Hakim Ziyech au Wydad, une bonne pioche mais des zones d’ombre

Coup de com’ savamment orchestré ou véritable projet de recrutement ?

L’hypothèse d’une signature de Hakim Ziyech au Wydad Athletic Club (WAC) a enflammé les réseaux sociaux, le mercredi 22 octobre.

Elle a été alimentée par les récentes déclarations du président de l’Association sportive du Wydad Athletic Club, Hicham Aït Menna. « Hakim Ziyech a signé un contrat avec le Wydad jusqu’en 2027, avec une option de prolongation. Ziyech a exprimé son désir de jouer pour son pays, malgré plusieurs offres alléchantes de clubs étrangers”, a-t-il précisé.

Mais au-delà du fait que le club casablancais n’a pas communiqué officiellement sur le sujet, contrairement au compte Facebook de la Botola Pro, la faisabilité sportive et réglementaire de l’opération suscite plus de questions que de certitudes.

Sur le papier, un tel transfert serait une plus-value pour la notoriété d’un championnat où plusieurs internationaux marocains en fin de carrière ont posé leurs valises ces deux dernières saisons, dont Munir El Kajoui, Yunis Abdelhamid et Noureddine Amrabat.

Toutefois, avant même d’aborder la question de son enregistrement auprès de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), le dossier Ziyech bute sur celle de la forme physique.

L’état de forme de Hakim Ziyech en question

Avec le club turc de Galatasaray, il était resté sur le carreau à plusieurs reprises, à cause de six blessures distinctes, cumulant environ 107 jours d’indisponibilité.

Un passif médical qui alimente les doutes quant à sa capacité à enchaîner les performances sans rechute, en particulier pour un joueur qui n’a plus foulé une pelouse depuis le 14 mai 2025, soit plus de quatre mois d’inactivité.

Et pour cause, depuis la fin de son contrat avec Al-Duhail cet été, qu’il avait rejoint après avoir rompu son contrat avec Galatasaray en janvier 2025, le joueur a vu plusieurs deals capoter, en raison d’examens médicaux jugés non concluants.

L’un des épisodes les plus médiatisés concerne son transfert avorté à Al Nassr, en Arabie saoudite, où il devait rejoindre Cristiano Ronaldo. Selon plusieurs médias, une source interne au club saoudien avait alors indiqué que la visite médicale initiale avait révélé un problème au genou, ce qui aurait motivé le retrait de l’offre.

Mais cette version officielle a rapidement été mise en doute par l’intéressé, qui a manié l’ironie sur ses réseaux sociaux. Il s’est avéré qu’une deuxième visite médicale avait été programmée… avant que l’offre salariale ne soit revue à la baisse.

Comme souvent dans ce genre de situation, il est difficile de démêler le vrai du faux. D’autant que Ziyech a vécu un épisode similaire avec le CFR Cluj, en Roumanie, à la fin du mercato estival 2025.

Le président du club roumain, Ioan Varga, a confirmé que les négociations avaient été interrompues pour des raisons médicales. « Il a un problème au genou gauche dont j’ai été informé. C’est un très bon joueur, mais je ne risquerai pas autant d’argent pour un joueur qui pourrait avoir des problèmes médicaux ».

Parcours de Hakim Ziyech avant son arrivée au Wydad Casablanca

« Je l’ai également étudié lors des matchs à Galatasaray, et il semblait jouer avec une certaine appréhension. Nous avons décidé de nous retirer des discussions. Je suis désolé, car c’est un joueur spécial, mais nous ne voulons pas prendre de risque », poursuit-il.

Mais là encore, l’aspect pécuniaire a été soulevé. « Il voulait 2,5 millions d’euros par an, et je n’aurais pas donné cet argent pour un joueur que nous risquions de ne pas faire jouer. Je veux qu’il soit en bonne santé et qu’il puisse jouer pour une autre équipe », conclut le président de Cluj.

Le Wydad semble tenir la corde pour devenir cette autre équipe. Mais cette affirmation est à prendre avec des pincettes, tant qu’il n’a pas validé sa visite médicale. Et ce n’est pas le seul obstacle.

Le cadre réglementaire ne plaide pas en faveur de ce transfert

Au-delà de la forme du joueur, le véritable obstacle se trouve dans les textes réglementaires et la possibilité que le contrat de Hakim Ziyech soit enregistré hors période de mercato. À ce niveau, il y a débat.

En effet, l’article 6 du Règlement du statut et du transfert des joueurs de la FRMF dit ce qui suit : « Un joueur ne peut être enregistré qu’au cours de l’une des deux périodes annuelles d’enregistrement fixées par la FRMF ».

Dans la réglementation marocaine, le cas des joueurs libres de tout contrat n’est pas spécifié, à l’inverse du règlement du statut et du transfert des joueurs de la FIFA. Dans son article 6, paragraphe 1, l’instance internationale prévoit qu’un joueur « peut être enregistré en dehors d’une période d’enregistrement, uniquement si son contrat précédent a expiré avant la fin de la période d’enregistrement précédente ».

Si l’on se contente de la stricte lecture de l’article 6 du Règlement marocain, quand bien même Hakim Ziyech signerait son engagement, il ne pourrait fouler les pelouses de la Botola qu’à partir de l’ouverture de la prochaine fenêtre de transfert, prévue en janvier 2026.

