La création de ce marché secondaire des créances en souffrance permettrait aux banques de récupérer au moins une partie des créances douteuses et d’éviter de longues procédures judiciaires avec leurs clients. Le bilan des banques s’en trouverait renforcé et la capacité de financement augmentée.
À l’issue d’une mission au Maroc, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu une croissance économique de l’ordre de 6,3% dans le Royaume cette année. Si les conclusions de l’instance sont globalement très positives quant à la relance de l’économie marocaine, le FMI a toutefois souligné la progression significative des créances en souffrance dans le secteur bancaire. Il a même recommandé, à terme, la création d’un marché secondaire.
Mais, tout d’abord, comment ont évolué les créances en souffrance depuis le début de cette année ?
À fin octobre 2021, les créances en souffrance avaient augmenté de 7% sur une année glissante.
D’après les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib, à fin octobre, les créances en souffrance se sont établies à 85,1 milliards de dirhams. Ces dernières ont connu une hausse de 4,6% entre fin janvier 2021 et fin octobre 2021. Sur une année glissante, donc par rapport à fin octobre 2020, la progression des créances en souffrance s’élève à 6,9%, soit 5,5 milliards de dirhams.