Le phosphatier affiche à fin septembre des indicateurs en très forte amélioration. Le chiffre d’affaires sur la période janvier-septembre atteint 57,6 MMDH, en progression de 38% par rapport à la même période l’an dernier. « Cette performance s’explique principalement par la hausse des prix de vente de toutes les catégories de produits, ce qui a largement compensé la baisse des volumes exportés d’engrais d’une année sur l’autre », explique le groupe.

Ce dernier précise que l’Amérique du Sud représente 38% de ses exportations d’engrais, tandis que l’Afrique et l’Asie représentent respectivement 21% et 18%, en hausse par rapport à la même période de l’exercice précédent.

Dans le détail, le chiffre d’affaires « Roches » du groupe a progressé de 25%, notamment grâce à la hausse des prix. De son côté, le chiffre d’affaires « Engrais » a progressé de 41% par rapport à fin septembre 2020. Les engrais phosphatés représentaient une part de 60% du chiffre d’affaires total à fin septembre 2021, avec une hausse de production des produits de spécialité, totalisant 37% des exportations d’engrais, contre 30% pour la même période en 2020.

L’acide phosphorique, lui, a enregistré une hausse de 47% de son chiffre d’affaires grâce à une bonification des prix et des volumes de ventes.

La marge brute du groupe bondit de 41%, à 37,9 MMDH, tirée par la hausse des prix de vente et l’optimisation opérationnelle du groupe. « Cela a permis de neutraliser largement la hausse des prix des matières premières, à savoir l’ammoniaque et le soufre », précise l’OCP.

La marge d’EBITDA, quant à elle, affiche une forte progression de 9 points pour se fixer à 42%. L’EBITDA progresse de 79% sur la période janvier-septembre, à 24,5 MMDH, toujours poussé par la hausse des prix de vente et l’optimisation des coûts de production.

In fine, « le résultat d’exploitation s’est élevé à 17,8 MMDH, en hausse significative par rapport aux 4 MMDH réalisés l’année dernière », explique le groupe. Cette forte hausse s’explique en partie par le fait qu’à fin septembre 2020, le résultat d’exploitation intégrait une charge non-récurrente de 3 MMDH au fonds Covid-19.

Les investissements à fin septembre s’élèvent à plus de 7 MMDH, en hausse de 11% par rapport à la même période en 2020.