Le premier syndicat marocain a rencontré, mardi 29 novembre, une délégation du FMI, qui a plaidé pour la flexibilité du travail. Le lendemain, l’UMT a diffusé un communiqué rejetant les suggestions des experts de l’organisation internationale.

La délégation du FMI a demandé aux syndicalistes de l’Union marocaine du travail de soutenir une plus grande flexibilité, pour relancer la dynamique de l’emploi au Maroc. Joint par Médias24, le secrétaire national de l’UMT, Mohamed Ouafi, a déclaré que sa centrale a opposé une fin de non recevoir à cette demande.

Le secrétaire général, Miloudi Moukharik, qui menait la délégation syndicale, a argué que le développement du travail temporaire était un symptôme inquiétant de cette flexibilitén, qui encourage les licenciements.

Notre interlocuteur a poursuivi que le code du travail n’est pas respecté: sur les 35 millions d’habitants, il y a seulement un million de travailleurs enregistrés à la Caisse nationale de sécurité sociale.

«De toute façon, le gouvernement s’aligne toujours sur les positions du FMI pour obtenir sa ligne de précaution. Nous en avons d’ailleurs profité pour condamner les poursuites engagées contre les grévistes qui continuent d’être emprisonnés pour leur soit-disant entrave au travail», conclut Ouafi.