À Casablanca, la campagne de libération de l’espace public se poursuit

Les autorités locales, sous les ordres du gouverneur de la préfecture de Casablanca, Mohamed Mhidia, continuent de libérer plusieurs artères casablancaises des marchands ambulants, des ferrachas et des charrettes. L’impact positif est visible, pour les habitants de la ville, les riverains et les commerçants soumis précédemment à une concurrence déloyale. Mais quid de l’impact social ?

Une campagne de grande ampleur

Cette campagne, lancée par le nouveau wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, quelques jours après sa nomination, a déjà concerné plusieurs arrondissements, notamment ceux d’Anfa et de Moulay Rachid, mais aussi différents quartiers comme celui de Tacharouk, Hay Hassani, Sidi Moumen et Sbata. Elle s’est poursuivie ces derniers jours, selon nos informations, dans d’autres zones de la ville, notamment sur le boulevard Mohammed VI, aux alentours du souk d’El Korea et à Benjdia.

Le boulevard Mohammed VI était historiquement occupé par les marchands ambulants, malgré les nombreuses tentatives des autorités publiques, depuis plusieurs années, de l’en libérer.

Médias24 s’est rendu sur place ce lundi 29 janvier et a constaté une certaine remise en ordre sur ce boulevard mythique. Comme le montrent les photos ci-dessous, que nous avons prises, ses artères sont relativement vides. Même constat aux alentours du souk d’El Korea, où nous nous sommes rendus le même jour.

Nous avons également constaté, dans les deux endroits cités, la présence d’agents d’autorité locale qui veillent à faire respecter les consignes du nouveau wali. Des opérations de peinture des façades sont également en cours.

Boulevard Mohammed VI

Boulevard Mohammed VI

Boulevard Mohammed VI

Vers le souk d’El Korea, près de l’avenue Mohammed VI

 Souk d’El Korea

Souk d’El Korea

Mettre fin à l’exploitation illégale du domaine public

Pour rappel, lors de l’une de ses premières sorties publiques après sa nomination en novembre 2023, à l’occasion d’une session extraordinaire du conseil régional de Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia était revenu sur les problématiques majeures du Grand Casablanca, pour en faire sa priorité. Il s’agit de la rareté de l’eau, de la mobilité, de l’emploi des jeunes et de la libération de la métropole des bidonvilles et des bâtiments menaçant ruine.

À ce jour, la libération de l’espace public, qui n’a peut-être pas été annoncée clairement par le nouveau wali, ainsi que celle de la ville des bidonvilles et des bâtiments menaçant ruine, font partie de ses premières actions visibles sur le terrain, notamment sur les réseaux sociaux.

Mettre fin à l’exploitation illégale du domaine public à Casablanca est donc l’une de ses priorités. Par ces opérations, Mohamed Mhidia ambitionne, entre autres, de libérer les trottoirs pour faciliter la circulation des piétons et fluidifier la circulation sur les routes. Mais aucune communication officielle n’a été faite autour de ces actions.

Certes, l’exploitation du domaine et de l’espace publics est un fléau qui n’a que trop duré à Casablanca, mais encore faut-il l’aborder de manière à prendre en considération les contraintes des deux parties. D’un côté, les autorités locales et, de l’autre, des populations dont les situations sociale et financière sont, dans la majorité des cas, difficiles.

Il faut des alternatives

Contacté par Médias24, Abdullah Abaakil, représentant du PSU au conseil communal de Casablanca et membre de la commission des infrastructures, nous confirme qu’une campagne de libération de l’espace public de grande ampleur est actuellement en cours à Casablanca, et qu’elle a été ordonnée par le wali.

« De toute façon, de telles opérations ne peuvent être menées que par la force publique, que la commune de Casablanca ne détient pas. Nous avons même appris le démarrage de cette campagne en même temps que la population ! Le conseil de la ville ne dispose pas de l’attribution de la force publique. Selon la loi actuellement en vigueur, on peut édicter des règles, mais les faire appliquer ne relève pas des compétences de la ville ».

Notre interlocuteur, qui se dit en faveur de la libération de l’espace public et juge inacceptable son exploitation, pointe toutefois la méthode utilisée, « discutable » selon lui.

