Huit projets de zones industrielles financés par le FONZID II pour 138 MDH

Des conventions de partenariat relatives aux projets sélectionnés dans le cadre de la deuxième édition du Fonds des zones industrielles durables (FONZID II) ont été signées ce mardi 27 mai à Rabat.

Ainsi, huit projets ont été retenus à l’issue d’un appel à projets pour un investissement global de près de 989 millions de DH, dont 138 MDH financés par le fonds. L’objectif est de renforcer l’offre en foncier industriel de qualité à travers la création, l’extension et la réhabilitation de zones industrielles selon des standards durables, inclusifs et compétitifs.

Il s’agit de :

– la création d’une zone industrielle à Oued Zem ;

– la création d’une nouvelle zone d’activité économique à Ameur ;

– la création d’un parc industriel intégré et durable à Taroudant ;

– la requalification de la zone industrielle de Ait Melloul et du centre multiservices de la zone industrielle de Aïn Chkef ;

– le développement d’un parc industriel à Mohammédia ;

– la transformation de la zone industrielle située dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima en zone industrielle verte ;

– la création d’un Fertiparc à Khouribga.

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a souligné que ce « dispositif qui vient renforcer l’offre foncière industrielle permettra de stimuler l’investissement et d’améliorer la productivité et la performance économique, sociale et environnementale des entreprises implantées dans notre pays ».

De son côté, le directeur des zones industrielles au ministère de l’Industrie et du commerce, Akram Allaoui, a indiqué que ces accords de partenariat stratégiques poursuivent trois objectifs essentiels, à savoir la réhabilitation et la modernisation des zones industrielles existantes, le développement de nouveaux projets de zones industrielles, ainsi que la création de nouvelles zones industrielles dédiées au secteur du commerce.

Ce fonds accompagne les projets sélectionnés, avec une subvention pouvant atteindre 50% du montant global d’investissement, plafonnée à 30 MDH pour les projets de création ou d’extension, et à 20 MDH pour les projets de réhabilitation.

Lancé par le ministère de l’Industrie et du commerce, le FONZID II s’inscrit dans la continuité de la première édition du FONZID, mis en place conjointement par le ministère de l’Industrie et du commerce et l’Agence MCA-Morocco dans le cadre du programme de coopération « Compact II », conclu entre le gouvernement du Royaume du Maroc et le gouvernement des États-Unis d’Amérique, représenté par le Millenium Challenge Corporation (MCC).

 

Ryad Mezzour alerte sur les blocages freinant les zones industrielles: foncier, financement, spéculation…

Quatre défis majeurs ont été identifiés au niveau du programme des zones industrielles, comme l’a évoqué Ryad Mezzour devant les membres de la Commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants.

Le premier étant la programmation des projets. Le ministre de l’Industrie et du commerce déplore à ce titre :

– La multiplicité des intervenants dans la programmation et la mise en œuvre des projets de zones industrielles.

– La différence dans l’échéance de programmation des projets d’infrastructures industrielles. Les plans d’orientation de l’aménagement urbain s’étendent sur 25 ans, tandis que la programmation des projets de zones industrielles est généralement prévue sur 5 ans.

– La programmation de certains projets de zones industrielles sur des terrains ne disposant ni de l’emplacement ni des qualifications requises pour ce type de projet.

Pour corriger ces dysfonctionnements, Ryad Mezzour fait savoir que le gouvernement coopère et coordonne avec les différents intervenants aux niveaux national et local, en particulier avec le ministère chargé de l’Urbanisme, à travers les commissions de travail conjointes, notamment celles chargées du suivi de l’élaboration des plans d’aménagement urbain, et les conseils régionaux pour l’élaboration des programmes de développement régional.

Le financement et le foncier posent aussi problème

Le coût de réalisation des projets de zones industrielles, en particulier les travaux d’aménagement hors site, est l’autre défi pouvant compliquer la concrétisation de ces projets. Ryad Mezzour évoque en outre le faible engouement du secteur privé pour la réalisation de ce type de projets, en raison de leur rentabilité limitée par rapport aux projets d’aménagement résidentiel, par exemple.

Deux mesures phares ont été initiées à ce titre. Il s’agit notamment de :

– réaliser le maximum de projets de zones industrielles sur des sites facilitant leur raccordement aux différents réseaux (électricité, routes…) ;

– fournir un soutien financier et technique pour la réalisation des projets d’infrastructures industrielles, tout en encourageant le secteur privé à travers le partenariat public-privé et le lancement du Fonds des zones industrielles durables.

