Une mission commerciale américaine attendue au Maroc en mai 2025

Le Maroc s’apprête à accueillir une importante mission commerciale américaine en mai 2025, marquant une étape significative dans le renforcement des relations économiques entre les deux pays. L’annonce a été faite par Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc aux États-Unis, sur la plateforme X.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération économique accrue entre le Maroc et les États-Unis, qui entretiennent un partenariat commercial stratégique. Avec la mise en place de l’accord de libre-échange entre les deux pays depuis 2006, les échanges commerciaux ont connu une croissance significative, favorisant les investissements et la diversification des secteurs de collaboration.

Maroc-USA : entretien téléphonique entre le général Brown, Jr. et le général de corps d’armée Mohammed Berrid

Cet entretien téléphonique a été annoncé par le département US de la Défense sur son site officiel et ses réseaux sociaux. Les deux hauts responsables militaires ont évoqué les grands sujets d’intérêt commun liés à la coopération militaire et à la sécurité régionale.

« Le Maroc est l’un de nos plus anciens alliés, nous continuerons à nous soutenir mutuellement face à l’évolution des défis sécuritaires », a affirmé le général CQ Brown, Jr..

Il a salué le rôle du Maroc en tant que principal acteur dans la stabilité en Afrique et surtout dans la région du Sahel. « Partenaire clé des États-Unis, le Maroc continue de jouer un rôle essentiel dans la préservation de la sécurité et de la paix sur le continent africain », a déclaré le responsable américain qui a rappelé l’importance de l’exercice African Lion en tant que rendez-vous stratégique dans le renforcement des capacités opérationnelles des pays qui y prennent part.

Cet important exercice, qui en est à sa 21ᵉ édition, se déroulera entre les mois d’avril et de mai 2025.

Le même lundi 10 février, le responsable militaire américain a eu des entretiens similaires avec ses homologues des alliés de son pays, comme le chef d’état-major de l’armée des Philippines et le patron de l’armée italienne.

Youssef Amrani et Ted Cruz

Le 11 février, c’était au tour de Youssef Amani, ambassadeur du Maroc, de rencontrer l’influent sénateur du Texas, Ted Cruz. Là encore, les deux parties ont évoqué les questions de sécurité et de coopération bilatérale.

« C’est un plaisir de rencontrer aujourd’hui le sénateur Ted Cruz du Texas pour réaffirmer l’alliance durable entre le Maroc et les États-Unis. Notre engagement commun en faveur de la paix, de la sécurité et de la prospérité économique est essentiel pour renforcer la stabilité dans notre région et au-delà. En approfondissant notre coopération, nous ouvrons la voie à un avenir plus sûr et plus prospère », écrit le diplomate marocain sur son compte X.

L’ambassadeur Youssef Amrani participe à la cérémonie d’investiture du président Donald Trump

Cette cérémonie s’est déroulée au Capitole en présence de hauts responsables politiques et législateurs américains, de dignitaires étrangers et de représentants du secteur privé et de la société civile du pays.

À l’issue de cette cérémonie, M. Amrani a rappelé, dans une déclaration à la presse, «les messages forts exprimés dans la lettre de félicitations adressée par le Roi Mohammed VI au président Trump, sur l’exceptionnelle relation bilatérale qui lie le Maroc aux États-Unis, ainsi que la profondeur historique de l’alliance stratégique bilatérale et ses perspectives d’avenir prometteur ».

Il s’agit d’un partenariat d’exception dont l’ambassadeur n’a pas manqué de souligner la genèse particulière, rappelant que le Maroc a été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis sur la scène internationale.

Le diplomate marocain a, dans la même veine, exprimé la détermination du Royaume à renforcer son partenariat historique avec les États-Unis, identifiant à cet effet des opportunités immenses pour élargir les relations bilatérales dans des domaines clés tels que la sécurité, la coopération économique, les échanges culturels et l’innovation.

«Dans le cadre et la droite ligne de l’élan de progrès ambitieux, soutenu et durable que connaît le Maroc sous la conduite du Roi Mohammed VI, la collaboration avec la nouvelle administration américaine ouvre des espaces d’opportunités à fort potentiel pour non seulement consolider notre alliance historique, mais également explorer de nouvelles perspectives de coopération stratégique », a affirmé M. Amrani.