Face à ce vide réglementaire, une porte reste entrouverte. Celle de l’article 29 du Règlement d’enregistrement auprès de la FRMF, qui stipule que « le Comité directeur de la FRMF rend une décision définitive sur tous les cas non prévus dans le présent règlement ».

Pour faire simple, cette commission peut, à titre exceptionnel, autoriser l’enregistrement d’un joueur hors période, notamment en cas de circonstances jugées particulières. Mais il s’agit d’un pouvoir discrétionnaire, exercé au cas par cas, et non d’un droit reconnu.

Une équation sportive loin d’être évidente

Admettons que le Wydad parvienne à enregistrer Ziyech. Quelle serait alors la valeur sportive d’un tel transfert ?

À 32 ans, l’ancien joueur de Chelsea garde un pied gauche soyeux, une excellente vision de jeu et une palette technique rare, largement au-dessus des standards du championnat marocain. Mais le poste qu’il occupe n’est pas une priorité dans l’effectif actuel.

Le WAC dispose déjà d’un international marocain dans le couloir droit, Noureddine Amrabat, dont le salaire pèse lourd dans la masse salariale du club. Sans oublier la pléthore d’ailiers.

Certes, Ziyech a la capacité d’évoluer en soutien de l’attaquant, grâce à sa qualité de passe et son tir à mi ou longue distance. Mais un tel choix poserait inévitablement la question de la cohérence du projet sportif.

Le club casablancais, qui a investi durant l’été dans Stéphane Aziz Ki et qui dispose de plusieurs autres options dans ce secteur de jeu (Sakhi, Arthur, Pedrinho, Enzo), verrait son équilibre interne et sa politique de recrutement remis en cause.

En somme, entre la rumeur d’un transfert pas encore officialisé, les incertitudes médicales, le flou réglementaire et les interrogations sportives, le dossier Ziyech illustre à merveille les paradoxes du Wydad.  À savoir, un club capable de rêver grand, mais dont la politique sportive manque parfois de cohérence.

Milieux de terrains et ailiers du Wydad. Potentiels concurrents au poste de Hakim Ziyech

 

Hakim Ziyech à la Botola ? Un accord conclu avec le Wydad (médias)

L’annonce a été faite par nos confrères de Chouf TV et Radio Mars, puis relayée par le journaliste italien spécialiste des transferts, Fabrizio Romano, avec son célèbre « Here we go! » : « L’international marocain Hakim Ziyech s’apprête à faire un retour spectaculaire au pays en signant pour le Wydad ».

Les mêmes sources affirment que l’accord entre le club casablancais et le joueur a été finalisé.

L’information a ensuite été annoncée sur la page officielle de la Botola Pro inwi.

 

Contacté par Médias24, le président du Wydad, Hicham Aït Menna, n’a pas souhaité donner suite à notre demande.

Si elle se confirme, cette annonce aura mis fin à des mois de spéculations sur l’avenir du joueur qui avait été pressenti dans plusieurs clubs, et qui est libre de tout contrat après la fin de son aventure avec Al-Duhail SC fin juin 2025.

Les finances du Wydad Athletic Club à la loupe

L’Association Wydad Athletic Club (WAC) tiendra son assemblée générale annuelle le lundi 15 septembre 2025, dans un hôtel de Casablanca. Un rendez-vous crucial pour l’avenir du WAC pendant lequel un vote sera organisé dans le but d’ouvrir le capital de la société par actions simplifiée (SAS) du WAC.

En amont de ce rendez-vous, Médias24 a pu consulter le rapport financier du club casablancais pour l’exercice 2024-25. Un bilan comptable que Médias24 a pu consulter et qui se divise entre les comptes de l’Association WAC qui englobent toutes les sections (basket, hand, football féminin et école de formation) et ceux de la SAS WAC qui comprennent uniquement les résultats de l’équipe première de Football.

Justement, le rapport financier précise que les états financiers de la SAS ne sont pas encore formellement arrêtés en raison des blocages institutionnels qui empêchent la validation complète des comptes. Des procédures juridiques et judiciaires sont en cours pour débloquer la situation. Selon nos informations, une assemblée générale extraordinaire a été convoquée pour ce jeudi 11 septembre avec unique ordre du jour : mise à jour du dossier juridique de la société Wydad Athletic Club.

Même si les comptes de la SAS ne sont pas arrêtés, le rapport donne un large aperçu de la situation financière. Ainsi, l’actif circulant de la société sportive s’élève à 35 MDH, essentiellement constitué de créances à encaisser au titre des transferts, des compétitions internationales et des partenariats commerciaux.

Les produits d’exploitation de la SAS dépassent les 190 MDH.

La Coupe du monde des clubs en constitue le principal moteur, avec 86,3 MDH (près de 45 % du total). En ajoutant les subventions (État, LNFP, CAF), ces deux postes représentent environ 61 % des recettes, ce qui traduit une forte dépendance à des revenus exceptionnels.

Les produits d’exploitation issus de la billetterie s’élèvent à 23,83 MDH pour la saison 24-25 contre 5,85 MDH pour la saison d’avant, à la faveur « du retour des matchs à Casablanca et de la révision de la tarification », précise le document.

Le sponsoring progresse également de 19 %, atteignant 17,5 MDH, dont 11,9 MDH liés au maillot, 7,1 MDH aux panneaux publicitaires et 1,74 MDH valorisés en équipements sportifs dans le cadre du contrat avec Kappa.

