L'actif net géré par les OPCVM a progressé de plus de 69% de fin 2013 à fin 2017, selon des données publiées sur le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. Cet actif est passé de 245,5 MMDH à 416 MMDH. Les OPCVM obligations Moyen et Long terme s'accaparent toujours la part du lion.

Ci-après le détail de cette évolution ainsi que l'évolution des souscriptions et des rachats, enregistrées depuis 2013.

En 2017, les investissements en titres d’OPCVM ont poursuivi leur dynamisme,  «dans un contexte marqué par des niveaux bas des taux d’intérêt et de bonnes performances, pour la deuxième année consécutive, du marché actions», souligne le rapport annuel de Bank Al-Maghrib. 

Les souscriptions aux titres OPCVM ont enregistré une nouvelle hausse de 5,6% à 767,4 MMDH. Cette évolution a concerné l’ensemble des catégories, avec des accroissements de 19,4 MMDH à 443,2 MMDH pour les fonds monétaires et de 9,5 MMDH à 14 MMDH pour les OPCVM actions.

En revanche, ceux obligataires à court terme ont connu une baisse de 2 MMDH, à 128,3 MMDH.

Tenant compte d’un montant de rachats de 738,7 MMDH, la collecte nette des OPCVM aura atteint 28,7 MMDH. Elle a été exceptionnellement importante pour les OPCVM actions et diversifiés avec respectivement 6,4 MMDH  et 6,7 MMDH.

En ce qui concerne la performance des OPCVM, les rendements sont restés élevés, se situant globalement à 9,3% après 12,6% en 2016, rapporte le document.

Ces rendements ont atteint 10,5% au lieu de 31,4% pour les fonds actions et 5,5% contre 12,1% pour les diversifiés.

S’agissant des produits de taux, les rendements sont revenus de 4,6% à 2,3% pour les fonds obligataires et se sont quasiment stabilisés à 2,1% pour les monétaires.

Dans ces conditions, l’actif net des OPCVM est ressorti en augmentation de 10,7% à 416 MMDH. A l’exception des fonds monétaires qui ont affiché une baisse de 5,8%, la hausse a concerné l’ensemble des catégories, avec en particulier des accroissements marqués de 36,3% et 34,5% respectivement pour les OPCVM diversifiés et actions.

D’une autre part, l’analyse de la structure par détenteur de l’actif net des OPCVM montre une hausse sensible de la part des organismes de prévoyance et de retraite, passant de 25,8% à 29,6%, portant ainsi celle des investisseurs institutionnels de 49,3% à 53,3%.

En revanche, la proportion détenue par les banques est revenue de 22,8% à 19,3% et celle des entreprises non financières a légèrement diminué de 17,9% à 16,5%.

Concernant les personnes physiques, leur part est restée globalement quasi-stable à 7,1%. Elle a augmenté de 9,8% à 11,9% dans les OPCVM actions et de 17,2% à 18,8% dans les diversifiés, alors qu’elle a baissé de 5,9% à 4,9% dans les fonds obligataires.