Pourquoi l’initiative royale Atlantique est un modèle d’intégration africaine (A. Benkhadra et Y. Amrani)

Organisée entre le 12 et la 14 décembre à Rabat par le Policy Center for the New South (PCNS), la 13ème édition de la Conférence internationale « Atlantic Dialogues » a porté sur l’Initiative atlantique dévoilée lors du discours royal du 48ème anniversaire de la Marche verte qui a proposé aux pays du Sahel d’utiliser la façade atlantique du Maroc pour désenclaver leurs économies.

Que va changer la proposition royale pour le continent africain ?

Au premier jour de ce rendez-vous annuel qui a coïncidé avec les 10 ans du PCNS, les participants à la table ronde ont rappelé le rôle précurseur du Maroc pour contribuer au développement économique africain à travers un renforcement croissant de la coopération atlantique qui permettra de désenclaver les économies de pays isolés et de renforcer leur intégration dans l’économie mondiale.

« Au départ, l’initiative royale part d’un état d’esprit ambitieux qui a évolué avec le temps en une forte dynamique qui va permettre de créer des richesses économiques et de stabiliser par la même occasion la région », a résumé l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis en ajoutant que cette stratégie est vouée à devenir un outil de paix et de stabilité indispensable pour l’Afrique dont les répercussions remonteront jusqu’à l’Europe.

L’occasion de préciser que cette initiative marocaine qui vise à répondre aux attentes africaines est complémentaire d’autres dispositifs d’intégration.

Sa vocation n’est en effet pas de concurrencer ou de ravir la place d’autres pays africains comme le Sénégal qui a une façade atlantique et encore moins de remplacer des mécaniques existants.

Un précieux outil de relance pour pallier les précédents avortés ou en crise

Et d’ajouter que cette stratégie « créée par et pour l’Afrique » renforcera la connectivité maritime de la façade atlantique de Tanger jusqu’à Cap Town avec la création de corridors énergétiques qui développeront les échanges économiques à travers les grands ports de Tanger Med et de Dakhla.

Citant la tentative avortée de lancer un marché commun via l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la récente crise de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) marquée par le retrait imminent du Mali, du Burkina Faso et du Niger, le diplomate avance que l’initiative Atlantique recèle les outils nécessaires pour relancer le marché africain et l’intégration continentale.

Sachant que la CEDEAO traverse une crise inédite et que l’UMA n’a jamais décollé, la vison royale est, selon Youssef Amrani, une priorité du Maroc en terme de politique étrangère pour assurer la paix et la sécurité en Afrique où le Royaume constitue le deuxième investisseur du continent.

 L’hyper-connectivité du futur port de Dakhla et le projet de gazoduc : des exemples parfaits d’une intégration africaine réussie 

Citant à son tour l’exemple du futur port de Dakhla, la directrice générale de l’ONHYM avance que la construction de ce corridor maritime montre que le Maroc regarde de plus en plus vers l’Afrique.

Hormis cette zone où vont se développer des zones logistiques, des activités de pêche, de tourisme, d’hydrogène vert … qui ne manqueront pas de contribuer au développement de l’Afrique, Amina Benkhadra ajoute à sa lecture le projet de gazoduc Nigéria- Maroc, passant par 13 pays dont 3 enclavés, qui constituera l’archétype d’un projet d’intégration énergétique continentale Sud-sud qui permettra de renforcer la prospérité et la croissance de la zone

« Cette dynamique structurante va non seulement accélérer et démocratiser l’accès à l’énergie gazière non polluante à de nombreux pays mais également générer plus de richesse et d’emplois et moins d’immigration clandestine vers des pays européens », prédit Amina Benkhadra en se félicitant du fait que deux tronçons sur les 3 prévus par le projet seront fonctionnels à partir de 2029.