Les droits audiovisuels s’établissent à hauteur de 6,8 MDH. Mais ils demeurent limités dans leur effet de trésorerie en raison de prélèvements opérés par la Ligue nationale de football professionnel (LNFP) et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) pour solder d’anciens litiges.

Enfin, le merchandising n’a commencé à générer des revenus qu’à partir de l’ouverture du Store, le 9 juin 2025.

Agents, joueurs, fournisseurs… un endettement total de 120,5 MDH

Concernant l’endettement total, il atteint 120,5 MDH à la date du 30 juin 2025. Des dettes comprenant notamment des engagements envers les clubs pour transferts qui s’élèvent à 17,2 MDH, dont 9,6 MDH dus à Fluminense et 2 MDH à Casa Pia, respectivement dans le cadre des transferts d’Arthur et Samuel Obeng.

Les dettes envers les agents représentent 3,7 MDH, tandis que les fournisseurs commerciaux affichent 8,6 MDH, dont 5,7 MDH dus à l’hôtel Grand Mogador« Cette dette a été principalement impactée par le protocole d’accord conclu avec l’hôtel Grand Mogador pour le règlement des arriérés », précise le rapport.

Le poste le plus sensible reste celui des dettes envers le personnel, qui atteignent 24,3 MDH, incluant principalement 19,7 MDH en primes de signature et 2,8 MDH en primes de rendement. Une régularisation partielle est intervenue après la clôture, avec 10,8 MDH réglés via accords à l’amiable, laissant un reliquat de 5,9 MDH.

Une provision supplémentaire de 7,6 MDH a été constituée pour sécuriser les engagements envers les joueurs. Les dettes envers des associés et créanciers divers totalisent 66,6 MDH, dont 37,9 MDH dus à l’Association sportive WAC, 27,9 MDH au président Hicham Aït Menna et 800.000 DH à Berna Invest.

À cela s’ajoutent 30,7 MDH de provisions pour litiges, couvrant divers contentieux avec d’anciens joueurs, entraîneurs, agents et fournisseurs. 

Les charges d’exploitation s’établissent à 149,7 MDH. Elles sont dominées par trois blocs : 

– Les charges externes (42,2 MDH) ;  

– Les charges de personnel hors primes de signature (44,5 MDH) ;  

– Les dotations aux amortissements / Primes de signature (21,4 MDH).

Les frais d’organisation des matchs atteignent 8,9 MDH, incluant sécurité, logistique et hospitalité. Le rapport souligne toutefois une rentabilité nette supérieure à 60 % sur l’activité matchday, grâce au rôle stratégique de la billetterie.

Les charges externes comprennent notamment les déplacements et missions (16,3 MDH), les redevances versées à l’Association (9,5 MDH), les frais d’hôtels (5,1 MDH) et les commissions d’agents (6,8 MDH).

L’impact des litiges et de la Coupe du monde des clubs

Les charges non courantes atteignent 24,49 MDH, liées principalement aux litiges sportifs et commerciaux ainsi qu’aux pénalités FIFA et FRMF.

Le club a réglé 31,6 MDH au titre de ces litiges au cours de l’exercice, dont 28,2 MDH de dossiers provisionnés l’an passé. 

Parmi les cas les plus coûteux figurent ceux de Saimon Msuva (5,1 MDH), Badii Aouk (3,7 MDH) et le Stade Brestois (3,67 MDH).

De nouvelles provisions, totalisant 11,48 MDH, ont été constituées pour couvrir les risques futurs, notamment sur les dossiers Yahya Jabrane, Ounajem et Imad Khanmous.

Enfin, à l’issue de la Coupe du monde des clubs 2025, 11,2 MDH ont été prélevés par la FIFA pour le camp d’entraînement, l’hébergement et la logistique, et 2,7 MDH réglés directement par le club pour les déplacements, les visas et l’équipement de la délégation.

Par ailleurs, les comptes de l’Association Wydad Athletic Club, qui comprend l’ensemble des sections, excepté l’équipe professionnelle de football, affichent un bénéfice net de 1,65 MDH pour la saison 2024-2025, contre une perte de 1,28 MDH en 2023-2024. Le résultat net se décompose comme suit :

– Un résultat d’exploitation de 6 MDH ; 

– Un résultat financier déficitaire de 50.000 DH ; 

– Un résultat déficitaire lié aux opérations exceptionnelles de -4,3 MDH.

La Juventus met fin aux espoirs de qualification du Wydad (4-1)

Le Wydad Athletic Club a commis trop d’erreurs pour espérer une issue favorable face à une Juventus clinique et bien organisée, ce dimanche 22 juin à Philadelphie, pour le compte de la 2e journée du groupe G de la Coupe du monde des clubs. La défaite du WAC (4-1) est somme toute logique, au regard de la supériorité technique et tactique affichée par les Italiens.

Certes, les Marocains se sont battus comme des guerriers, avec notamment la réduction de l’écart par Thembinkosi Lorch (25’). Mais ils n’ont rien pu faire face au talent de Kenan Yildiz, auteur d’un triplé qui le place tout en haut du classement des buteurs dans la compétition. Dusan Vlahovic a inscrit un quatrième but sur penalty dans les arrêts de jeu. 

Mohamed Amine Benhachem a aligné le même système à trois défenseurs que contre les Citizens mais avec des intentions différentes par rapport au match précédent. Avec notamment un pressing un peu plus haut dans le camp adverse. L’objectif était d’empêcher la première passe des Piémontais qui est souvent vers l’avant et récupérer le ballon rapidement.