La mobilisation du foncier destiné aux projets pose aussi problème. Dans son exposé, le ministre fait état de :

– la hausse du prix d’acquisition du foncier, ce qui impacte le coût global et limite l’attractivité du projet de zone industrielle ;

– la lenteur des procédures liées à la régularisation et à la mobilisation du foncier ;

– l’impact de la spéculation foncière sur le coût d’aménagement des zones industrielles.

Pour surmonter ce défi, Ryad Mezzour affirme travailler avec les différents acteurs locaux pour atténuer ces impacts en choisissant des terrains à coût raisonnable pour l’implantation des projets d’infrastructures industrielles, et en renforçant la concertation avec les autorités locales afin d’accélérer les procédures de régularisation et de mobilisation du foncier.

Défis juridiques du foncier industriel

Autre défi : le cadre juridique relatif au foncier industriel, notamment en ce qui concerne le phénomène de la spéculation foncière et la valorisation des terrains industriels qui ont été cédés.

Le gouvernement a initié deux mesures à ce titre :

– Minimiser la spéculation foncière et encourager la valorisation des terrains industriels par l’adoption de la loi n° 102.21 relative aux zones industrielles, qui permettra de lutter contre la spéculation sur le foncier industriel. Cette loi prévoit des dispositions permettant de récupérer les parcelles de terrain non valorisées.

– Un projet de décret appliquant la loi susmentionnée a été préparé et est actuellement en cours de signature par les parties concernées, après avoir été soumis à la procédure d’adoption.

Le Maroc compte en somme 152 zones industrielles établies sur une superficie globale de 13.626 ha. Quelque 60 projets d’infrastructures industrielles sont aujourd’hui accompagnés par le gouvernement, dont des zones d’accélération industrielle, des zones industrielles et des zones d’activité économique.

Plus de 4 MMDH pour la création de quatre nouvelles zones logistiques et économiques à Casablanca-Settat

Réuni en session extraordinaire le 23 janvier dernier, le conseil régional de Casablanca-Settat a adopté cinq projets de convention, signés avec différents partenaires, pour la création de quatre nouvelles zones économiques et logistiques dans la région.

À l’issue de cette session, le président Abdellatif Maâzouz a déclaré à la presse que 705 hectares, répartis sur quatre provinces et préfectures, seront consacrés à ces zones logistiques et économiques.

Plus de 2,8 MMDH pour une plateforme logistique à Zenata

La première convention porte sur la création d’une plateforme logistique et industrielle intégrée à Zenata (PLIIZ), pour 2,85 milliards de DH (MMDH).

Les prestations objet de cette convention portent sur la mobilisation du terrain, la préparation des raccordements extérieurs par le ministère de l’Équipement et de l’eau (le pavage pour les eaux pluviales, les bassins de rétention, le pavage pour les eaux de ruissellement, l’alimentation en eau potable…), l’alimentation en électricité à l’extérieur du site et la mise en place de pentes pour les raccordements.

Pour les raccordements internes, qui seront réalisés par le ministère de l’Intérieur via la société en charge de la gestion de la plateforme – dont la création a également reçu l’accord de principe du conseil régional –, les travaux incluront l’aménagement de routes et de structures techniques liées à la voie ferrée, l’extension de cette dernière, le pavage des zones de circulation et l’alimentation en eau.

La création de cette zone sera financée comme suit :

Par ailleurs, un montant de 374 MDH sera mobilisé sous forme de dettes, auxquels s’ajouteront 507 MDH de financements propres, apportés par les investisseurs participant au projet.

Cette convention est également signée par d’autres partenaires, notamment la société MEDZ, les ministères de l’Intérieur et de l’Économie, la wilaya de Casablanca-Settat, la préfecture de Mohammédia, et le conseil régional d’investissement de Casablanca-Settat.

Plus de 1 MMDH pour la création de la zone industrielle de Laghdira

La seconde convention porte sur la création d’une zone industrielle à Laghdira, au niveau d’El Jadida. Le conseil régional a ainsi voté, ce 23 janvier, un avenant à cette convention.

Selon nos informations, la création de cette zone nécessitera un investissement de près de 1,1 MMDH, financé à hauteur de 325 MDH par la région.

