Selon Bank Al Maghrib (BAM), qui vient de publier la dernière édition trimestrielle de son enquête sur le climat des affaires, au 4ème trimestre 72% des industriels considèrent le climat général des affaires comme moyen et 18% d’entre eux comme bon, contre respectivement 70% et 18% au 3ème trimestre. C’est la branche « industries mécaniques et métallurgique » qui semble s’en sortir le mieux avec 41% d’industriels jugeant le climat moyen et 37% le jugeant bon. A l’opposé, c’est la branche « Textiles et cuirs » qui traverse le plus de difficultés avec 21% des industriels jugeant le climat médiocre et 11% le jugeant bon.

Les anticipations pour le 1er trimestre 2014 font apparaitre l’optimisme des professionnels avec 62% des industriels anticipant un climat moyen et 31% l’anticipant bon. C’est la branche « chimie et parachimie » qui est la plus optimiste avec 53% des industriels anticipant un climat moyen et 43% l’anticipant bon. A l’opposé, la branche « textile et cuirs » reste la plus pessimiste, avec 16% des industriels anticipant un climat médiocre.

Les coûts de production se détendent

Les conditions de production – en termes d’approvisionnement, d’effectifs et de climat social – au 4ème trimestre sont jugées normales par les professionnels. Les principales contraintes identifiées sont l’insuffisance de la demande (41%) et l’accroissement de la concurrence (21%).

Pour 70% des industriels, les coûts de production ont stagné, alors qu’ils étaient 50% à estimer qu’ils avaient augmenté au trimestre précédent. Cette stagnation au niveau global se vérifie dans toutes les branches, sauf la branche « électrique et électronique » dans laquelle 74% des industriels rapportent une augmentation des coûts.

La stagnation au niveau global s’explique particulièrement par une stagnation des salaires (71%) et des coûts financiers (57%), tandis que les avis sont moins tranchés entre hausse et stagnation en ce qui concerne les coûts de l’énergie (respectivement 44% et 54%) et des matières premières (40% et 53%). En revanche, dans la branche « électrique et électronique », une majorité d’industriels rapportent une augmentation de tous les coûts : salaires (75%), coûts financiers (95%), énergie (74%) et matières premières (67%).

Les conditions de financement légèrement plus difficile

Au 4ème trimestre, 55% des industriels jugent leur trésorerie conforme à la normale alors qu’ils sont 44% à estimer qu’elle s’est détériorée, contre 41% au trimestre précédent. C’est dans la branche « chimie et parachimie » que les industriels sont les plus nombreux à rapporter une dégradation (58%). A l’opposé, c’est dans la branche « agro-alimentaire » qu’ils sont les moins nombreux (28%). Ces difficultés de trésorerie sont liées à une augmentation des charges non financières, une diminution des ventes et des difficultés de recouvrement de créances.

Les industriels semblent avoir un peu plus de difficultés à trouver des financements qu’au trimestre précédent. Ainsi, ils sont 67% à rapporter un accès au financement normal et 29% à rapporter un accès difficile, contre respectivement 69% et 26% au 3ème précédent. C’est dans la branche « mécanique et métallurgie » que les industriels sont les plus nombreux (56%) à rapporter un accès difficile et dans l’agroalimentaire qu’ils sont les moins nombreux (10%).

Toutefois, le coût du crédit reste inchangé pour une majorité d’industriels (77%), particulièrement dans la branche « chimie et parachimie » (91%). Mais dans la branche « mécanique et métallurgie », si 41% des industriels estiment que les coûts du crédit ont stagné, ils sont 37% à estimer qu’ils ont augmenté.

Face à ces difficultés, ils sont 18% à rapporter une baisse de leurs dépenses d’investissement, contre 14% au trimestre précédent et ils sont encore 14% à anticiper une stagnation des dépenses sur les 3 prochains mois, contre 10% le trimestre précédent. Les dépenses d’investissement sont majoritairement financées par les ressources propres des entreprises (60%). C’est dans la branche « électrique et électronique » que le recours à l’autofinancement est le plus important (79%). A l’opposé, c’est dans la branche « mécanique et métallurgie » que les industriels ont le plus recours au crédit (67%).

Le document est consultable sur le site de Bank Al Maghrib