Ce fut le cas à la 4e minute lorsque Thembinkosi Lorch a bénéficié d’une mauvaise relance des joueurs de la Vieille Dame pour hériter du ballon à l’entrée de la surface de réparation.  Cependant, sa frappe molle n’a pas inquiété M. Di Gregorio, le gardien de la Juve. 

A l’image de la précédente rencontre, les Casablancais n’ont pas concrétisé leur première occasion et se sont fait punir en encaissant l’ouverture du score en moins de dix minutes de jeu (7’), sur un tir croisé de Kenan Yildiz, dévié par Abdelmounaim Boutouil dans ses propres cages.

La déception se lisait sur le visage de leur entraîneur, qui a certainement eu du mal à comprendre comment sa défense s’est fait transpercer aussi facilement. En même temps, en décidant d’organiser encore une fois sa défense à cinq, il a mis ses joueurs dans une situation inconfortable tant ce système de jeu est difficile à assimiler et a besoin de temps pour être maîtrisé.

Que ce soit le premier but de City ou celui de la Juventus, ils soulignent justement des erreurs de placement dues à une absence de maîtrise de ce système et un manque de cohésion entre les trois défenseurs centraux qui ne parlent même pas la même langue. Autant dire qu’en termes de communication, ce n’était pas gagné d’avance.

La deuxième séquence brûlante dans la surface de réparation du WAC, sur une tête qui a effleuré les cages de Mehdi Benabid, a davantage donné du poids à un problème de communication entre les trois centraux. Le portier marocain n’a rien pu faire non plus sur la lucarne de Yildiz, décochée des 20 mètres (17’). À 2-0, l’affaire était pliée.

Toutefois, les coéquipiers de Noureddine Amrabat ont tout de même eu le courage et l’abnégation pour inscrire leur premier but dans la compétition. Après Lorch, c’est Obeng qui a alerté le gardien turinois sur une tête sans trop de conviction. Mais le premier nommé s’est rattrapé en étant à la finition d’une superbe passe en profondeur de Noureddine Amrabat.

L’attaquant sud-africain a ouvert le compteur du WAC dans la compétition d’un ballon piqué, mystifiant le gardien de la Juve (25’). C’était le moment choisi par les supporters du Wydad d’allumer des fumigènes, obligeant l’arbitre à interrompre la rencontre. L’occasion pour le staff du WAC d’apporter des ajustements pour revenir au score et pourquoi pas, créer l’exploit.

Mais de miracle, il n’y en a eu guère, car la Juventus était supérieure techniquement et tactiquement à un onze wydadi trop inégal qualitativement. En particulier lorsqu’il faut conserver le ballon sous pression. De fait, les Rouges et Blancs perdaient le ballon instantanément après l’avoir récupéré, favorisant l’accumulation des temps de jeu piémontais.

Les défenseurs marocains ont également éprouvé des difficultés à contenir Francesco Conceição, qui a fait peser une menace constante sur l’arrière-garde du WAC par sa vivacité et ses changements de direction dévastateurs, aidé par un centre de gravité très bas. L’entrée de Selemani Mwalimu à la place d’Obeng en seconde mi-temps a offert plus de maîtrise technique à l’entrejeu du Wydad, qui en manquait cruellement.

En revanche, les défenseurs du WAC étaient en déficit de vigilance sur corner, ce qui aurait pu leur coûter le but du break, si la reprise de volée de Cambiasso n’avait pas été repoussée par le montant droit du portier du Wydad. Au fil des minutes, les hommes de Benhachem avaient du mal à s’approcher des buts de Di Gregorio.

Pis, ils ont encaissé le but du break après un festival de Kenan Yildiz dans la surface de réparation, couronné par un triplé plein de classe et de maîtrise technique (69’). Épilogue d’une rencontre où le Wydad a été rattrapé par ses limites techniques, tactiques et physiques.

Mais au moins, personne ne pourra reprocher aux Rouges et Blancs de ne pas s’être battus jusqu’au bout, comme sur cette tête de Moufid sur corner, sortie par M. Di Gregorio (92’). La marche était simplement trop haute.

Coupe du monde des clubs. Le Wydad a raison d’y croire face à Manchester City

En match d’ouverture du groupe G de la Coupe du monde des clubs, ce mercredi 18 juin à Philadelphie (17h), le Wydad Athletic Club (WAC) affronte Manchester City dans une opposition qui paraît déséquilibrée sur le papier. Mais si le football était une science exacte, il n’aurait jamais conquis autant de cœurs.

L’histoire de ce sport centenaire est jalonnée d’exploits où des équipes ont bousculé l’ordre établi et déjoué les pronostics. Au moment de fouler la pelouse du Lincoln Field Stadium à Philadelphie, ce mercredi 18 juin (17h), les joueurs du WAC ont le droit d’être animés d’une force intérieure qui devra les aider à contrecarrer les plans du Manchester City de Pep Guardiola.

Mais ils n’ont surtout pas le droit de penser qu’ils sont battus d’avance. Il est certes difficile d’imaginer les Citizens trébucher dès leur entrée en lice dans ce Mondial des clubs au format inédit. Mais il n’y a pas de mal à y croire pour les hommes de Mohamed Amine Benhachem. D’autant que ces dernières années, le football national a prouvé que l’impossible n’était pas marocain. 

