Face au risque d’embrasement, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence à 19H00 GMT à la demande du Royaume-Uni, pour discuter de la Libye, après des appels internationaux à la retenue, selon des diplomates.
L’escalade a coïncidé avec la visite en Libye du SG de l’ONU, Antonio Guterres, qui a rencontré le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, jeudi à Tripoli, et doit voir vendredi son rival, le maréchal controversé Khalifa Haftar, dans l’est du pays.
Jeudi, les forces pro-Haftar ont lancé une offensive pour prendre la capitale Tripoli, où siège le Gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par M. Sarraj et reconnu par la communauté internationale. M. Sarraj a ordonné à ses forces et milices alliées de les repousser.
Les pro-Haftar ont progressé en direction de l’ouest du pays mais vendredi avant l’aube, des dizaines de leurs combattants ont été chassés après un « court accrochage » d’un barrage de sécurité à 27 km à l’ouest de la capitale, a indiqué une source de sécurité à Tripoli.
Des dizaines de combattants ont été faits prisonniers et leurs véhicules saisis, selon cette source. Des photos de ces « prisonniers » en uniformes militaires et assis à même le sol dans un lieu inconnu, circulent sur les réseaux sociaux. Il n’était toutefois pas possible de les authentifier dans l’immédiat.
#Libye 128 combattants des forces de #Haftar se sont rendus avec leurs véhicules militaires
C’est un chiffre nettement supérieur à celui initialement annoncé d’une dizaine.
(photos 1 & 2 à confirmer)#Zawia #Tripoli #Haftar pic.twitter.com/OT1DJ0QVgu— Rebecca Rambar (@RebeccaRambar) 5 avril 2019
Selon un journaliste de l’AFP sur place, la circulation était fluide dans la matinée à ce barrage où se trouve un seul véhicule de sécurité dont l’appartenance est inconnue.
(Avec AFP)