« Tout d’abord, il n’y a pas d’alternative. Il y a des gens dont c’est le gagne-pain et qui sont chassés de certains endroits. Ils sont dans l’illégalité, c’est certain, mais il y a ce que l’on appelle ‘le droit acquis‘. Si les forces publiques ne font rien pour régler une situation illégale qui perdure depuis plusieurs années, elle devient une sorte de droit acquis. De ce fait, une personne prend l’habitude d’occuper illégalement un espace public pendant plusieurs années et n’accepte donc pas que l’on mette un terme à son activité du jour au lendemain. »

« Cette campagne doit être générale »

« Ce qui nous distingue un peu du gouvernement, c’est qu’on [les élus, ndlr] connaît les préoccupations des populations. Il faut donc que l’on se penche sur des solutions plus raisonnables qui arrangeraient un peu tout le monde », ajoute Abdullah Abaakil.

« Je conteste la campagne de libération de l’espace public telle qu’elle est présentée. Celle-ci doit être générale et concerner également les restaurants et les cafés dont les terrasses sont, elles aussi, dans l’illégalité. J’aurais aimé qu’elle commence par les gens qui peuvent s’en remettre plus rapidement ; on a beaucoup d’abus dans ce sens qui créent des problèmes de circulation des piétons ».

« Ces campagnes ne sont menées que dans les quartiers visibles ; beaucoup moins en périphérie« , ajoute le représentant du PSU au conseil communal de Casablanca. « Ce qui m’interpelle le plus, c’est que nous pourrions gérer la situation différemment. Dans notre programme, nous avions d’ailleurs formulé plusieurs propositions pour légaliser et organiser de telles activités, mais la seule alternative apportée et retenue par la ville a été un échec total. C’est celle des marchés de proximité, qui a montré ses limites. Nous pourrions par exemple procéder de la même manière que pour les gens qui vendent les escargots près de la forêt de Bouskoura notamment, qui sont immatriculés », conclut-il.

Ce point de vue est partagé par Houcine Nasrallah, vice-président de la ville chargé de l’urbanisme, qui nous avait confirmé dans un article précédent que pour régler la problématique des marchands ambulants, il faut d’abord réduire le chômage. « Le chômage est endémique au Maroc, les gens essaient de survivre par tous les moyens. On ne peut donc pas les en empêcher », nous avait-il expliqué, insistant sur le fait que la situation sociale « ne s’améliore pas dans le pays ».

La ville se retrouve face à un flot ininterrompu de jeunes qui arrivent sur le marché du travail et restent sans emploi. On ne peut donc pas leur en vouloir d’essayer de se débrouiller par tous les moyens. Le gouvernement doit trouver des solutions innovantes pour accompagner ces catégories de personnes.

À Casablanca, le nouveau wali remet de l’ordre en libérant l’espace public

Nommé fin octobre par le Roi Mohammed VI, le nouveau wali de la région Casablanca-Settat, et gouverneur de la préfecture de Casablanca, semble déterminé à mettre de l’ordre dans la métropole.

Durant sa première prise de parole à la tête de la wilaya de Casablanca-Settat, lors de la session extraordinaire du conseil de la région tenue le 22 novembre dernier, Mohamed Mhidia était revenu sur les problématiques majeures du Grand Casablanca, pour en faire sa priorité.

Il s’agit d’abord de la rareté de l’eau, puis de la mobilité, un sujet sur lequel le bureau du conseil régional travaille, ainsi que l’emploi des jeunes. Le wali a rappelé la nécessité de la mise en place de zones industrielles dans la région, qui permettront de créer de nombreux emplois. La libération de la métropole des bidonvilles et des bâtiments menaçant ruine font également partie de ses priorités.

La libération de l’espace public n’a peut-être pas été annoncée clairement par Mohamed Mhidia, mais il s’agit de ses premières actions visibles sur le terrain. De nombreuses vidéos montrant les autorités locales désengorger plusieurs boulevards occupés par les marchands ambulants font le tour des réseaux sociaux.

Contacté par Médias24, Mohamed Afilal, vice-président du conseil de la ville de Casablanca, également président de l’Union générale des entreprises et professions (UGEP), nous confirme la tenue de cette campagne de libération du domaine public, actuellement en cours à Casablanca. Il appelle toutefois à la mise en place d’alternatives pour ces marchands ambulants.