Pour sûr, le club de Manchester, sous pavillon d’Abu Dhabi depuis la fin des années 2000 est dans une autre sphère économique que le club casablancais. En termes de valorisation, il y a un monde entre les deux équipes. La première étant valorisée à hauteur de 1,3 milliard d’euros, quand la seconde ne dépasse pas les 19 millions d’euros.

Ce n’est ni la prime de participation (8,2 millions d’euros) au Mondial, ni celles relatives au résultat (1,7 million d’euros pour une victoire et 865 000 euros en cas de nul) qui réduira le gap. Mais le WAC peut montrer qu’on peut faire beaucoup avec peu et créer un exploit à la hauteur de son passé riche en succès.

« Nous avons analysé leurs deux derniers matchs amicaux contre des adversaires difficiles. Ils ont certes perdu contre Porto mais ils se sont créés plusieurs occasions. Ils savent presser haut, mais aussi défendre bas. Nous avons quelques idées pour réussir à les battre », a affirmé l’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, lors de la traditionnelle conférence d’avant-match.

Le Wydad, club le plus titré du Royaume a connu quelques soubresauts dans une saison qui s’est finalement mieux terminée qu’elle n’a commencé (3e de la Botola Pro). L’ambitieux recrutement du coach sud-africain Rulani Mokoena n’a résisté ni au temps ni à la pression populaire. Fan inconditionnel de Guardiola, le technicien n’a jamais vraiment réussi à imprimer sa patte sur un collectif qui n’était peut-être pas taillé pour ses principes de jeu.

Son départ précipité a ouvert la porte à Mohamed Amine Benhachem. Un coach a la durée de vie sur un banc assez courte (moins d’un an) et dont le palmarès est vierge de titre. Il essaye d’infuser dans son groupe des idées moins rigides que son prédécesseur. Un groupe renforcé par l’arrivée de plusieurs joueurs. Certains connus (Amrabat, Omar El Sokha), d’autres moins, à l’image du Néerlandais Bart Meijers.

Mais tandis que Pep Guardiola disposera de la totalité de son effectif, dont le joueur le plus important de son système (Rodri), Benhachem se passera sans doute d’au moins un élément pour le choc face à City.

Possession, adaptation et création d’espace

Les principes de jeu de Pep Guardiola sont immuables depuis qu’il a lancé sa carrière d’entraîneur au FC Barcelone. Au-delà du jeu de position et du contre-pressing pour le récupérer dare-dare, le jeu de position et l’adaptation tactique n’en sont pas moins importants.

Le fil directeur est la création et l’exploitation d’espaces à travers des mouvements coordonnés. Il ne s’agit pas seulement de défendre tel ou tel joueur. Entre les latéraux qui rentrent à l’intérieur du jeu, les ailiers qui collent à la ligne, les milieux de terrain qui plongent dans le dos de la défense.

Défendre face aux équipes de Guardiola a toujours été un calvaire pour les adversaires. Mais avec le temps, ils ont réussi à s’adapter et à identifier des failles dans le dispositif des Citizens notamment. Mais avant d’en arriver là, quelle est l’attitude des joueurs de Manchester City lorsqu’ils ont le ballon ?

Ederson essaye toujours de trouver une solution vers l'avant pour casser le pressing adverse et faire avancer le jeu
Ederson essaye toujours de trouver une solution vers l’avant pour casser le pressing adverse et faire avancer le jeu

Sans surprise, tout part de leur gardien de but. En arrachant Ederson pour plus de 40 millions d’euros à Benfica, Guardiola s’assure un gardien à la qualité de jeu au pied quasiment inégalée. Son objectif premier n’est pas de trouver ses défenseurs qui s’écartent, mais plutôt de toucher un des deux joueurs derrière la ligne de pressing adverse pour gagner du terrain et dérouler son plan de jeu.

Le WAC doit à tout prix éviter de laisser les ailiers de City en un contre un.

La deuxième phase consiste le plus souvent à fixer le bloc défensif sur un côté pour ensuite basculer le jeu sur l’un des deux ailiers qui se trouve dans une situation de un contre un. D’ailleurs, les Rouges devront trouver le moyen d’assurer des prises à deux sur le côté dans ce genre de situation.

Les centres en retrait sont une arme très utilisée par les Citizens.

Car aussi bien Jérémy Doku, Omar Marmoush ou encore Savinho possèdent des qualités d’accélération dévastatrices. Autrement, il va falloir défendre sur les centres en retrait qui sont des armes létales et particulièrement utilisés par les Citizens, d’autant qu’Erling Haaland réussit à lui seul à accaparer l’attention des défenseurs.

Tout ceci n’est en réalité qu’une vision parcellaire des multiples sources de danger qui pèseront sur Noureddine Amrabat et ses coéquipiers. « Il n’y a pas que Haaland à qui il faut faire attention à Manchester City. Ils ont plusieurs joueurs dangereux qui peuvent faire la différence à tout moment et dans différentes situations », corrobore Mohamed Amine Benhachem en conférence de presse d’avant-match.

Et pour cause, les Anglais sont également redoutables sur coups de pied arrêtés, sur les tirs de loin et aussi pour jouer des transitions rapidement vers l’avant. Cela dit, ils sont vulnérables dans plusieurs situations de jeu. À commencer par le jeu long. Lorsqu’ils sont soumis à un défi physique avec un attaquant qui sait jouer de son corps, servir de pivot et garder les ballons, la défense de Manchester City peut être friable et manquer d’attention, en l’occurrence les latéraux qui ont parfois du mal à se replier efficacement.