Cette zone couvrira une superficie de 250 hectares, avec un foncier qui sera acquis par la région. Après l’adoption de cet avenant, l’étape suivante consistera à sélectionner des experts techniques, juridiques, légaux et financiers pour la réalisation d’études préalables, ainsi que la préparation de l’appel à manifestation d’intérêt. Cette mission sera menée par la société de développement régional (SDR) « Forum d’investissement et d’activité économique (FIASET) », désignée maître d’ouvrage délégué pour le compte de la région. L’aboutissement de cet AMI donnera lieu au lancement des travaux d’aménagement internes et externes.

Le financement de ce projet se présente comme suit :

Les autres partenaires participant à ce projet sont : le ministère des Finances, la wilaya de la région, la province d’El Jadida et le CRI.

Lancement du marché de construction de la zone économique Arrachad

Le conseil régional va également entamer la construction et l’aménagement de la zone d’activités économiques de proximité Arrachad, dans la commune de Mejjatia Ouled Taleb.

Ce projet nécessitera une enveloppe budgétaire de 153 MDH, financée à hauteur de 83 MDH par la région (23 MDH pour l’acquisition du foncier). La société Casa Iskane et Investissement a été désignée maître d’ouvrage délégué du projet, qui se chargera de ce fait de fixer les modalités de réalisation de cette zone, selon les lois en vigueur.

Les prestations de cette convention consistent en la réalisation des études nécessaires au projet, l’acquisition du foncier, l’aménagement de ladite zone (routes, assainissement, eau potable, électricité, éclairage et télécoms), le renforcement des infrastructures à l’extérieur de la zone, son équipement et la construction de bâtiments.

Les autres partenaires de ce projet sont les suivants :

L’appel d’offre relatif à la construction de cette zone a d’ailleurs été lancé. Il est composé de deux lots. Le premier porte sur la construction de 26 unités pour 57 MDH et le second sur 22 unités pour 45,5 MDH.

550 MDH pour la zone logistique d’Oulad Saleh

Enfin, le conseil régional a adopté un avenant à la convention de partenariat relative au développement de la zone logistique Oulad Saleh à Nouaceur, dans le cadre du programme de développement régional 2022-2027.

Cette convention a pour but de fixer les spécialités de chacun des partenaires participant à ce projet, ainsi que leurs engagements.

Cette zone, qui s’étalera sur 70 ha, nécessitera un investissement de 550 MDH, financé comme suit :

Les autres partenaires du projet sont le ministère du Transport, l’Agence urbaine de Casablanca, la province de Nouaceur, le conseil communal Oulad Saleh et la CGEM.

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Zones industrielles et logistiques : la région de Casablanca-Settat restructure ses outils de gestion

En application de son plan de développement régional (PDR), la région de Casablanca-Settat s’inscrit dans une dynamique de renouveau. Parmi ses initiatives phares figure l’acquisition de foncier stratégique en vue de développer de nouvelles zones d’activité économiques et industrielles visant à créer de nouvelles opportunités et à dynamiser le tissu industriel de la région.

Dans ce cadre, son conseil régional tiendra, ce jeudi 23 janvier, une session extraordinaire dédiée, entre autres, à l’examen et à l’adoption de conventions avec différents partenaires pour la création de zones industrielles et logistiques.

Ces zones, situées notamment à Zenata, Nouaceur, Oulad Saleh, Lakhyayta ou encore à Bouskoura, visent à promouvoir le développement durable du Grand Casablanca et de la région. Mais comment sont-elles gérées ?

Deux sociétés de gestion

Contacté par Médias24, Abdellatif Maâzouz, président (PI) du conseil régional de Casablanca-Settat, nous précise que dans la région, « nous disposons de deux SDR :

–  Le FIASET (Forum d’investissement et d’activité de Settat), qui relève de la zone de la Chaoui-Ourdigha, s’occupait jusqu’à présent principalement d’un projet que nous sommes en train de raviver et de relancer. Il s’agit de la zone d’activité dans la commune de Mzamza à Settat qui s’étale sur environ 50 ha ».

– La SDR Casablanca-Settat Développement, « qui a toujours existé, même avant mon arrivée à la tête du conseil régional. Elle a d’ailleurs été un acteur clé dans l’aménagement et la gestion de la zone industrielle d’Ahl Loughlam, dans la préfecture de Bernoussi ».

