Edito: Sécurité, football, ultras.
Si on devait choisir trois mots pour évoquer les incidents du jeudi 11 avril à Casablanca, ce seraient ces mots-là. En matière de sécurité, il y a une obligation de résultat, pas de moyens. Les explications du ministère de l’Intérieur confirment l’échec des sécuritaires. Et aucun responsable ne peut prétendre qu’il n’était pas au courant* : les groupes de supporters violents avaient diffusé avant le match une vidéo de menaces, ils se sont même réunis mercredi soir à Rabat pour préparer leur expédition et leurs pages Facebook continuent à s’en vanter. Samedi 13 avril, un communiqué sur l’une des pages de supporters revendiquait une partie de l’expédition contre « la capitale de la débauche », tout en faisant porter la responsabilité des conséquences aux médias et à la police, dans un langage parfaitement complotiste.
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