En conclusion, les deux intervenants ont affirmé que ces exemples de chantiers d’infrastructures vont constituer des leviers stratégiques s’inscrivant dans un nouveau modèle de développement durable plus innovant et inclusif pour satisfaire les aspirations des pays africains désireux de relever ensemble les défis mondiaux et de surmonter les obstacles au développement …

Youssef Amrani présente ses lettres de créance à Joe Biden

A l’issue de cette audience, M. Amrani a exprimé, dans une déclaration à la MAP, son engagement à œuvrer « conformément aux orientations du Roi Mohammed VI  pour l’approfondissement de l’alliance historique et stratégique qui lie le Maroc et les Etats-Unis ».

Youssef Amrani, que le Roi a nommé le 19 octobre 2023 ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis d’Amérique, a occupé depuis octobre 2013 la fonction de chargé de mission au Cabinet royal, avant d’être nommé en juin 2019 par le Roi ambassadeur auprès de la République de l’Afrique du Sud, de la République du Botswana, de la République du Malawi et du Royaume d’Eswatini.

Il a également occupé en 2011 le poste de secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UPM), avant d’être nommé en janvier 2012 ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération.

M. Amrani avait occupé d’autres postes diplomatiques, dont celui de consul général du Maroc à Barcelone, d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Roi au Mexique, au Guatemala, au Salvador, au Honduras, au Costa Rica, au Nicaragua et à Belize en 2001, et d’ambassadeur au Chili en novembre 1999.

Il a aussi été en 1996 ambassadeur du Roi en Colombie, en Équateur et au Panama.

(Avec MAP)

L’initiative royale pour l’Atlantique présentée à Washington

Lors de cette rencontre, qui s’est tenue au siège de la Chancellerie du Royaume, l’ambassadeur du Roi, Youssef Amrani, a mis en avant le rôle actif du Maroc dans la promotion d’un espace atlantique stable, prospère et inclusif, à même de favoriser la transformation socio-économique de l’ensemble de la région.

M. Amrani a, dans ce cadre, particulièrement insisté sur l’initiative royale qui place l’Atlantique au cœur de la vision du Roi Mohammed VI pour le continent africain, sur la base des principes de solidarité, de coopération et de co-développement.

Revenant sur les projets structurants déclinés dans le cadre de cette Initiative, l’ambassadeur a précisé que ces actions concrètes ambitionnent de créer un corridor économique liant l’Afrique atlantique aux hémisphères nord et ouest, en plus de favoriser l’accès des pays du Sahel à cet espace maritime.

Evoquant l’importance d’assurer une complémentarité entre les diverses initiatives visant à construire un espace atlantique élargi, M. Amrani a souligné que c’est dans cet esprit que le Royaume participe activement au Partenariat pour la coopération atlantique et co-préside, avec l’Espagne et l’Angola, un groupe de travail sur la Planification marine spatiale.

Pour sa part, la coordinatrice américaine pour la coopération atlantique, Jessica Lapenn, a évoqué les « valeurs partagées qui favorisent l’émergence d’une identité atlantique commune ».

Le Partenariat pour la coopération atlantique a été lancé, le 18 septembre 2023, par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, en marge de la 78e Assemblée générale des Nations-Unies, en tant que forum multilatéral qui annonce une nouvelle ère dans la coopération régionale. Depuis son lancement, plusieurs réunions de haut niveau se sont tenues, permettant notamment l’adoption de la Déclaration sur la Coopération Atlantique et de son Plan d’action.

(Avec MAP)

L’ambassadeur marocain à Washington s’entretient avec la secrétaire d’Etat adjointe américaine pour le Proche-Orient

Au cours de cette première réunion de travail, tenue en présence de leurs équipes respectives, les deux responsables se sont félicités de l’excellence des relations séculaires et multiformes unissant le Maroc et les Etats-Unis, et ont discuté des voies et moyens d’œuvrer à leur approfondissement et à leur diversification.

L’accent a été mis sur l’importance de capitaliser sur les acquis existants et d’explorer des mécanismes de coopération innovants, à même de répondre à l’ambition commune d’un dialogue politique et d’un partenariat stratégique renforcés.

Les échanges entre les deux parties ont en outre porté sur des questions régionales et internationales et ont permis de dégager une large convergence de vues mettant en exergue la volonté des deux pays d’approfondir leur action conjointe en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique et au Moyen-Orient.