Il y aura de la place pour le WAC dans le dos des latéraux de City

L’autre faille défensive réside dans le manque d’attention de l’arrière-garde sur les joueurs adverses au second poteau. Ils sont souvent esseulés pour couper les centres. En résumé, le WAC doit d’abord bien se défendre et éviter d’être rapidement mené. Car pour peu qu’ils assurent leur transmission à la récupération du ballon, ils auront pour sûr des occasions.

Les défenseurs de City sont souvent coupables d’oublis au second poteau, comme ici avec le numéro 10 d’Everton.

L’idée, c’est également de ne pas hypothéquer leurs chances de qualification dès le premier match. Car il y a matière à obtenir quelques points contre la Juventus de Turin (Italie) et surtout Al Ain (Émirats arabes unis), leur prochain adversaire dans ce mondial.

Foot. Manchester City, un géant en quête de rebond, face au WAC pour commencer

Le tirage au sort de la Coupe du monde des clubs n’a pas été tendre avec le Wydad Athletic Club (WAC). Pour leur entrée en lice, mercredi 18 juin, les hommes de Mohamed Amine Benhachem affrontent Manchester City au Lincoln Financial Field, à Philadelphie, aux États-Unis.

Même s’ils sortent d’une saison en demi-teinte, marquée par la perte de leur titre de champion d’Angleterre au profit de Liverpool, les Citizens ont tout de même réussi à décrocher leur qualification pour la prochaine édition de la Ligue des champions, à la faveur d’une fin de saison plus conforme à leurs standards.

La compétition intercontinentale prend des allures de session de rattrapage pour les protégés de Pep Guardiola. Le technicien catalan a certes perdu son maître à jouer, le Belge Kevin De Bruyne, qui s’est engagé avec Naples, sacré en Série A. Mais après une fièvre acheteuse qui n’est pas sans rappeler les premières saisons ayant suivi la prise en main des nouveaux propriétaires au crépuscule des années 2000, les Citizens semblent désormais lourdement armés.

Les joueurs de Manchester City engagés dans la Coupe du monde des clubs

Fondé en 1880 sous le nom de St. Mark’s (West Gorton), Manchester City est l’un des clubs doyens au Royaume-Uni. Longtemps dans l’ombre de son rival local Manchester United, il a connu des décennies de résultats inconstants, avant de vivre un tournant majeur en 2008.

Cette année-là, le rachat du club par le fonds d’investissement d’Abu Dhabi fait entrer l’institution dans une nouvelle ère. Entre modernisation des infrastructures et recrutement ambitieux, Manchester City s’est doucement mais sûrement imposé comme une place forte du championnat anglais.

Après Roberto Mancini et Manuel Pellegrini, l’arrivée de Pep Guardiola en 2016 a ouvert le chapitre d’un règne quasiment sans partage sur le plan dominical. Irrésistibles, les Citizens ont remporté six des dix titres de champion d’Angleterre en treize ans. Sous Guardiola, le club adopte un jeu ultra-dominant, basé sur la possession et le pressing tout terrain.

Affublés d’une réputation de rouleau compresseur, sur la scène anglaise (six titres) mais aussi européenne, ils ont décroché la première et unique Champions League de leur histoire en 2023 face à l’Inter Milan. Dans ce laps de temps, Manchester City a résisté au regain de forme de Liverpool, mais aussi d’Arsenal, dirigé depuis quelques années par son ancien assistant, Mikel Arteta.

Cependant, les Citizens sortent d’une saison en demi-teinte, éliminés en huitièmes de finale de Champions League par le Real Madrid et terminant sur la dernière marche du podium en championnat, à treize longueurs des Reds. La faute à la blessure longue durée de leur plaque tournante au milieu de terrain, l’Espagnol Rodri (ballon d’or), mais aussi à un mercato d’été globalement manqué.

Pour une équipe qui était hors du top 5 (7e) au soir de la 17e journée, c’est un exploit d’avoir décroché un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Le board de Manchester City a sorti le chéquier dès l’hiver pour ajuster son effectif, avec l’arrivée de Omar Marmoush (Eintracht Francfort) pour plus de 70 millions d’euros, mais aussi du milieu de terrain de Porto, Nico González (60 millions d’euros), et du défenseur central ouzbek, Abdulkadir Khusainov, en provenance du RC Lens (40 millions d’euros).

Et comme si cela ne suffisait pas, l’armada de Pep Guardiola s’est également renforcée lors de la fenêtre de transfert spécialement ouverte en prévision de la Coupe du monde des clubs, avec notamment Tijjani Reijnders (55 millions d’euros), Rayan Aït-Nouri (36 millions d’euros) et Rayan Cherki (36 millions d’euros).

Bref, avec un mercato estival aussi ambitieux, Manchester City se présentera face au WAC avec un effectif certes remodelé, mais revanchard. D’autant que Rodri semble être revenu juste à temps pour disputer la compétition.

https://medias24.com/2025/06/16/coupe-du-monde-des-clubs-une-preparation-physique-a-la-carte/

Coupe du monde des clubs. Une préparation physique à la carte

Trente-deux équipes issues des cinq continents disputent aux États-Unis une Coupe du monde des clubs marathon, avec 62 matchs au programme. Véritable appendice d’une saison à rallonge entamée il y a plus de dix mois, cette compétition impose une préparation physique rigoureuse planifiée depuis l’entame de la saison.

