Il s’agit de l’édition du 26 octobre 2018 de « Fi Kafas Litiham » dans laquelle l’invité de Redouane Ramdani était le controversé Simo Benbachir, présenté comme « un homme des médias et accompagnateur des stars ».

En répondant à une question de l’animateur de l’émission, Simo Benbachir a dit, « Pourquoi acheter une vache alors que le lait est partout.. », « Les supermarchés où je peux acheter du lait sont partout, pourquoi vais-je apporter une vache à la maison? ».

Des propos qui, selon la HACA, enfreignent les dispositions légales et réglementaires en vigueur relatives à la dignité humaine, notamment celles relatives à l’image de la femme et à sa dignité.

Plus précisément, l’organisme a considéré que la comparaison de la femme, dans le cadre de l’institution du mariage, à une « vache » dont le rôle résiderait dans la fourniture de « lait », comporte des évocations de nature sexuelle.

Par ailleurs, l’intervenant a poursuivi son débordement en déclarant par la suite, » Je parlais des prostitués d’Instagram qui influencent les petites filles qui, à leur tour, veulent leur ressembler, faire comme elles et ne pas faire d’études ».

Face à cette réplique, la HACA a estimé qu’en qualifiant certaines femmes de « prostitués », « le dialogue, dans ce contexte, renferme une dimension de femme objet sexuel, loin de sa qualité d’être humain et de membre à part entière dans la société, puis dans la famille. »

Pour prendre cette décision datant du 21 février 2019, le Conseil Supérieur de la Communication Audiovisuelle, l’organe délibérant de la HACA, s’est basé sur les articles 3 et 8 de la loi n°77-03 relative à la communication audiovisuelle ainsi que sur son article 9 qui stipule que :  » Sans préjudice des sanctions prévues par les textes en vigueur, les émissions et les reprises de programmes ou de parties de programmes ne doivent pas :
– Inciter directement ou indirectement à la violence à l’égard de la femme, à son exploitation ou à son harcèlement ou à porter atteinte à sa dignité
– Porter atteinte à l’image de la femme et à sa dignité. »

Le conseil s’est également reposé sur l’article 8.1 du cahier des charges de la Société Audiovisuelle Internationale qui note que: « La dignité de la personne humaine constitue l’une des composantes de l’ordre public. (…) A cet effet, l’Opérateur veille, dans ses émissions, au respect de la personne humaine, de sa dignité, et à la préservation de sa vie privée. »