De même, la discussion a porté sur l’identification de synergies pouvant valoriser leurs initiatives en faveur de thématiques globales d’intérêt commun et de la promotion d’une prospérité partagée.

(Avec MAP)

Le Roi Mohammed VI remet les dahirs de nomination aux nouveaux ambassadeurs

Les ambassadeurs nouvellement nommés sont :

Youssef Amrani, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès des Etats-Unis d’Amérique.

Mohamed Ait Ouali, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de la République arabe d’Egypte.

Abdelkader El Ansari, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de la République populaire de Chine.

Ahmed Tazi, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de l’Etat des Emirats arabes unis.

Fouad Akhrif, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès du Royaume hachémite de Jordanie.

Samira Sitaïl, ambassadeur de Sa Majesté le Roi auprès de la République française.

Fouad Akhrif et Samira Sitail ont, par la suite, prêté serment devant Sa Majesté le Roi.

Cette audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et du chambellan de Sa Majesté le Roi, Sidi Mohamed El Alaoui.

 

Deux nominations diplomatiques à Paris et Bruxelles avec le Sahara en toile de fond

Après plusieurs mois de quasi-vacance du pouvoir au sein des représentations diplomatiques du Maroc en France et à l’Union européenne, le ministre sortant des Finances et le désormais ex-ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud ont été nommés, dimanche 17 octobre en Conseil des ministres, à la tête de la diplomatie marocaine ; d’une part en France, et d’autre part pour l’Union européenne.

Ainsi, Mohamed Benchaâboun remplace l’ambassadeur Chakib Benmoussa, désormais ministre de l’Éducation nationale, qui avait dû s’éloigner de son poste parisien après avoir été désigné, fin 2019, président de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) ; tandis que Youssef Amrani succède à Ahmed Rahhou, nommé en mars dernier au Conseil de la concurrence.

Sachant que le commerce extérieur du Maroc avec l’Union européenne ne représente pas moins de 60% de ses échanges mondiaux, un expert des affaires diplomatiques du pays nous confie que, sur le plan économique et géostratégique, ces désignations sont extrêmement sensibles et déterminantes.

Mohamed Benchaâboun, un expert pour renforcer les relations économiques

Sur la nomination de l’ancien banquier – devenu ministre des Finances – au poste de diplomate, notre interlocuteur, qui l’a côtoyé, affirme que ce technicien bénéficie d’une très grande expérience dans le management, qui lui sera utile pour développer les relations économiques franco-marocaines.

« Sachant qu’il a étudié en France et qu’il a multiplié de nombreux contacts français de très haut niveau quand il était ministre des Finances, sa mission devrait bien se dérouler, d’autant qu’il est ami avec son prédécesseur, Chakib Benmoussa, qui lui facilitera la tâche pour les dossiers en cours. »

« Bien qu’il soit avant toute chose un expert des finances, il a aujourd’hui acquis suffisamment de maturité pour s’attaquer à des dossiers internationaux qui engagent notre diplomatie », résume notre spécialiste.

2022, une année charnière pour accompagner la refonte de la politique étrangère de la France

« En effet, la France est à la croisée des chemins, à la fois sur le plan intérieur avec des élections présidentielles (prévues en mai 2022) qui pourraient amener l’extrême droite au pouvoir, mais aussi sur le plan international, avec un affaiblissement de son poids auprès de plusieurs pays africains qui lui préfèrent la Russie ou la Chine », poursuit-il.

« Il va donc y avoir une refonte de sa politique extérieure, et 2022 sera une année charnière où le nouvel ambassadeur aura fort à faire, aussi bien avec la forte communauté marocaine qu’avec les intérêts économiques qui lient nos deux pays, qu’il faudra réorienter à l’échelle internationale. »

« S’il faudra au nouvel ambassadeur quelques mois avant de donner sa pleine mesure, son principal défi sera de réorienter le partenariat franco-marocain vers d’autres horizons africains où la France est en perte de vitesse, mais aussi à terme de la pousser à reconnaître définitivement la marocanité du Sahara. »

« La baisse de l’attribution des visas, un épiphénomène qui sera rapidement dépassé »

A la question de savoir si le récent refroidissement des relations franco-marocaines, après l’annonce d’une baisse de 50% de l’attribution des visas français, n’allait pas lui compliquer la tâche, notre expert se veut optimiste, affirmant qu’il ne s’agit que d’un épiphénomène qui finira par s’autoréguler.

