Le ministère de l’Intérieur a rendu publics les chiffres des élections du 8 septembre. Ils montrent que le RNI a réuni près de 2,1 millions de voix lors de ces élections, un record historique au Maroc, alors que le PJD a perdu, dans l’absolu, près des quatre cinquièmes des voix remportées en 2016. D’autre part, les voix réunies des trois partis constituant la coalition gouvernementale, représentent 63% du total des voix exprimées au niveau des législatives.
En effet, on dénombre précisément 2.099.036 Marocains et Marocaines qui ont voté pour le RNI lors des élections législatives (circonscriptions locales) ; soit 3,75 fois plus qu’en 2016. Ce chiffre atteint 2.120.854 voix pour les élections régionales, soit une augmentation de 140% par rapport à 2015.
Les voix pour le PJD, quant à elles, ont fondu à 322.758 (circonscriptions locales), après avoir culminé à 1.571.659 en 2016. Même constat pour les élections régionales, où le parti de la lampe a perdu, par rapport à 2015, 81,5% de ses voix dans l’absolu. Ce résultat s’aggrave, si on prend en compte, le fait que le nombre d’inscrits a augmenté de près de 2 millions par rapport à 2015.
Le PAM, quant à lui, même s’il a régressé de 102 députés en 2016 à 87 en 2021, a progressé en nombre de voix dans l’absolu, passant de 1.205.444 à 1.400.122 voix (législatives, circonscriptions locales). Néanmoins, en pourcentage du total des votes, il aura perdu 2,37 points par rapport à 2016. Quant à l‘Istiqlal, il aura réussi un bel exploit en doublant ses voix dans l’absolu, par rapport à 2016.
Comme attendu, la scission de la FGD ne lui a pas réussi, puisque les voix qui étaient à 139.793 en 2016, se sont divisées à 83.130 pour l’AFG et 60.313 pour le PSU (total des deux = 143.443). L’alliance de ces partis de gauche n’a pas pu garder ses deux sièges au niveau des circonscriptions locales. C’est finalement la circonscription régionale de Casablanca-Settat qui leur a sauvé la mise en assurant deux sièges.
Chez les chefs de parti, on constate que Saâd Eddine El Otmani a manqué son siège au niveau de la circonscription de Rabat-Océan, de 272 voix seulement. Dans la même circonscription, Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, est arrivé en huitième position avec 2.210 voix.
Abdellatif Ouahbi, quant à lui, n’est arrivé que troisième dans la circonscription de Taroudant-Nord, mais loin devant le candidat suivant, qu’il a devancé de près de 24.000 voix. A Larache, Nizar Baraka a remporté son siège en arrivant deuxième, avec près de 9.000 voix de moins que le candidat du RNI, Mohamed Simou.
A Agadir, la liste communale du RNI menée par Aziz Akhannouch a récolté 24.578 voix, c’est-à-dire 53,7% du total des voix exprimées par les Gadiris. Alors que la liste du nouveau président du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Omar Moro, a réuni 19.561 voix, se classant à la quatrième place au niveau de la circonscription de Tanger-Asilah.