L'entrée magistrale qu'a faite Mohamed Benchaâboun dans la salle des conférences du club de la banque qu'il dirige affichait déjà la couleur des résultats de l'année 2013 qu'il allait présenter par la suite.
Et en effet, la plupart des indicateurs d'activité de la banque populaire ainsi que ses filiales ont eu une année 2013 plutôt euphorique.
“Nous évoluons à un rythme plus élevé que celui du marché” a-t-il déclaré à l'audience, en présentant ses parts de marché sur les dépôts et les crédits. La Banque populaire en a encore grignoté une part cette année, pour détenir 28,2% sur les dépôts et 24,5% sur les crédits.
La banque qui pèse 290 milliards de DH ressort avec un résultat net consolidé de 3,2 milliards de dirhams dont 2 milliards ont été générés par le groupe BCP. Son chiffre d'affaires, le produit net bancaire, a réalisé un bond de 14% pour s'établir à 13,2 milliards de dirhams.
Par ailleurs, le management de la banque affirme avoir 422.000 clients de plus que l'année dernière, ce qui fera en tout 4,5 millions de clients au Maroc et dans le reste du monde. 105 agences ont par ailleurs été ouvertes durant l'année 2013, portant leur nombre total à 1.250 points bancaires. La Banque ouvre au moins 100 agences par an. En d'autres termes, c'est comme si elle créait une nouvelle petite banque chaque année.
Outre la banque de détail, les crédits à la clientèle corporate de la banque ont gagné 10% de valeur par rapport à l'année dernière. L'encours actuel des crédits corporate a atteint 40 milliards de dirhams. Par ailleurs, la salle de marché de la BCP a fait de bonnes performances. Son portefeuille titres s'est apprécié de 27%.
Gros contrats en Afrique
A la dernière délégation accompagnant la visite royale en Afrique subsaharienne, la BP a décroché un contrat avec le gouvernement guinéen, via sa filiale locale. Le contrat porte sur le financement des besoins en carburant d'Electricité de Guinée (EDG). Par ailleurs, la filiale sénégalaise a réussi à obtenir un contrat de crédit au gouvernement d'un montant de 500 millions de dollars.
Par ailleurs, le Groupe Banque Atlantique, totalement consolidé dans les comptes de la banque lors de l'exercice 2013 a gagné 18% dans son produit net bancaire, et les synergies avec la banque populaire ont permis d'optimiser le risque en faisant baisser les créances en souffrances de 29%, ce qui a valu à au groupe de dégager un coefficient d'exploitation en appréciation de 11%.