Après une bonne année 2016 où les sociétés de bourse avaient réalisé un chiffre d’affaires agrégé en croissance de 10% (près de 204 MDH), 2017 a été une année de consolidation des acquis.
Selon les informations recueillies par Le Boursier de sources sûres, les indicateurs financiers de ces intermédiaires sont au beau fixe.
Les données provisoires laissent apparaitre un chiffre d’affaire global de l’ordre de 230 MDH en 2017, soit une hausse de 12,7% par rapport à 2016.
Quant au résultat net, il s'établit globalement à 49 MDH environ, largement en deça des 330 MDH réalisés un an auparavant. Cette chute doit toutefois être analysée en tenant compte des éléments qui ont marqué 2016 :
– Les sociétés de bourse ont perçu des dividendes exceptionnels suite à la finalisation du processus de démutualisation de la Bourse de Casablanca ;
– Le MASI a clôturé l’année sur une hausse de plus de 30% avec un volume de 72 milliards de dirhams (+40% par rapport à 2015).
Globalement, «on peut dire que l'année 2017 a été bonne pour les sociétés de bourse», précise un opérateur du marché. Les volumes traités durant l’exercice ont totalisé 69 milliards de dirhams, ce qui a permis de dégager des commissions d’intermédiation confortables.
Dans le détail, la ventilation du chiffre d’affaires laisse apparaitre une domination de l’activité d’intermédiation avec environ 80% du chiffre d’affaires global. Ce segment a généré à peu près 184 MDH en 2017.
Les sociétés de bourse filiales de banques contribuent à hauteur de plus 80% au chiffre d’affaires global. En effet, sur les 17 sociétés que compte le marché, 11 qui sont filiales de banques contribuent pour plus de 80%. Le reste est attribuable aux 6 sociétés de bourse filiales de groupes financiers non bancaires.
Néanmoins, malgré la hausse du chiffre d’affaires, certaines sociétés de bourse affichent encore des résultats d’exploitation négatifs, selon nos sources.