Le parc industriel d’Ahl Loughlam, qui s’étale sur 10 ha, a été réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé pour un coût qui s’élève à environ 210 millions de DH. Ce projet, initié par la région en partenariat avec la Fédération des industries du cuir (Fédic) et le concours financier du groupe Banque centrale populaire (BCP), accueillera les industries de l’écosystème du cuir.  Il comprend 50 bâtiments industriels et 40 lots de terrains destinés à la location.

Accompagner le développement de près de 700 ha de zones d’activités

Aujourd’hui, ces deux sociétés amorcent une transformation majeure pour répondre aux défis croissants du développement économique et industriel de la région.

« De gros projets sont prévus dans la région, qui impliquent environ 700 ha de zones d’activités« , nous apprend Abdellatif Maâzouz. « La SDR Casablanca-Settat Développement est d’ailleurs appelée à se développer pour prendre en charge d’autres zones industrielles que celle d’Ahl Loughlam ».

Cette dernière a fait l’objet d’une restructuration, affectant en particulier sa gouvernance. Selon nos informations, à la suite de problèmes de santé, son ancien directeur général, Hicham Assim, a présenté sa démission, laquelle a pris effet le 1ᵉʳ août 2024.

Réuni le 29 juillet dernier, son conseil d’administration a ainsi décidé de revenir à la gestion par un président-directeur général (PDG). Abdellatif Maâzouz a alors été nommé président du conseil d’administration et directeur général de la SDR, avec effet au 30 juillet 2024. Et sur sa proposition, Hind Naslouby a été désignée directrice générale déléguée à titre provisoire, pour la période allant du 3 septembre 2024, jusqu’à la nomination d’un directeur général permanent.

« Hind Naslouby occupe à présent à la fois les postes de directrice générale du FIASET et de directrice générale déléguée de la SDR Casablanca-Settat Développement« , nous fait savoir le président de la région.

« Elle s’emploie actuellement à rétablir l’ordre au sein de ces SDR« , a-t-il déclaré, en précisant : « Nous n’avons pas jugé nécessaire, pour le moment, de nommer deux directeurs généraux, estimant que cela n’était pas encore justifié à ce stade. Nous gérons donc les deux SDR en optimisant au maximum les charges ».

Abdellatif Maâzouz continue toutefois de gérer la présidence des conseils d’administration de ces deux sociétés « en application des lois en vigueur.

Les zones à l’examen lors de la session extraordinaire

Parmi les zones d’activités industrielles dont les conventions seront examinées et votées ce jeudi, figurent :

La zone industrielle Laghdira, dont la convention de réalisation fera l’objet d’un avenant. Celle-ci se situe au niveau de la province d’El Jadida et s’étale sur une superficie de 257 ha.

La zone d’activité économique de proximité Arrachad, au niveau de la commune de Mejjatia Ouled Taleb, à la province de Médiouna. Elle s’étale sur 4 ha. Sa convention fera également l’objet d’un avenant.

La zone logistique de la commune Ouled Saleh, dans la province de Nouaceur, dont la convention fera aussi l’objet d’un avenant.

La plateforme logistique et industrielle intégrée de Zenata (PLIIZ), dont la convention de création sera examinée. Le conseil régional examinera également la proposition de création d’une société anonyme, qui sera chargée de l’aménagement, de la gestion et de la commercialisation de cette plateforme.

Une autre zone industrielle est également prévue dans la province de Berrechid. Il s’agit de la zone industrielle Had Soualem qui s’étale sur 78 ha.

La mise en place de ces zones améliorera l’offre territoriale de la région, ainsi que l’attraction de l’investissement créateur de valeur ajoutée, et participera à la création d’emplois qualifiés et durables.

Pour sa reprise économique, Marrakech-Safi doit miser sur les zones industrielles

La relance économique dans la région Marrakech-Safi ne se fera pas sans le développement des zones industrielles. Tel est le message véhiculé lors d’un webinaire, organisé par le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Marrakech-Safi, mardi 13 avril, intitulé « Industrie : meilleur vaccin économique pour la relance post-Covid ». Il intervient un mois après un premier webinaire, également organisé par le CRI dans le cadre de ses « CRI Meeting Days », qui portait sur « la mixité en entreprise comme levier de performance et de pérennisation ».

