Le contrat-programme relatif à la production du safran, signé entre la Fédération interprofessionnelle marocaine du safran et le gouvernement, table sur une production de 9 tonnes d’ici à 2020. 

La production annuelle est estimée actuellement à 6 tonnes, a indiqué, mardi 22 novembre à Agadir, le président du Conseil régional de Souss-Massa et directeur de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, Brahim Hafidi.

S’exprimant à l’ouverture des travaux du 5e Symposium international sur le safran, M. Hafidi a souligné que la surface plantée est passée de 600 hectares en 2009 à 1.650 hectares aujourd’hui.

Ce contrat-programme prévoit plusieurs mesures, notamment:

– la mise à disposition des agriculteurs de l’équipement hydro-agricole pour la mobilisation de l’eau au niveau des safranières,

– le renforcement des programmes d’encadrement, de sensibilisation et de formation visant l’appropriation de techniques optimales de conduite des champ et le renforcement des travaux de recherche appliquée visant la sélection clonale,

– la valorisation des ressources locales et l’optimisation de la conduite technique en vue de l’augmentation de la productivité, l’amélioration de la qualité et de la compétitivité. 

90% de la production nationale est traditionnellement produite dans la commune de Taliouine et fait vivre quelque 100.000 habitants, a précisé, de son côté, le wali de la région de Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Zineb El Adaoui.

La production du safran, qui pousse dans des parties très restreintes dans le monde, est estimée aujourd’hui à 330 tonnes annuellement, dont 94% provient de l’Iran, et devrait passer à 600 tonnes dans 10 années grâce au développement des techniques de culture de cette épice qui ne tolère pas beaucoup les produits chimiques. 

(Avec MAP)