Subventions étatiques. À fin mars 2025, 24 partis politiques ont restitué 35,92 MDH (Cour des comptes)

La première partie de ce rapport présente les résultats généraux de l’audit, y compris le suivi de la restitution au Trésor public des montants du soutien, qu’ils soient indus, non utilisés, utilisés à des fins autres que celles pour lesquelles il a été octroyé, ou dont l’utilisation n’a pas été appuyée par les pièces justificatives légales, indique un communiqué de la Cour des comptes.

Cette partie présente également les résultats du suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées par la Cour dans son rapport précédent, notamment celles se rapportant aux études et recherches engagées dans le cadre du soutien annuel supplémentaire accordé au titre de l’année 2022 et à la transmission des livrables desdites études à la Cour, précise le communiqué, notant que la deuxième partie présente les résultats de l’audit afférents à chaque parti politique, de manière individualisée.

S’agissant de la production des comptes annuels à la Cour, 27 partis sur un total de 33 ont produit leurs comptes, dont 22 dans le délai légal, tandis que 6 partis n’ont pas produit leurs comptes, fait savoir la même source.

Parmi les comptes 27 partis, 23 sont certifiés par un expert-comptable inscrit à l’Ordre des experts-comptables : 19 comptes ont été certifiés sans réserve et 4 avec réserve. En revanche, 4 partis ont déposé leurs comptes sans qu’ils soient appuyés par un rapport de certification.

La Cour a également relevé que 7 partis n’ont pas produit l’ensemble des tableaux constituant l’état des informations complémentaires prévu à l’annexe 2 du plan comptable normalisé des partis politiques. De plus, 3 partis n’ont pas présenté tous les relevés bancaires afférents aux comptes ouverts en leur nom.

Par ailleurs, 3 partis n’ont pas présenté l’inventaire détaillé des dépenses engagées au titre de l’année 2023, ni l’état des rapprochements bancaires. Concernant l’examen de la validité des ressources, la Cour a relevé des insuffisances en matière de justification de l’encaissement des ressources propres, pour un montant de 1,72 million de dirhams, ce qui représente 1,64 % du total des ressources déclarées au titre de l’année 2023 par les partis politiques (104,25 millions de dirhams).

Ces observations ont concerné 8 partis sur 27 et se répartissent entre des ressources dont l’encaissement n’a pas été appuyé par les pièces justificatives requises, pour un montant de 853.164,60 dirhams, et des ressources perçues en numéraire, pour un montant de 865.900,00 dirhams, en dépit du dépassement du plafond légal fixé pour les encaissements en numéraire par la loi organique n°29.11 relative aux partis politiques.

S’agissant de l’appui des dépenses par les pièces justificatives légales, la Cour des comptes a relevé plusieurs insuffisances ayant porté sur les dépenses de gestion d’un montant global de 5,73 millions de dirhams, soit 6,27 % du total des dépenses déclarées par les partis politiques (91,37 millions de dirhams). Ce taux reste inférieur à celui enregistré en 2022, qui s’élevait à 26 %.

Ces insuffisances ont concerné 17 partis sur 27 et se répartissent comme suit : des dépenses non appuyées par les pièces justificatives légales, pour un montant de 5,34 millions de dirhams ; des dépenses appuyées par des pièces justificatives insuffisantes, pour un montant de 308.745,54 dirhams ; et des dépenses justifiées par des pièces non établies au nom du parti concerné, pour un montant de 74.688,73 dirhams.

Concernant le suivi de la restitution au Trésor public des montants du soutien indu, non utilisé, utilisé à des fins autres que celles pour lesquelles il a été octroyé, ou dont l’utilisation n’a pas été appuyée par des pièces justificatives légales, en application des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, la Cour a relevé que 24 partis ont procédé, au cours de la période allant de l’année 2022 jusqu’à la fin du mois de mars 2025, à la restitution d’un montant global de 35,92 millions de dirhams.

Ce montant se répartit comme suit : 28,71 millions de dirhams au titre de la contribution de l’État au financement des campagnes électorales organisées lors de scrutins antérieurs, 2,42 millions de dirhams relatifs à la participation de l’État à la couverture des frais de gestion des partis, et 4,79 millions de dirhams correspondant au financement des missions, études et recherches.

En revanche, la Cour a constaté que 15 partis n’avaient pas encore restitué au Trésor public un montant de 21,96 millions de dirhams, étant précisé que le processus de restitution se poursuit de manière continue et fait l’objet d’un suivi annuel par la Cour.

Ce montant se répartit comme suit : 2,41 millions de dirhams relatifs à la contribution de l’État au financement des campagnes électorales des scrutins des années 2015 et 2016, concernant 3 partis ; 18,13 millions de dirhams afférents au scrutin de 2021, concernant 7 partis ; ainsi que 1,42 million de dirhams correspondant à la participation de l’État à la couverture des frais de gestion pour les années 2017, 2020, 2021, 2022 et 2023, concernant également 7 partis.