« Ces gens sont privés de leurs revenus, alors qu’ils travaillent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Ce sont parfois des personnes diplômées, mais qui ne trouvent pas d’emploi et sont donc contraintes de s’adapter pour subvenir à leurs besoins. Des alternatives doivent être mises en place pour les accueillir et leur permettre de poursuivre leur activité ».

« Nous pourrions par exemple remettre en œuvre les marchés de proximité, qui étaient auparavant opérationnels mais ne le sont plus », a-t-il conclu.

Ces sujets que le Maroc mettra sur la table lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale

En plus des thématiques liées, entre autres, à l’économie nationale, à la politique monétaire et au fonds 126, qui avait atteint 10 MMDH de dons le 26 septembre, le sujet en lien avec les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, qui se tiennent du 9 au 15 octobre 2023 à Marrakech, s’est invité à la conférence de presse de Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al-Maghrib. Et ce, suite au conseil de la Banque centrale organisé le 26 septembre.

Quelques éléments de la « Déclaration de Marrakech »

A la question de savoir ce que fera le Maroc dans le cadre des assemblées annuelles en faveur de l’Afrique, Jouahri, tout en rappelant qu’il s’agit d’abord des assemblées des deux institutions de Bretton Woods et que le Maroc est le pays hôte, a évoqué des sujets-clés que le Maroc mettra sur la table de l’évènement international par l’entremise de ce qui sera la « Déclaration de Marrakech ».

Il s’agit de la dette des pays africains et la représentation du continent au niveau des instances internationales. Il sera aussi question d’ouvrir le débat sur le nouveau modèle d’intervention des organisations internationales et de soulever un sujet plus global, qui touche également le continent africain, en l’occurrence les raisons de l’exacerbation des fragmentations politique et économique au niveau mondial.

« Il faut savoir pourquoi nous sommes arrivés à un tel niveau de fragmentation politique et économique », a indiqué le patron de la Banque centrale lors de la séquence des questions-réponses avec les représentants de la presse nationale, ajoutant en substance : « S’il faut repartir ensemble, il faut savoir comment y parvenir. »

Selon le Wali de Bank Al-Maghrib qui a donné un aperçu sur quelques axes de la future « Déclaration de Marrakech« , « nous assistons à une remise en cause des équilibres suite aux accords de Bretton Woods. D’où la nécessité de mener une profonde réflexion avec l’objectif d’atténuer au mieux les fragmentations politique et économique au niveau mondial. »

En plus de la tenue d’un symposium dont l’ouverture se fera avec la directrice générale du FMI le 9 octobre, Jouahri a indiqué qu’un livre sur le Maroc sera présenté dans le cadre d’un panel, lequel mettra en évidence les réalisations mais aussi les aspirations ainsi que les attentes du Royaume.

Qui sont les nouveaux walis nommés par le Roi ?

Six régions des douze que comptent le Maroc changent de Walis. En effet, le Roi Mohammed VI a nommé le lundi 18 février, 6 nouveaux walis et 20 gouverneurs.

Pour certains, c’est la première fois qu’ils occupent ce poste, comme pour Said Ahmidouch ou Khatib El Hebil. Pour d’autres, il s’agit d’un changement de région.

Voici les différents parcours des nouveaux représentants du ministère de l’intérieur au niveau des régions.

Ahmidouch, de la CNSS à la région de Casablanca-Settat

La nomination qui a fait écho dans le monde des affaires est celle de Said Ahmidouch, l’ex directeur général de la CNSS.

Ce dernier remplacera Abdelkbir Zahoud au poste de Wali du poumon économique du Maroc. A l’âge de 59 ans, cet ingénieur lauréat de l’Ecole des Mines de Paris qui a fait l’essentiel de sa carrière dans le domaine financier et des assurances, supervisera les chantiers stratégiques que connaît la capitale économique et sa région.

>> Lire aussi : Said Ahmidouch, un assureur de carrière pour diriger Casablanca-Settat

Jeu de chaises musicales entre Mhidia et Yacoubi

Autre annonce majeure de ces nominations, le jeu de chaises musicales entre les walis Mohamed Yacoubi qui officiait au nord depuis 2010 et Mohamed Mhidia, wali de la région Rabat-Salé-Kénitra.

