Dans une analyse consacrée aux « contraintes d’approvisionnement en vaccins: les défis et les solutions alternatives », ce médecin a appelé à ne vacciner que d’une seule dose les personnes qui ont déjà été infectées, 3 à 6 mois après la survenue de la maladie.
« Car cette première dose jouerait un rôle de rappel et permettra de booster une immunité déjà enclenchée par l’infection, ce qui permet de vacciner d’autres personnes prioritaires », a-t-il expliqué.
Cette approche aiderait à vacciner et protéger plus de populations dans des périodes plus courtes, tout en gagnant des doses qui serviraient à vacciner plus largement, a poursuivi Dr Hamdi.
Il souligne que face aux contraintes d’approvisionnement en vaccins, tous les pays sont amenés à chercher des solutions alternatives pour déjouer les risques liés à la pandémie, en attendant des immunités collectives.
Ces alternatives sont possibles grâce aux études qui ont montré que le vaccin d’AstraZeneca-Oxford est hautement efficace dès la première dose, une efficacité supérieure avec un espacement de 3 mois.
D’autres études ont conclu qu’une seule dose chez les personnes ayant déjà été infectées produit des anticorps de 10 à 45 fois plus, a-t-il argué, ajoutant que les recherches sont en cours vers l’espoir d’une seule dose des vaccins à base d’ARN messager et du vecteur viral.
(Avec MAP)
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