Gestion financière et comptable des partis politiques

En ce qui concerne la gestion financière et comptable des partis politiques, la Cour des comptes a relevé plusieurs observations relatives à la tenue de la comptabilité de 23 partis sur 27. Ces observations portent principalement sur : l’absence de comptabilisation des montants du soutien devant être restitués au Trésor public (15 partis) ; des erreurs dans l’imputation de diverses opérations comptables aux comptes appropriés (11 partis) ; le non-respect des modèles des tableaux constituant l’état des informations complémentaires prévus par le Plan comptable normalisé des partis politiques (8 partis) ; le non-respect de certaines règles ou principes comptables (4 partis) ; ainsi que des erreurs dans le report des soldes de clôture de l’exercice précédent (2 partis).

Dans le cadre du suivi des recommandations formulées par la Cour, notamment celles relatives à la présentation des livrables des études et recherches réalisées dans le cadre du soutien annuel supplémentaire alloué au titre de l’année 2022, la Cour a constaté que 3 partis lui ont produit les livrables des études ayant fait l’objet de conventions conclues avec des bureaux d’études au cours de ladite année.

Par ailleurs, 4 partis ont procédé à la restitution au Trésor public d’un montant non utilisé de ce soutien, s’élevant à 2,03 millions de dirhams. Les partis concernés ont ainsi régularisé leur situation à l’égard du trésor au titre du soutien supplémentaire. Le rapport d’audit susmentionné, ainsi que ses synthèses en langues arabe et française, peuvent être téléchargés à partir du site officiel de la Cour des comptes à l’adresse suivante : www.courdescomptes.ma.

La Cour des comptes abritera le siège permanent de l’AFROSAI à Rabat

Cet accord, signé par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et la Secrétaire générale de l’AFROSAI, premier président de la Cour des comptes, Zineb El Adaoui, définit le cadre opérationnel de l’organisation dans le Royaume, ses engagements ainsi que les privilèges accordés à son siège principal.

La signature de cet accord fait suite à l’élection de la Cour des comptes du Royaume du Maroc en tant que secrétaire général et institution hôte du siège permanent de l’AFROSAI, lors de l’assemblée générale de l’Organisation tenue à Tripoli, en Libye, du 4 au 6 décembre 2024.

En abritant le siège de l’AFROSAI, le Maroc, carrefour de plusieurs représentations régionales et sous-régionales œuvrant pour le développement du continent africain et le bien-être de ses peuples, traduit sa ferme volonté de promouvoir l’État de droit dans tous ses aspects, notamment en ce qui concerne le contrôle supérieur des finances publiques. Il s’agit aussi de concrétiser les efforts déployés dans le cadre des relations de coopération le liant aux pays africains en termes d’échange d’expériences et d’expertises, et de partage des bonnes pratiques en la matière.

En outre, cet accord constitue un levier stratégique permettant à la Cour des comptes de renforcer sa coopération avec ses homologues à l’échelle africaine, conformément à la vision éclairée du Roi Mohammed VI, et de réaffirmer l’engagement constant du Royaume en faveur de la promotion de la coopération Sud-Sud dans tous les domaines, en l’érigeant en priorité absolue.

Cette coopération contribuera à l’amélioration des performances des institutions de contrôle, au renforcement des capacités institutionnelles et professionnelles, ainsi qu’à la consolidation de la coopération continue entre les institutions supérieures de contrôle des finances publiques africaines.

Elle soutiendra également la mise en place d’institutions solides, favorisant la transparence et la bonne gouvernance, afin de répondre de manière optimale aux besoins des populations et de réaliser un développement social et économique durable à l’échelle du continent.

(Avec MAP)

Parlement. Les conseillers appelés à faire leur déclaration de patrimoine à mi-mandat

La présidence de la Chambre des conseillers a appelé, en début de semaine, les membres de cette chambre à faire leur déclaration de patrimoine auprès de la Cour des comptes, conformément à la loi.

Des sources parlementaires indiquent que cette déclaration devra être effectuée au cours du mois de février 2025.

Selon la législation nationale, les élus sont tenus de faire leur déclaration de patrimoine au début de leur mandat, à mi-mandat et à la fin de leur mission élective.

Zineb El Adaoui en séance plénière devant les deux chambres réunies du Parlement

Zineb El Adaoui, premier président de la Cour des comptes, est invitée à présenter le rapport des juridictions financières devant le Parlement.

Selon des sources parlementaires, Zineb El Adaoui prendra la parole devant les membres réunis des deux chambres (députés et conseillers) le mercredi 15 janvier.