, ils sont à la recherche de disponibilité, ce qui pousse les vendeurs à afficher des prix supérieurs aux valeurs ‘théoriques’ des véhicules. »

Hicham Benouna estime également que la pénurie dans le marché de l’occasion « entraîne une envolée des prix, qui ne suivent plus aucune logique. Une voiture de trois ans subit une décote d’à peine 20% actuellement, ce qui est complètement illogique. Le prix de l’occasion se rapproche énormément du prix du neuf. À titre d’exemple, une petite citadine, Renault Clio ou Ford Fiesta, âgée de trois ans, qui coûte environ 160.000 DH, peut être proposée à 130.000 DH. L’écart est faible et les gens achètent quand même. »

Une crise qui se poursuivra au moins jusqu’en juin 2022

Tous nos interlocuteurs s’accordent à dire que cette crise devrait se poursuivre au moins jusqu’au premier semestre de 2022, si ce n’est jusqu’à début 2023.

« Selon les concessionnaires et les importateurs, c’est une crise qui pourrait se poursuivre durant toute l’année 2022 », indique Hicham Benouna. « Le problème de l’approvisionnement et des semi-conducteurs ne sera pas réglé avant fin 2022 ou début 2023. Le marché restera donc très tendu d’ici là. »

Et d’ajouter : « Toutes les gammes de voitures sont touchées, et particulièrement le haut de gamme. Si une voiture entrée de gamme est équipée d’environ 5.000 semi-conducteurs, les voitures haut de gamme en comptent plus de 25.000″, compte tenu des options qu’elles offrent.

Nizar Abdallaoui Maane estime pour sa part qu’un retour à la normale ne pourrait avoir lieu qu’à partir du mois de juin de l’année prochaine.

Quel est le volume global des voitures d’occasion vendues en 2021 ?

Jusqu’à présent, les chiffres officiels relatifs au secteur n’ont pas encore été publiés selon nos différentes sources. Les chiffres de mutations de carte grise sont publiés chaque fin d’année par le ministère de l’Équipement et l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA).

Mais selon notre interlocuteur à AutoHall, la règle est la suivante : « Le nombre de voitures d’occasion vendues en une année est généralement le triple de celui des véhicules neufs. »

Selon les chiffres publiés par la NARSA jusqu’en 2020, consultés par Médias24, 2020 a connu la vente de 280.260 véhicules d’occasion, contre 405.145 en 2019.

La NARSA table sur une hausse de 15% en 2021, soit environ 320.000 véhicules particuliers d’occasion, pour un retour à des volumes de 2019 à partir de 2022. La NARSA prévoit également une croissance annuelle de 5% à partir de 2023. Des chiffres difficiles à atteindre si la crise des semi-conducteurs se poursuivait.