Le préalable au développement des zones industrielles, c’est d’abord de produire localement, a rappelé Hicham Guedira, directeur des infrastructures industrielles, commerciales et R&D au ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique. « Le ministère a tiré un plan de relance industrielle sur trois ans (2021-2023) et, dans ce cadre, a travaillé sur ce qui peut être substitué au niveau des importations, c’est-à-dire sur ce qui peut être produit, au niveau local, compte tenu du développement de l’industrie marocaine. Il ne s’agit pas de fermer le marché mais d’aider les opérateurs nationaux à développer des produits pour lesquels un marché est déjà attesté localement », a-t-il déclaré.

Dans ce cadre, Hicham Guedira a évoqué des projets de valorisation de produits naturels, de plantes aromatiques et médicinales, des projets en lien avec la mobilité électrique et d’autres avec le secteur du cuir, notamment avec la mise en place de tanneries durables. « Le ministère s’est appuyé sur l’analyse de 16 filières industrielles, elles-mêmes décomposées en 41 segments de produits. Il a tenu compte des retours que lui faisaient les opérateurs et les fédérations pendant le déroulement du plan d’accélération industriel et demandé, à ses directions régionales d’identifier, directement sur le terrain, les capacités susceptibles d’être augmentées, notamment certaines usines fermées qui peuvent être à nouveau réactivées », a-t-il ajouté.

Malika Laasri Lahlou, directrice générale du Millenium Challenge Account Morocco a, quant à elle, souligné la nécessité de développer le capital humain autour de ces zones. Elle a ainsi proposé « la création de centres de formation professionnelle, dans le cadre de partenariats public-privé, afin de préparer la main d’œuvre et les talents dont ont besoin les investisseurs ».

L’accès au foncier, un obstacle de taille

Le développement des zones industrielles se heurte, toutefois, à quelques obstacles, a souligné, de son côté, Richard Graynor, directeur du Millenium Challenge Corporation Morocco, une agence américaine de développement international, chargée de promouvoir la croissance économique, en l’occurrence au Maroc.

Un premier frein est celui de l’accès aux données et à l’information pour les investisseurs. « Il s’agit tout autant d’informations très basiques (les noms et coordonnées des propriétaires des parcelles, la localisation des parcelles disponibles) et d’informations plus importantes (comme les autorisations nécessaires pour accéder aux parcelles). La mise en place de notre deuxième programme devrait, justement, permettre d’améliorer l’accès aux données, en faveur des investisseurs », a expliqué Richard Graynor.

Mais le principal frein, selon lui, est lié au foncier : « Avant de concevoir un deuxième programme d’investissement au Maroc (d’un coût de 450 millions de dollars), une équipe d’économistes marocains et américains a établi un diagnostic pour identifier les véritables freins à la croissance économique. Le cadre institutionnel et légal du foncier en fait partie. Ce cadre est particulièrement compliqué et peut être un vrai défi pour de potentiels investisseurs. Il faut, donc, l’améliorer, notamment en effectuant une mise à jour car beaucoup de lois sont très anciennes et ne sont pas cohérentes les unes avec les autres. »

La zone de Tamansourt, un exemple à imiter

Amine Baroudi, directeur général du Groupe SITI Imperium, président de SITI TEA (spécialisé dans la vente de thés haut de gamme) et cofondateur de Bag Filter (entreprise de fabrication et de traitement des tissus), a effectivement témoigné des difficultés d’accès au foncier au Maroc, en particulier pour les investisseurs. « Nous avons toujours rencontré des difficultés à bénéficier d’un foncier qui tienne la route. Conséquence : des partenariats d’investissement sont totalement bloqués à cause de ces difficultés. La seule zone qui tient la route est celle de Tamansourt (à 10 km au nord-ouest de Marrakech, ndlr). Cela faisait quinze ans que nous demandions d’implanter du foncier dans cette zone. En attendant, nous sommes passés à côté de plusieurs opportunités. Nous avons, toutefois, pu continuer à investir car nous sommes dans un secteur à forte valeur ajoutée, mais beaucoup de mes confrères parviennent difficilement à faire évoluer leur entreprise, à cause du foncier. Rien que la semaine dernière, j’ai rencontré l’un des principaux opérateurs dans le textile de la région qui prépare, actuellement, un important projet mais est bloqué car il ne parvient pas à accéder au foncier. Il a besoin d’un ou de deux hectares bien placés à côté de Marrakech et, jusqu’à aujourd’hui, ne parvient pas à trouver du foncier qui satisfasse sa demande. »

