Président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, Tariq Sijilmassi se trouve devant un paradoxe. La banque qu’il dirige a besoin de grandir, en a le potentiel, mais a besoin de renforcer ses fonds propres pour le faire. Les techniques d’ingénierie financière peuvent lui permettre d’optimiser ses ressources en mitigeant les risques pris sur les engagements.

Il peut également agir sur les dettes mezzanines, assimilées à des quasi-fonds propres. Mais il y a aussi l’option d’une entrée en Bourse. Sauf que le Crédit Agricole n’est pas une banque comme les autres. Elle fait du crédit comme tout le monde bien sûr, mais a l’obligation de financer le petit agriculteur, de concéder des bonifications de taux, d’abandonner des créances quand de grosses sécheresses se pointent. Difficile de convaincre des investisseurs de vous suivre dans ces conditions.

Comment donc résoudre cette équation ? Comment concilier cette mission de soutien du monde rural avec les exigences de rentabilité ? La parole à l’intéressé.

Lire l’intégralité de l’interview sur LeBoursier.ma.