Selon le quotidien "Liberté", le décès de ce blogueur "n'est pas pour soigner l'image d'un Etat qui, en matière de respect des droits de l'homme, a squatté durablement le bas des classements". L’Algérie se trouve à la 129e place sur un total de 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse, selon Reporters sans frontières (RSF).
Le journaliste s’est éteint dimanche 11 décembre dans un hôpital d’Alger. Il y avait été transféré par l’administration pénitentiaire. L’homme de 42 ans avait entamé en juin une grève de la faim pour protester contre sa condamnation.
En effet, il avait écopé de deux ans de prison ferme pour "outrage à corps constitué" et "atteinte à la personne du Président". Depuis le Royaume-Uni où il avait trouvé asile, il postait sur sa page Facebook des publications mettant en cause des responsables de l'Etat dont le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Revenu depuis peu au pays, M. Tamalt avait été arrêté.
Les circonstances de la mort sont contestées. Alors que l’administration pénitentiaire assure que le décès est dû à "une infection pulmonaire", le frère de M. Tamalt affirme qu’il a été "victime de coups à la tête". Amnesty international a demandé aux autorités algériennes d’"ouvrir une enquête indépendante, approfondie et transparente".
Pour le journal "El Watan", ce décès a suscité "l'embarras" du pouvoir, car c'est une première dans l'histoire de la presse algérienne, qui a payé un lourd tribut dans les années 1990, avec l’assassinat d’une centaine de journalistes tués par les groupes armés islamistes.
(Avec AFP)