C’est valable notamment pour le Wydad Athletic Club (WAC) qui a disputé plus d’une quarantaine de matchs, et dont l’entrée en lice est programmée le mercredi 18 juin contre Manchester City (17 h), au Lincoln Financial Field, à Philadelphie en Pennsylvanie.

Pour être au rendez-vous sur le plan athlétique, la préparation a été planifiée dès le début de la saison. Cela permet aux joueurs d’atteindre un pic de forme, tout en préservant les phases de récupération pour aider les corps à se régénérer. D’autant qu’elle intervient à une période particulièrement sensible.

Habituellement, cette période marque le début des vacances pour les joueurs. Un moment crucial pour se ressourcer mentalement et recharger les batteries avant la reprise de l’entraînement, généralement en juillet. Mais cette année, la donne a changé. Dans ce contexte, la gestion de la préparation physique devient un enjeu central pour espérer bien figurer dans une compétition au format inédit.

Pour Ayoub Tannouche, référent des préparateurs physiques au centre fédéral de formation de football à Saïdia, la gestion de cet aspect de la performance a été pensée bien en amont du tournoi intercontinental. « Les préparateurs physiques ont certainement déjà pris en considération cette compétition avant le début de la saison dans leur planification. Ils ont un calendrier, des périodes et des axes de travail préétablis », explique-t-il.

Une anticipation de l’événement indispensable, car la préparation doit s’inscrire dans un cycle global, intégrant phases de travail, périodes de repos et pics de forme. Dans la phase de transition entre la fin de la saison et la Coupe du monde des clubs, la priorité est donnée à la récupération et à la régénération.

« Les séances s’orientent souvent vers un travail aérobie, caractérisé par une baisse d’intensité, mais un volume plus important », nous explique notre interlocuteur. L’objectif étant de permettre au corps de se régénérer. En outre, la récupération ne se limite pas aux seuls entraînements.

La collaboration étroite entre le préparateur physique et le staff médical (médecins, kinésithérapeutes, nutritionnistes) est déterminante. L’hydratation, la nutrition adaptée, les soins visant à évacuer l’acidité musculaire et à régénérer les cellules du corps complètent le processus.

Les joueurs du Wydad se préparent à la Coupe du monde des clubs
Credits@WacOfficiel

La surcompensation, élément central de la préparation physique

Au cœur de cette préparation, on retrouve également le principe de surcompensation. « C’est le pilier de la préparation physique. On fatigue le corps des joueurs aux entraînements avant de lancer une phase de récupération. Si ce processus se déroule correctement, le corps s’adapte et se situe à un bon niveau de performance. Le rôle du préparateur physique est d’amener ce pic au moment de la compétition », poursuit Ayoub Tannouche.

À l’évidence, le dosage est aussi crucial que le timing. Un entraînement trop intense ou une récupération insuffisante risquent de dégrader la forme plutôt que de l’améliorer, et donc d’être contre-productifs. D’ailleurs, à l’approche du jour J, l’intensité des exercices augmente tandis que le volume diminue, avec des séances plus courtes.

Un ajustement primordial pour être prêt à enchaîner plusieurs matchs à haute intensité sur une courte période. Par ailleurs, la composition des effectifs en cette période est souvent hétérogène, surtout après une fenêtre de transfert estivale anticipée qui a permis à plusieurs équipes de se renforcer.

LE WAC a ainsi recruté le défenseur central Bart Meijers (HOL), l’ancien international marocain Noureddine Amrabat et le milieu offensif tanzanien Stéphane Aziz Ki. En attaque, Hamza Hannouri et Omar Al Somah ont également été enrôlés, même si ce dernier n’a toujours pas rejoint ses coéquipiers aux États-Unis.

« Il faut connaître leur vécu, comment ils se sont entraînés, dans quel état ils ont fini la saison et quel est leur niveau de performance. Mais s’ils ont été recrutés, alors ils sont certainement en bonne forme physique », souligne notre interlocuteur. Cette analyse est nécessaire pour individualiser la charge de travail et éviter tout risque de surcharge.

La technologie comme les GPS aident à avoir un suivi optimal des charges d'entrainements.
La technologie comme les GPS permet un suivi optimal des charges d’entraînement.

Enfin, les technologies modernes sont devenues de précieux alliés. « Les systèmes de suivi GPS permettent de quantifier précisément la charge d’entraînement, de mesurer la vitesse, les accélérations, la distance parcourue ou encore la fréquence cardiaque », conclut Ayoub Tannouche.

Le Wydad condamné dans un litige l’opposant au groupe Chaâbi

Le tribunal de commerce de Casablanca a condamné le Wydad Athletic Club à verser 1.391.161,89 dirhams à la Société d’investissements immobiliers et touristiques Zimania, filiale de Ynna Holding (groupe Chaâbi). Le jugement a été rendu le 2 juin 2025.

La somme est assortie des intérêts légaux à compter de la date de dépôt de la demande, soit d’avril 2025. Le club est également condamné aux dépens. Le tribunal a rejeté la demande relative aux créances non encore échues, la déclarant irrecevable.

