« On nous fait un faux procès ». Invité le 20 février à un événement organisé par l’Alliance des économistes istiqlaliens, Nizar Baraka, secrétaire général du PI, a tenté de clarifier sa position quant à l’utilisation des langues étrangères dans l’enseignement des matières techniques et scientifiques, disposition prévue par le projet de loi-cadre sur l’éducation.

Dans une vidéo enregistrée le jour de l’événement mais mise en ligne ce lundi 11 mars, Nizar Baraka s’est dit favorable à « l’architecture linguistique qui a été mise en place dans la vision » stratégique 2015-2030. Elaborée dans le cadre du conseil supérieur de l’Education, celle-ci instaure le « principe de l’alternance linguistique », permettant l’usage partiel des langues étrangères dans l’enseignement de certaines matières. »

Or, dans le projet de loi-cadre proposé par le ministère de l’éducation, cette alternance se traduit, entre autres, par l’enseignement de quelques matières, surtout scientifiques et techniques, en une ou plusieurs langues étrangères. 

« Aujourd’hui, il serait grave d’hypothéquer l’avenir de nos jeunes » en « généralisant tout de suite l’enseignement des matières scientifiques en langue française », affirme Nizar Baraka, arguant le manque de préparation et de formation du côté des enseignants : « Comment voulez-vous qu’un enseignant de maths enseigne en français dès septembre prochain ? », s’interroge l’ancien du Conseil économique, social et environnemental.

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