Lors de cette réunion, le conseil a analysé l’évolution récente de la conjoncture économique et les projections macroéconomiques établies par la banque pour les huit prochains trimestres, selon un communiqué de la banque.
Sur la base de ces évaluations, notamment celles des trajectoires de l’inflation et de la croissance à moyen terme, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur de 2,25% reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé.
Le Conseil a noté, qu’après avoir évolué à des niveaux faibles en 2017, l’inflation a été en hausse sensible au cours des six premiers mois de l’année 2018, tirée par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils et des produits réglementés.
Elle devrait connaître une décélération au cours du deuxième semestre pour terminer l’année sur une moyenne de 2,1%. En 2019, avec la dissipation de ces chocs, elle reviendrait à 1,2%. Sa composante sous-jacente, qui mesure la tendance fondamentale des prix, continuerait à évoluer à des niveaux modérés, avoisinant 1% en 2018 et 1,2% en 2019.
Sur le marché des matières premières, les cours mondiaux du pétrole devraient s’inscrire en baisse en 2019. Après une moyenne de 54,4 $/bl en 2017, le cours du Brent avoisinerait 69,8 $/bl en 2018 avant de revenir à 63,8 $/bl en 2019.
Pour les phosphates et dérivés, les prix ont été globalement en hausse au cours des premiers mois de 2018. Pour l’ensemble de l’année, les prévisions de la banque mondiale datant du mois d’avril tablent sur des accroissements à 390 $/mt pour le DAP, à 315 $/mt pour le TSP et à 95 $/mt pour le phosphate brut. En 2019, les cours devraient connaître de nouvelles mais légères augmentations.
Au niveau national, les dernières données des comptes nationaux relatives au premier trimestre 2018 font ressortir un ralentissement en glissement annuel de la croissance de 3,5% à 3,2%, recouvrant une décélération de 14,8% à 2,5% de la progression de la valeur ajoutée agricole et une amélioration du rythme des activités non agricoles de 2% à 3,4%. Ces tendances devraient se poursuivre à moyen terme, la croissance nationale devant revenir, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, de 4,1% en 2017 à 3,5% en 2018 et à 3,1% en 2019.