Dans une interview accordée à Le Point Afrique, l'ex-chef du gouvernement algérien et président du parti d'opposition Talaie El Hourriyet (avant-garde des libertés) Ali Benflis est revenu sur les relations maroco-algériennes.

"Les relations entre l'Algérie et le Maroc, quant à elles, ne sont pas au mieux de ce qu'elles pourraient ou devraient être", a déclaré celui qui était arrivé 2e lors des présidentielles de 2004 et de 2014.

"Les raisons en sont connues. Il y a la question du Sahara occidental dont les conditions de règlement font l'objet d'une grande divergence entre les deux pays. Il y a aussi la question des frontières fermées depuis plus de deux décennies. L'existence de ces problèmes est préoccupante. Mais ce qui l'est davantage, c'est l'absence de tout dialogue," a-t-il concédé.

"Tout doit commencer par le rétablissement du dialogue entre l'Algérie et le Maroc, rompu depuis une quinzaine d'années. Alors, un grand pas sera franchi, et cela nous permettra de nous atteler à la recherche sereine de solutions aux contentieux existants", a-t-il poursuivi.

Il conclut, "au-delà de la résolution de la question du Sahara occidental, l'enjeu déterminant est aussi celui de l'intégration régionale à travers la réouverture du chantier de la construction du Grand Maghreb."

Sur un autre registre, Ali Benflis n'a pas confirmé son intention de se présenter aux présidentielles, prévues en 2019, en précisant que cette question "n'est pas d'actualité" et que sa "réponse serait prématurée".