Concurrence : le discret dossier du carburant d’aviation

Winxo élève la notion de solidarité au rang de devoir national par excellence

« Elevés dans les principes de dignité, de courage et de détermination qui ont fait l’histoire de notre pays, nous voyons aujourd’hui notre pays engagé dans une course effrénée contre le temps et contre un ennemi d’autant plus redoutable qu’il est invisible », indique la Fondation dans un communiqué.

« Conscients que nos grandes batailles se sont toujours gagnées dans l’union sacrée et l’esprit de responsabilité et de discipline, mais aussi dans la confiance en Dieu, en notre Roi et en nous même; ayant élevé la notion de solidarité au rang de devoir national par excellence, la fondation Winxo solidarités affecte la moitié du bénéfice net d’exploitation réalisé par Winxo durant l’année 2019, au Fonds spécial dédié au soutien à la lutte contre la pandémie du coronavirus; soit 100 millions de DH », précise le communiqué.

Winxo a pris et continuera de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sauvegarde de la santé de l’ensemble de son personnel, à celle de l’efficacité de son organisation et à celle de la sécurité d’approvisionnement en produits pétroliers de l’ensemble des stations Winxo et des installations industrielles à travers le Royaume, quoi qu’il en coûte.

Fonds Covid-19: 100 MDH de Winxo, la moitié de son bénéfice net en 2019

Winxo affirme, dans un communiqué, avoir pris et continuera de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sauvegarde de la santé de l’ensemble de son personnel, à celle de l’efficacité de son organisation et à celle de la sécurité d’approvisionnement en produits pétroliers de l’ensemble des stations Winxo et des installations industrielles à travers le Royaume.

(Avec MAP)

E-cigarette : L’innocuité n’est pas garantie

Professeur de pneumologie à l’Université Paris VI et Président de l’Office français de prévention du tabagisme, le docteur Bertrand Dautzenberg s’attaque désormais à ce nouveau phénomène de société : la cigarette électronique. Dans son livre intitulé « L’e-cigarette pour en finir avec le tabac ? », à paraître le 3 mars prochain chez les éditions Ixelles, le spécialiste de la lutte contre le tabagisme souligne que l’innocuité totale de ce produit n’est pas avérée. En s’appuyant sur une série d’études et d’analyses – certes encore trop rares – il émet certaines réserves quant à la consommation de ce qu’un grand nombre de personnes considère comme une alternative au tabac. A tort ou à raison ? C’est là le cœur du propos abordé dans cette publication de vulgarisation extrêmement détaillée.

Peu de recherches, mais un optimisme ambiant

Si le Professeur ne se veut pas alarmiste, il insiste assez rapidement sur le fait que le pouvoir addictif de l’e-cigarette n’est pas connu à ce jour. Une lacune qui devrait inquiéter plus qu’elle ne rassure, soutient le spécialiste. Pourtant, de nombreux tabacologues et pneumologues estiment que ce nouveau produit représente « une forte réduction du risque lorsqu’elle remplace la cigarette traditionnelle ». Une vision optimiste face à ce tabac classique, « arme de destruction massive, responsable de près de 100 millions de morts au XXe siècle, et qui se prépare à condamner à un décès prématuré un milliard de fumeurs au XXIe siècle ». La méconnaissance en matière d’addiction à la nicotine de la cigarette électronique constitue le premier obstacle à la définition de l’e-cigarette. S’agit-il d’un substitut nicotinique ou s’apparente-t-elle davantage à un produit du tabac ? Une question qui devrait rapidement donner lieu à de nouvelles études vu le mode d’ingestion de la nicotine, sous forme gazeuse et de gouttelettes, selon Bertrand Dautzenberg.

La dépendance à la  nicotine et des e-liquides contestés

En effet, la nicotine peut ainsi se déposer dans la bouche, être absorbée par le faisceau de vaisseaux sanguins ou se placer au plus profond du poumon et également être absorbée. Si la toxicité de l’e-cigarette, a priori non cancérigène, n’arrive pas à la cheville de la nocivité du tabac traditionnel chez les fumeurs, elle peut toutefois entrainer dans certains cas de figures une inflammation des voies respiratoires voire une légère obstruction, selon les conclusions de récentes recherches européennes.

