Il s’agit donc de l’association d’un anti-paludique et d’un antibiotique pour combattre un virus. Cette association a été adoptée comme traitement de première intention dans le protocole marocain.

Le ministère marocain de la Santé a constitué un comité national scientifique composé entre autres d’experts, pneumologues, réanimateurs, infectiologues, virologues, spécialistes en médecine interne;.. pour apporter un conseil scientifique. Médias24 apprend de source sûre, que la piste d’un recours à cette association médicamenteuse a été envisagée, puis adoptée. La décision d’y recourir d’une manière temporaire a été prise ce samedi 21 mars 2020, après avoir été envisagée par les scientifiques marocains depuis au moins 24 heures.

La piste Chloroquine-Azithromycine est testée à Marseille, avec un taux de réussite très élevé, mais sur une toute petite série. C’est le très médiatique Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire de Marseille (IHU)et considéré comme le meilleur spécialiste mondial de la chloroquine, qui a lancé ces tests. Le 16 mars, il a annoncé un taux de guérison de 75%: selon lui, sur 24 patients qui ont pris ce traitement, 75% étaient guéris et n’avaient plus aucune charge virale au bout de 6 jours de traitement.

Le lendemain, le gouvernement français a annoncé que les essais cliniques consacrés à ce traitement allient être étendus. Par la suite, c’est Donald Trump qui a ordonné des tests similaires aux Etats Unis.
Le Maroc a réquisitionné le stock de Plaquenil (chloroquine), fabriqué par le laboratoire Sanofi au Maroc.

Le ministère marocain de la Santé a ensuite mis en garde contre l’achat et l’usage, sans prescription médicale, des médicaments à base de chloroquine.