Par branche d’activité, la proportion des industriels qualifiant le climat des affaires de «normal» s’est établie à 80% dans l’ «agro-alimentaire» et dans le «textile et cuir», à 69% dans la «mécanique et métallurgie» et à 48% dans la «chimie et parachimie». Pour ce qui est des industriels déclarant un climat des affaires «défavorable», leur proportion varie entre 15% dans le «textile et cuir» et 47% dans la «chimie et parachimie». C'est ce qui ressort des résultats trimestriels de l'enquête de la banque centrale.
Des conditions d’approvisionnement difficiles, selon 38% des entreprises de la «chimie et parachimie»
Les conditions d’approvisionnement auraient été «normales» selon 72% des industriels et «difficiles» selon 26%.
Par branche d’activité, la proportion des entreprises indiquant des conditions d’approvisionnement «normales» varie entre 62% dans la «chimie et parachimie» et 87% dans la «mécanique et métallurgie». En revanche, 38% des entreprises de la «chimie et parachimie» indiquent des conditions d’approvisionnement «difficiles».
S’agissant du stock des matières premières et demi-produits, il aurait été à un niveau «normal» selon la majorité des chefs d’entreprises, et ce dans l’ensemble des branches d’activité.
Plus que la moitié des investisseurs anticipent une stagnation des effectifs employés
Concernant l’évolution des effectifs employés durant les trois derniers mois, 76% des industriels déclarent une stagnation et 17% une hausse. Par branche, 87% des industriels de la «chimie et parachimie» s’attendent à une stagnation et 11% à une hausse. Ces proportions sont, respectivement, de 71% et 23% dans le «textile et cuir» et de 65% et 25% dans la «mécanique et métallurgie». Dans l’« agroalimentaire », 76% des chefs d’entreprises déclarent une stagnation des effectifs employés et 16% une baisse.
Pour les trois prochains mois, 52% des industriels s’attendent à une stagnation des effectifs employés et 20% à une baisse.
Agro-alimentaire : le renchérissement des prix des matières premières entraine la hausse des coûts de production
Les coûts unitaires de production auraient, pour leur part, enregistré une hausse dans l’ «agro-alimentaire» et dans le «textile et cuir» et une stagnation dans la «chimie et parachimie» et dans la «mécanique et métallurgie».
Par composante, la hausse des coûts unitaires de production serait principalement liée, selon les entreprises, au renchérissement des coûts des matières premières particulièrement au niveau de la branche «agro-alimentaire», indique l’enquête de la banque.
Les charges financières et les difficultés de recouvrement pèsent sur la trésorerie des entreprises
La situation de la trésorerie a été jugée «normale» par 56% des industriels et «difficile» par 36%. La proportion des entreprises indiquant une situation «normale» de la trésorerie est de 68% dans l’«agro-alimentaire», 62% dans le «textile et cuir», 58% dans la «chimie et parachimie» et 43% dans la «mécanique et métallurgie». Il est à signaler que la proportion des industriels qualifiant leur situation de trésorerie de «difficile» varie entre 26% dans la «mécanique et métallurgie» et 39% dans la «chimie et parachimie».
Selon les industriels, les difficultés de trésorerie seraient en liaison principalement avec l’accroissement des charges non financières, l’accentuation des difficultés de recouvrement et le resserrement des délais fournisseurs, souligne-t-on sur le document de Bank-Al Maghrib.
Accès au financement bancaire : un coût de crédit inchangé, selon la majorité des industriels
L’accès au financement bancaire a été jugé «normal» selon plus de 90% des chefs d’entreprises de l’ «agro-alimentaire» et de la «chimie et parachimie». Toutefois, 68% et 37% des entreprises opérant respectivement dans la «mécanique et métallurgie» et dans le «textile et cuir» indiquent un accès «difficile».
Au troisième trimestre 2018, le coût du crédit aurait été en stagnation dans l’ensemble des branches d’activité. Dans le «textile et cuir» en particulier, si 78% des entreprises indiquent un coût du crédit inchangé par rapport au deuxième trimestre, 20% d’entre elles le déclarent en hausse.
39% des investisseurs prévoient une stagnation des dépenses d’investissement
Les dépenses d’investissement auraient connu une hausse dans l’ensemble des branches d’activité à l’exception de la «chimie et parachimie» où elles auraient plutôt baissé.
Ces dépenses auraient été financées à hauteur de 80% par des fonds propres et de 19% par crédit. Par branche, ces proportions sont respectivement de 90% et de 10% dans la «chimie et parachimie», de 85% et de 11% dans la «mécanique et métallurgie», de 71% et de 28% dans le «textile et cuir» et de 67% et de 32% dans l’ «agro-alimentaire».
Pour le prochain trimestre, 39% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement et 28% une hausse.