Dans cet ouvrage, qui a vocation à fournir tous les éclairages disponibles sur l’e-cigarette en vogue depuis 2010, le Pr Dautzenberg consacre de nombreux chapitres aux e-liquides (ensemble des liquides dans les e-cigarettes). Essentiellement composés de propylène glycol et/ou de glycérine végétale, ces e-liquides contiennent également des concentrations variables de nicotine (de 0 à 20 mg/ml), substance classée dans la catégorie vénéneuse en Europe. Aussi, l’auteur met en garde contre l’absence de standardisation des informations quant aux niveaux de nicotine présents. Selon une étude publiée en 2011, des fabricants d’e-liquides proposaient des produits indiquant 24 mg/ml de nicotine alors qu’ils n’en contenaient pas ; au Royaume-Uni en revanche un fournisseur signalait une teneur en nicotine à 10% près ce qui était mentionné sur le flacon. Une approximation qui desserre l’e-cigarette, utilisée comme palliatif.    

L’auteur signale par ailleurs la présence de produits indésirables dans les e-liquides, des métaux notamment, bien qu’en quantités minimes, équivalentes à la cigarette. Cependant, ceux-ci sous formes de microparticules, véhiculés par la vapeur peuvent atteindre le fond du poumon. En s’y logeant, ils engendreraient des inflammations pulmonaires, qui conduiraient à un œdème et à des maladies fibrosantes du poumon dans les cas les plus extrêmes. Le docteur, partisan de la prévention, explique toutefois que ces complications restent anecdotiques et précise que le risque d’apparition des microparticules de métaux nocives est faible. Il insiste en revanche sur la nécessité de ne pas jouer à l’apprenti sorcier avec les e-liquides. Les manipuler soi-même, y ajouter des produits achetés à droite et à gauche, de l’alcool, du cannabis, y adjoindre des huiles minérales ou essentielles expose à un risque assez élevé de pneumopathies lipidiques, incurables.

Concernant les effets cardiaques ou cérébraux, peu d’informations sont disponibles, à ce jour : on ne reconnaît à l’e-cigarette que les effets vasomoteurs de la nicotine au niveau cardiaque, et peu d’éléments laissent penser que ce produit favorise les AVC. Ce risque est supposé faible.

Néanmoins, le Pr Bertrand Dautzenberg accentue le fait qu’une e-cigarette, même fabriquée avec toutes les précautions d’usage ne sera jamais un produit 100% sain. Par nature, elle dispense des produits à potentiel irritants et peut-être impliquée dans la dépendance à la nicotine. Chez un non ou un ex-fumeur, l’e-cigarette ne doit pas être utilisée. L’auteur estime qu’il est impossible d’exclure que la vapoteuse soit un moyen de « contaminer un non fumeur par une maladie chronique et incurable : la dépendance à la nicotine ». Avec un brin d’humour, le docteur toujours prudent en l'absence d'études suffisantes, déclare : « L’e-cigarette c’est bien mieux que la cigarette, mais beaucoup moins bien que rien ! ». 

 

 

L’ONEE obtient un prêt de 65 millions d’euros de la Berd

L'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ont signé, mercredi à Rabat, un contrat de prêt d'un montant global de 65 millions d'euros.

Le projet a pour objectif le renforcement de l'approvisionnement en eau potable dans les villes de Ouarzazate et de Benguerir ainsi que le renforcement de l'accès à l'eau potable dans 260 centres ruraux de la province d'Azilal au profit d'une population estimée à plus de 480.000 habitants, souligne un communiqué cité par la MAP.

Une composante ayant pour finalité la mise en œuvre d'un Programme d'amélioration des performances des ouvrages de production et de distribution d'eau potable est également inclue dans le projet, selon la même source.

Le prêt sera accompagné d'un don d'un montant de 4,5 millions d'euros mobilisé par la Berd pour le financement des différents aspects de l'assistance technique.

Pour rappel, la Berd a octroyé à l'ONEE un premier prêt de 60 millions d'euros en 2013, pour le financement d'un projet d'électrification rurale et d'installation de compteurs intelligents.

Avec ce nouveau concours financier, l'enveloppe de la coopération avec la Berd est portée à 125 millions d'euros.