La planète football est en deuil après l'accident d'avion dans les montagnes de Colombie qui a fait 71 morts, dont l'équipe du petit club brésilien de Chapecoense, en route pour sa première finale de la Copa Sudamericana.

Six personnes, dont trois footballeurs, une hôtesse de l'air et un journaliste ont miraculeusement survécu à cet accident qui a désintégré une grande partie de la carlingue. Parmi eux, Jackson Ragnar Follman, quatrième gardien de l'équipe brésilienne, a dû être amputé de la jambe droite mardi 29 novembre à l'hôpital où il a été transféré.

Le bilan officiel, initialement de 75 morts, a été revu à la baisse par les autorités mardi soir, quatre personnes sur la liste des passagers n'étant en fait pas montées dans l'avion.

Les deux boîtes noires de l'avion ont été retrouvées, a annoncé mardi le gouverneur de la province où s'est produit le crash. Elles sont en "parfait état", selon le compte Twitter de l'Aviation civile.

Lors d'un appel d'urgence à 03H00 GMT dans la nuit de lundi à mardi, le pilote avait fait état de "pannes électriques" à bord.

Mais une autre théorie émerge, pour expliquer cet accident: le manque de carburant. Une source militaire a ainsi assuré à l'AFP qu'il était "très suspect que malgré le crash de l'appareil, celui-ci n'ait pas explosé": "Cela renforce la théorie du manque de carburant à bord de l'appareil".

Au moment du drame, lundi 28 novembre dans la soirée, l'appareil de la compagnie bolivienne Lamia, un British Aerospace 146, transportait 77 passagers dont une vingtaine de journalistes sportifs.

La chaîne Fox Sport Latin America a confirmé que six de ses employés étaient morts dans l'accident. Parmi eux figure Mario Sergio, célèbre commentateur et ancien international brésilien. Quatre autres journalistes travaillaient pour le géant brésilien des médias Globo, quatre autres pour RBS TV (propriété de Globo) et six étaient des reporters de radios locales de la région de Chapeco.

L'accident est survenu quelques minutes avant l'atterrissage à l'aéroport José Maria Cordova de Rionegro, qui dessert Medellin (nord-ouest). Selon les autorités, les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec de fortes pluies, dans une "zone d'accès très difficile".

(Avec AFP)