« Au regard des très fortes tensions actuelles entre l’Algérie et la France, le Maroc se devait de nommer un ambassadeur comme Benchaâboun qui possède un profil serein et apaisant pour dépasser cette petite crise. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir le calme dont il a fait preuve lorsqu’il a dû gérer la pandémie du Covid-19 », souligne notre expert averti.

Youssef Amrani, le meilleur candidat pour représenter le Maroc à l’UE

Visiblement ravi de la nomination de Youssef Amrani à la tête de l’ambassade du Maroc à l’Union européenne, notre interlocuteur affirme qu’il aurait été impossible de trouver meilleur candidat.

« Ayant été secrétaire général de l’Union pour la méditerranée (UPM), qui regroupe 42 pays dont plusieurs européens comme la France, l’Italie et l’Espagne, il possède de très nombreux contacts au sein de l’UE. »

« Sachant que l’UPM a son siège à Barcelone et qu’il a été consul du Maroc dans cette ville, il connaît donc parfaitement le milieu diplomatique européen et les personnalités qui comptent vraiment. De plus, il a acquis une grande expérience intramuros au Maroc, mais aussi extramuros à l’étranger. En effet, il a été successivement consul, ambassadeur, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, ministre délégué et enfin conseiller royal au palais pour les affaires diplomatiques », poursuit l’expert.

Au niveau extérieur, il a été à la tête, durant trois ans, de l’ambassade du Maroc en Colombie, en pleine guerre civile, avant d’être nommé au Chili et au Mexique, soit trois grandes capitales en Amérique latine.

« Ayant étudié à Boston, sa formation et son expérience professionnelle ont fait de lui un polyglotte qui parle parfaitement quatre langues : l’arabe, l’anglais, l’espagnol et le français », confie notre interlocuteur.

Il reconnaît cependant que Amrani rejoindra Bruxelles dans un contexte tendu, la Cour de justice européenne ayant récemment annulé les accords de pêche et d’agriculture au Sahara marocain.

« L’homme de la situation pour plaider le dossier du Sahara à l’UE »

« Lors de sa dernière affectation à Pretoria, qui est avec Alger le principal adversaire de l’intégrité territoriale du Royaume, il a beaucoup communiqué pour démontrer la justesse de la cause nationale. « Sachant qu’avec la procédure d’appel en cours, ces arrêts ne sont pas définitifs et que le nouvel ambassadeur connaît parfaitement les arcanes de l’UE et le dossier du Sahara, il va suivre de très près ces questions, et il y a donc lieu de demeurer optimiste », résume l’expert.

D’après lui, Youssef Amrani a d’ailleurs été choisi pour s’inscrire dans la nouvelle dynamique qui a suivi la reconnaissance américaine de l’intégrité territoriale du Maroc.

« A terme, pour renforcer nos relations économiques avec les 27, il devra faire en sorte de clore le dossier du Sahara marocain pour qu’il n’y ait plus d’entraves au développement commercial avec l’UE. »

« De par son statut avancé avec l’UE, le Maroc possède en effet tous les atouts pour développer des relations commerciales très fortes dans l’agriculture, la pêche et, de plus en plus, dans l’industrie avec l’automobile. »

Des nominations cruciales en attendant la fin de la crise avec l’Allemagne et l’Espagne

« N’ayant plus d’ambassadeur présent en Allemagne et en Espagne depuis plusieurs mois, le Maroc se devait de nommer de nouveaux ambassadeurs en France et à l’Union européenne, qui participeront à la réconciliation avec le voisin ibérique et celui de l’Hexagone.

« Le parachèvement de l’intégrité territoriale, qui permettra de renforcer les relations économiques avec l’UE, sera donc le cheval de bataille de ces deux diplomates », conclut notre expert.

Selon lui, il faudra attendre le changement de gouvernement en Allemagne et la fin des négociations avec le voisin espagnol pour assister au retour des ambassadeurs marocains dans ces deux pays européens.