Yacoubi a pris ses premières fonctions de wali à l’âge de 41 ans, quand il a été nommé par le Roi wali de Tétouan et Gouverneur de la province de Tétouan le 26 novembre 2010.

Depuis cette date, cet ingénieur d’Etat en Génie Civil, lauréat de l’Ecole Hassania des Tavaux Publics originaire de Berkane n’a pas quitté le nord qu’il connaissait déjà pour avoir été directeur du Centre Régional d’Investissement de la région de Tanger-Tétouan, à partir du 1er avril 2004.

Le 20 janvier 2014, il a été nommé Wali de la région de Tanger-Tétouan puis Wali de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Gouverneur de la préfecture de Tanger-Assilah, le 13 octobre 2015, après l’entrée en vigueur du nouveau découpage administratif du Royaume.

Durant ses huit années dans le nord, Mohmed Yacoubi a surtout supervisé la transformation de Tanger en un vrai pôle économique notamment à travers son positionnement de pôle international de l’industrie automobile doté d’une importante infrastructure englobant le plus grand des ports méditerranéens et d’un réseau de connexions routière et ferroviaire.

Si le visage de Tanger a changé au cours de ces dernières années, il n’en reste pas mois que Yacoubi a dû passer des moments durs lors du hirak d’Al Hoceima. En effet, les manifestants ont à maintes reprises demandé son départ. La situation sécuritaire dans la région était de sa responsabilité. Et il a dû affronter cette grogne populaire, parfois sans vouloir faire de concession comme en juin 2017 quand des partis politiques et syndicats lui demandent d’alléger l’important dispositif sécuritaire déployé dans la région. Une demande qui a essuyé un refus de la part du Wali Yacoubi.

>> Lire aussi :  Al Hoceima. Aucun accord suite à la rencontre entre le wali et les partis politiques

Aujourd’hui, Yacoubi revient à Rabat en tant que wali. Il pourra faire bénéficier la ville de Kénitra où s’installe le constructeur PSA de l’expérience qu’il a cumulée avec Renault à Tanger.

Pour sa part, Mohamed Mhidia quittera Rabat pour s’installer dans le nord. Ce lauréat de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines de Douai en France, en 1981, et de l’Institut Supérieur du Béton Armé (ISBA) de Marseille en 1982 devra poursuivre le travail effectué par Yacoubi.

Il aura pour mission de superviser les chantiers dans le nord notamment à Al Hoceima et faire en sorte que le projet de Manarat Al Moutawassit avance à un rythme accéléré. C’est une région qu’il connaît puisqu’il a été Wali de la Région de Taza-Al Hoceima-Taounate et Gouverneur de la province d’Al Hoceima, à partir du 08 avril 2007 jusqu’en 2010.

Deux nouveaux walis pour les régions du sud

Les régions de Drâa-Tafilalet et Laâyoune-Sakia El Hamra changent également de Wali. La première a été confiée à Yahdih Bouchaab qui assurera également le poste de gouverneur de la province d’Errachidia. La seconde sera désormais dirigée par Abdeslam Bekrate tout en étant gouverneur de la province de Laâyoune.

Yahdih Bouchaab, natif de la ville de Guelmim en 1955, a été jusque-là wali de Laâyoune-Sakia El Hamra. Il a intégré le ministère de l’intérieur au début des années 80 où il a occupé plusieurs postes dont caïd d’annexe administrative à la province de Laâyoune en 1994 et chef de district à la même province.

Il a été très actif sur le dossier du Sahara pour avoir été en 1995 observateur d’identification auprès de la MINURSO. Au début des années 2000, Yahdih Bouchaab entamera une carrière diplomatique en tant que Conseiller des affaires étrangères à l’ambassade du Maroc à Londres, puis coordinateur et organisateur du travail mené par les ONG regroupant les marocains originaires des provinces du sud lors des sessions de la commission et de la sous-commission pour les droits de l’homme à Genève mars.

En 2006, il sera nommé ambassadeur du Maroc au Norvège et en République d’Islande avec résidence à Oslo. Cinq ans plus tard, il sera nommé ambassadeur plénipotentiaire auprès du Royaume de Suède et de la République de Lettonie.

Il rentre au pays en 2014 en tant que Wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra.