La zone de Tamansourt évoquée par Amine Baroudi a, en effet, été mise en avant par Mounir Benyahya, directeur des parcs industriels à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), laquelle a accompagné l’installation de cette zone. « Son emplacement est parfait, en bord d’autoroute reliant Agadir et Casablanca et sur la route nationale qui mène à Safi. Les flux de marchandises de l’agro-industrie passent juste devant. Pour capter ces flux logistiques, d’autres zones industrielles modernes doivent être créées, à l’image de celle de Tamansourt », a ainsi déclaré Mounir Benyahya.

Justement, la prochaine, d’un investissement de 215 millions de dirhams (en incluant le foncier), pourra accueillir plus de 160 entreprises et créer 5.000 emplois. Elle proposera à la fois « des terrains et des bâtiments industriels prêts à l’emploi ».

Casablanca: Une nouvelle zone industrielle à Sidi Bernousi

En vertu du premier accord, signé lundi 15 avril par la wilaya de la région de Casablanca-Settat, la région de Casablanca-Settat, la préfecture des arrondissements Sidi Bernoussi, la Fédération marocaine de l’industrie du cuir et le groupe Al Omrane, la zone industrielle « Ahl Loughlam » sera créée au profit des entreprises opérant dans le secteur des industries de cuir avec la possibilité d’y installer également d’autres types d’entreprises.

Le projet, qui sera achevé dans 18 mois à compter du début du second semestre de 2019, sera réalisé sur une superficie de 10 hectares et prévoit l’aménagement de 93 lots d’une superficie allant de 500 à 1.021 m2.

La région a alloué un montant global de 110 millions de DH pour l’acquisition des terrains, la mise à niveau de la zone et la construction de 20 bâtiments industriels.

471 MDH pour l’eau potable

Signée par la wilaya, la région et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), la deuxième convention devrait permettre à 99% de la population rurale de la région d’accéder à l’eau potable, à l’horizon 2023.

Doté d’une enveloppe budgétaire de 471 millions de DH, ce projet concerne plusieurs communes dans les provinces de Settat, Berrechid, El Jadida, Bensliman, Sidi Bennour ainsi que plusieurs autres communes dans la préfecture de Mohammedia.

Le projet sera réalisé dans le cadre d’un programme initial (2019/2021) et sera doté d’une enveloppe budgétaire de 185 MDH, dont 135 millions affectés par la région. Il profitera à 24 communes dans 6 provinces et bénéficiera à 87.700 personnes.

Il sera achevé dans le cadre d’un programme complémentaire (2021/2023), doté d’une enveloppe budgétaire de 278 millions de DH, et concernera 17 communes dans les provinces de Berchid et de Settat (112.900 personnes).

Deux autres conventions ont été signées, à cette occasion, relatives respectivement à un compromis de vente entre la région et Al Omrane et la mise en œuvre des accords signés.

(Avec MAP)

Maroc Telecom lance deux applications mobiles destinées aux Marocains

Ces deux applications sont compatibles IOS et Android pour Smartphones. Elles permettent un accès rapide à des informations et services grâce à un design dynamique et à un mode de navigation intuitif. Elles sont téléchargeables depuis le 1er mai sur Google Play et le seront prochainement sur l'App Store.

D'une part avec l'application Fidelio, le client peut désormais commander en ligne le téléphone de son choix dans le cadre du programme Fidelio. Il n'a plus besoin d'appeler le centre d'appels ou de se rendre dans une agence commerciale. Il peut accéder au catalogue des terminaux Mobiles proposés et faire des simulations en fonction des points Fidelio qu'il a cumulés.

L'application lui offre également la possibilité de payer les factures en ligne, d'effectuer des recharges par carte bancaire, de localiser les agences de Maroc Telecom dans toutes les villes du royaume, d'accéder aux centres de relation clients de Maroc Telecom et de suivre ses consommations.
D'autre part, l'application MT Info donne accès gratuitement à 7 rubriques d'informations pratiques pour répondre aux besoins quotidiens des utilisateurs : prévisions météorologiques pour les principales villes du royaume, programmes TV des principales chaînes, horaires de prière, horaires de trains, liste des pharmacies de garde, cours des actions de la bourse de Casablanca et taux de change des principales devises.