Le retard observé dans le décollage du paiement mobile au Maroc ne satisfait pas divers opérateurs du secteur. Selon certains d’entre eux, réunis ce 3 octobre à Casablanca dans le cadre du lancement du cycle de conférences « Digital Act » organisé par Inwi en partenariat avec l’Agence de développement du digital, le dernier chiffre avancé par le Wali de la Banque centrale Abdellatif Jouahri, faisant état de 360.000 wallets opérationnels à travers tout le Maroc, reste très en deçà des attentes.

Selon eux, les causes de cette frilosité sont intrinsèquement liées à deux éléments. Le premier est le retard de la mise en place de l’interopérabilité, sur laquelle Bank Al-Maghrib travaille toujours en collaboration avec d’autres parties prenantes. Le second élément est, bien entendu, l’absence du paiement mobile commerçant, véritable pilier de ce chantier et qui, en théorie, permettra l’absorption d’une part importante du cash en circulation.