Un fauteuil qu’il cède désormais à Abdeslam Bekrate. Né en 1957 à Tiflet à la province de Khemisset, le nouveau wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra est docteur en Droit Public et lauréat de l’Institut Royal de l’Administration Territoriale.

Il a fait toute sa carrière au sein du ministère de l’intérieur depuis 1983 à aujourd’hui. De Fès à Ouarzazate, en passant par Marrakech, Essaouira, Salé, Abdeslam Bekrate a roulé sa bosse aux quatre coins du pays.

Il a également été chargé de la cellule du suivi en administration centrale, puis du pôle de la logistique et de la sécurité du comité national d’organisation de la Cop 22.

En 2017, il a été nommé Wali attaché à l’administration centrale du Ministère de l’Intérieur, avant d’être appelé un an plus tard à diriger la région de Béni Mellal-Khénifra. Et moins d’un an depuis sa prise de fonction, il pli bagage pour rejoindre Laayoune.

El Hebil, un oujdi pour diriger Béni Mellal

Pour Khatib El Hebil, c’est la consécration d’une carrière entamée au sein de l’administration en 1983. Né le 7 novembre 1958 à Oujda, il a intégré l’ERAC-Oriental en tant qu’ingérnieur d’Etat après avoir décroché son diplôme d’Ingénieur d’Etat en Génie Civil.

Il a évolué au sein du département de l’habitat en occupant tour à tour les postes de délégué régional de l’Habitat à Beni Mellal-Azilal en 1990, directeur de l’ERAC–Sud en 1992 et directeur de l’ERAC-Tensift en 1997 avant d’être nommé, le 30 avril 2009, directeur de la Société Régionale Al-Omrane Marrakech et Al-Omrane Tamansourt.

Il changera de cap en 2010 lors de sa nomination au poste de gouverneur de la province de Nouaceur et en 2016, gouverneur de la province de Settat.

Il s’agit de sa première nomination en tant que Wali.

Passation de pouvoirs entre l’ancien et le nouveau wali de la région de Rabat

Le Roi Mohammed VI a reçu lundi 18 février dans la soirée les nouveaux walis et gouverneurs nouvellement nommés au niveau de l’Administration territoriale et de l’Administration centrale.

Mohamed Yâcoubi a été nommé wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, et gouverneur de la préfecture de Rabat.

Comme le montrent les photos ci-dessous, la passation de pouvoirs entre l’ancien et le nouveau wali, respectivement, Mohamed Mhidia et Mohamed Yâcoubi, de la région s’est déroulée ce mardi au siège de la Wilaya de Rabat, en présence du ministre de l’Intérieur, Abdelaouafi Laftit.

Affaire Benallou, le grand déballage

Ce mardi 2 avril, l’affaire ONDA fera la une des chroniques judiciaires. Abdelhanine Benallou, ancien directeur général de l’Office National des aéroports (ONDA) et les 12 personnes poursuivies pour dilapidation de deniers publics et participation au faux et usage de faux repassent devant les juges de la Cour d’appel de Casablanca. L’audience aura lieu devant la Chambre Al Machoura. Pour la 4ème fois, la défense formulera sa demande de liberté provisoire pour les trois principaux accusés : Abelhanine Benallou, ex-DG, Amine Berkallil, chef de cabinet et Ouadi Mouline, directeur financier.

« Nous disposons d’éléments qui devraient amener le juge à réviser sa position. Je ne peux pas vous fournir les détails de notre argumentaire par respect de la procédure », souligne Salah Fodha, l’un des avocats de la défense.

La journée  promet donc d’être lourde de charge émotionnelle pour les accusés. Et pour cause ! Le procureur du roi prononcera son plaidoyer et présentera les  arguments étayant son refus d’octroyer la liberté provisoire, notamment à Abdelhanine Benallou.

Pour rappel, l’audience du 21 mars dernier a connu son lot de surprises. Le président du tribunal a découvert la disparition de Adelali Fahouli, ex-agent comptable de l’ONDA, de la liste des accusés. Me Salah Fodha a répondu au juge que cette personne avait été libérée. Reste à élucider le fin fond de cette histoire.

En réaction, le procureur du roi demanda un délai pour réexaminer le dossier. Il présentera ce mardi ses conclusions.