Les syndicats ont-ils (vraiment) soutenu la proposition de la suppression de la gratuité de l'enseignement? Non, fustige le numéro un du syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESup), Abdelkrim Moudden, dans une déclaration à AlMajalla24. Cette information, relayée selon lui par Khalid Samadi, membre du Conseil supérieur de l'enseignement (CSEFRS) et conseiller de Benkirane, n'est pas véridique.
"Les positions de la SNESup ont été révélées dans le cadre des travaux du CSEFRS. Celui qui clame que notre syndicat avait soutenu la fin de la gratuité de l'enseignement n'a qu'à y revenir ou même les publier en cas de besoin", précise le secrétaire général du SNESup.
Selon lui, "il faut au moins entre 5 et 10 ans pour améliorer la qualité de l'enseignement, avant de lancer le débat sur la fin de la gratuité dans ce secteur". "L'absence d'une étude pour déterminer les catégories de ménages qui devront mettre la main à la poche et celle qui sera exonérée de cette mesure est une autre raison derrière notre réserve", ajoute l'interlocuteur d'AlMajalla24. "Il reste à préciser qui est l'organisme qui mènera cette étude, pour savoir est-ce qu'il serait sous la tutelle du gouvernement ou bien indépendant", énonce Abdelkrim Moudden.
Ce dernier dément par ailleurs l'information selon laquelle la SNESup aurait décidé de se retirer du CSEFRS.