"Les habitants nous accueillent avec des youyous et des sucreries, mais la moitié de la victoire leur revient", affirme un commandant des forces irakiennes, qui libèrent rue après rue les quartiers de l'est de Mossoul.

"Ils nous ont fourni des informations, ils ont coopéré et ont obéi" à nos instructions, assure à l'AFP le lieutenant-général Abdel Ghani al-Assadi.

Dans le quartier d'al-Khadraa, Abou Mohammad, un commerçant de 70 ans, raconte: "Quand l'armée est arrivée, on a hissé un drapeau blanc pour montrer que nous étions pacifiques".

Après des jours de violents combats, les forces irakiennes ont réussi samedi 26 novembre à chasser le groupe Da'ech de ce quartier et maintenant "nous sommes débarrassés" des jihadistes, se réjouit le vieil homme.

Mais des coups de feu et des explosions résonnent toujours à proximité et les troupes de Bagdad disent être à la recherche de combattants de Da'ech qui pourraient s'être cachés dans la zone.

Dans une rue déserte, le cadavre d'un jihadiste gît aux pieds d'un membre des forces spéciales irakiennes en patrouille, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les unités du contre-terrorisme (CTS) travaillent en étroite coopération avec les habitants qui les aident à débusquer les planques de Da'ech et les rues minées par les jihadistes, indique le lieutenant Nasser al-Rouqabi.

Abou Mohammad est catégorique: "Nous ne partirons pas". Il est sûr que la situation dans son quartier est sous contrôle et qu'il n'aura pas à quitter sa maison comme des dizaines de milliers d'Irakiens de la région de Mossoul au cours des dernières semaines.

L'offensive pour la reprise du dernier grand bastion de Da'ech en Irak a été lancée le 17 octobre et Mossoul est désormais quasiment encerclée, tandis que les CTS disent s'être emparées de "plus de 40%" de l'est de la cité.

(Avec AFP)