La Maison Blanche a mis en cause, jeudi 15 décembre, Vladimir Poutine dans les piratages informatiques ayant perturbé l'élection présidentielle et le Président Obama lui même a annoncé des représailles, de quoi faire monter encore la tension avec Moscou à quelques semaines de l'arrivée de Donald Trump au pouvoir.
Barack Obama, qui s'exprimera vendredi 16 décembre à 14h15 (19h15 GMT) lors d'une conférence de presse, avant de s'envoler pour ses vacances à Hawaï, devrait être longuement interrogé sur ces cyberattaques, qui ont pu avoir une influence sur le scrutin ayant opposé la démocrate Hillary Clinton au républicain Donald Trump.
Une certitude, les Etats-Unis ne resteront pas sans réagir, a déjà annoncé le Président Obama dans un entretien à la radio NPR, qui sera diffusé vendredi et dont des extraits ont été rendus publics jeudi soir: "Il est clair que si un gouvernement étranger, quel qu'il soit, tente d'entacher l'intégrité de nos élections, alors nous devons agir", a plaidé Obama.
"Et nous le ferons, au moment et où nous le déciderons", a-t-il lâché, en soulignant que "certaines (de ces réprésailles) seront explicites et publiques, d'autres ne le seront peut-être pas".
Si le président Obama n'a pas mentionné Vladimir Poutine dans cet entretien, l'un de ses proches conseillers, Ben Rhodes, l'a fait, jeudi, sur la chaîne MSNBC: "Je ne pense pas que des événements aux ramifications aussi importantes se produisent au sein du gouvernement russe sans que Vladimir Poutine ne soit au courant. Vladimir Poutine est responsable des actions du gouvernement russe".
Plusieurs enquêtes parlementaires
De son côté M. Trump a de nouveau insinué jeudi que la Maison Blanche avait des intentions partisanes en accusant la Russie de Poutine d'être à l'origine des piratages informatiques contre sa rivale démocrate.
"Si la Russie, ou toute autre entité, faisait du piratage, pourquoi la Maison Blanche a-t-elle attendu si longtemps pour agir? Pourquoi ne se sont-ils plaints qu'après la défaite d'Hillary?", a-t-il écrit sur Twitter.
If Russia, or some other entity, was hacking, why did the White House wait so long to act? Why did they only complain after Hillary lost?
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 15 décembre 2016
"C'était un mois avant l'élection, cela n'avait rien d'un secret", a pourtant martelé il y a quelques jours, Barack Obama dans une interview, en rappelant que ses services avaient publiquement pointé du doigt Moscou le 7 octobre, soit un mois avant le scrutin du 8 novembre.
(Avec AFP)