Système éducatif, innovation, capacité technologique et reconnaissance des entreprises et des marques… ces indicateurs empêchent le Royaume d’améliorer son image à l’international. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’IRES, qui vient de publier son rapport 2018 sur "la réputation du Maroc dans le monde". 

En 2018, le Royaume a obtenu une note de 58,1 points sur une échelle de 0 à 100 pour l’indicateur général de la réputation des pays "Country RepTrak® Pulse", soit une diminution de 1,2 point par rapport à 2017. Ce qui le positionne au 35e rang sur un total de 73 pays évalués.

Le rapport examine les forces et faiblesses du Maroc en matière de réputation. Il été réalisé en interrogeant un échantillon d’individus issus de 23 pays, qui comprennent ceux du G-8 et 15 pays développés et/ou émergents. Les nations ciblées relèvent "des principales régions du monde, qui constituent une priorité de la stratégie de positionnement international du Maroc", précise l’IRES.

Une destination touristique, mais pas un acteur économique

Auprès des pays du G8, l’étude révèle ainsi que le Maroc dispose d'une réputation globalement "moyenne". Les citoyens russes et français sont ceux qui ont les meilleures perceptions du Maroc. A l’inverse, Japonais, Allemands et Italiens "accordent des scores très faibles à moyens pour la plupart des attributs du Maroc", relève l’IRES.

L’environnement naturel est "presque unanimement" considéré comme un atout au niveau de la réputation externe du Maroc. En revanche, les attributs "Technologie/Innovation" et "Système éducatif", "Ethique et transparence" ou "Environnement institutionnel/politique", entre autres, enregistrent des scores faibles.

"De tels résultats laissent suggérer que les citoyens des pays du G-8 perçoivent davantage le Maroc comme une destination touristique et un lieu de repos et de loisirs, plutôt que comme un acteur actif de l’économie mondiale", conclut l’IRES.

Visitez le Maroc, mais n’y faites pas des études

En dehors du G8, le Maroc a globalement bonne réputation. En 2018, l'Australie et l’Inde sont parmi les pays spécifiques ayant la meilleure perception du Maroc, selon le rapport. Par contre, l’Afrique du Sud, l'Espagne, la Suède et le Nigéria ont une perception très faible du Maroc.

Dans ces pays, l’environnement naturel est considéré presqu'unanimement par l'ensemble des pays spécifiques comme une force au niveau de la réputation externe du Maroc, alors que les attributs "Technologie/Innovation", "Système éducatif" et "Marques et entreprises reconnues" sont perçus comme une faiblesse. Une donnée qui affecte directement les comportements de soutien exprimés par les citoyens interrogés: Là encore, s’ils recommandent de visiter le Maroc, peu conseillent d’aller y faire des études.

Corrélation entre la réputation et la création de valeur

Or, l’étude fait ressortir une forte corrélation entre la réputation d’un pays et les comportements de soutien déclarés, tels que recommander de le visiter, d'y vivre ou d'acheter ses produits etc..

"Dans le cas du Maroc, l'analyse de l'impact de la réputation sur la création de valeur a fait ressortir que chaque amélioration d'un point de la réputation externe du Maroc entraîne: 

-une augmentation du nombre d'arrivées touristiques de près de 5,1%.

-un accroissement du volume des exportations de 1,3%.