Une dette liée à l’hôtel Grand Mogador

Le litige porte sur des impayés contractés par le Wydad auprès de l’hôtel Grand Mogador Casablanca, propriété de Zimania. Client historique de l’établissement, le club y organisait régulièrement ses assemblées générales, comme encore en mars 2024.

La dette concerne des prestations d’hébergement et des services logistiques fournis à l’occasion de divers événements organisés par le club.

Un protocole d’accord resté sans effet

Selon les informations de Médias24, les deux parties avaient tenté une résolution amiable. En 2024, elles avaient signé un protocole d’accord prévoyant le rééchelonnement de la dette par tranches. Mais le non-respect des échéances convenues a conduit Zimania à porter l’affaire en justice. La somme jugée correspond aux tranches arrivées à échéance.

Si la propriété de l’hôtel reste entre les mains de Zimania, sa gestion a récemment changé. Depuis décembre 2024, le Grand Mogador Casablanca est exploité par le groupe Hilton sous l’enseigne DoubleTree by Hilton Casablanca City Center. Cette transition s’inscrit dans un partenariat entre Hilton et Ynna Holding, qui prévoit également l’ouverture d’un second hôtel, Hilton Garden Inn Casablanca City Center, en 2026.

Mokwena quitte le Wydad de Casablanca après un accord à l’amiable avec Aït Menna

Arrivé en novembre 2024 avec l’ambition de « ramener le Wydad au sommet du football africain », Mokwena n’a pas su convaincre. Sous sa direction, le club a disputé 16 rencontres toutes compétitions confondues, avec un bilan de 6 victoires, 6 matchs nuls et 4 défaites. L’élimination précoce en Coupe du Trône et l’instabilité des performances en championnat ont pesé lourd dans la balance.

Selon nos sources, le président Hicham Aït Menna a opté pour une rupture à l’amiable afin d’éviter un litige contractuel coûteux.

Amine Benhachem aux commandes jusqu’à la fin de la saison

Amine Benhachem, ancien joueur et entraîneur expérimenté sur la scène nationale, a été désigné pour assurer l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Sa mission : relancer la dynamique du club et préparer au mieux la participation du Wydad à la Coupe du Monde des clubs 2025, qui se tiendra du 14 juin au 13 juillet aux États-Unis.

Mondial des clubs : le Wydad touchera au moins 9,55 millions de dollars

La FIFA a détaillé la répartition des sommes pour les 32 équipes participantes à la Coupe du monde des clubs prévue du 14 juin au 13 juillet aux États-Unis.

Au total 475 millions de dollars seront distribués au titre de la performance sportive et 525 millions de dollars au titre de la participation. En additionnant toutes les primes de résultat tout au long de l’épreuve, la formation qui sortira victorieuse de la compétition au terme des sept matchs disputés pourra ainsi recevoir jusqu’à 125 millions de dollars.

L’Europe se taille la part du lion au niveau des primes de participation puisque les clubs du Vieux Continent toucheront chacun entre 12,81 et 38,19 millions de dollars, les sommes exactes pour chaque club européen étant établies selon des critères sportifs et commerciaux.

Les formations d’Amérique du Sud recevront chacune 15,21 millions de dollars de primes de participation, alors que celles de la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, de l’Asie et de l’Afrique toucheront 9,55 millions de dollars et le seul représentant de l’Océanie (Auckland City) 3,58 millions de dollars.

Début mars, la FIFA a annoncé une dotation record d’un milliard de dollars pour la prochaine édition de la Coupe du Monde des Clubs, qui réunira 32 équipes.

« En plus de la dotation prévue pour les clubs participants, un programme de solidarité sans précédent sera mis en place avec pour objectif de redistribuer un montant additionnel de 250 millions de dollars dans le football aux quatre coins de la planète », a annoncé le président de la FIFA, Gianni Infantino, qui précise que « toutes les recettes (de l’épreuve, ndlr) seront redistribuées au football de clubs ».

« Les réserves de la Fifa – qui sont mises de côté aux fins du développement du football mondial via nos 211 associations membres – ne seront quant à elles pas sollicitées », a poursuivi Gianni Infantino.

 

Le Wydad annonce l’ouverture prochaine de son école de football

« Sous la direction d’une équipe dirigeante entièrement renouvelée, notre ambition est de créer un environnement propice au développement de votre enfant et à l’excellence sportive des futures générations », annonce le club sur sa page officielle.

« Fort de son riche patrimoine sportif et de ses nombreuses réussites sur le terrain, la Wydad Football School s’ouvre avec un programme innovant qui allie apprentissage technique, développement personnel et transmission des valeurs qui ont fait la grandeur du club : discipline, esprit d’équipe et respect », souligne le communiqué du club.

La Wydad Football School s’inscrit dans une démarche de continuité, permettant aux jeunes talents prometteurs d’accéder aux équipes de jeunes du club, à terme, et de poursuivre leur progression dans une structure professionnelle, ajoute-t-on.

Hicham Ait Manna nouveau président du Wydad

La voie était toute tracée pour Ait Manna après le retrait de ses concurrents, marquant ainsi un nouveau chapitre pour le club rouge après l’ère Saïd Naciri, actuellement en détention.

L’assemblée générale a également approuvé les rapports moral et financier.

Le nouveau président du Wydad avait déjà nommé le 12 juillet dernier au poste d’entraineur le sud-africain Rulani Mokwena, et renforcé l’équipe avec de nouveaux joueurs durant ce mercato estival.