Ainsi, 52,6% de ces recettes ont été absorbées par les dépenses de personnel, 33,4% par les charges de la compensation et 11,6% par les charges en intérêts de la dette, alors qu'une partie des dépenses ordinaires et la totalité des dépenses d'investissement ont été financées principalement par le recours à l'emprunt, explique la TGR dans son dernier bulletin mensuel de statistiques des finances publiques.

Les recettes ordinaires se sont élevées à 49,5 milliards de DH à fin mars 2013, en diminution de 3,6% par rapport à fin mars 2012.

Cette évolution s'explique notamment par la baisse de 12,1% des impôts directs, de 0,4% des impôts indirects et de 21,5% des droits de douane conjuguée à une hausse de 19,7% des droits d'enregistrement et de timbre et de 30,4% des recettes non fiscales.

Les recettes fiscales se sont élevées à 46,3 milliards de DH à fin mars 2013, en baisse de 5,7% par rapport à leur niveau une année auparavant. L'évolution de ces recettes résulte de la baisse de 5,9% de la fiscalité domestique et de 6% des recettes douanières.

Pour leur part, les recettes non fiscales ont été de 2,7 milliards de DH, en hausse de 30,4% d'une année sur l'autre en raison notamment de l'augmentation des fonds de concours (702 millions de DH contre 252 millions de DH), et de la redevance gazoduc (640 millions de DH contre 571 millions de DH), précise la même source.

Les recettes de monopole et participations ont été de 706 millions de DH à fin mars 2013 contre 713 millions de DH à fin mars 2012. Les dividendes versés par Bank Al-Maghrib ont été de 533 millions de DH contre 551 millions de DH.

Les dépenses ordinaires se sont établies à près de 60,95 milliards de DH à fin mars 2013 contre 51,17 milliards de DH durant la même période de l'année précédente, soit une hausse de 19,17%