Samsung Electronics a annoncé, mardi 29 novembre, qu'il envisageait de se scinder en deux entités distinctes, alors qu'il est sous pression pour revoir son style de gouvernance dans une période cruciale de transition générationnelle au sommet.
Le géant sud-coréen cherche à assurer une transmission du pouvoir en douceur à Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung Electronics et héritier présomptif du patriarche Lee Kun-hee, alité depuis une crise cardiaque en 2014.
Le sud-coréen, navire-amiral du conglomérat Samsung, tente de limiter la casse après le fiasco du Galaxy Note 7, censé être son produit phare, mais dont les batteries se sont mises à exploser.
Dans un communiqué, Samsung explique qu'il envisage de diviser le groupe en deux: une société de holding et une unité opérationnelle. Il lui faudra au moins six mois pour étudier cette éventualité, ajoute le groupe.
Il dit aussi qu'il augmentera les dividendes versés aux actionnaires à plus de 4.000 milliards de wons (3,4 milliards de dollars -MM$-) cette année, soit +30% sur un an.
C'est "un premier pas constructif", a réagi dans un communiqué le fonds d'investissement américain Elliott, actionnaire minoritaire et activiste, qui réclame une meilleure gouvernance.
Pour autant, le fonds américain continue de mettre la pression sur Samsung et dit espérer "des changements plus importants à l'issue de l'examen de la structure de l'entreprise", annoncé mardi.
(Avec AFP)